{"id":118232,"date":"2013-05-16T16:03:36","date_gmt":"2013-05-16T19:03:36","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118232"},"modified":"2013-05-16T16:25:20","modified_gmt":"2013-05-16T19:25:20","slug":"chagas-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/chagas-6\/","title":{"rendered":"Chagas"},"content":{"rendered":"<p><em>Puli\u00e9 en septembre de 2009<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_118239\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118239\" alt=\"Chagas observe la petite fille Rita, \u00e0 Lassance, l\u2019un des premiers cas identifi\u00e9s de la maladie. Au fond, le wagon qui lui servait de logement et de laboratoire\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/chagas1-300x2171.jpg\" width=\"300\" height=\"217\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Funda\u00e7\u00e3o OS WALDO CRU Z - Casa de Oswaldo Cruz - DAD , imagem FOC (F)7-3<\/span>Chagas observe la petite fille Rita, \u00e0 Lassance, l\u2019un des premiers cas identifi\u00e9s de la maladie. Au fond, le wagon qui lui servait de logement et de laboratoire<span class=\"media-credits\">Funda\u00e7\u00e3o OS WALDO CRU Z - Casa de Oswaldo Cruz - DAD , imagem FOC (F)7-3<\/span><\/p><\/div>\n<p>Le m\u00e9decin Carlos Ribeiro Justiniano Chagas est arriv\u00e9 \u00e0 Lassance en juin 1907 avec la mission de vaincre une \u00e9pid\u00e9mie de paludisme qui avait interrompu les travaux de prolongement de la voie ferr\u00e9e Centrale du Br\u00e9sil, au Nord de l\u2019\u00e9tat de Minas Gerais. La r\u00e9gion \u00e9tait des plus pauvres, avec la majorit\u00e9 de la population habitant dans des maisons en argile et en bois. Pour ses s\u00e9jours sur place, le docteur Chagas utilisait comme logement un wagon, stationn\u00e9 sur une voie de manoeuvre de la gare, qui servait \u00e9galement de cabinet de consultation et de laboratoire. Int\u00e9ress\u00e9 tant par la prophylaxie que par les insectes et les parasites responsables de maladies, le m\u00e9decin collectait diverses esp\u00e8ces d\u2019animaux et faisait des recherches sur des patients qui, apparemment, pr\u00e9sentaient des sympt\u00f4mes qui n\u2019avaient rien \u00e0 voir avec le paludisme.<\/p>\n<p>Le 14 avril 1909, il publia une note dans le journal Brazil Medico pr\u00e9sentant le r\u00e9sultat de ses recherches et communicant la d\u00e9couverte d\u2019une nouvelle maladie, du parasite qui la provoque et de l\u2019insecte qui la transmet. La d\u00e9couverte est, depuis lors, consid\u00e9r\u00e9e comme un fait unique dans l\u2019histoire de la m\u00e9decine car elle a d\u00e9crit le cycle complet de la maladie (la maladie de Chagas) et a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement r\u00e9alis\u00e9e par une seule personne.<\/p>\n<p>Carlos Chagas, n\u00e9 \u00e0 Oliveira, dans l\u2019\u00e9tat de Minas Gerais, s\u2019est toujours int\u00e9ress\u00e9 au paludisme. Sa th\u00e8se de doctorat, soutenue sous la direction d\u2019Oswaldo Cruz, de l\u2019Institut S\u00e9roth\u00e9rapique de Manguinhos (actuel Institut Oswaldo Cruz) \u00e0 Rio, a port\u00e9 sur cette maladie. En 1905, une \u00e9pid\u00e9mie s\u2019est d\u00e9clar\u00e9e \u00e0 Itatinga, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo, et Oswaldo Cruz, qui dirigeait la Direction G\u00e9n\u00e9rale de Sant\u00e9 Publique, a fait appel \u00e0 Carlos Chagas pour combattre la maladie. \u00ab Ce fut la premi\u00e8re campagne antipaludique r\u00e9alis\u00e9e au Br\u00e9sil ayant pour base les connaissances acquises sur le r\u00f4le des moustiques en tant que vecteurs de la maladie \u00bb raconte Simone Petraglia Kropf, professeur et chercheur en histoire des sciences et de la sant\u00e9 de la Maison Oswaldo Cruz, de la Fiocruz.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1907, le jeune m\u00e9decin a \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau convoqu\u00e9, avec l\u2019entomologiste Arthur Neiva, pour combattre une \u00e9pid\u00e9mie dans la Baixada Fluminense (r\u00e9gion de l\u2019\u00e9tat de Rio de Janeiro). Et, en juin, il partit, avec le m\u00eame objectif, vers le Nord de Minas, accompagn\u00e9 du m\u00e9decin Belis\u00e1rio Penna, de la Direction G\u00e9n\u00e9rale de Sant\u00e9 Publique. Les deux fix\u00e8rent leur base de travail \u00e0 Lassance. Enthousiasm\u00e9 par l\u2019\u00e9tude des maladies tropicales, Carlos Chagas profitait du peu de temps de libre pour analyser le sang des esp\u00e8ces animales locales. