{"id":118099,"date":"2013-05-15T17:04:41","date_gmt":"2013-05-15T20:04:41","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118099"},"modified":"2013-05-15T17:33:52","modified_gmt":"2013-05-15T20:33:52","slug":"la-mine-des-cartes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-mine-des-cartes\/","title":{"rendered":"La mine des cartes"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en mai 2011<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_118127\" style=\"max-width: 400px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118127\" alt=\"Vision du Br\u00e9sil qui r\u00e9v\u00e8le l\u00b4exploration\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Mapoteca_BRASIL1565OID9.jpg\" width=\"390\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Mapoteca_BRASIL1565OID9.jpg 390w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Mapoteca_BRASIL1565OID9-300x228.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">DIVULGATION<\/span>Vision du Br\u00e9sil qui r\u00e9v\u00e8le l\u00b4exploration<span class=\"media-credits\">DIVULGATION<\/span><\/p><\/div>\n<p>Un mat\u00e9riel cartographique pr\u00e9cieux est en train d\u2019acqu\u00e9rir une grande visibilit\u00e9 gr\u00e2ce au travail du groupe de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), responsable de la construction de la Biblioth\u00e8que Num\u00e9rique de Cartographie Historique. L\u2019acc\u00e8s en ligne du site Internet www.cartografiahistorica.usp.br est ouvert \u00e0 tous. N\u00e9 d\u2019un concept d\u00e9velopp\u00e9 par le Laboratoire d\u2019\u00c9tudes de Cartographie Historique (Lech), le site n\u2019offre pas seulement une collection de cartes rares imprim\u00e9es entre le XVI\u00e8me et le XIX\u00e8me si\u00e8cle : il permet aussi de r\u00e9aliser une s\u00e9rie de r\u00e9f\u00e9rences crois\u00e9es, de comparaisons et d\u2019interpr\u00e9tations avec la pluralit\u00e9 et la rapidit\u00e9 d\u2019Internet. Iris Kantor, l\u2019une des coordonnatrices du projet et professeur du D\u00e9partement d\u2019Histoire de l\u2019USP, remarque qu\u2019en fin de compte \u00ab une carte seule ne fait pas le printemps \u00bb. L\u2019ensemble r\u00e9v\u00e8le beaucoup plus que des informations g\u00e9ographiques. Il donne la possibilit\u00e9 de percevoir l\u2019\u00e9laboration d\u2019un imaginaire dans le temps, d\u00e9voil\u00e9 par des visions du Br\u00e9sil con\u00e7ues en dehors du pays. Le travail fait partie d\u2019un vaste projet th\u00e9matique intitul\u00e9 Dimensions de l\u2019empire portugais, coordonn\u00e9 par le professeur Laura de Mello e Souza et soutenu par la FAPESP.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, la collection de cartes repose sur deux sources majeures : la premi\u00e8re est l\u2019ensemble des annotations produites pendant 60 ans par l\u2019amiral Max Justo Lopes, un des principaux sp\u00e9cialistes br\u00e9siliens de cartographie. La deuxi\u00e8me est la collection priv\u00e9e de la Banque Santos, acquise en 2005 par l\u2019\u00c9tat pendant la proc\u00e9dure d\u2019intervention sur le patrimoine du banquier Edemar Cid Ferreira. Une d\u00e9cision judiciaire a transf\u00e9r\u00e9 la garde des cartes \u00e0 l\u2019Institut des \u00c9tudes Br\u00e9siliennes (IEB) de l\u2019USP \u2013 une initiative louable vu que la collection \u00ab \u00e9tait entrepos\u00e9e dans un hangar dans des conditions tr\u00e8s pr\u00e9caires, sans aucun souci de conditionnement ad\u00e9quat \u00bb, observe Iris Kantor. Pr\u00e8s de 300 cartes ont \u00e9t\u00e9 recueillies. On sait que la collection originale en comptait beaucoup plus, mais on ignore o\u00f9 se trouvent les autres.