{"id":118055,"date":"2013-05-15T16:19:18","date_gmt":"2013-05-15T19:19:18","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118055"},"modified":"2013-05-15T16:32:19","modified_gmt":"2013-05-15T19:32:19","slug":"la-metropole-en-mouvement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-metropole-en-mouvement\/","title":{"rendered":"La m\u00e9tropole en mouvement"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en juin 2011<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-118071\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/084-087_migracao_184.jpg\" width=\"270\" height=\"501\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/084-087_migracao_184.jpg 270w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/084-087_migracao_184-267x496.jpg 267w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/084-087_migracao_184-161x300.jpg 161w\" sizes=\"auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px\" \/><span class=\"media-credits-inline\">Wilson Pedrosa\/Ag\u00eancia Estado<\/span>Peu de gens savent que la R\u00e9gion M\u00e9tropolitaine de S\u00e3o Paulo n\u2019est plus le grand p\u00f4le d\u2019absorption d\u2019immigrants internes et \u00e9trangers comme ce fut le cas durant une grande partie du XX\u00e8me si\u00e8cle. Le solde des entr\u00e9es et des sorties a \u00e9t\u00e9 sensiblement n\u00e9gatif au cours de la premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXI\u00e8me si\u00e8cle. 100 000 personnes ont \u00e9migr\u00e9 dans la R\u00e9gion M\u00e9tropolitaine et 800 000 l\u2019ont quitt\u00e9e pour se rendre en province pour ce seul \u00c9tat. Le nouveau profil migratoire, que ces chiffres dissimulent d\u2019une certaine mani\u00e8re, est encore moins connu. Le flux migratoire ne s\u2019explique plus par la dynamique de l\u2019industrie et la cr\u00e9ation d\u2019emplois formels qui attiraient auparavant de nouveaux habitants. La grande nouveaut\u00e9 est un ph\u00e9nom\u00e8ne de r\u00e9versibilit\u00e9 o\u00f9 les s\u00e9jours ont tendance \u00e0 se raccourcir, le mouvement migratoire se caract\u00e9risant d\u00e9sormais par des all\u00e9es et venues, outre les retours d\u00e9finitifs.<\/p>\n<p>D\u00e9crire de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e ces nouvelles configurations d\u00e9mographiques, leurs implications et leurs cons\u00e9quences est la t\u00e2che assum\u00e9e par l\u2019Observatoire des Migrations du Noyau d\u2019\u00c9tudes de la Population (Nepo) de l\u2019Universit\u00e9 Publique de Campinas (Unicamp), financ\u00e9 par la FAPESP et coordonn\u00e9 par Rosana Baeninger, professeur du D\u00e9partement de Sociologie de l\u2019Institut de Philosophie et de Sciences Humaines (IFCH), \u00e9galement \u00e0 l\u2019Unicamp. Le projet englobe l\u2019\u00e9tude d\u2019une large p\u00e9riode allant de 1880 \u00e0 2010 ainsi qu\u2019un large \u00e9ventail interdisciplinaire permettant aux nouvelles \u00e9tudes th\u00e9matiques, actuellement au nombre de 16, d\u2019appara\u00eetre au fur et \u00e0 mesure que les recherches avancent.<\/p>\n<p>\u00ab Notre objectif est que chaque chercheur puisse d\u00e9voiler les processus que les grands chiffres ne montrent pas \u00bb, dit Rosana Baeninger. \u00ab L\u2019enjeu pour nous est de partir \u00e0 la recherche de nouvelles sources de donn\u00e9es car les recensements ne nous fournissent pas d\u2019informations sur les migrations internes et \u00e9trang\u00e8res, par exemple \u00bb. Les r\u00e9sultats d\u00e9finitifs seront publi\u00e9s dans un atlas th\u00e9matique et feront partie d\u2019une banque de donn\u00e9es. De nouvelles approches bibliographiques nationales et \u00e9trang\u00e8res permettent \u00e9galement de les comprendre dans un cadre plus large, outre les nouvelles sources d\u2019information utilis\u00e9es. L\u2019un des points de d\u00e9part des \u00e9tudes de l\u2019observatoire est que \u00ab la compr\u00e9hension des processus migratoires n\u2019a de sens que si nous consid\u00e9rons les dimensions spatiales et territoriales \u00bb.<\/p>\n<p>Nous sommes ainsi arriv\u00e9s \u00e0 la constatation qu\u2019au XXI\u00e8me si\u00e8cle, comme on pouvait d\u00e9j\u00e0 l\u2019entrevoir depuis les ann\u00e9es 90, la R\u00e9gion M\u00e9tropolitaine de S\u00e3o Paulo a suivi le m\u00eame parcours que les migrations internationales. \u00ab La m\u00e9tropole poss\u00e8de une caract\u00e9ristique tourn\u00e9e davantage vers le march\u00e9 international, comme faisant partie d\u2019une cha\u00eene de villes globales \u00bb, d\u00e9clare Rosana Baeninger. Dans ce large spectre, alors que les processus \u00e9conomiques se multiplient spatialement, le temps se mondialise. C\u2019est ce que le sociologue britannique Anthony Giddens appelle \u00ab m\u00e9canismes de d\u00e9localisation \u00bb.