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019un de ces examens qu\u2019il a identifi\u00e9, dans un sagouin, un nouveau protozoaire du genre Trypanosoma, qu\u2019il a baptis\u00e9 Trypanosoma minasense. L\u2019esp\u00e8ce n\u2019\u00e9tait pas pathog\u00e9nique.<\/p>\n<p>Le moustique h\u00e9matophage commun dans la r\u00e9gion a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 aux chercheurs par le chef des ing\u00e9nieurs de la voie ferr\u00e9e. Les nuits dans cette r\u00e9gion \u00e9tant relativement froides, la seule partie du corps qui reste d\u00e9couverte est le visage, piqu\u00e9 par l\u2019insecte. D\u2019o\u00f9 son surnom barbier, un moustique qui, pendant la journ\u00e9e, se cache dans les fentes des murs des maisons en argile et en bois et, le soir, sort pour se nourrir. Carlos Chagas s\u2019est mis \u00e0 diss\u00e9quer les barbiers car il connaissait l\u2019importance des insectes h\u00e9matophages dans la transmission de maladies parasitaires. Il y trouva un protozoaire qui pouvait aussi bien \u00eatre un parasite naturel de l\u2019insecte que la phase \u00e9volutive d\u2019un trypanosome capable de causer des maladies.<\/p>\n<div id=\"attachment_118241\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118241\" alt=\"La derni\u00e8re photo d\u2019Oswaldo Cruz (assis, au centre), entour\u00e9 par Adolfo Lutz (\u00e0 gauche) et Carlos Chagas (\u00e0 droite), en 1916\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/chagas2-300x1991.jpg\" width=\"300\" height=\"199\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">funda\u00e7\u00e3o OS WALDO CRU Z - Casa de Oswaldo Cruz - DAD , imagen FOC (VPCC -F) 4-11<\/span>La derni\u00e8re photo d\u2019Oswaldo Cruz (assis, au centre), entour\u00e9 par Adolfo Lutz (\u00e0 gauche) et Carlos Chagas (\u00e0 droite), en 1916<span class=\"media-credits\">funda\u00e7\u00e3o OS WALDO CRU Z - Casa de Oswaldo Cruz - DAD , imagen FOC (VPCC -F) 4-11<\/span><\/p><\/div>\n<p>N\u2019ayant pas, \u00e0 Lassance, un laboratoire bien \u00e9quip\u00e9, capable de confirmer ses soup\u00e7ons, il envoya quelques insectes pour des exp\u00e9rimentations \u00e0 Manguinhos. Oswaldo Cruz proc\u00e9da \u00e0 l\u2019infection exp\u00e9rimentale sur des animaux en laboratoire et informa Carlos Chagas qu\u2019il avait trouv\u00e9 des formes du trypanosome sur l\u2019un des animaux qui \u00e9tait tomb\u00e9 malade. Carlos Chagas rentra \u00e0 l\u2019institut et ses soup\u00e7ons furent confirm\u00e9s : le protozoaire \u00e9tait nouveau, avec une morphologie diff\u00e9rente de celle du T. Minasense. En hommage \u00e0 Oswaldo Cruz, le parasite a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 Trypanosoma cruzi.<\/p>\n<p>Il ne restait plus qu\u2019\u00e0 trouver les malades. Le Dr. Chagas rentra \u00e0 Lassance o\u00f9 il d\u00e9couvrit le trypanosome dans le sang d\u2019une fillette de 2 ans appel\u00e9e B\u00e9r\u00e9nice, qui \u00e9tait malade, avec de la fi\u00e8vre. Avec elle, le m\u00e9decin \u00e9tablit le premier cadre clinique de la maladie : an\u00e9mie aigu\u00eb, oed\u00e8mes g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s, gonflement des ganglions, entre autres. C\u2019est ce travail qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la note publi\u00e9e dans le Brazil Medico en avril et, ensuite, dans le Archiv f\u00fcr Schiff und Tropenhygiene, en Allemagne, et au Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 de Pathologie Exotique, en France. La d\u00e9couverte, baptis\u00e9e trypanosomiase am\u00e9ricaine par le Dr. Chagas, a eu un impact extraordinaire dans la vie scientifique, institutionnelle et politique du m\u00e9decin. Ceci lui a<br \/>\npermis, en 1910, d\u2019\u00eatre admis en tant que membre titulaire de l\u2019Acad\u00e9mie Nationale de M\u00e9decine (ANM) et de vaincre le concours au m\u00e9rite, pour devenir \u00ab chef de service \u00bb de Manguinhos. En 1912, il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 par le prix Schaudinn, de l\u2019Institut de M\u00e9decine Tropicale de Hambourg, en Allemagne. Tous les quatre ans le prix Schaudinn \u00e9tait d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 la plus importante contribution en protozoologie.