{"id":117691,"date":"2013-05-13T19:01:51","date_gmt":"2013-05-13T22:01:51","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=117691"},"modified":"2013-06-27T19:07:11","modified_gmt":"2013-06-27T22:07:11","slug":"code-sacre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/code-sacre\/","title":{"rendered":"Code sacr\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-117702\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4359img1.jpg\" width=\"290\" height=\"408\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4359img1.jpg 350w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4359img1-213x300.jpg 213w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><span class=\"media-credits-inline\">NELSON PROVAZI<\/span><\/p>\n<p><em>Publi\u00e9 en mars 2011<\/em><\/p>\n<p>La proverbiale barri\u00e8re de la langue, responsable de la faible r\u00e9percussion de la production scientifique \u00e9crite dans une autre langue que l\u2019anglais, ne porte pas seulement pr\u00e9judice aux chercheurs de pays \u00e9mergents comme le Br\u00e9sil. Une \u00e9tude dirig\u00e9e par le physicien Anthony van Raan, directeur du Centre pour les \u00c9tudes de Science et Technologie de l\u2019Universit\u00e9 de Leiden, en Hollande, a montr\u00e9 que le probl\u00e8me touche aussi des puissances scientifiques europ\u00e9ennes comme la France et l\u2019Allemagne,\u00a0 seulement devanc\u00e9es par quatre rivaux ( \u00c9tats-Unis, Chine, Royaume-Uni et Japon) dans le classement des nations qui publient le plus d&#8217;articles scientifiques. Malgr\u00e9 cela, l&#8217;impact de la production scientifique des Fran\u00e7ais et des Allemands est plus modeste quand elle est publi\u00e9e dans leur langue maternelle.<\/p>\n<p>Sp\u00e9cialiste en scientom\u00e9trie, la discipline qui s&#8217;attache \u00e0 produire des informations pour stimuler le d\u00e9passement des d\u00e9fis de la science, Anthony van Raan est un des responsables du Classement Leiden (Ranking Leiden), une r\u00e9union de donn\u00e9es \u00e9tablies par l&#8217;universit\u00e9 hollandaise pour analyser la production scientifique de pays et d&#8217;institutions de recherche et d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. Dans sa plus r\u00e9cente \u00e9dition, l&#8217;Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) occupait la 15<sup>e<\/sup> place sur la liste des universit\u00e9s pr\u00e9sentant le plus grand volume de production scientifique. L&#8217;\u00e9tude sur la barri\u00e8re de la langue s&#8217;est pench\u00e9e sur une liste des 500 principales universit\u00e9s du monde, class\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019impact de leurs articles scientifiques dans la base de donn\u00e9es Web of Science (WoS), de l&#8217;entreprise Thomson Reuters. Le facteur d&#8217;impact est mesur\u00e9 par la quantit\u00e9 de citations d&#8217;un article dans d&#8217;autres travaux scientifiques. Le chercheur hollandais avait observ\u00e9 que le classement moyen de plusieurs universit\u00e9s fran\u00e7aises et allemandes \u00e9tait en d\u00e9calage avec le prestige universitaire dont elles b\u00e9n\u00e9ficient. Pour proc\u00e9der \u00e0 un exercice de comparaison, il a produit une deuxi\u00e8me liste qui n&#8217;a pris en compte que la production scientifique publi\u00e9e dans des revues en anglais et laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 les articles \u00e9crits en langue maternelle. Il a alors constat\u00e9 que la performance des universit\u00e9s allemandes et fran\u00e7aises \u00e9tait uniquement sup\u00e9rieure dans le classement avec les articles en anglais, car l&#8217;impact de ces travaux \u00e9tait plus grand que celui des articles diffus\u00e9s en langue maternelle.