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, S\u00e3o Paulo est autant la destination de main d\u2019\u0153uvre hautement qualifi\u00e9e que de travailleurs sans papiers et sans formation sp\u00e9cifique mais qui s\u2019ins\u00e8rent dans des m\u00e9canismes de production flexibilis\u00e9s et adapt\u00e9s \u00e0 la mobilit\u00e9 du capital. Dans le premier cas de figure se distinguent les argentins et les chiliens qui viennent en ville occuper des postes de direction avec une autorisation de permanence pour des p\u00e9riodes renouvelables de deux ans qui sont comptabilis\u00e9s par le Minist\u00e8re du Travail. Ils sont au nombre de 20 000 selon les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes. Dans le deuxi\u00e8me cas se trouvent les boliviens qui immigrent de leur lieu d\u2019origine et qui \u00e9chappent aux statistiques officielles. Leur nombre total est estim\u00e9 \u00e0 200 000 selon des organisations priv\u00e9es comme l\u2019organisme Pastoral do Imigrante. Ainsi, d\u2019apr\u00e8s le sociologue, \u00ab 100 ans apr\u00e8s la migration europ\u00e9enne, S\u00e3o Paulo est redevenue la porte d\u2019entr\u00e9e des migrations internationales qui maintenant ne sont plus subventionn\u00e9es par le gouvernement \u00bb.<\/p>\n<p>Comme on le sait, car c\u2019est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui existe depuis trois d\u00e9cennies, les boliviens viennent principalement pour travailler dans l\u2019industrie de la confection qui est contr\u00f4l\u00e9e par les immigrants asiatiques ou leurs descendants. La migration bolivienne qui en est \u00e0 sa deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration a eu un impact urbain sensible comme le changement bien connu du profil d\u00e9mographique du quartier Bom Retiro, traditionnellement occup\u00e9 par le commerce et la pr\u00e9sence juda\u00efque et aujourd\u2019hui si\u00e8ge des principaux ateliers de confection qui emploient une main d\u2019\u0153uvre latino-am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u00e9j\u00e0 d\u2019une activit\u00e9 bas\u00e9e sur un principe de cha\u00eene de production internationalis\u00e9e car les tissus viennent de Cor\u00e9e. Depuis ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le secteur d\u00e9veloppe des syst\u00e8mes \u00e9labor\u00e9s qui permettent \u00e0 beaucoup de boliviens de travailler saisonni\u00e8rement en fonction de besoins sp\u00e9cifiques et selon les \u00e9poques de lancement de ligne de v\u00eatements (\u00e9t\u00e9 et hiver), ce qui renforce le mouvement g\u00e9n\u00e9ral de va et vient chez les immigrants urbains. Aujourd\u2019hui, de nombreux travailleurs boliviens sont issus de zones urbaines et arrivent avec une formation professionnelle.<\/p>\n<p>Le travail saisonnier est devenu habituel et il s\u2019est intensifi\u00e9 chez les immigrants internes, principalement des nordestins. \u00c0 titre d\u2019exemple, il y a un gros contingent de personnes qui travaillent dans la vente de billets de loterie dans les rues durant quelques mois et qui reviennent ensuite sur leur lieu d\u2019origine pour profiter de la haute saison de l\u2019industrie touristique. L\u2019augmentation du co\u00fbt de la vie urbaine explique \u00e9galement les courts s\u00e9jours ou les retours. Les banlieues avaient auparavant leur propre routine ainsi qu\u2019un potentiel d\u2019absorption des nouveaux habitants, mais aujourd\u2019hui, selon Rosa, \u00ab la banlieue n\u2019est plus s\u00e9par\u00e9e du centre ; ces r\u00e9gions se sont densifi\u00e9es et se sont reconfigur\u00e9es \u00bb. Les retours sont un trait caract\u00e9ristique du profil migratoire du XXI\u00e8me si\u00e8cle dans la R\u00e9gion M\u00e9tropolitaine de S\u00e3o Paulo. Il s\u2019agit de l\u2019endroit du pays qui perd le plus de population par an, principalement en mati\u00e8re de migration interne. En contrepartie, c\u2019est l\u2019\u00c9tat qui re\u00e7oit le plus de main d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9seaux<\/strong><br \/>\nLes r\u00e9seaux sociaux, groupes articul\u00e9s de soutien \u00e0 