{"id":118601,"date":"2013-05-22T12:53:46","date_gmt":"2013-05-22T18:53:46","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118601"},"modified":"2014-09-20T02:44:13","modified_gmt":"2014-09-20T05:44:13","slug":"cap-sur-les-etoiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/cap-sur-les-etoiles\/","title":{"rendered":"Cap sur les \u00e9toiles"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en mars 2010<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_118624\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118624\" alt=\"Le blanc et l\u2019argent: l\u2019\u00e9difice \u00e9l\u00e9gant du Soar et son voisin Gemini Sul, au fond\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4071img1.jpg\" width=\"290\" height=\"252\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">RICARDO ZORZETTO<\/span>Le blanc et l\u2019argent: l\u2019\u00e9difice \u00e9l\u00e9gant du Soar et son<br \/>voisin Gemini<br \/>Sul, au fond<span class=\"media-credits\">RICARDO ZORZETTO<\/span><\/p><\/div>\n<p>Le physicien Ant\u00f4nio C\u00e9sar de Oliveira a \u00e0 peine vu la lumi\u00e8re du jour durant la derni\u00e8re semaine de janvier. Il a travaill\u00e9 durant 5 jours d\u2019affil\u00e9 dans une salle sans fen\u00eatres avec l\u2019astronome Fl\u00e1vio Ribeiro et l\u2019ing\u00e9nieur m\u00e9canicien Fernando Santoro au sommet d\u2019une montagne pierreuse et sans v\u00e9g\u00e9tation des Andes chiliennes. Ils quittaient leur dortoir le matin et suivaient une piste \u00e9troite et poussi\u00e9reuse de trois kilom\u00e8tres pour ne revenir que tard dans la nuit, quand d\u2019innombrables \u00e9toiles illuminaient le ciel. Il n\u2019y avait que peu de temps et beaucoup de choses \u00e0 faire. Avec le concours des techniciens chiliens, ils ont connect\u00e9 l\u2019\u00e9quipement astronomique le plus complexe fabriqu\u00e9 au Br\u00e9sil, au t\u00e9lescope de l\u2019Observatoire Austral de Recherche Astrophysique (Soar), situ\u00e9 pr\u00e8s de la ville de Vicu\u00f1a, au nord du Chili. Cet \u00e9quipement a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un cofinancement br\u00e9silien et nord-am\u00e9ricain. L\u2019\u00e9quipement que les br\u00e9siliens ont install\u00e9 \u00e0 la fin du mois de janvier est compos\u00e9 de 3 mille pi\u00e8ces et p\u00e8se environ une demitonne. Il s\u2019agit d\u2019un spectrographe qui d\u00e9compose la lumi\u00e8re en diff\u00e9rentes couleurs (spectres), certaines invisibles \u00e0 l\u2019oeil nu comme l\u2019ultraviolet et l\u2019infrarouge. Dans cet appareil, la lumi\u00e8re des astres proches ou distants explose en une multitude de couleurs iris\u00e9es proportionnelles \u00e0 la composition chimique de l\u2019objet observ\u00e9.<\/p>\n<p>Cet appareil, unique en son genre de part ses innovations technologiques, est arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019observatoire de Cerro Pach\u00f3n le 10 d\u00e9cembre apr\u00e8s avoir voyag\u00e9, durant trois mille cinq cent kilom\u00e8tres, par voies a\u00e9rienne et maritime depuis son d\u00e9part des ateliers du Laboratoire National d\u2019Astrophysique (LNA) \u00e0 Itajub\u00e1, dans l\u2019\u00e9tat de Minas G\u00e9rais. L\u2019une des caract\u00e9ristiques de ce Spectrographe de Champ Int\u00e9gral du Soar (Sifs) est de pouvoir fractionner l\u2019image d\u2019un objet c\u00e9leste en 1 300 parties \u00e9gales et d\u2019enregistrer en m\u00eame temps la totalit\u00e9 de leurs spectres. Dans quelques mois, quand le Sifs exploitera son plein potentiel, il permettra, par exemple, d\u2019\u00e9valuer la composition chimique de 1 300 points d\u2019une galaxie en quelques minutes et en une seule fois, contrairement aux op\u00e9rations habituelles qui jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent demandaient des centaines de mesures distinctes.