<\/p>\n<p>L&#8217;universit\u00e9 de Nantes, par exemple, appara\u00eet en 106<sup>e<\/sup> position sur le classement des articles en anglais \u2013 et au 201<sup>e<\/sup> rang sur la liste qui tient \u00e9galement compte des articles \u00e9crits dans d&#8217;autres langues. Les universit\u00e9s allemandes de Heidelberg et LMU de Munich apparaissent respectivement \u00e0 la 109<sup>e<\/sup> et \u00e0 la 114<sup>e<\/sup> place dans le classement des articles uniquement en anglais, par contre elles chutent \u00e0 la 150<sup>e<\/sup> et \u00e0 la 166<sup>e<\/sup> position lorsque sont compt\u00e9s tous les articles. Van Raan affirme : \u00ab\u00a0Nous avons rencontr\u00e9 un effet dramatique et sousestim\u00e9 dans les mesures d&#8217;impact. Les articles non publi\u00e9s en anglais affaiblissent l&#8217;impact de pays comme l&#8217;Allemagne, l&#8217;Australie et la France. Cela est surtout observable au niveau de champs appliqu\u00e9s comme la m\u00e9decine clinique et l&#8217;ing\u00e9nierie, ainsi que des sciences sociales et des humanit\u00e9s. Comme la m\u00e9decine repr\u00e9sente une partie consid\u00e9rable de la science d&#8217;un pays, cet effet influence la position de l&#8217;universit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Outil<br \/>\n<\/strong>La pr\u00e9occupation de Raan de Van se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;indicateurs bibliom\u00e9triques li\u00e9s \u00e0 des facteurs d&#8217;impact. Puisque les citations p\u00e8sent d&#8217;un grand poids dans des classements d\u2019universit\u00e9s comme celui de la Times Higher Education et celui de l\u2019Universit\u00e9 chinoise Shangai Jiao Ting, le chercheur sugg\u00e8re d&#8217;analyser ces listes avec pr\u00e9caution et propose une alternative pol\u00e9mique : ne consid\u00e9rer, pour effet de comparaison, que la production scientifique en anglais des institutions et ignorer les articles dans d&#8217;autres langues. Pour lui, \u00ab calculer les indicateurs bas\u00e9s seulement sur des publications en anglais constitue la seule proc\u00e9dure correcte \u00bb.<\/p>\n<p>Affirmer que la ma\u00eetrise de l&#8217;anglais est un outil indispensable pour les chercheurs de tous les champs de la connaissance n&#8217;est pas nouveau. Cela \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 vrai dans les ann\u00e9es 1930, quand des chercheurs allemands publi\u00e8rent en langue allemande une \u00e9tude qui reliait la consommation de cigarettes \u00e0 l&#8217;augmentation du cancer du poumon. \u00c0 cause de la barri\u00e8re de la langue, ces donn\u00e9es sont rest\u00e9es pratiquement inconnues jusqu&#8217;aux ann\u00e9es 1960, lorsque des Britanniques et des Nord-am\u00e9ricains arriv\u00e8rent \u00e0 la m\u00eame conclusion. Actuellement, lutter contre la supr\u00e9matie de l&#8217;anglais dans le domaine de la science est contre-productif, estime Sonia Vasconcelos, chercheuse de l&#8217;Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ) et auteur d&#8217;une th\u00e8se de doctorat sur la barri\u00e8re de la langue soutenue en 2008 : \u00ab Les pays qui ont pour langue principale l&#8217;anglais sont plus avantag\u00e9s, cependant il existe une mobilisation internationale de la part d&#8217;institutions de recherche et d&#8217;\u00e9diteurs scientifiques de plusieurs pays non anglophones qui tentent de r\u00e9duire cet avantage. Dans le cas du Br\u00e9sil, il faut entra\u00eener de plus en plus nos chercheurs, en particulier dans les domaines des sciences et des technologies, \u00e0 bien \u00e9crire en anglais et \u00e0 d\u00e9velopper une certaine ind\u00e9pendance pour pouvoir communiquer avec leurs pairs dans des contextes internationaux. [\u2026] Aujourd&#8217;hui, en Allemagne, il y a des cours de troisi\u00e8me cycle donn\u00e9s en anglais, ce qui aide les \u00e9tudiants \u00e0 rompre cette barri\u00e8re. Cela a aussi lieu en France, qui a toujours cultiv\u00e9 \u2013 et continue de le faire, mais en adoptant une attitude strat\u00e9gique par rapport \u00e0 l&#8217;anglais \u2013 sa langue dans le milieu universitaire. Le Br\u00e9sil, par contre, ne poss\u00e8de pas de strat\u00e9gie articul\u00e9e pour affronter ce d\u00e9fi \u00bb.