{"id":118770,"date":"2013-05-23T13:12:07","date_gmt":"2013-05-23T16:12:07","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=118770"},"modified":"2013-05-23T14:38:10","modified_gmt":"2013-05-23T17:38:10","slug":"sao-paulo-s-a-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/sao-paulo-s-a-4\/","title":{"rendered":"S\u00e3o Paulo S. A."},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en novembre 2009<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_118777\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118777 \" alt=\"Du train de migrants europ\u00e9ens\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Sao-Paulo-SA-1-300x2141.jpg\" width=\"300\" height=\"214\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Reproductions<\/span>Du train de migrants europ\u00e9ens<span class=\"media-credits\">Reproductions<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019essor de l\u2019industrialisation de S\u00e3o Paulo aussit\u00f4t apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) \u2013 un des chapitres les plus importants\u00a0 l\u2019histoire de l\u2019\u00e9tat \u2013 peut d\u00e9sormais \u00eatre mieux racont\u00e9. Beaucoup ignorent que l\u2019un des points-cl\u00e9s de ce processus r\u00e9side dans l\u2019arriv\u00e9e en masse d\u2019immigrants qualifi\u00e9s d\u2019Europe et du Japon, deux r\u00e9gions durement affect\u00e9es par le conflit. Cependant, le p\u00f4le industriel de la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de S\u00e3o Paulo et de sa banlieue n\u2019est pas le seul \u00e0 avoir int\u00e9gr\u00e9 un grand nombre de travailleurs. L\u2019agriculture s\u2019est aussi modernis\u00e9e avec ces \u00ab nouveaux migrants \u00bb aussi bien sp\u00e9cialis\u00e9s du point de vue de la technique que de la pratique.<\/p>\n<p>Cette nouvelle vision commence \u00e0 \u00eatre d\u00e9limit\u00e9e gr\u00e2ce au projet men\u00e9 par le Centre d\u2019\u00c9tudes sur la Population de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00e9tat de Campinas (Nepo\/ Unicamp) : Les nouveaux migrants \u2013 Flux migratoires et industrialisation \u00e0 S\u00e3o Paulo (1947-1980). Entre 2003 et 2008, le centre a r\u00e9uni plus de 60 000 documents qui incorporent une banque de donn\u00e9es de pr\u00e8s de 200 000 registres de migrants venus faire partie du march\u00e9 du travail. V\u00e9ritable mine d\u2019or pour les chercheurs br\u00e9siliens et m\u00eame \u00e9trangers, ces archives renferment des informations qui peuvent \u00eatre exploit\u00e9es de diverses mani\u00e8res : par le nom, la nationalit\u00e9, la profession, la r\u00e9gion d\u2019origine, l\u2019entreprise employeuse, etc.<\/p>\n<p>Mais pas seulement. Il est possible de croiser des donn\u00e9es plus d\u00e9taill\u00e9es, \u00e0 l\u2019exemple de tous les m\u00e9caniciens automobile de nationalit\u00e9 allemande c\u00e9libataires, ou de ceux qui poss\u00e8dent un niveau universitaire \u2013 dans ce cas, ind\u00e9pendamment de la nationalit\u00e9. On peut \u00e9galement \u00e9laborer des graphiques, des tableaux et d\u2019autres formes de consolidation des donn\u00e9es, d\u2019une grande richesse pour les \u00e9tudes d\u00e9mographiques. Et ce ne sont l\u00e0 que quelques-unes des possibilit\u00e9s. La banque de donn\u00e9es est d\u00e9j\u00e0 disponible au Nepo\/Unicamp et au Memorial do Imigrante [M\u00e9morial de l\u2019Immigrant] de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p>\u00c0 ce stade, l\u2019\u00e9quipe du projet a jug\u00e9 que le travail \u00e9tait achev\u00e9 en tant que contribution collective pour d\u2019autres chercheurs. N\u00e9anmoins, le groupe reste uni pour continuer \u00e0 traiter les informations et dialoguer avec les personnes int\u00e9ress\u00e9es. Les principaux membres de ce projet sont : Maria do Carmo Carvalho Campello de Souza (USP et Idesp, coordonnatrice entre 2003 et 2006), Teresa Sales de Mello Suarez (Nepo\/Unicamp), C\u00e9lia Sakurai (Mus\u00e9e de l\u2019Immigration Japonaise et Nepo\/Unicamp), Odair Paiva (Unesp et M\u00e9morial de l\u2019Immigrant), Jos\u00e9 Renato de Campos Ara\u00fajo (USP et Idesp) et Maria do Ros\u00e1rio Rolfsen Salles (Unesp et Idesp, coordonnatrice entre 2006 et 2008).