{"id":118362,"date":"2013-05-20T15:13:04","date_gmt":"2013-05-20T18:13:04","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118362"},"modified":"2013-05-20T15:15:25","modified_gmt":"2013-05-20T18:15:25","slug":"la-construction-du-reseau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-construction-du-reseau\/","title":{"rendered":"La construction du r\u00e9seau"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en mars 2010<\/em><\/p>\n<p>Alors que plusieurs nations ont r\u00e9ussi \u00e0 augmenter leur production scientifique r\u00e9alis\u00e9e en collaboration avec des chercheurs internationaux, les articles \u00e9crits conjointement par des chercheurs br\u00e9siliens et \u00e9trangers ne d\u00e9passent pas les 30 % et croissent \u00e0 un rythme inf\u00e9rieur \u00e0 celui des collaborations internes, c\u2019est-\u00e0-dire les articles de scientifiques de m\u00eame nationalit\u00e9. C\u2019est ce qui ressort notamment d\u2019une th\u00e8se de doctorat sur les r\u00e9seaux de collaboration scientifique du Br\u00e9sil, soutenue en 2009 par Samile Vanz, chercheur et professeur de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale du Rio Grande do Sul (UFRGS), sous la direction d\u2019Ida Stumps. Samile Vanz a analys\u00e9 49 046 articles br\u00e9siliens publi\u00e9s entre 2004 et 2006 dans des revues index\u00e9es dans la base de donn\u00e9es Web of Science de l\u2019entreprise Thomson Reuters, et constat\u00e9 que plus de 95 % des travaux se basaient sur un type de collaboration. Les partenariats entre chercheurs br\u00e9siliens repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de deux tiers des articles, avec un d\u00e9veloppement stable et tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement en hausse au cours des ann\u00e9es : de 69,2 % du total en 2004 \u00e0 70,1 % en 2006. Quant au niveau de collaborations internationales, il a pr\u00e9sent\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re oscillation n\u00e9gative.<\/p>\n<p>Le nombre d\u2019articles br\u00e9siliens sign\u00e9s par au moins un auteur \u00e9tranger constituait 30,8 % du total en 2004, 30,1 % en 2005 et 30 % en 2006. Cette stabilit\u00e9 a attir\u00e9 l\u2019attention de Vanz dans la mesure o\u00f9 elle appara\u00eet \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 les taux annuels de la production scientifique br\u00e9silienne ont atteint les 8 % (actuellement, elle repr\u00e9sente 2 % de la production mondiale et 45 % de la production latinoam\u00e9ricaine) et o\u00f9 des politiques ont \u00e9t\u00e9 mises en place pour amplifier l\u2019insertion internationale ; au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, la Coordination pour le Perfectionnement du Personnel de l\u2019Enseignement Sup\u00e9rieur (Capes) a commenc\u00e9 \u00e0 n\u2019attribuer les notes maximales (6 et 7) qu\u2019aux programmes de 3e cycle qui maintenaient des collaborations internationales. \u00ab Le travail en collaboration cro\u00eet au Br\u00e9sil et il est responsable de la quasi-totalit\u00e9 de la production scientifique index\u00e9e, mais les partenariats internationaux oscillent sans parvenir \u00e0 progresser \u00bb, observe Samile Vanz.<\/p>\n<p>La quantit\u00e9 d\u2019articles \u00e9crits par plusieurs chercheurs est utilis\u00e9e comme indication de la collaboration scientifique entre pays, institutions et chercheurs, ou entre secteurs (universit\u00e9, gouvernement et entreprises priv\u00e9es). M\u00eame s\u2019il existe d\u2019autres voies que la publication d\u2019articles pour \u00e9largir l\u2019insertion internationale de la recherche \u2013 \u00e0 l\u2019exemple des \u00e9changes d\u2019\u00e9tudiants de 3e cycle et des participations \u00e0 des congr\u00e8s et des r\u00e9unions de travail \u2013, l\u2019importance pour la recherche br\u00e9silienne d\u2019articles sign\u00e9s par plusieurs a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9e dans diverses \u00e9tudes. L\u2019une d\u2019elles a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2006 