<\/p>\n<p>La proposition de Van Raan d&#8217;ignorer la production scientifique en langue maternelle pour perfectionner les comparaisons internationales pourrait provoquer un autre type de donn\u00e9es biais\u00e9es, caus\u00e9 par l&#8217;absence de la contribution dans d&#8217;importants champs de la connaissance. Abel Packer, de la coordination de la biblioth\u00e8que \u00e9lectronique scientifique SciELO Brasil pense que la production dans la langue locale est une partie indissociable de la connaissance g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les pays et ne peut pas \u00eatre mise de c\u00f4t\u00e9 \u00bb. Packer rappelle qu&#8217;il y a une tradition dans le pays de publier en portugais dans des disciplines telles que les sciences de la sant\u00e9 et les sciences agraires, par exemple, car cela est important pour transmettre la connaissance aux professionnels de ces domaines. Il ajoute\u00a0: \u00ab La question ne concerne pas seulement les scientifiques, qui connaissent g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;anglais, mais d&#8217;autres usagers de l&#8217;information scientifique qui n&#8217;ont pas la m\u00eame ma\u00eetrise de la langue. [\u2026] Le multilinguisme est une partie de la communication scientifique qui a ses racines dans le fait que la science fait partie de la culture. La science n&#8217;est pas faite dans une tour d&#8217;ivoire s\u00e9par\u00e9e du reste de la soci\u00e9t\u00e9, elle est reconnue comme une source de connaissances pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et technologique. Si la communaut\u00e9 scientifique nationale ne fait pas d&#8217;efforts pour cr\u00e9er des s\u00e9mantiques dans sa langue maternelle, le pays et sa culture ne seront pas capables d&#8217;absorber des id\u00e9es et une connaissance qui, par essence, servent \u00e0 leur soci\u00e9t\u00e9 \u00bb. De l\u2019avis de Luiz Henrique Lopes dos Santos, coordonnateur adjoint des Sciences Humaines et Sociales, Architecture, \u00c9conomie et Administration de la FAPESP et professeur du D\u00e9partement de Philosophie de la Facult\u00e9 de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines de l\u2019USP, la question requiert une solution de compromis et ne se r\u00e9duit pas \u00e0 la question de l\u2019impact\u00a0: \u00ab C&#8217;est aussi une question culturelle. La langue est un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la culture d&#8217;un pays et elle se constitue et s&#8217;enrichit dans l&#8217;interaction entre ses utilisations les plus ordinaires et les plus sophistiqu\u00e9es &#8211; comme en litt\u00e9rature, en science, en philosophie. Aucun pays ne peut se permettre de renoncer enti\u00e8rement \u00e0 sa langue en tant que v\u00e9hicule de la production de la connaissance \u00bb.<\/p>\n<p>Packer propose d&#8217;ajouter \u00e0 ce d\u00e9bat le fait que la production \u00e9crite en portugais augmente dans l\u2019ensemble des revues index\u00e9es. Jusqu&#8217;en 2007, le taux d&#8217;articles publi\u00e9s en portugais dans la base Web of Science \u00e9tait de 8,5 %. D\u00e9sormais, il est de 22 % : \u00ab La croissance est due \u00e0 l&#8217;augmentation du nombre de revues index\u00e9es. De 34 en 2007 elles sont pass\u00e9es \u00e0 133 aujourd&#8217;hui. Ainsi, le Br\u00e9sil s&#8217;est hiss\u00e9 \u00e0 la 13<sup>e<\/sup> place dans le classement de la production