<\/p>\n<p>\u00ab Pour les astronomes, cela repr\u00e9sente beaucoup d\u2019informations \u00bb, explique le physicien Clemens Gneiding durant l\u2019\u00e9tape finale du montage du Sifs dans les laboratoires du LNA, au mois d\u2019octobre, et avant d\u2019embarquer pour le Chili. Ce spectrographe a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement projet\u00e9 pour obtenir une tr\u00e8s haute d\u00e9finition spatiale. \u00ab Il peut distinguer des objets tr\u00e8s proches dans le ciel, s\u00e9par\u00e9s par une seconde d\u2019arc (unit\u00e9 de mesure de l\u2019angle) \u00bb, d\u00e9clare-t-il. Concr\u00e8tement, cela correspond \u00e0 la taille d\u2019un ballon de football vu \u00e0 50 kilom\u00e8tres, chose incroyablement petite.<\/p>\n<p>Dans l\u2019apr\u00e8s-midi du 28 janvier, l\u2019\u00e9quipe br\u00e9silienne s\u2019activait et courait d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l\u2019autre dans l\u2019\u00e9difice blanc flambant neuf du Soar qui peut \u00eatre vu de loin par les passagers de certains vols qui se posent dans la r\u00e9gion Ils \u00e9taient en train de terminer la connexion du Sifs avant que la semaine ne s\u2019ach\u00e8ve. \u00abUne semaine, c\u2019est tr\u00e8s peu pour terminer l\u2019installation et faire les r\u00e9glages n\u00e9cessaires \u00bb, d\u00e9clare Fernando Santoro, responsable de la partie m\u00e9canique du projet.<\/p>\n<p>\u00ab Le plus compliqu\u00e9 est d\u2019installer le c\u00e2ble avec les fibres optiques qui unissent les deux parties du spectrographe \u00bb, d\u00e9clarait Ant\u00f4nio C\u00e9sar de Oliveira, alors qu\u2019il \u00e9valuait la meilleure mani\u00e8re d\u2019installer sur la base du t\u00e9lescope le tube flexible de huit centim\u00e8tres de diam\u00e8tre et de 14 m\u00e8tres de long contenant les fibres de verre hyperfines (la moiti\u00e9 d\u2019un fil de cheveu) qui doivent conduire la lumi\u00e8re du premier au deuxi\u00e8me module de l\u2019\u00e9quipement. \u00ab Nous devons \u00eatre prudents car ces fibres vont se d\u00e9placer de quelques centim\u00e8tres pour suivre les mouvements du t\u00e9lescope et elles ne doivent pas subir de tensions \u00bb, explique le physicien sp\u00e9cialiste en optique et coordonnateur du Laboratoire de Fibres Optiques du LNA. Sous une forte traction, les fibres peuvent se rompre et rendre aveugle le spectrographe de 1,8 millions de dollars US financ\u00e9 par la FAPESP.<\/p>\n<p>Quand le Sifs est en fonctionnement, la lumi\u00e8re recueillie par le miroir de 4,1 m\u00e8tres de diam\u00e8tre du Soar se concentre dans un module pr\u00e9-optique du spectrographe, il s\u2019agit d\u2019une caisse noire rectangulaire de la taille d\u2019une unit\u00e9 centrale d\u2019ordinateur, accoupl\u00e9e \u00e0 la base du t\u00e9lescope. Dans ce module, une ensemble de lentilles amplifie de 10 \u00e0 20 fois l\u2019intensit\u00e9 de la lumi\u00e8re et la projette sur les 1 300 micro-lentilles qui, \u00e0 leur tour, comme des fils \u00e9lectriques, la conduis jusqu\u2019au second et plus important module de l\u2019\u00e9quipement appel\u00e9 spectrographe banc et situ\u00e9 deux m\u00e8tres plus bas dans la tour de sustentation du t\u00e9lescope. C\u2019est l\u00e0 que 18 lentilles (certaines pouvant pivoter jusqu\u2019\u00e0 130 degr\u00e9s avec une pr\u00e9cision d\u2019un milli\u00e8me de millim\u00e8tre), dispersent, alignent ou font converger les faisceaux lumineux jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils atteignent le capteur qui les enregistrera.