par Abel Packer et Rog\u00e9rio Meneghini, du Centre Latino-am\u00e9ricain et des Cara\u00efbes d\u2019Information en Sciences de la Sant\u00e9 (Bireme). En analysant les articles br\u00e9siliens cit\u00e9s plus de cent fois dans la base Web of Science entre 1994 et 2003, les auteurs ont constat\u00e9 que 84,3 % d\u2019entre eux \u00e9taient le fruit de partenariats avec d\u2019autres pays. Une autre \u00e9tude de Rog\u00e9rio Meneghini publi\u00e9e en 1996 avait montr\u00e9 que les articles r\u00e9sultant de collaborations internationales \u00e9taient, en moyenne, quatre fois plus cit\u00e9s que les travaux issus de collaborations nationales, et que ces derniers avaient \u00e0 leur tour un impact de 60 % sup\u00e9rieur \u00e0 ceux \u00e9crits par un seul auteur. D\u2019apr\u00e8s Vanz, \u00ab le Br\u00e9sil a besoin de se battre pour que sa recherche s\u2019ins\u00e8re davantage sur la sc\u00e8ne internationale, parce que cela donnera plus de visibilit\u00e9 \u00e0 sa production et signifiera l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des ressources et \u00e0 des \u00e9quipements qui ne sont pas disponibles quand la recherche est faite de mani\u00e8re isol\u00e9e \u00bb. Pour mener \u00e0 bien son travail, Vanz a pu compter sur la collaboration d\u2019un groupe chinois sp\u00e9cialis\u00e9 en bibliom\u00e9trie \u2013 elle a suivi un stage de doctorat d\u2019un an dans un laboratoire de l\u2019Universit\u00e9 Technologique de Dalian, o\u00f9 elle a appris les techniques de traitement et analyse de donn\u00e9es utilis\u00e9es dans sa th\u00e8se.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature justifie le travail en collaboration pour plusieurs facteurs : le besoin de diviser les d\u00e9penses d\u2019\u00e9quipements, de mener des \u00e9tudes interdisciplinaires avec des chercheurs d\u2019autres champs de connaissance ; la possibilit\u00e9 d\u2019acc\u00e9der plus facilement \u00e0 des financements ; le d\u00e9sir d\u2019\u00e9tendre son bagage universitaire, de conna\u00eetre de nouvelles m\u00e9thodologies et de d\u00e9velopper des comp\u00e9tences gr\u00e2ce aux contacts avec des chercheurs plus exp\u00e9riment\u00e9s, entre autres. L\u2019av\u00e8nement d\u2019Internet et des r\u00e9seaux sans fil a facilit\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux chercheurs s\u00e9par\u00e9s par de grandes distances. D\u2019apr\u00e8s l\u2019auteur de la th\u00e8se, les motivations pour la collaboration ne sont pas les m\u00eames dans tous les domaines de connaissance. Dans le champ des math\u00e9matiques, qui est une discipline th\u00e9orique, les partenariats tendent \u00e0 r\u00e9sulter de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9changer des id\u00e9es et de d\u00e9battre sur des probl\u00e8mes. En physique par contre, la collaboration est fortement marqu\u00e9e par le besoin de partager des \u00e9quipements co\u00fbteux, comme les acc\u00e9l\u00e9rateurs de particules.<\/p>\n<p>Les pr\u00e8s de 30 % de collaborations obtenus par le Br\u00e9sil sont loin d\u2019\u00eatre une donn\u00e9e ordinaire. Pour Jacqueline Lata, professeur de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro et membre du jury de soutenance de la th\u00e8se de Samile Vanz, \u00ab la stabilit\u00e9 de ces num\u00e9ros montre que le pays poss\u00e8de une communaut\u00e9 scientifique consolid\u00e9e, avec des groupes importants dans plusieurs domaines qui parviennent \u00e0 avancer seuls. [\u2026] Une des explications possibles est que la communaut\u00e9 scientifique formelle, celle qui r\u00e9alise des partenariats, est relativement stabilis\u00e9e. Ce n\u2019est pas le nombre de chercheurs qui est en augmentation, mais le nombre d\u2019\u00e9tudiants de 3e cycle, pour qui produire en collaboration est une t\u00e2che plus difficile \u00bb. Toujours selon la professeur, les petits pays tendent \u00e0 avoir des taux de collaboration plus \u00e9lev\u00e9s, ce qui refl\u00e8te une d\u00e9pendance de leur