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re d\u00e9marche fut de r\u00e9cup\u00e9rer et de restaurer les pi\u00e8ces. Comme elles sont arriv\u00e9es \u00e0 l\u2019USP \u00ab totalement nues \u00bb, un travail de datation et d\u2019identification de l\u2019\u0153uvre et de l\u2019auteur s\u2019est av\u00e9r\u00e9 n\u00e9cessaire. Au cours de 2007 et 2008, le Laboratoire de Reproduction Num\u00e9rique de l\u2019IEB a fait des recherches, acquis et utilis\u00e9 la technologie appropri\u00e9e pour reproduire en haute r\u00e9solution la collection de cartes. Plusieurs tentatives ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es avant d\u2019atteindre la pr\u00e9cision d\u00e9sir\u00e9e des traits et des couleurs. Puis le Centre d\u2019Informatique du campus de l\u2019USP \u00e0 S\u00e3o Carlos (Cisc\/USP) a d\u00e9velopp\u00e9 un logiciel sp\u00e9cifique pour cr\u00e9er une base de donn\u00e9es capable d\u2019interagir avec le catalogue g\u00e9n\u00e9ral de la biblioth\u00e8que de l\u2019USP (Dedalus), mais aussi de recueillir et de transf\u00e9rer des donn\u00e9es d\u2019autres bases disponibles sur le r\u00e9seau Internet. L\u2019une des sources d\u2019inspiration des chercheurs a \u00e9t\u00e9 le site du collectionneur et artiste graphique anglais David Rumsey, qui abrite 17 000 cartes (cf. www.davidrumsey.com) ; une autre fut la Biblioth\u00e8que Virtuelle de la Cartographie Historique (pionni\u00e8re en la mati\u00e8re) de la Biblioth\u00e8que Nationale, qui r\u00e9unit 22 000 documents num\u00e9ris\u00e9s (cf. www.bndigital.bn.br\/cartografia). Dans l\u2019avenir, les archives cartographiques de l\u2019USP int\u00e9greront la Biblioth\u00e8que Num\u00e9rique de Cartographie Historique. La priorit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e aux cartes de la Banque Santos parce qu\u2019elles n\u2019appartiennent pas \u00e0 l\u2019universit\u00e9 et peuvent \u00e0 tout moment \u00eatre judiciairement r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es pour r\u00e9gler des dettes.<\/p>\n<p>Iris Kantor indique qu\u2019aujourd\u2019hui la Biblioth\u00e8que Num\u00e9rique comporte \u00ab des informations cartobibliographiques et biographiques, des donn\u00e9es de nature technique et \u00e9ditoriale ainsi que des entr\u00e9es explicatives destin\u00e9es \u00e0 contextualiser le processus de production, de circulation et d\u2019appropriation des images cartographiques \u00bb. En affirmant qu\u2019\u00ab il n\u2019existe pas de simples cartes \u00bb, elle sous-entend que la r\u00e9union de ces informations est n\u00e9cessaire pour comprendre ce qui se cache sous la superficie des contours g\u00e9ographiques et de la toponymie. Et d\u2019ajouter : \u00ab L\u2019historien part du pr\u00e9suppos\u00e9 selon lequel toutes les cartes mentent ; la manipulation est une donn\u00e9e importante pour toute pi\u00e8ce g\u00e9ographique \u00bb.<\/p>\n<p>Les int\u00e9r\u00eats g\u00e9opolitiques et commerciaux de l\u2019\u00e9poque donn\u00e9e et de ceux qui ont produit ou command\u00e9 la carte ont fait partie de cette manipulation. L\u2019historien Paulo Miceli de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Campinas (Unicamp), sollicit\u00e9 comme consultant par la Banque Santos au d\u00e9but de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente pour l\u2019organisation de la collection, rappelle que le premier registre cartographique de ce qui s\u2019appelle aujourd\u2019hui le Br\u00e9sil fut une carte du navigateur espagnol Juan de la Cosa (1460-1510). Dat\u00e9e de 1506, elle montre \u00ab la ligne de d\u00e9marcation du Trait\u00e9 de Tordesillas, l\u2019Afrique aux contours tr\u00e8s nets et, \u00e0 sa gauche, un petit triangle pour indiquer l\u2019Am\u00e9rique du Sud [\u2026] Le