<\/p>\n<p>Id\u00e9alisatrice du projet aux c\u00f4t\u00e9s de C\u00e9lia Sakurai, la sociologue Maria do Ros\u00e1rio Rolfsen Salles explique que la premi\u00e8re \u00e9tape a \u00e9t\u00e9 destin\u00e9e \u00e0 identifier, organiser, cataloguer, informatiser et archiver les documents du M\u00e9morial de l\u2019Immigrant sur l\u2019arriv\u00e9e de pr\u00e8s de 500 000 \u00e9trangers \u2013 la plupart ayant \u00e9t\u00e9 log\u00e9s au Centre d\u2019Accueil d\u2019Immigrants [Hospedaria de Imigrantes]. La deuxi\u00e8me \u00e9tape a privil\u00e9gi\u00e9 le d\u00e9veloppement de projets th\u00e9matiques qui ont donn\u00e9 lieu \u00e0 une s\u00e9rie de travaux sur des aspects de cette immigration peu explor\u00e9s par l\u2019historiographie.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s la sociologue, \u00ab le grand m\u00e9rite de notre projet, si l\u2019on peut dire, est de permettre \u00e0 de nouveaux chercheurs d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 un type de documentation, d\u00e9sormais informatis\u00e9e et susceptible d\u2019orienter un nombre infini de recherches sur la p\u00e9riode, les nationalit\u00e9s, les organismes internationaux, les r\u00e9fugi\u00e9s, les apatrides, etc. \u00bb. Les r\u00e9sultats obtenus montrent notamment le profil de personnes provenant de pays europ\u00e9ens traditionnellement fournisseurs d\u2019immigrants au Br\u00e9sil ainsi que d\u2019autres nationalit\u00e9s d\u2019Europe Centrale et de l\u2019Est, diff\u00e9rent du profil moins qualifi\u00e9 des entr\u00e9es ayant caract\u00e9ris\u00e9 la grande immigration de la fin du XIXe si\u00e8cle et des premi\u00e8res d\u00e9cennies du XXe. \u00ab Les origines des immigrants sont \u00e9galement int\u00e9ressantes \u00bb, observe Maria Rolfsen Salles. Les Italiens, par exemple, venaient en fait des r\u00e9gions m\u00e9ridionales de l\u2019Italie, des zones moins d\u00e9velopp\u00e9es dont la main-d\u2019oeuvre pr\u00e9sentait une sp\u00e9cialisation plus technique que formelle.<\/p>\n<p>Pour mieux comprendre le processus, la professeur recommande de revenir en arri\u00e8re, au XIXe si\u00e8cle. Certaines r\u00e9gions sont tr\u00e8s significatives en termes d\u2019arriv\u00e9es d\u2019immigrants \u00e0 partir des ann\u00e9es 1870, des moments plus longs et plus intenses sur la croissance de la population br\u00e9silienne. Comme l\u2019expansion de la caf\u00e9iculture dans l\u2019ouest de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo, le d\u00e9but de la politique de subventions et la venue massive d\u2019immigrants (en particuliers italiens). \u00ab Cette p\u00e9riode s\u2019est achev\u00e9e en 1902, avec l\u2019interdiction en Italie de l\u2019immigration subventionn\u00e9e \u00e0 travers le d\u00e9cret Prinetti et le d\u00e9but de l\u2019immigration vers les \u00c9tats-Unis \u00bb. Le deuxi\u00e8me cycle a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9 par l\u2019Accord de Taubat\u00e9 (1906), la venue en nombre de Portugais et d\u2019Espagnols et le d\u00e9but (1908) des entr\u00e9es des Japonais, et ce jusqu\u2019\u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n<p>La p\u00e9riode suivante est marqu\u00e9e par un ralentissement de la venue d\u2019immigrants pour les raisons suivantes : des restrictions en place d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1920, avec la fin de la politique de subventions et la crise du caf\u00e9 qui culminera en 1930. On est alors dans une phase caract\u00e9ris\u00e9e de p\u00e9riode d\u2019entr\u00e9e de Portugais, de Japonais et d\u2019\u00ab autres nationalit\u00e9s \u00bb (Polonais, Russes, Roumains, Juifs, etc.). Le dernier cycle migratoire a commenc\u00e9 avec la r\u00e9ouverture de la politique migratoire du Br\u00e9sil \u00e0 la fin de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale et l\u2019ouverture politique d\u00e9coulant de la fin de l\u2019\u00c9tat Nouveau ; le nombre d\u2019entr\u00e9es fut tr\u00e8s inf\u00e9rieur au pr\u00e9c\u00e9dent, avec surtout l\u2019arriv\u00e9e d\u2019Italiens, d\u2019Espagnols et, comme on l\u2019a vu, d\u2019\u00ab autres nationalit\u00e9s \u00bb (Europe Centrale et de l\u2019Est), sans oublier les Japonais \u00e0 partir de 1950. D\u2019apr\u00e8s Maria Rolfsen Salles, l\u2019une des caract\u00e9ristiques de ce contingent fut la pr\u00e9sence de r\u00e9fugi\u00e9s entre 1947 et 1951 et d\u2019apatrides \u2013 des personnes ayant, pour des raisons diverses, perdu leur nationalit\u00e9 pendant la guerre et qui ne pouvaient ou ne voulaient rentrer dans leur pays d\u2019origine.