{"id":118009,"date":"2013-05-15T15:14:31","date_gmt":"2013-05-15T18:14:31","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118009"},"modified":"2013-05-15T15:22:19","modified_gmt":"2013-05-15T18:22:19","slug":"la-multiplication-des-vaccins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-multiplication-des-vaccins\/","title":{"rendered":"La multiplication des vaccins"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en juillet 2011<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-118011\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4468img1.jpg\" width=\"575\" height=\"241\" \/><span class=\"media-credits-inline\"> NELSON PROVAZI<\/span>Avec une capacit\u00e9 de production s\u2019\u00e9levant \u00e0 20 millions de doses, la fabrique de vaccins contre la grippe de l\u2019Institut Butantan a commenc\u00e9 \u00e0 fonctionner pleinement au mois de mars et devra permettre au Br\u00e9sil d\u2019\u00eatre autosuffisant en mati\u00e8re de pr\u00e9vention contre le virus influenza pour les personnes \u00e2g\u00e9es en 2012. Le Br\u00e9sil pourra m\u00eame devenir, d\u2019ici trois \u00e0 cinq ans, exportateur de vaccins contre la grippe. Deux proc\u00e9d\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9s par les chercheurs de l\u2019Institut Butantan promettent d\u2019augmenter la production sans avoir besoin d\u2019agrandir la fabrique qui avait \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e en 2007. Ces proc\u00e9d\u00e9s n\u2019ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s que r\u00e9cemment ainsi que la possibilit\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir davantage de mati\u00e8re premi\u00e8re (chaque dose requiert l\u2019utilisation d\u2019un \u0153uf de poule f\u00e9cond\u00e9 pour la reproduction du virus ce qui rend la fabrique consommatrice de 20 millions d\u2019\u0153ufs par an). Un des proc\u00e9d\u00e9s permet d\u2019isoler le virus entier avec toutes les prot\u00e9ines qu\u2019il contient. Actuellement le vaccin contre l\u2019influenza utilise le virus d\u2019une prot\u00e9ine, l\u2019h\u00e9maglutinine A. Les autres prot\u00e9ines sont \u00e9cart\u00e9es bien qu\u2019offrant \u00e9galement une protection et subissant moins de mutation que l\u2019h\u00e9maglutinine A. \u00abQuand nous avons produit ce nouveau vaccin, nous avons d\u00e9couvert que la production par \u0153uf augmentait de deux \u00e0 sept fois selon le s\u00e9rotype do virus\u00bb\u201d, d\u00e9clare Isaias Raw, chercheur \u00e0 l\u2019Institut Butantan.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me proc\u00e9d\u00e9, d\u00e9j\u00e0 brevet\u00e9 par l\u2019Institut, est parvenu \u00e0 isoler une substance adjuvante, le mono-phosphor\u00e9 lipidique (MPLA), qui intensifie la r\u00e9action immunologique de l\u2019organisme en stimulant la production appropri\u00e9e d\u2019anticorps ou de lymphocytes. D\u2019autres substances de ce type ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es mais elles sont on\u00e9reuses ou ne sont pas accessibles. le MPLA, curieusement, est un sous-produit d\u2019une autre ligne de recherche de l\u2019Institut Butantan qui concerne le d\u00e9veloppement d\u2019un nouveau type de vaccin contre la coqueluche et consid\u00e9r\u00e9 plus s\u00fbr gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019enl\u00e8vement du lipopolysaccharide (LPS) de la bact\u00e9rie qui provoquait des r\u00e9actions inflammatoires et toxiques. \u00ab Nous avons converti des kilos de LPS en MPLA, qui en petites quantit\u00e9s permet d\u2019augmenter la r\u00e9ponse des diff\u00e9rents vaccins et ainsi de les utiliser en dosages plus faibles\u00bb, d\u00e9clare Isaias Raw. Des tests sur des souris ont montr\u00e9 que le MPLA permet de se prot\u00e9ger de l\u2019influenza en utilisant un quart de la dose actuelle. L\u2019effet a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 sur des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>La substance est actuellement test\u00e9e sur diverses maladies. L\u2019Institut Butantan a d\u00e9montr\u00e9 