<\/p>\n<p>Le choix de fibres optiques si fines et si d\u00e9licates a \u00e9t\u00e9 un pari risqu\u00e9 pour les chercheurs br\u00e9siliens. Le noyau des fibres o\u00f9 passe la lumi\u00e8re n\u2019a que 50 microm\u00e8tres d\u2019\u00e9paisseur (un milli\u00e8me de millim\u00e8tre). Plusieurs groupes de recherches affirmaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque que des fibres de moins de 100 microm\u00e8tres provoqueraient la perte d\u2019une bonne partie de la lumi\u00e8re qui devait arriver au deuxi\u00e8me module du spectroscope. En se basant sur les r\u00e9sultats obtenus par un \u00e9quipement construit en Australie, l\u2019\u00e9quipe a d\u00e9cid\u00e9 de tester des fibres plus fines. Mais le risque a \u00e9t\u00e9 bien calcul\u00e9. Avant d\u2019investir autant d\u2019effort et d\u2019argent dans l\u2019\u00e9quipement, ils ont construit, en collaboration avec les australiens, une version r\u00e9duite du spectrographe qui fonctionne tr\u00e8s bien depuis 2 ans au t\u00e9lescope de l\u2019Observatoire du Pico dos Dias, \u00e0 Bras\u00f3polis, ville de l\u2019\u00e9tat de Minas Gerais, voisine d\u2019Itajub\u00e1.<\/p>\n<p>De nombreuses raisons justifiaient de telles innovations et l\u2019une d\u2019entre elles \u00e9tait \u00e9conomique. Plus le diam\u00e8tre des fibres est petit, plus elles peuvent s\u2019aligner entre elles avec pr\u00e9cision \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du deuxi\u00e8me module de l\u2019\u00e9quipement. Cela permet \u00e9galement de r\u00e9duire la taille des lentilles et des autres composants optiques dont le prix augmente en fonction de la taille. \u00ab L\u2019utilisation de fibres deux fois plus \u00e9paisses doublerait la taille du spectrographe \u00bb, d\u00e9clare l\u2019astronome Jacques L\u00e9pine, de l\u2019Institut d\u2019Astronomie, de G\u00e9ophysique et de Sciences Atmosph\u00e9riques de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (IAG-USP), premier coordonnateur du projet qui a d\u00e9velopp\u00e9 le Sifs en partenariat avec Gneiding, du LNA. Dans le cas du spectrographe, le fait de doubler la taille du deuxi\u00e8me module (un octogone de 70 centim\u00e8tres de haut et de 2,4 m\u00e8tres pour sa partie la plus large) lui donnerait pratiquement la taille d\u2019une personne et la largeur d\u2019une pi\u00e8ce comme une chambre.<\/p>\n<p>La lumi\u00e8re t\u00e9nue des \u00e9toiles, des galaxies ou des plan\u00e8tes est d\u00e9vi\u00e9e, r\u00e9fl\u00e9chie et perd son intensit\u00e9 le long des 15 m\u00e8tres s\u00e9parant l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 du t\u00e9lescope, du capteur du spectrographe. La diminution d\u2019intensit\u00e9 r\u00e9duit la d\u00e9finition du spectre. Les chercheurs ont r\u00e9duit cette perte de lumi\u00e8re en utilisant des miroirs ayant une plus grande capacit\u00e9 de r\u00e9flexion et des lentilles antireflets. Ils ont ainsi r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer 80% \u00e0 85% de la lumi\u00e8re capt\u00e9e par le t\u00e9lescope et destin\u00e9e au capteur du Sifs.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9tude depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie, le Sifs fera partie de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration d\u2019\u00e9quipements du Soar qui sera conclue en 2011, avec l\u2019installation du quatri\u00e8me et dernier \u00e9quipement que le Br\u00e9sil s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 fournir. \u00ab Lors de la cr\u00e9ation du consortium qui g\u00e8re le t\u00e9lescope, le Br\u00e9sil a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de fabriquer ces \u00e9quipements \u00bb, d\u00e9clare Beatriz Barbuy, astrophysicienne de l\u2019IAG-USP et coordonnatrice du projet Th\u00e9matique qui a financ\u00e9 la construction du spectrographe.