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-118779\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Sao-Paulo-SA-2-300x2801.jpg\" width=\"300\" height=\"280\" \/><span class=\"media-credits-inline\">Reproductions<\/span>Au cours du travail, les chercheurs ont fait des d\u00e9couvertes surprenantes. C\u2019est le cas notamment du grand nombre d\u2019Italiens, d\u2019Espagnols et de Japonais qui sont venus dans la ville de S\u00e3o Paulo mais aussi dans la province de l\u2019\u00e9tat pour travailler dans des entreprises agricoles. Ces immigrants se sont concentr\u00e9s dans des quartiers industriels de la Zone Est \u00e0 la Zone Sud, ainsi que dans d\u2019autres r\u00e9gions de la ville comme le centre, la Zone Nord, Vila Leopoldina, Lapa et la Zone Ouest. Finalement, observe la chercheuse, \u00ab il faudra \u00e9tudier chacune des nationalit\u00e9s pour pouvoir d\u00e9terminer le chemin parcouru \u00e0 S\u00e3o Paulo \u00bb.<\/p>\n<p>Pour C\u00e9lia Sakurai, docteur en sciences sociales de l\u2019Unicamp, la banque de donn\u00e9es a permis de mieux \u00e9valuer le poids des immigr\u00e9s sur la ville de S\u00e3o Paulo. Elle ignorait l\u2019amplitude de l\u2019immigration post-guerre et le profil des immigrants, tr\u00e8s diff\u00e9rents de ceux arriv\u00e9s avant la Seconde Guerre mondiale : \u00ab La vari\u00e9t\u00e9 d\u2019occupations a \u00e9galement attir\u00e9 notre attention, ainsi que le profil des entreprises, des multinationales japonaises qui se sont install\u00e9es \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950 aux petites entreprises, voire parfois familiales, qui ont accueilli ces immigrants \u00bb. En ce qui concerne les Japonais, on retiendra le nombre \u00e9lev\u00e9 d\u2019agriculteurs pour des projets de colonisation.<\/p>\n<p>La chercheuse pense que le profil des migrants japonais a chang\u00e9 apr\u00e8s la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale : ils \u00e9taient jeunes, c\u00e9libataires, dot\u00e9 d\u2019une sp\u00e9cialisation professionnelle qui contrastait avec leurs compatriotes arriv\u00e9s avant la guerre. Ces nouveaux migrants s\u2019ins\u00e9raient dans le processus d\u2019industrialisation de S\u00e3o Paulo en occupant des postes qui exigeaient une qualification. Ainsi sont apparus des techniciens de secteurs nouveaux tels que l\u2019\u00e9lectronique, la m\u00e9tallurgie, le dessin de projets de circuits de climatisation, etc. \u00ab La contribution de ce type d\u2019information pour l\u2019\u00e9tude de l\u2019immigration au Br\u00e9sil donnera la possibilit\u00e9 de pr\u00e9senter une facette nouvelle et tr\u00e8s peu connue de ces personnes dans notre pays \u00bb.<\/p>\n<p>Le co\u00fbt total du projet a \u00e9t\u00e9 d\u2019environ 130 000 r\u00e9aux, utilis\u00e9s pour la cr\u00e9ation du programme pour le d\u00e9veloppement de la banque de donn\u00e9es, la constitution d\u2019\u00e9quipes charg\u00e9es de num\u00e9riser les informations, le traitement des documents, l\u2019achat de mat\u00e9riel permanent et d\u2019une bibliographie nationale et internationale sur les processus migratoires d\u2019apr\u00e8s-guerre, la constitution d\u2019organismes internationaux comme l\u2019International Refugees Organization (IRO), le Comit\u00e9 International pour les Migrations Europ\u00e9ennes (Cime) et le Japan Migration and Colonization (Jamic). D\u2019apr\u00e8s Maria R. Salles, la consolidation du projet a aussi \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9e par la pr\u00e9sence de deux \u00e9quipes de chercheurs sur le th\u00e8me : celle de l\u2019Institut de Recherches \u00c9conomiques, Politiques et Sociales de S\u00e3o Paulo (Idesp) et celle du M\u00e9morial de l\u2019Immigrant, qui a m\u00eame incorpor\u00e9 dans ses rangs une chercheuse du Nepo\/ Unicamp.