<\/p>\n<p>Trois jours apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s d\u2019Oswaldo Cruz, en 1917, \u00e0 54 ans, Carlos Chagas a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 directeur de Manguinhos, poste qu\u2019il occuperait jusqu\u2019\u00e0 la fin de ses jours, en novembre 1934, \u00e0 56 ans. En 1918, avec la grippe espagnole se propageant au Br\u00e9sil, il organisa un service sp\u00e9cial de cr\u00e9ation d\u2019h\u00f4pitaux d\u2019urgence et lan\u00e7a un appel aux m\u00e9decins et \u00e9tudiants en m\u00e9decine pour qu\u2019ils secourent la population de Rio. Son r\u00f4le a \u00e9t\u00e9 un des facteurs qui le men\u00e8rent, en 1920, \u00e0 la direction du D\u00e9partement National de Sant\u00e9 Publique (DNSP).<\/p>\n<p>\u00ab Depuis 1909, quand il commen\u00e7a \u00e0 \u00e9tudier la maladie, le Dr. Chagas parlait d\u00e9j\u00e0 des mauvaises conditions sanitaires au Br\u00e9sil, et il continuerait \u00e0 en parler pour le reste de sa vie \u00bb, d\u00e9clare Simone Kropf, qui a r\u00e9cemment lanc\u00e9 le livre Doen\u00e7a de Chagas, doen\u00e7a do Brasil : ci\u00eancia, sa\u00fade e na\u00e7\u00e3o (1909-1962) [Maladie de Chagas, maladie du Br\u00e9sil : sciences, sant\u00e9 et nation (1909-1962)], aux \u00c9ditions Fiocruz. Le scientifique gardera son poste jusqu\u2019en 1926 et c\u2019est sous son administration que f\u00fbt \u00e9dit\u00e9 le vaste code sanitaire, qui modernisa la l\u00e9gislation sanitaire br\u00e9silienne et les actions de combat contre les \u00e9pid\u00e9mies rurales. \u00ab Notons aussi l\u2019importance de l\u2019installation de la premi\u00e8re \u00e9cole professionnelle d\u2019infirmerie du pays et l\u2019investissement dans la formation de m\u00e9decins sp\u00e9cialis\u00e9s en sant\u00e9 publique qui, apr\u00e8s le cours, avaient un emploi garanti dans le secteur \u00bb. En tant qu\u2019int\u00e9grant du Comit\u00e9 de Sant\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations, il sugg\u00e9ra, \u00e0 partir de 1922, la cr\u00e9ation du Centre International de L\u00e9prologie, inaugur\u00e9 en 1934, qui a fonctionn\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut Oswaldo Cruz jusqu\u2019en 1939. En 1925 il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 titulaire de la chaire de m\u00e9decine tropicale de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Rio de Janeiro pour savoir notoire.<\/p>\n<div id=\"attachment_118243\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118243\" alt=\"Au bord du Rio Negro: exp\u00e9dition en Amazonie en 1913 (le m\u00e9dicin porte une cravate)\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/chagas3-300x2191.jpg\" width=\"300\" height=\"219\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">funda\u00e7\u00e3o OS WALDO CRUz - Casa de Oswaldo Cruz \u2013 DAD - IOC (AC -E) 6-33.1-1<\/span>Au bord du Rio Negro: exp\u00e9dition en Amazonie en 1913 (le m\u00e9dicin porte une cravate)<span class=\"media-credits\">funda\u00e7\u00e3o OS WALDO CRUz - Casa de Oswaldo Cruz \u2013 DAD - IOC (AC -E) 6-33.1-1<\/span><\/p><\/div>\n<p>Si, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la production scientifique et la gestion de la sant\u00e9 publique de Carlos Chagas \u00e9taient applaudies, d\u2019un autre, les critiques ne manqu\u00e8rent pas. En 1919, le chercheur Henrique Arag\u00e3o sugg\u00e9ra que la maladie de Chagas n\u2019\u00e9tait pas si grave et r\u00e9pandue et que le nombre r\u00e9el d\u2019infect\u00e9s \u00e9tait limit\u00e9,<br \/>\ncontrairement \u00e0 ce qu\u2019affirmait son d\u00e9couvreur. En 1922, Afr\u00e2nio Peixoto, \u00e9crivain et professeur titulaire de la chaire d\u2019hygi\u00e8ne, d\u00e9clara en s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re de l\u2019ANM que personne ne connaissait ces malades et appela la maladie de \u00ab maladie de Lassance \u00bb. Offens\u00e9, Carlos Chagas demanda \u00e0 l\u2019acad\u00e9mie de constituer une commission pour \u00e9valuer ses \u00e9tudes. En 1923, le rapport final a \u00e9t\u00e9 favorable au scientifique de Manguinhos.