<\/p>\n<div id=\"attachment_118625\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118625\" alt=\"Fils de lumi\u00e8re: 1 300 fibres connectent le t\u00e9lescope au spectrographe Sifs\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4071img2.jpg\" width=\"290\" height=\"231\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">RICARDO ZORZETTO<\/span>Fils de lumi\u00e8re: 1 300 fibres connectent le t\u00e9lescope au spectrographe Sifs<span class=\"media-credits\">RICARDO ZORZETTO<\/span><\/p><\/div>\n<p>Ce projet a n\u00e9cessit\u00e9 10 ans de travail, allant de la conception \u00e0 l\u2019installation de l\u2019\u00e9quipement, utilisant la main d\u2019oeuvre et la connaissance d\u2019environ 20 chercheurs et techniciens hautement sp\u00e9cialis\u00e9s. L\u2019ex\u00e9cution du projet s\u2019est \u00e9galement appuy\u00e9e sur un partenariat inhabituel au Br\u00e9sil et r\u00e9alis\u00e9 entre universit\u00e9s, instituts de recherche et entreprises priv\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Au Br\u00e9sil, il n\u2019y avait pas de culture et d\u2019expertise pour produire des \u00e9quipements de cette importance \u00bb, commente Keith Taylor, astrophysicien anglais qui a coordonn\u00e9 le groupe d\u2019optique de l\u2019Observatoire Anglo-australien en Australie, et qui, depuis 2 ans, g\u00e8re le d\u00e9veloppement des instruments du Soar.<\/p>\n<p>Le Sifs aurait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9e plus rapidement si le pays avait eu plus facilement acc\u00e8s aux mat\u00e9riels qui ont d\u00fb \u00eatre import\u00e9s. Une partie des retards est due aux probl\u00e8mes d\u2019importation des pi\u00e8ces, comme les lentilles de fluorure de calcium fournies par l\u2019entreprise nordam\u00e9ricaine Harold Jonhson et qui ont mis neuf mois pour arriver au Br\u00e9sil, au m\u00eame titre que les fibres optiques achet\u00e9es \u00e0 l\u2019entreprise nord-am\u00e9ricaine Polymicro Technologies.<\/p>\n<p>En 2009, quelques mois avant que le Sifs ne soit exp\u00e9di\u00e9 au Chili, la cam\u00e9ra Spartan, projet\u00e9e et fabriqu\u00e9e avec la collaboration des br\u00e9siliens, avait \u00e9t\u00e9 connect\u00e9e au Soar. Cette cam\u00e9ra est destin\u00e9e \u00e0 produire des images infrarouges qui sont un type de radiation \u00e9lectromagn\u00e9tique per\u00e7ue par les \u00eatres humains sous la forme de chaleur et capable de traverser les gigantesques nuages de poussi\u00e8re interstellaire qui cachent les galaxies, les berceaux d\u2019\u00e9toiles. La cam\u00e9ra Spartan, qui fait partie du premier groupe d\u2019instruments fabriqu\u00e9 sp\u00e9cialement pour ce t\u00e9lescope, a remplac\u00e9 une cam\u00e9ra du t\u00e9lescope Blanco pr\u00eat\u00e9e par l\u2019Observatoire Interam\u00e9ricain de Cerro Tololo, situ\u00e9 \u00e0 environ 10 kilom\u00e8tres au nord-ouest du Soar sur l\u2019une des innombrables montagnes rouge\u00e2tres de la cordill\u00e8re.<\/p>\n<p>Sueli Viegas, astronome retrait\u00e9e de l\u2019USP, a lanc\u00e9, il y a environ huit ans, le projet qui a d\u00e9bouch\u00e9 sur le d\u00e9veloppement de la cam\u00e9ra Spartan, en collaboration avec l\u2019universit\u00e9 de Michigan, aux \u00c9tats-Unis. \u00ab Le Br\u00e9sil a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration du projet optique et m\u00e9canique de cette cam\u00e9ra et a achet\u00e9 deux des quatre d\u00e9tecteurs infrarouges \u00bb, commente Ronaldo de Souza, astronome de l\u2019IAG qui a assum\u00e9 la coordination du projet apr\u00e8s le d\u00e9part de Suely aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Les deux d\u00e9tecteurs ont co\u00fbt\u00e9 environ 700 mille dollars US. La moiti\u00e9 a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9e par les fonds destin\u00e9s au projet de Sueli Viegas et l\u2019autre moiti\u00e9 par des fonds de l\u2019Institut du Mil\u00eanio, coordonn\u00e9 par Beatriz Barbuy, de l\u2019IAG-USP, et par Miriani Pastoriza, de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale du Rio Grande do Sul. La cam\u00e9ra Spartan fonctionne de mani\u00e8re exp\u00e9rimentale depuis septembre 2009. Dans cette phase exp\u00e9rimentale, les astronomes apprennent \u00e0 manipuler les \u00e9quipements qui peuvent encore \u00eatre ajust\u00e9s et rien ne garantit que les observations soient tr\u00e8s pr\u00e9cises. \u00ab Le Soar a \u00e9t\u00e9 projet\u00e9 pour obtenir des performances \u00e9lev\u00e9es avec des \u00e9quipements ayant une qualit\u00e9 optique tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e \u00bb, affirme Keith Taylor.