que le MPLA avait du potentiel dans des vaccins contre la leishmaniose chez les chiens, rompant ainsi un lien de transmission qui peut \u00eatre mortel chez l\u2019homme. Il fait \u00e9galement l\u2019objet de recherches \u00e0 l\u2019Institut Ludwig de New-York, pour potentialiser l\u2019effet d\u2019un vaccin contre le cancer de l\u2019ovaire, et d\u2019un groupe de chercheur de Ribeir\u00e3o Preto pour un vaccin contre la tuberculose. \u00abCette substance sera \u00e9galement test\u00e9e bri\u00e8vement comme vaccin contre l\u2019h\u00e9patite B qui est actuellement inefficace pour les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 50 ans qui attendent une greffe de foie ou de reins\u00bb, d\u00e9clare Isaias Raw. Le MPLA, en augmentant la r\u00e9ponse immunologique, le rend \u00e9galement moins sp\u00e9cifique. Il y a d\u00e9j\u00e0 eu des cas o\u00f9 un vaccin contre la grippe a \u00e9galement permis d\u2019immuniser le patient contre d\u2019autres s\u00e9rotypes. Le MPLA est bon march\u00e9. \u00abNous pouvons produire du MPLA pour 1 milliard de doses au prix coutant d\u2019un centime. Ceci permettrait au Br\u00e9sil de se prot\u00e9ger de la pression des grandes entreprises qui ne veulent pas vendre l\u2019adjuvant mais le vaccin complet\u00bb, affirme le chercheur. Les r\u00e9sultats, qui d\u00e9pendront de nouveaux essais cliniques avant de d\u00e9boucher sur une ligne de production, ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans la revue Vaccine dans un article sign\u00e9 par Raw, Cosue Miyaki, Wagner Quintilio et Eliane Miyaji, entre autres chercheurs de l\u2019Institut Butantan. \u00abLes recherches en laboratoire ne s\u2019arr\u00eateront pas avec la publication de cet article et elles continueront en visant la production de vaccins au b\u00e9n\u00e9fice de la population\u00bb, d\u00e9clare Isaias Raw.<\/p>\n<div id=\"attachment_118016\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118016\" alt=\"La production de vaccin se base sur l\u00b4utilisation d\u00b4oeufs f\u00e9cond\u00e9s\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/art4468img2-300x165.jpg\" width=\"300\" height=\"165\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\"> MARCELO VIGNERON<\/span>La production de vaccin se base sur l\u00b4utilisation d\u00b4oeufs f\u00e9cond\u00e9s<span class=\"media-credits\"> MARCELO VIGNERON<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019Institut Butantan estime que les deux proc\u00e9d\u00e9s sont capables d\u2019augmenter la capacit\u00e9 de production de la fabrique du vaccin contre l\u2019influenza en qui passerait de 20 millions \u00e0 160 millions de doses. Une telle croissance, outre la r\u00e9alisation de tests cliniques, d\u00e9pendra naturellement des conditions du march\u00e9 qui a \u00e9norm\u00e9ment vari\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. La fabrique a \u00e9t\u00e9 projet\u00e9e en 2004 \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la menace de la grippe aviaire. Cette \u00e9pid\u00e9mie caus\u00e9e par le virus H5N1, a, en 2005, d\u00e9cim\u00e9 des milliers d\u2019oiseaux et m\u00eame infect\u00e9 certaines personnes au Vietnam, en Tha\u00eflande, en Indon\u00e9sie et au Cambodge. \u00c0 cette \u00e9poque, un ancien \u00e9difice de l\u2019Institut Butantan a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en laboratoire pilote pour d\u00e9buter une production \u00e0 petite \u00e9chelle du vaccin. Simultan\u00e9ment, l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo a financ\u00e9 la construction de la fabrique et le Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 l\u2019importation des \u00e9quipements. Le proc\u00e9d\u00e9 utilis\u00e9 pour la production du vaccin a \u00e9t\u00e9 remis par le laboratoire Charles M\u00e9rieux, actuellement Sanofi-Pasteur, et se base sur la reproduction du virus dans des \u0153ufs f\u00e9cond\u00e9s.