<\/p>\n<p>De telles questions auraient pu causer moins de chagrin \u00e0 Carlos Chagas s\u2019il avait gagn\u00e9 le Prix Nobel de M\u00e9decine. En 1999, Mar\u00edlia Coutinho, qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e9tait \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Floride, Olival Freire Jr., de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Bahia et Jo\u00e3o Carlos Pinto Dias, du Centre de Recherches Ren\u00e9 Rachou, de Minas Gerais, ont publi\u00e9 un article racontant l\u2019histoire des candidatures au prix Nobel, m\u00e9connues au Br\u00e9sil. La premi\u00e8re candidature formelle a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9e en 1911 par la commission du prix Nobel, pour Piraj\u00e1 da Silva, scientifique qui s\u00e9journait en Europe. Cette candidature \u00e9tait valable pour le prix Nobel de 1913, quand f\u00fbt choisi le fran\u00e7ais Charles Richet. La seconde candidature officielle a eu lieu en 1920 pour la nomination de 1921 et a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par Manoel Augusto Hil\u00e1rio de Gouv\u00eaa, de l\u2019ANM. Bien que, dans ce domaine, il ait \u00e9t\u00e9 le seul scientifique indiqu\u00e9, Carlos Chagas a \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9, ce qui laissa vacant le Nobel de M\u00e9decine de 1921. Il y eu encore deux candidatures informelles, mais leurs d\u00e9tails n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s.<\/p>\n<p>On ne sait toujours pas pourquoi le br\u00e9silien a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9. \u00ab Chagas a eu du succ\u00e8s et a \u00e9t\u00e9 reconnu tr\u00e8s t\u00f4t, il a occup\u00e9 des postes dans l\u2019Administration qui \u00e9taient convoit\u00e9s par d\u2019autres personnes et cela a attir\u00e9 beaucoup d\u2019animosit\u00e9 \u00bb d\u00e9clare Jo\u00e3o Carlos Pinto Dias. Il y a toutefois l\u2019hypoth\u00e8se, non v\u00e9rifi\u00e9e, que la commission du Nobel aurait consult\u00e9 des adversaires du scientifique et aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9conseill\u00e9e de le r\u00e9compenser. Walter Colli, biochimique de\u00a0 l\u2019Institut de Chimie de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo et chercheur de la maladie de Chagas, est d\u2019avis qu\u2019il n\u2019y a pas de doute quant au m\u00e9rite. \u00ab J\u2019ai la conviction qu\u2019il ne l\u2019a pas gagn\u00e9 car le Br\u00e9sil est un pays \u00e0 l\u2019\u00e9cart. Cela aurait \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rent si le m\u00eame travail avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 aux \u00c9tats-Unis ou en Europe \u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p>\u00ab Quand j\u2019ai pr\u00e9sent\u00e9 notre article \u00e0 Manguinhos, en 1999, le plus int\u00e9ressant a \u00e9t\u00e9 la surprise et l\u2019\u00e9motion de Carlos Chagas Filho, son fils, \u00e2g\u00e9 de 89 ans, et d\u2019autres chercheurs tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s qui ne savaient absolument rien sur les candidatures \u00bb, d\u00e9clare Mar\u00edlia Coutinho. Elle raconte que, quand elle termina de parler, elle eut l\u2019impression contraire \u00e0 celle de la perte du prix. \u00ab Il semblait que Carlos Chagas avait gagn\u00e9 le Nobel, de part la joie de ces messieurs \u00bb.<\/p>\n<p><em>Articles scientifiques<\/em><br \/>\nTous les travaux de Carlos Chagas sont disponibles sur le<br \/>\nsite http:\/\/carloschagas.ibict.br\/<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Chagas","protected":false},"author":15,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1189],"tags":[],"coauthors":[104],"class_list":["post-118232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-memoire"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118232"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118232\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118232"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=118232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}