communaut\u00e9 scientifique. Les 30 % du Br\u00e9sil sont sup\u00e9rieurs aux pr\u00e8s de 25 % obtenus par les \u00c9tats-Unis, responsables de plus d\u2019un tiers de toute la production scientifique de la plan\u00e8te. Mais les r\u00e9sultats br\u00e9siliens se situent en de\u00e7\u00e0 d\u2019autres pays latino-am\u00e9ricains tels que le Chili, l\u2019Argentine et le Mexique. L\u2019Europe est en train d\u2019augmenter ses taux de collaboration. Ils atteignent 50 % de la production, soit le double d\u2019il y a vingt ans, et ont \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9s par des politiques de l\u2019Union Europ\u00e9enne pr\u00f4nant le rapprochement des scientifiques de leurs pays membres. Si le niveau europ\u00e9en est deux fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui de pays comme les \u00c9tats-Unis et le Japon, ce dernier est cependant aussi en augmentation \u2013 signe d\u2019une internationalisation croissante de la recherche.<\/p>\n<p>Professeur du D\u00e9partement de Politique Scientifique et Technologique de l\u2019Universit\u00e9 de Campinas (Unicamp) Lea Velho estime pour sa part qu\u2019il est difficile d\u2019\u00e9valuer la signification des 30 % : \u00ab Il n\u2019existe pas encore de th\u00e9orie bien d\u00e9finie capable d\u2019interpr\u00e9ter des donn\u00e9es de ce genre \u00bb. Mais elle affirme que cela peut \u00eatre utile pour analyser les motifs qui ont conduit le Br\u00e9sil \u00e0 ne pas r\u00e9ussir \u00e0 augmenter ces indicateurs : \u00ab Notre communaut\u00e9 scientifique n\u2019est pas suffisamment stimul\u00e9e pour \u00e9tablir plus de liens avec l\u2019\u00e9tranger. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on a cess\u00e9 d\u2019envoyer des \u00e9tudiants de doctorat \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, ce qui \u00e9tait une source potentielle de collaborations futures, et on a commenc\u00e9 \u00e0 privil\u00e9gier les stages de doctorat (bourses sandwich) et les post-doctorats \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, qui ne g\u00e9n\u00e8rent pas des liens aussi forts. De l\u2019autre, nous disposons d\u2019un syst\u00e8me de financement qui offre des opportunit\u00e9s chaque fois plus grandes de bourses et de ressources pour des projets r\u00e9alis\u00e9s ici au Br\u00e9sil. C\u2019est tr\u00e8s diff\u00e9rent de ce qui se passe dans d\u2019autres pays, o\u00f9 la participation \u00e0 des r\u00e9seaux internationaux et la dispute pour des ressources de l\u2019ext\u00e9rieur sont essentielles au chercheur pour qu\u2019il puisse continuer \u00e0 travailler \u00bb. Dans les pays europ\u00e9ens, le chercheur doit imp\u00e9rativement r\u00e9ussir \u00e0 obtenir des ressources des programmes- cadre de l\u2019Union Europ\u00e9enne, bas\u00e9s dans des r\u00e9seaux. Et Lea Velho d\u2019ajouter : \u00ab Les universit\u00e9s europ\u00e9ennes en viennent \u00e0 engager des personnes pour pr\u00e9parer la pr\u00e9sentation des projets, tant elle est importante. Ici au Br\u00e9sil ce type de stimulation pour les partenariats n\u2019existe pas \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019internationalisation de la recherche br\u00e9silienne est un topique important de la strat\u00e9gie de la FAPESP, qui poss\u00e8de des accords avec des agences, des entreprises et\/ou des institutions scientifiques d\u2019Allemagne, du Canada, des \u00c9tats-Unis, de France, du Mexique, du Portugal, du Royaume-Uni et de la Suisse. Un exemple est l\u2019accord de coop\u00e9ration sign\u00e9 en 2004 avec le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) de France, destin\u00e9 \u00e0 encourager l\u2019\u00e9change de scientifiques et la r\u00e9alisation de projets impliquant des chercheurs des institutions de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo et leurs coll\u00e8gues fran\u00e7ais. L\u2019accord a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 lieu \u00e0 quatre appels \u00e0 propositions et \u00e0 27 projets. Sur