<\/p>\n<p>Le Soar commence \u00e0 prendre vie et \u00e0 devenir ind\u00e9pendant, cinq ans apr\u00e8s la construction de l\u2019\u00e9difice et le montage du t\u00e9lescope. Il recevra ce mois-ci le filtre d\u2019image ajustable br\u00e9silien (BTFI), dont le co\u00fbt s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 2,2 millions de dollars US et qui permettra d\u2019identifier la composition chimique et de mesurer les mouvements relatifs internes des objets c\u00e9lestes. \u00ab Cet instrument sera accoupl\u00e9 \u00e0 un module qui corrige les effets de turbulence dans l\u2019atmosph\u00e8re \u00bb, affirme Claudia Mendes de Oliveira, de l\u2019USP. \u00ab Cette correction, alli\u00e9e \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019image du BTFI, fournira des images d\u2019une nettet\u00e9 in\u00e9dite, donnant au Soar des capacit\u00e9s que les autres t\u00e9lescopes de m\u00eame taille n\u2019ont pas \u00bb, d\u00e9clare l\u2019astrophysicienne qui a coordonn\u00e9 les \u00e9quipes br\u00e9siliennes, fran\u00e7aises et canadiennes qui ont construit le BTFI.<\/p>\n<p>\u00ab La fabrication de ces instruments initie une nouvelle \u00e8re de l\u2019astronomie br\u00e9silienne et donne de l\u2019\u00e9lan \u00e0 l\u2019instrumentation astronomique nationale \u00bb, affirme Beatriz Barbuy. Ces appareils on\u00e9reux, pens\u00e9s avec l\u2019objectif d\u2019\u00e9largir la compr\u00e9hension humaine de l\u2019univers, utilisent de nombreuses pi\u00e8ces tr\u00e8s petites qui s\u2019embo\u00eetent et fonctionnent avec une pr\u00e9cision tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e. \u00ab Nous avons fourni 1 500 pi\u00e8ces uniquement pour le BTFI \u00bb, d\u00e9clare Paulo Silvano Cardoso, directeur del\u2019entreprise de mat\u00e9riel opto-m\u00e9canique Metal Card, de S\u00e3o Jos\u00e9 dos Campos, dans l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p>\u00ab En dix ans, le Br\u00e9sil a r\u00e9ussi \u00e0 implanter un programme d\u2019instrumentation de niveau international \u00bb, affirme Jo\u00e3o Steiner, astrophysicien \u00e0 l\u2019IAG-USP, membre du Conseil Directeur du Soar pendant 10 ans et qui a particip\u00e9 du projet du t\u00e9lescope depuis sa conception en 1993 (voir Pesquisa FAPESP n\u00ba 98). Il d\u00e9clare que les chercheurs br\u00e9siliens ont essay\u00e9 d\u2019initier une production d\u2019instruments astronomiques il y a quelques ann\u00e9es, quand le Br\u00e9sil est devenu partenaire de l\u2019observatoire Gemini qui poss\u00e8de deux t\u00e9lescope \u00e9quip\u00e9s de miroirs de 8,2 m\u00e8tres de diam\u00e8tre, l\u2019un install\u00e9 \u00e0 Hawa\u00ef et l\u2019autre \u00e0 350 m\u00e8tres du Soar dans le Cerro Pach\u00f3n, \u00e0 2 701 m\u00e8tres d\u2019altitude. Mais ce projet ne s\u2019est pas concr\u00e9tis\u00e9. \u00ab Le bond \u00e9tait trop important \u00bb, explique Jo\u00e3o Steiner, qui a d\u00fb en outre \u00eatre hospitalis\u00e9 \u00e0 cause du stress engendr\u00e9 par la construction du t\u00e9lescope.