la permanence temporaire et form\u00e9s principalement par des parents, sont un facteur important dans la structure sociale qui favorise la circulation des immigrants, tant internes qu\u2019\u00e9trangers. Gr\u00e2ce \u00e0 eux, ils ont la possibilit\u00e9 de laisser leurs enfants durant un certain temps sur leur lieu d\u2019origine pendant qu\u2019ils exercent un travail saisonnier. Les r\u00e9seaux sociaux fonctionnent aux deux extr\u00e9mit\u00e9s de la migration et ne sont pas un ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau (certains r\u00e9seaux existent depuis 60 ans), mais ils ont acquis une importance primordiale dans la sustentation de la temporalit\u00e9 migratoire entre des espaces si \u00e9loign\u00e9s. Ceci a permis de faire appara\u00eetre de nouveaux syst\u00e8mes organis\u00e9s et dynamiques de transport comme les autobus qui partent de la r\u00e9gion de S\u00e3o Miguel Paulista, dans la Zone Est de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p>L\u2019\u00c9tat de Goi\u00e1s est devenu aujourd\u2019hui le grand axe migratoire du pays. \u00ab C\u2019est le grand p\u00f4le d\u2019absorption \u00bb, d\u00e9clare Rosana Baeninger. L\u2019agro-industrie attire d\u2019ailleurs de la main d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e pauliste. En outre, un centre producteur de c\u00e9r\u00e9ales comme la ville de Rio Verde offre des cours de gestion publique qui attirent des travailleurs qualifi\u00e9s venant d\u2019autres \u00c9tats.<\/p>\n<p>L\u2019expansion de l\u2019agro-industrie dans la province pauliste continue \u00e9galement d\u2019attirer des immigrants venant d\u2019autres r\u00e9gions, de la capitale, de centres voisins et \u00e0 une moindre \u00e9chelle de l\u2019\u00e9tranger. \u00c0 l\u2019agro-industrie s\u2019ajoute la robustesse des niches \u00e9conomiques tourn\u00e9es vers le march\u00e9 ext\u00e9rieur que diff\u00e9rentes r\u00e9gions sont parvenues \u00e0 consolider, comme les chaussures dans la zone de Franca, les bijoux \u00e0 Limeira, les meubles \u00e0 Votuporanga, le secteur h\u00f4telier soutenu par la tourn\u00e9e des rod\u00e9os \u00e0 Barretos etc. Le r\u00e9seau routier est suffisamment efficace pour que beaucoup d\u2019employ\u00e9s qualifi\u00e9s qui habitent dans une ville puissent aller travailler dans une autre, provoquant \u00ab la densification de petites villes auparavant marqu\u00e9es par l\u2019\u00e9vasion \u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_118074\" style=\"max-width: 294px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118074 \" alt=\"Cor\u00e9ens devant un magasin de meubles d\u2019occasion dans le quartier Bom Retiro\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/084-087_migracao_184-4.jpg\" width=\"284\" height=\"144\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Danilo Verpa \/ Folhapress<\/span>Cor\u00e9ens devant un magasin de meubles d\u2019occasion dans le quartier Bom Retiro<span class=\"media-credits\">Danilo Verpa \/ Folhapress<\/span><\/p><\/div>\n<p>Un retour \u00e0 la campagne ? \u00ab Non \u00bb, dit Rosana Baeninger. \u00ab M\u00eame si le travail se d\u00e9place vers la zone rurale, les personnes vivent dans des villes que nous appelons zones d\u2019extension urbaine non r\u00e9pertori\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire des zones avec des caract\u00e9ristiques urbaines sans qu\u2019elles en aient le statut officiel \u00bb. Avec cette uniformisation, la migration sur de courtes distances et le va et vient r\u00e9gional ont beaucoup augment\u00e9, au point de s\u2019interroger sur un plan th\u00e9orique : les personnes qui se d\u00e9placent de la sorte peuvent-elles \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des immigrants ? Selon la conception en vigueur dans les ann\u00e9es 60, d\u2019apr\u00e8s le professeur, le temps d\u2019adaptation d\u2019un immigrant appartenant \u00e0 la zone rurale traditionnelle dans un environnement urbain moderne \u00e9tait environ de 10 ans. Aujourd\u2019hui, dans la province pauliste, les mod\u00e8les d\u2019urbanisation et de consommation sont pratiquement identiques entre les r\u00e9gions.