un mode similaire, la FAPESP poss\u00e8de un accord avec le Deutsche Forschungs- gemeinschaft (DFG), principale agence de soutien \u00e0 la recherche allemande. En 2009, elle a \u00e9tabli un pont avec la recherche britannique en signant des accords de coop\u00e9ration avec les Conseils de Recherche du Royaume- Uni (RCUK) et le King\u2019s College London \u2013 qui est devenu la premi\u00e8re universit\u00e9 britannique partenaire de la FAPESP. De tels accords vont entra\u00eener d\u2019autres appels \u00e0 propositions. La strat\u00e9gie d\u2019internationalisation de la FAPESP vise \u00e9galement \u00e0 faire venir des scientifiques \u00e9trangers. Dans ce sens, des opportunit\u00e9s de bourses de post-doctorat sont offertes dans des annonces mensuelles publi\u00e9es dans la revue Nature, ainsi que sur le site Internet de la Fondation, en portugais et en anglais. De grandes initiatives de la FAPESP, comme les programmes Biota (\u00e9tude de la biodiversit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo), Bioen (recherche en bio\u00e9nergie) et le programme de recherche sur les changements climatiques mondiaux, promeuvent des r\u00e9unions de travail et des s\u00e9minaires avec la participation de chercheurs \u00e9trangers, et ce afin de stimuler la participation des chercheurs de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo dans des r\u00e9seaux internationaux et de les maintenir en contact avec l\u2019\u00e9tat de l\u2019art mondial dans leurs champs de connaissance.<\/p>\n<p>L\u2019un des objectifs du travail de Samile Vanz fut d\u2019actualiser l\u2019\u00e9tude sur les articles \u00e9crits \u00e0 plusieurs, qui avait d\u00e9j\u00e0 fait l\u2019objet de recherches ant\u00e9rieures. \u00c0 titre d\u2019exemple, l\u2019article publi\u00e9 en 2006 dans la revue Scientometrics par le Hongrois Wolfgang Gl\u00e4nzel, la Br\u00e9silienne Jacqueline Leta et le Belge Bart Thijs ; en \u00e9tablissant un panorama de la science br\u00e9silienne dans la base de donn\u00e9es ISI entre 1999 et 2003, les auteurs montrent que le Br\u00e9sil poss\u00e9dait le plus faible taux de publications avec au moins un partenaire international en comparaison \u00e0 d\u2019autres pays latino-am\u00e9ricains comme l\u2019Argentine, le Chili, le Mexique et le Venezuela. Dix ans auparavant, Jacqueline Leta et Hernan Chaimovich avaient analys\u00e9 la production scientifique br\u00e9silienne entre 1981 et 1990, et observ\u00e9 une augmentation des collaborations internationales de 21,6 \u00e0 26,7 % pendant cette p\u00e9riode. Toutefois, ce pourcentage s\u2019est stabilis\u00e9 \u00e0 partir de 1993, s\u2019\u00e9loignant ainsi de l\u2019\u00e9volution de la production scientifique.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s la th\u00e8se de Samile Vanz, les domaines o\u00f9 les partenariats sont plus \u00e9lev\u00e9s sont les g\u00e9osciences, avec plus de 50 % d\u2019articles \u00e9crits avec des collaborateurs internationaux, et les math\u00e9matiques et la physique, avec pr\u00e8s de 40 % pour chacune d\u2019elles. Les \u00c9tats-Unis sont les premiers partenaires des chercheurs br\u00e9siliens (22 %), suivis de la France (8,2 %), de l\u2019Allemagne et de la Grande-Bretagne (7,3 %), de l\u2019Italie (4,3 %), du Canada (4 %), del\u2019Espagne et de l\u2019Argentine (3,8 %). Dans l\u2019analyse relativis\u00e9e des donn\u00e9es, qui tient compte de la comparaison entre les articles \u00e9crits en collaboration et la production totale des pays, les principaux partenaires du Br\u00e9sil sont par contre les \u00c9tats-Unis et l\u2019Argentine. Les collaborations avec les \u00c9tats-Unis se concentrent dans des domaines tels que la m\u00e9decine clinique et exp\u00e9rimentale, la biologie et les biosciences. Dans le cas de la France, les domaines prioritaires sont la physique et la chimie. Les collaborations avec le Chili portent surtout sur les g\u00e9osciences et les sciences spatiales (15,7 % du total), probablement d\u00fb \u00e0 la participation br\u00e9silienne \u00e0 des consortiums responsables de la construction de grands t\u00e9lescopes sur le territoire chilien.