<\/p>\n<p>Un quart du spectrographe \u00e9chelle du t\u00e9lescope Soar (Steles), fabriqu\u00e9 actuellement par l\u2019\u00e9quipe de l\u2019astronome Bruno Vaz Castilho dans les laboratoires du LNA, devrait \u00eatre pr\u00eat en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2011. Au m\u00eame titre que le spectroscope Sifs, install\u00e9 au mois de janvier par les br\u00e9siliens dans l\u2019\u00e9difice du Cerro Pach\u00f3n, le Steles analysera \u00e9galement les couleurs de la lumi\u00e8re \u00e9mise par les \u00e9toiles et les galaxies. Il visualisera cependant un plus large spectre de la lumi\u00e8re visible avec une plus grande d\u00e9finition. L\u2019utilisation de deux instruments de la m\u00eame famille pourrait faire double emploi mais chaque \u00e9quipement poss\u00e8de des applications sp\u00e9cifiques. Alors que le Sifs g\u00e8re 1 300 spectres en une seule exposition, le Steles en produit un seul. \u00ab Comme le Steles enregistrera tout le spectre de la lumi\u00e8re visible en une seule fois, il permettra d\u2019analyser les diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques de l\u2019objet observ\u00e9, comme la composition chimique, la temp\u00e9rature, la vitesse de rotation ou d\u2019\u00e9loignement \u00bb, d\u00e9clare Bruno Vaz Castilho.<\/p>\n<p>\u00ab Avec la livraison de ces \u00e9quipements, la premi\u00e8re et la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d\u2019instruments d\u00e9finis dans le projet initial seront compl\u00e8tes \u00bb, affirme Alberto Rodriguez Ardila, g\u00e9rant national du Soar. Cela ne veut pas dire que le Soar sera compl\u00e8tement \u00e9quip\u00e9. \u00ab L\u2019avanc\u00e9e scientifique d\u00e9pend du d\u00e9veloppement de nouveaux instruments \u00bb, affirme-t-il. Selon l\u2019opinion de l\u2019astrophysicien du LNA, le r\u00e9sultat de tant de projets scientifiques d\u00e9velopp\u00e9s pour le Soar se fera sentir dans quelques ann\u00e9es. \u00ab L\u2019utilisation de ces instruments devra augmenter la dispute relative au temps d\u2019observation et am\u00e9liorera la qualit\u00e9 des recherches \u00bb, d\u00e9clare Alberto Rodriguez Ardila.<\/p>\n<p>Le t\u00e9lescope blanc du Cerro Pach\u00f3n n\u2019est jamais rest\u00e9 inactif, m\u00eame avant l\u2019arriv\u00e9e de son \u00e9quipement. Le Soar a permis la publication de 36 articles scientifiques dans des revues internationales depuis qu\u2019il a re\u00e7u la premi\u00e8re lumi\u00e8re d\u2019une \u00e9toile en 2004, jusqu\u2019au mois de d\u00e9cembre de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re; 19 articles (53% de la totalit\u00e9) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s par des chercheurs br\u00e9siliens qui ne disposent que de 34% du temps d\u2019observation du t\u00e9lescope.<\/p>\n<p>La reconnaissance de la communaut\u00e9 internationale n\u2019est venue qu\u2019en 2007 quand le r\u00e9sultat d\u2019une observation faite par le Soar, et par un br\u00e9silien, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans les pages de la c\u00e9l\u00e8bre revue Nature. Deux ans plus t\u00f4t, dans la nuit du 25 septembre 2004, l\u2019observatoire spatial Swift de l\u2019agence spatiale nord-am\u00e9ricaine (Nasa), a \u00e9mis une alerte avec les coordonn\u00e9es de ce qui pourrait \u00eatre une explosion de rayons gamma (mort d\u2019une \u00e9toile d\u2019une masse dix fois sup\u00e9rieure au soleil et qui se transforme en trou noir, un des \u00e9v\u00e8nements connus les plus \u00e9nerg\u00e9tiques et localis\u00e9 aux confins de la constellation des Poissons (voir Pesquisa FAPESP n\u00ba 116). Eduardo Cypriano, l\u2019un des premiers astronomes r\u00e9sidents \u00e0 l\u2019observatoire Soar, un type de pionnier, travaillait ce soir l\u00e0 et a d\u00e9tect\u00e9 les premiers signes de l\u2019explosion.