Br\u00e9sil a surgi d\u2019une sorte de brouillard de documents, notamment conditionn\u00e9 par la rigueur de la couronne portugaise sur le travail des cartographes qui pouvaient risquer jusqu\u2019\u00e0 la peine de mort \u00bb. Cette apparition \u00ab progressive \u00bb du Br\u00e9sil sur la sc\u00e8ne g\u00e9opolitique imp\u00e9riale est le th\u00e8me de sa th\u00e8se de postdoctorat, tr\u00e8s justement intitul\u00e9e Le dessin du Br\u00e9sil sur la carte du monde \u2013 \u00e0 para\u00eetre sous forme de livre par la maison d\u2019\u00e9dition de l\u2019Unicamp. Le titre fait r\u00e9f\u00e9rence au Theatrum orbis terrarum (Th\u00e9\u00e2tre du monde) du g\u00e9ographe flamand Abraham Ortelius (1527-1598), consid\u00e9r\u00e9 comme le premier atlas moderne.<\/p>\n<p><strong>Navigateurs<\/strong><br \/>\nContrairement \u00e0 ce que l\u2019on pense, les cartes anciennes n\u2019avaient pas pour fonction principale, et pratique, d\u2019orienter les explorateurs et les navigateurs. Jusqu\u2019au XIX\u00e8me si\u00e8cle, ces derniers se valaient de \u00ab cartes de navigation \u00bb, une sorte d\u2019itin\u00e9raire \u00e9crit \u2013 d\u2019apr\u00e8s Miceli \u2013, sur des \u00ab parchemins sans beaut\u00e9 ni ambigu\u00eft\u00e9, trou\u00e9s de compas et autres instruments, et qui sont devenus des couvertures de dossiers dans des archives cartographiques \u00bb. Iris Kantor observe que \u00ab les cartes \u00e9taient des objets d\u2019ostentation et de prestige, valoris\u00e9es et utilis\u00e9es comme ornements par les nobles et les \u00e9rudits. [\u2026] Un des tr\u00e9sors du Vatican \u00e9tait sa collection cartographique \u00bb. Les itin\u00e9raires de navigation, par contre, \u00e9taient simplement manuscrits et non imprim\u00e9s. Or, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le processus d\u2019impression qui donnait aux cartes le statut de documents privil\u00e9gi\u00e9s. Les plaques de m\u00e9tal d\u2019origine avec les alt\u00e9rations effectu\u00e9es au cours du temps duraient jusqu\u2019\u00e0 200 ans et restaient toujours entre les mains de \u00ab familles \u00bb de cartographes, \u00e9diteurs et libraires. Parfois, ces familles \u00e9taient des groupes consanguins aux fonctions h\u00e9r\u00e9ditaires, d\u2019autres fois des ateliers hautement sp\u00e9cialis\u00e9s. Pour Miceli, les artistes qui accumulaient de l\u2019exp\u00e9rience au long des d\u00e9cennies ne voyageaient pas et recueillaient leurs informations de \u00ab navigateurs tr\u00e8s souvent analphab\u00e8tes \u00bb. Pour donner une id\u00e9e du prestige attribu\u00e9 \u00e0 la cartographie, il rappelle que l\u2019Atlas Maior du hollandais Willem Blaue (1571-1638), peint avec de la peinture d\u2019or, a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme le livre le plus cher de la Renaissance.<\/p>\n<p>Les \u00ab \u00e9coles \u00bb de cartographes sont l\u2019un des crit\u00e8res de recherche de la Biblioth\u00e8que Num\u00e9rique de Cartographie Historique, parmi lesquelles l\u2019\u00e9cole flamande, la fran\u00e7aise et la v\u00e9nitienne \u2013 rappelant ainsi que le savoir fondamental provient des navigateurs et cosmographes portugais. Iris Kantor pense qu\u2019elles s\u2019interp\u00e9n\u00e8trent et envisage dans le futur de remplacer le terme \u00ab \u00e9cole \u00bb par celui de \u00ab style \u00bb. L\u2019\u00e9quipe a \u00e9galement pour projet de reconstituer la g\u00e9n\u00e9alogie de la production de cartes sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e. L\u2019\u00e9tude de ces documents comprend l\u2019identification de ceux qui contiennent des erreurs volontairement commises dans un effort de contre-information, nomm\u00e9 par Miceli d\u2019\u00ab adult\u00e9ration patriotique \u00bb. C\u2019est le cas des cartes qui falsifient la localisation des ressources naturelles, comme les fleuves, pour favoriser les Portugais ou les Espagnols dans la division du Trait\u00e9 de Tordesillas.