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la stabilit\u00e9 sur le plan international, les faits indiquent que le travail en r\u00e9seau est en augmentation au Br\u00e9sil. Les donn\u00e9es de la th\u00e8se montrent que la moyenne d\u2019auteurs dans les articles br\u00e9siliens est arriv\u00e9e \u00e0 6,3, bien plus que la moyenne mondiale qui \u00e9tait de 4,16 dans les ann\u00e9es 2000. Et la tendance observ\u00e9e est la croissance : la moyenne \u00e9tait de 5,9 auteurs en 2004, 6,4 en 2005 et 6,5 en 2006. Du point de vue de Vanz, cela peut s\u2019expliquer par l\u2019adh\u00e9sion de la communaut\u00e9 scientifique br\u00e9silienne au travail en coop\u00e9ration, mais aussi \u00eatre une r\u00e9ponse des chercheurs \u00e0 l\u2019exigence de publier davantage \u2013 le partage plus \u00e9lev\u00e9 de l\u2019\u00e9criture d\u2019articles r\u00e9pondrait \u00e0 cette demande.<\/p>\n<p>L\u2019analyse du canevas de collaborations internes des 16 institutions br\u00e9siliennes dont la production scientifique est la plus \u00e9lev\u00e9e a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la formation de plusieurs r\u00e9seaux r\u00e9gionaux. Les institutions de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo comme l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP, la plus productive de toutes), l\u2019Universit\u00e9 de Campinas (Unicamp) et l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo (Unesp) forment clairement un r\u00e9seau. L\u2019USP a par exemple produit 1157 articles en partenariat avec l\u2019Unicamp et 1291 avec l\u2019Unesp. L\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp) est une exception dans la mesure o\u00f9 elle appara\u00eet plus isol\u00e9e, m\u00eame si elle partage 730 articles avec l\u2019USP. Samile Vanz attribue la performance de ces institutions aux investissements r\u00e9alis\u00e9s en science dans l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo. Dans la r\u00e9gion sud du pays, l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale du Rio Grande do Sul (UFRGS) tend \u00e0 s\u2019isoler tandis que les universit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales de Santa Catarina (UFSC) et du Paran\u00e1 (UFPR) forment un groupe qui collabore avec l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Carlos (UFSCar), dans la province de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo. Un autre groupe de partenaires est form\u00e9 des universit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales des \u00e9tats de Rio de Janeiro (UFRJ), Minas Gerais (UFMG) et de la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz). Dans le Nord-Est, il y a de fr\u00e9quentes collaborations entre les universit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales des \u00e9tats du Cear\u00e1 (UFCE) et du Pernambuco (UFPE). Vanz pr\u00e9vient qu\u2019il faudra recueillir des s\u00e9ries de donn\u00e9es plus larges pour tirer des conclusions plus approfondies. Elle s\u2019est engag\u00e9e dans cette t\u00e2che et continuera \u00e0 analyser les donn\u00e9es sur la coop\u00e9ration la plus r\u00e9cente dans la recherche br\u00e9silienne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La construction du r\u00e9seau","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[98],"class_list":["post-118362","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique-st"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118362","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118362"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118362\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118362"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118362"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118362"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=118362"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}