<\/p>\n<p>Le sc\u00e9nario s\u2019est radicalement transform\u00e9 en 2009 avec l\u2019apparition du virus H1N1, responsable de la grippe porcine. Il est apparu aux \u00c9tats-Unis et a infect\u00e9 des milliers de mexicains et s\u2019est rapidement transform\u00e9 en pand\u00e9mie. Les souches \u00e9taient identiques \u00e0 celles de l\u2019influenza de 1918 qui a provoqu\u00e9 la grippe espagnole et tu\u00e9 40 millions de personnes. Les deux virus avaient une chose en commun, ils atteignaient principalement les jeunes, les enfants et les femmes enceintes qui, jusqu\u2019alors, ne faisaient pas l\u2019objet de campagnes de vaccination. La demande en vaccinations a \u00e9t\u00e9 rapidement multipli\u00e9e par 10. Actuellement l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) estime que l\u2019alerte concernant la l\u00e9talit\u00e9 du H1N1 a \u00e9t\u00e9 surdimensionn\u00e9e mais qu\u2019elle a favoris\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque une articulation en mati\u00e8re d\u2019offre de vaccins. \u00abL\u2019OMS a ordonn\u00e9 la pr\u00e9paration d\u2019un vaccin et l\u2019a c\u00e9d\u00e9 aux producteurs, y compris \u00e0 l\u2019Institut Butantan. Il n\u2019allait pas y avoir de vaccins pour tout le monde mais l\u2019accord entre l\u2019Institut Butantan et le laboratoire Sanofi a permis l\u2019acquisition de vaccins fabriqu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et de vacciner ainsi environ 80 millions de personnes\u00bb, d\u00e9clare Isaias Raw.<\/p>\n<p>Avant m\u00eame d\u2019appliquer ces nouveaux proc\u00e9d\u00e9s, l\u2019Institut Butantan entrevoit la possibilit\u00e9 d\u2019exporter des vaccins contre la grippe dans les pays de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re nord. La production actuelle de la fabrique a une forte saisonnalit\u00e9. La fabrication commence vers le mois de septembre quand l\u2019OMS d\u00e9finit quels sont les trois types de virus de la grippe les plus virulents au cours de cette p\u00e9riode, et qu\u2019il envoie les \u00e9chantillons aux fabricants. Dans le cas de l\u2019Institut Butantan, la production se concentre jusqu\u2019au mois d\u2019avril, quand la vaccination commence, et la fabrique interrompt ses activit\u00e9s le reste de l\u2019ann\u00e9e. \u00abNous pourrions produire un \u00e9ventail de vaccins de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re nord durant cette p\u00e9riode d\u2019inactivit\u00e9 que nous fournirions \u00e0 la population vivant au dessus de l\u2019\u00e9quateur, tant au Br\u00e9sil que dans des pays comme le Venezuela, la Colombie et les Guyanes\u00bb, d\u00e9clare Isaias Raw. \u00abLa vaccination est actuellement tardive et n\u2019est pas vraiment efficace dans ces r\u00e9gions\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Virus et embryon<\/strong><br \/>\nLa fabrique a mis sept ans avant d\u2019\u00eatre pr\u00eate car il a fallu surmonter une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tapes et d\u2019obstacles. Outre les questions bureaucratiques li\u00e9es au choix de l\u2019entreprise de construction et \u00e0 l\u2019importation d\u2019\u00e9quipements sp\u00e9ciaux comme les ultracentrifugeuses, il a fallu \u00e9galement mettre au point une machine qui d\u00e9truit ce qui reste des \u0153ufs apr\u00e8s avoir s\u00e9par\u00e9 le liquide rempli de virus o\u00f9 baigne l\u2019embryon. Ce mat\u00e9riel doit \u00eatre r\u00e9duit en poudre pour \u00eatre transport\u00e9 avec s\u00e9curit\u00e9 et incin\u00e9r\u00e9 pour ne pas servir d\u2019aliment aux oiseaux ou \u00e0 d\u2019autres animaux car il suffirait de quelques virus vivants pour diss\u00e9miner la maladie. \u00abIl s\u2019agit d\u2019un processus tr\u00e8s complexe qui utilise une technique sp\u00e9cifique pour injecter la souche du virus dans chaque \u0153uf, pour s\u00e9parer le suc du virus, le purifier et le repurifier et offrir un traitement \u00e9cologiquement correct au mat\u00e9riel \u00e9cart\u00e9\u00bb, d\u00e9clare Hernan Chaimovich, Surintendant de la Fondation Butantan. Comme le vaccin immunise contre trois types d\u2019influenza, la production se concentre sur une souche \u00e0 la fois. Avant de passer au prochain virus, la