<\/p>\n<p>\u00c0 la demande du nord-am\u00e9ricain Daniel Reichart, sp\u00e9cialiste de ces ph\u00e9nom\u00e8nes, Eduardo Cypriano a fix\u00e9 le t\u00e9lescope sur le m\u00eame point pendant plusieurs jours. L\u2019annonce officielle est arriv\u00e9e une semaine plus tard. Les images prises par Eduardo Cypriano et analys\u00e9es avec l\u2019aide de sa femme, l\u2019astronome Elysandra Figueredo, avaient mis en \u00e9vidence l\u2019explosion d\u2019une \u00e9toile situ\u00e9e \u00e0 12,7 milliards d\u2019ann\u00e9es lumi\u00e8re de la Terre. Le Soar avait \u00e9t\u00e9 le seul t\u00e9lescope<br \/>\n\u00e0 suivre ce ph\u00e9nom\u00e8ne rare, confirm\u00e9 plus tard par d\u2019autres observatoires. \u00ab Il s\u2019agissait de l\u2019objet le plus ancien et le plus \u00e9loign\u00e9 jamais observ\u00e9, du moins \u00e0 cette date \u00bb, d\u00e9clare Eduardo Cypriano. Il estime que quand les \u00e9quipements du Soar seront r\u00e9gl\u00e9s, les astronomes br\u00e9siliens seront bien outill\u00e9s pendant au moins une d\u00e9cennie.<\/p>\n<div id=\"attachment_118627\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118627\" alt=\"Made in Brazil: le spectrographe Sifs, d\u00e9j\u00e0 install\u00e9 sur le t\u00e9lescope, et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 l\u2019imageur BTFI, qui partira bient\u00f4t au Chili\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/art4071img3-300x222.jpg\" width=\"300\" height=\"222\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span>Made in Brazil: le spectrographe Sifs, d\u00e9j\u00e0 install\u00e9 sur le t\u00e9lescope, et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 l\u2019imageur BTFI, qui partira bient\u00f4t au Chili<span class=\"media-credits\">EDUARDO CESAR<\/span><\/p><\/div>\n<p>En attendant la livraison des derniers \u00e9quipements, le Soar en poss\u00e8dera huit au total, les br\u00e9siliens planifient les prochaines \u00e9tapes. Un groupe coordonn\u00e9 par Jo\u00e3o Steiner et Beatriz Barbuy \u00e9value la possible participation du Br\u00e9sil dans la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de t\u00e9lescopes. Il s\u2019agit de projets grandioses dont le co\u00fbt se situe entre 700 millions et 1,4 milliard de dollars US pour \u00e9riger des t\u00e9lescopes \u00e9quip\u00e9s de miroirs de 40 m\u00e8tres de diam\u00e8tre, soit quatre fois plus que les deux plus grands t\u00e9lescopes en activit\u00e9. \u00c0 titre de comparaison, le Soar a co\u00fbt\u00e9 28 millions de dollars US dont 14 millions financ\u00e9 par le Br\u00e9sil et r\u00e9parti entre le Conseil National pour le D\u00e9veloppement Scientifique et Technologique (12 millions de dollars US) et la FAPESP (2 millions de dollars US).<\/p>\n<p>Cette incursion dans l\u2019astronomie de pointe sera donc on\u00e9reuse. Le Br\u00e9sil est en train de n\u00e9gocier le paiement de 10% du prix total d\u2019un observatoire pour avoir acc\u00e8s au Thirty Meter, un t\u00e9lescope poss\u00e9dant un miroir de 30 m\u00e8tres de diam\u00e8tre ou 5% pour avoir le droit d\u2019utiliser le Giant Magellan Telescope de 22 m\u00e8tres de diam\u00e8tre ou l\u2019European Extremely Large Telescope, de 42 m\u00e8tres de diam\u00e8tre. Le Br\u00e9sil exige cependant une contrepartie. \u00ab Nous ne participerons \u00e0 ces projets que si 70% du financement b\u00e9n\u00e9ficie l\u2019industrie br\u00e9silienne pour la fabrication d\u2019instruments \u00bb, affirme Jo\u00e3o Steiner.<\/p>\n<p>Les astronomes ont deux bonnes raisons pour justifier de tels investissements. Le premier, plus abstrait, concerne l\u2019acc\u00e8s aux m\u00e9ga-t\u00e9lescopes qui permettra aux chercheurs br\u00e9siliens d\u2019avoir une chance d\u2019observer l\u2019univers toujours plus loin, \u00e0 la recherche de r\u00e9ponses convaincantes qui expliquent une des questions les plus simples et fondamentales que se pose l\u2019\u00eatre humain : comment tout a commenc\u00e9 ? La deuxi\u00e8me raison est plus pragmatique. L\u2019astronomie br\u00e9silienne qui est un secteur jeune et qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e rapidement dans les ann\u00e9es 90 ne doit pas stagner si elle veut rester comp\u00e9titive sur le plan international. \u00ab Si nous arr\u00eatons, la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d\u2019astronomes sera condamn\u00e9e \u00e0 \u00eatre exclue de la recherche de pointe \u00e0 partir de 2025 et nous serions le seul pays \u00e9mergent \u00e0 faire cela \u00bb, conclut Jo\u00e3o Steiner.