<\/p>\n<p>La carte Brasil, produite en 1565 par l\u2019\u00e9cole v\u00e9nitienne et reproduite au d\u00e9but de ce reportage, constitue une \u00e9vidence de la fonction quasi propagandistique de la cartographie. La pr\u00e9cision g\u00e9ographique n\u2019y appara\u00eet pas clairement. Iris Kantor observe : \u00ab La toponymie n\u2019est pas tr\u00e8s intense, m\u00eame si toute la c\u00f4te avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque. [\u2026] C\u2019est une \u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 un public profane, peut-\u00eatre plus pour les commer\u00e7ants, comme l\u2019indiquent les bateaux orn\u00e9s d\u2019armoiries de la France et du Portugal. On y voit le commerce du bois pau-brasil, encore sans identification de la souverainet\u00e9 politique. La r\u00e9gion semble \u00eatre d\u2019acc\u00e8s libre. La repr\u00e9sentation des indig\u00e8nes et leur contact avec l\u2019\u00e9tranger transmettent cordialit\u00e9 et r\u00e9ciprocit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Au fond, les cartes servent de repr\u00e9sentation de nous-m\u00eames \u00bb, poursuit l\u2019enseignante de l\u2019USP. \u00ab L\u2019\u00e9tude de la cartographie br\u00e9silienne post-ind\u00e9pendance, par exemple, met en avant notre vision d\u2019identit\u00e9 nationale bas\u00e9e sur une culture g\u00e9ographique romantique, lib\u00e9rale et naturaliste, qui repr\u00e9sente le pays comme un continuum g\u00e9ographique entre l\u2019Amazonie et le fleuve Plata. \u00c0 cette \u00e9poque, l\u2019id\u00e9e du peuple n\u2019\u00e9tait pas si homog\u00e8ne. Ce n\u2019est pas un hasard si les hommes qui ont conquis l\u2019ind\u00e9pendance et constitu\u00e9 l\u2019assise l\u00e9gale du pays \u00e9taient li\u00e9s aux sciences de la nature, \u00e0 la cartographie, etc. La question g\u00e9ographique a \u00e9t\u00e9 essentielle dans la cr\u00e9ation de l\u2019identit\u00e9 nationale \u00bb.<\/p>\n<p>Un exemple tr\u00e8s diff\u00e9rent d\u2019utilisation des ressources num\u00e9riques dans la recherche avec les cartes est en cours \u00e0 l\u2019Unicamp : il s\u2019agit de l\u2019\u00e9tude Cartes th\u00e9matiques de Santana et Bexiga, d\u00e9riv\u00e9 du projet Travailleurs au Br\u00e9sil : identit\u00e9s, droits et politique coordonn\u00e9 par le professeur Silvia Hunold Lara et financ\u00e9 par la FAPESP. L\u2019\u00e9tude se penche sur le quotidien des travailleurs urbains entre 1870 et 1930 (cf. www.unicamp.br\/cecult\/mapastematicas). D\u2019apr\u00e8s la chercheuse, il est possible de reconstituer le quotidien des habitants des quartiers, qui ne sont \u00ab pas dissoci\u00e9s de leur mode de travail et de leurs revendications pour des droits \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La mine des cartes","protected":false},"author":38,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1188],"tags":[],"coauthors":[137],"class_list":["post-118099","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-humanites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118099","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118099"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118099\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118099"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118099"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118099"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=118099"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}