scientifique. Si nous ne tenons pas compte des revues en portugais, nous redescendons \u00e0 la 17<sup>e<\/sup> place \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Donn\u00e9e marquante<br \/>\n<\/strong>Il faut \u00e9galement consid\u00e9rer qu&#8217;\u00e9crire en anglais n&#8217;est pas une condition suffisante pour garantir des citations et du prestige. Une \u00e9tude publi\u00e9e par Rog\u00e9rio Meneghini, coordonnateur scientifique de la biblioth\u00e8que SciELO Brasil, a montr\u00e9 que les m\u00eames articles \u00e9crits en anglais mais publi\u00e9s dans des revues br\u00e9siliennes produisent en moyenne moins de citations. Rog\u00e9rio Meneghini a invit\u00e9 neuf scientifiques br\u00e9siliens habitu\u00e9s \u00e0 diffuser leurs travaux dans des revues internationales \u00e0 publier un article original dans l\u2019\u00e9dition de mai 2008 des Annales de l\u2019Acad\u00e9mie Br\u00e9silienne de Sciences. L\u2019objectif \u00e9tait d\u2019\u00e9valuer jusqu\u2019\u00e0 quel point ces auteurs seraient capables de transf\u00e9rer leur prestige vers la revue br\u00e9silienne, qui est publi\u00e9e en anglais. Deux ans apr\u00e8s la publication, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que le nombre de citations de ces articles a d\u00e9pass\u00e9 celui des autres articles de la revue : une moyenne de 1,67 citations, contre 0,76 pour les autres. D&#8217;autre part, les 62 articles publi\u00e9s par les m\u00eames auteurs dans des revues internationales en 2008 ont tous \u00e9t\u00e9 cit\u00e9s en moyenne 4,13 fois. D&#8217;apr\u00e8s Rog\u00e9rio Meneghini, la diff\u00e9rence peut \u00eatre attribu\u00e9e au fait que les revues br\u00e9siliennes aient moins de visibilit\u00e9 internationale, m\u00eame si les auteurs ont aussi tendance \u00e0 envoyer leurs meilleurs articles \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Mais l&#8217;une des donn\u00e9es marquantes fut de constater que les neuf auteurs se sont abstenus de citer des articles de revues br\u00e9siliennes. Seul 1,52 % de leurs citations faites en 2008 se r\u00e9f\u00e9raient \u00e0 des travaux publi\u00e9s sur le plan national. Rog\u00e9rio Meneghini pense que citer des revues nationales n\u2019est pas synonyme de prestige\u00a0: \u00ab\u00a0Il semble que les auteurs aient choisi de laisser de c\u00f4t\u00e9 des citations dans des revues br\u00e9siliennes pour ne pas passer l&#8217;impression que l&#8217;article est d\u00e9faillant \u00bb.<\/p>\n<p>Une telle contingence n&#8217;emp\u00eache pas le consensus selon lequel il est fondamental de stimuler la production en anglais. \u00ab\u00a0Quand un chercheur s&#8217;efforce de citer des travaux de son pays, il est frustrant de voir que la r\u00e9f\u00e9rence ne peut pas \u00eatre consult\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger parce que le travail n&#8217;est disponible qu&#8217;en portugais\u00a0\u00bb, souligne Sonia Vasconcelos. \u00ab Cela exigerait des investissements lourds, mais je ne vois pas d&#8217;autre solution pour augmenter la visibilit\u00e9 de l&#8217;ensemble de la science br\u00e9silienne \u00bb, affirme Packer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Code sacr\u00e9","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[98],"class_list":["post-117691","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique-st"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=117691"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117691\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=117691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=117691"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=117691"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=117691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}