<\/p>\n<p><em><strong>La naissance d\u2019un t\u00e9lescope<br \/>\n<\/strong><\/em>Les travaux ont commenc\u00e9 en 1998, deux ans apr\u00e8s l\u2019approbation du projet, avec l\u2019explosion et l\u2019extraction de 13 mille m\u00e8tres cube de pierres pour aplanir le sommet du Cerro Pach\u00f3n, situ\u00e9 \u00e0 Vicu\u00f1a, dans le nord du Chili, si\u00e8ge du futur t\u00e9lescope Soar Un an plus tard, l\u2019\u00e9difice qui abritera le t\u00e9lescope et les salles de contr\u00f4le prend forme sur un terrain situ\u00e9 \u00e0 2 701 m\u00e8tres d\u2019altitude et \u00e0 80 kilom\u00e8tres de l\u2019oc\u00e9an pacifique L\u2019\u00e9difice a re\u00e7u, en 2002, la coupole m\u00e9tallique de 14 m\u00e8tres de haut, fabriqu\u00e9e par l\u2019entreprise Equatorial, de S\u00e3o Jos\u00e9 dos Campos, dans l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo et qui prot\u00e8ge le t\u00e9lescope durant la journ\u00e9e et durant la nuit, quand l\u2019humidit\u00e9 augmente Le miroir de 4,1 m\u00e8tres de diam\u00e8tre qui poss\u00e8de une capacit\u00e9 de captation de la lumi\u00e8re 350 mille fois sup\u00e9rieure \u00e0 l\u2019oeil humain, arrive au Soar en janvier 2004, apr\u00e8s avoir parcouru 10 mille kilom\u00e8tres depuis son lieu de fabrication aux \u00c9tats-Unis Dans la nuit du 17 avril 2004, le t\u00e9lescope a fait sa premi\u00e8re observation ou, comme disent les astronomes, a vu sa premi\u00e8re lumi\u00e8re, en utilisant \u00e0 cette \u00e9poque des \u00e9quipements pr\u00eat\u00e9s par d\u2019autres observatoires.<\/p>\n<p><strong>Les projets <\/strong>1. Construction de deux spectrographes optiques pour le t\u00e9lescope Soar \u2013 n\u00ba 1999\/03744-1\/ 2. Steles: spectrographes de haute d\u00e9finition pour le Soar \u2013 n\u00ba 2007\/02933-3 \/3. \u00c9volution et activit\u00e9 des galaxies \u2013 n\u00ba 2000\/06695-0 \/4. Nouvelle physique dans l\u2019espace \u2013 Formation et \u00e9volution de structures dans l\u2019univers \u2013 n\u00ba 2006\/56213-9 . <strong>Modalit\u00e9<\/strong> 1. Ligne R\u00e9guli\u00e8re de Financement de Projets de Recherche 2., 3. et 4. Projet Th\u00e9matique<strong> Coordonnateurs<\/strong> 1. Beatriz Leonor Silveira Barbuy \u2013 IA G\/USP 2. Augusto Damineli Neto \u2013 IA G\/USP 3. Ronaldo Eust\u00e1quio de Souza \u2013 IA G\/USP 4. Reuven Opher \u2013 IA G\/USP. <strong>Investissements<\/strong> 1. 3 254 030,59 r\u00e9aux (FAPESP )\/ 2. 1 373 456,33 r\u00e9aux (FAPESP )\/ 3. 1 520 687,31 r\u00e9aux (FAPESP )\/\u00a0 4. 1 926 187,91 r\u00e9aux (FAPESP ).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Cap sur les \u00e9toiles","protected":false},"author":16,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[388],"tags":[],"coauthors":[5968],"class_list":["post-118601","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sem-categoria-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118601","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118601"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118601\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118601"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118601"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118601"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=118601"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}