fabrique doit s\u2019arr\u00eater quelques jours et subir un processus rigoureux de d\u00e9sinfection. Le laboratoire Sanofi, qui accompagne la production des premiers lots, a attest\u00e9 la conformit\u00e9 de la fabrique aux normes de la communaut\u00e9 europ\u00e9enne depuis cette ann\u00e9e. Les investissements pour l\u2019ex\u00e9cution du projet ont d\u00e9pass\u00e9 les 100 millions de r\u00e9aux, avec des financements du gouvernement de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo, du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de la Fondation Butantan. Ces chiffres sont n\u00e9gligeables face aux millions de r\u00e9aux d\u2019\u00e9conomie r\u00e9alis\u00e9s par le Br\u00e9sil en n\u2019ayant pas besoin d\u2019acheter le produit aux laboratoires internationaux\u00bb, affirme Jorge Kalil, directeur G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Institut Butantan, dans un article publi\u00e9 dans le journal Folha de S. Paulo. \u00abCette avanc\u00e9e technico-scientifique gigantesque nous permet d\u2019\u00eatre aujourd\u2019hui le seul pays d\u2019Am\u00e9rique Latine \u00e0 produire des vaccins contre l\u2019influenza\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Alliance globale<\/strong><br \/>\nLa capacit\u00e9 de production de vaccins par des institutions publiques br\u00e9siliennes a attir\u00e9 l\u2019attention de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a \u00e9galement contact\u00e9 d\u2019autres institutions \u00e9trang\u00e8res. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, L\u2019Institut Butantan a donc re\u00e7u la visite de Tachi Yamada, pr\u00e9sident du Programme de Sant\u00e9 Globale de la Fondation, int\u00e9ress\u00e9 par la capacit\u00e9 de production de l\u2019institution pauliste. L\u2019entit\u00e9 philanthropique du propri\u00e9taire de Microsoft cherche des partenaires pour produire des vaccins \u00e0 bas prix qui seraient destin\u00e9s aux pays en d\u00e9veloppement. Une proposition de collaboration a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment formalis\u00e9e entre l\u2019Institut Butantan, l\u2019entreprise Serum Institute et l\u2019Institut Bio-Manguinhos, de la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz), \u00e0 Rio. L\u2019objectif de ce partenariat est la production d\u2019environ 30 millions de doses d\u2019un vaccin pentavalent contre la dipht\u00e9rie, le t\u00e9tanos, la coqueluche, l\u2019h\u00e9patite B et l\u2019h\u00e9mophilie B (cause de m\u00e9ningite et autres maladies). L\u2019Institut Butantan a remis une proposition concernant la fourniture de 100 millions de doses qui seraient livr\u00e9es en 2014 au prix unitaire de 1,50 US$ et attend une r\u00e9ponse. L\u2019articulation pour la recherche de nouveaux fournisseurs entre la fondation Bill et Melinda Gates et l\u2019Alliance Globale pour les Vaccins et l\u2019Immunisation (Gavi, sigle en anglais) a d\u00e9j\u00e0 produit des effets notables. Le mois dernier, quatre g\u00e9ants pharmaceutiques, GSK, Merck, Johnson &amp; Johnson et Sanofi-Aventis, se sont mis d\u2019accord pour vendre \u00e0 Gavi des vaccins contre la diarrh\u00e9e \u00e0 prix co\u00fbtant. La r\u00e9duction du prix est de 70%. En outre, deux entreprises indiennes, Serum Institute et Panacea Biotec, se sont engag\u00e9es \u00e0 fournir du vaccin pentavalent au prix de 1,75 US$ la dose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La multiplication des vaccins","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1194],"tags":[],"coauthors":[98],"class_list":["post-118009","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118009","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118009"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118009\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118009"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118009"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118009"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=118009"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}