<\/p>\n<p><strong>Impact\u00a0<\/strong><br \/>\nLe mode de fonctionnement des recherches de l\u2019Observatoire des Migrations bas\u00e9 fortement sur l\u2019interdisciplinarit\u00e9 et la coop\u00e9ration avec d\u2019autres institutions acad\u00e9miques br\u00e9siliennes et \u00e9trang\u00e8res ont favoris\u00e9 l\u2019apparition d\u2019\u00e9tudes de ph\u00e9nom\u00e8ne en moindre quantit\u00e9, mais qui sont importantes du point de vue sociologique et anthropologique. \u00c0 titre d\u2019exemple, un projet in\u00e9dit \u00e0 l\u2019\u00e9tude concerne l\u2019impact social des transferts de p\u00e9nitenciers dans des villes de province de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo et la r\u00e9action de certains groupes \u00e0 cette mesure.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude en cours explique la migration de r\u00e9fugi\u00e9s dans la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine au cours de ce si\u00e8cle. Il y a une pr\u00e9sence significative de colombiens (et de certains cubains) qui ont \u00e9t\u00e9 forc\u00e9s de quitter leur lieu d\u2019origine \u00e0 cause de conflits internes. \u00ab Le Br\u00e9sil poss\u00e8de l\u2019une des l\u00e9gislations les plus ouvertes en termes de r\u00e9fugi\u00e9s en Am\u00e9rique Latine, ce qui favorise ce flux \u00bb, d\u00e9clare Rosana Baeninger. On calcule qu\u2019il y a 1 800 r\u00e9fugi\u00e9s dans la ville de S\u00e3o Paulo. Les plus r\u00e9cents sont les colombiens qui, en g\u00e9n\u00e9ral, ont une famille dont le conjoint et les enfants sont br\u00e9siliens. Ils ont normalement des qualifications professionnelles mais ils ont des difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019ins\u00e9rer car leurs dipl\u00f4mes ne sont pas reconnus. \u00c0 titre de comparaison, de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s de la ville de Rio sont compos\u00e9s d\u2019africains c\u00e9libataires qui arrivent habituellement comme \u00e9tudiants et qui plus tard demandent l\u2019asile. Selon Rosana Baeninger, le probl\u00e8me des r\u00e9fugi\u00e9s et des immigrants sans papiers cr\u00e9e des situations qui r\u00e9clament des politiques sociales en faveur de leurs droits et de leur protection contre la discrimination, et qui n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 institu\u00e9es.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude particuli\u00e8rement int\u00e9ressante de l\u2019Observatoire des Migrations sur la pr\u00e9sence guarani \u00e0 S\u00e3o Paulo est men\u00e9e par la sociologue Marta Maria do Amaral Azevedo, \u00e9galement de l\u2019Unicamp. Il y a actuellement 20 communaut\u00e9s dans la r\u00e9gion de l\u2019\u00c9tat et quatre d\u2019entre elles dans la capitale. Le processus migratoire, originaire du Paraguay, de l\u2019\u00c9tat du Mato Grosso du Sud et de l\u2019Argentine, a commenc\u00e9 au cours de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle. On a toutefois observ\u00e9 qu\u2019il perdurait, \u00ab menant souvent \u00e0 des impasses en mati\u00e8re de politiques publiques et sur la question des terres \u00bb. L\u2019\u00e9tude cherche, entre autres choses, \u00e0 quantifier cette population et \u00e0 tracer sa g\u00e9n\u00e9alogie. \u00ab Les recherches existantes indiquent des motivations religieuses et \u00e9conomiques, comme la recherche d\u2019une terre sans maux, un endroit o\u00f9 il est possible de vivre \u00e0 la mani\u00e8re guarani ou selon le guarani reko, qui est la mani\u00e8re d\u2019\u00eatre de ce peuple \u00bb, dit Marta. \u00ab Il y a aujourd\u2019hui de larges r\u00e9seaux sociaux structur\u00e9s \u00e0 partir des liens de parent\u00e9, des affinit\u00e9s religieuses, des \u00e9changes \u00e9conomiques et de la pratique du concept oguat\u00e1 qui est de cheminer, ce qui peut signifier une visite \u00e0 un parent ou un voyage pour consulter un paj\u00e9 (NT: un sorcier),ou m\u00eame pour une r\u00e9union de famille \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La m\u00e9tropole en mouvement","protected":false},"author":38,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1188],"tags":[],"coauthors":[137],"class_list":["post-118055","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-humanites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118055","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118055"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118055\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118055"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118055"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118055"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=118055"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}