<\/p>\n<p>Le professeur Odair da Cruz Paiva, docteur en histoire sociale par l\u2019USP, a rejoint le projet lorsqu\u2019il travaillait au M\u00e9morial de l\u2019Immigrant. L\u2019une de ses fonctions \u00e9tait l\u2019organisation des archives. Avant lui, tout ce qui faisait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019immigration d\u2019apr\u00e8s-guerre \u00e9tait \u00e9pars et non organis\u00e9, emp\u00eachant ainsi d\u2019\u00e9ventuelles recherches sur le sujet. Il rappelle que l\u2019id\u00e9e du projet Les nouveaux migrants est n\u00e9e \u00e0 partir de conversations avec les professeurs C\u00e9lia Sakurai et Maria R. Salles : \u00ab Peu \u00e0 peu, nous avons d\u00e9fini ce qui deviendrait son plus grand objectif : l\u2019organisation et l\u2019informatisation des donn\u00e9es pr\u00e9sentes dans cette documentation \u00bb. Lors de l\u2019\u00e9laboration du projet, l\u2019\u00e9quipe \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 form\u00e9e et certaines discussions sur les chemins \u00e0 suivre entam\u00e9es.<\/p>\n<p>Les fonctions ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9es en deux noyaux centraux : le premier regroupait les travaux d\u2019organisation des archives et l\u2019insertion des donn\u00e9es dans la banque informatis\u00e9e. \u00ab Cette t\u00e2che a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 une \u00e9quipe de stagiaires embauch\u00e9s par le M\u00e9morial de l\u2019Immigrant \u00bb. L\u2019\u00e9quipe des chercheurs \u2013 dont faisait partie Paiva \u2013 supervisait et orientait le travail des stagiaires tout en proc\u00e9dant aux corrections de la banque de donn\u00e9es et aux relev\u00e9s des donn\u00e9es. Chaque chercheur a \u00e9labor\u00e9 et d\u00e9velopp\u00e9 un projet individuel bas\u00e9 sur les donn\u00e9es \u00e0 ins\u00e9rer. \u00ab En ce qui me concerne \u00bb, indique Paiva \u00bb, \u00ab j\u2019ai d\u00e9velopp\u00e9 une recherche sur l\u2019insertion de ces migrants sur le march\u00e9 industriel de S\u00e3o Paulo entre les ann\u00e9es 1940 et 1970 \u00bb. C\u00e9lia Sakurai a travaill\u00e9 sur l\u2019immigration japonaise et Maria R. Salles sur les r\u00e9fugi\u00e9s de guerre qui sont arriv\u00e9s \u00e0 S\u00e3o Paulo entre 1947 et 1951.<\/p>\n<div id=\"attachment_118782\" style=\"max-width: 205px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-118782\" alt=\"Demande de visa aux autorit\u00e9s br\u00e9siliennes : flux de r\u00e9fugi\u00e9s\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Sao-Paulo-SA-3-195x3001.jpg\" width=\"195\" height=\"300\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Reproductions<\/span>Demande de visa aux autorit\u00e9s br\u00e9siliennes : flux de r\u00e9fugi\u00e9s<span class=\"media-credits\">Reproductions<\/span><\/p><\/div>\n<p>Paiva a con\u00e7u la banque de donn\u00e9es en collaboration avec Paulo Eduardo de Vicente, technicien informatique. \u00ab Au d\u00e9part, nous voulions ins\u00e9rer les informations de la documentation sur l\u2019immigration \u00e0 cette p\u00e9riode. La plus grande partie est compos\u00e9e de registres individualis\u00e9s avec des donn\u00e9es personnelles, professionnelles et familiales des migrants provenant d\u2019Europe, du Japon et du Moyen-Orient \u00bb. Cet objectif principal a \u00e9t\u00e9 maintenu pendant toute la dur\u00e9e du projet. \u00ab Au cours de ces quatre ann\u00e9es, il a fallu adapter et modifier la syst\u00e9matique du travail d\u2019insertion des informations, ainsi que la structure de la banque de donn\u00e9es ; cela a surtout \u00e9t\u00e9 d\u00fb \u00e0 la multiplicit\u00e9 des supports documentaires \u00bb. Paiva estime que le syst\u00e8me ainsi constitu\u00e9 a permis d\u2019obtenir des informations beaucoup plus pr\u00e9cises sur ce moment du processus migratoire br\u00e9silien : \u00ab Dans mon cas par exemple, il est possible de visualiser une cartographie compl\u00e8te des entreprises ayant re\u00e7u cette main-d\u2019oeuvre, le profil professionnel de ces travailleurs et leur exp\u00e9rience acquise en Europe \u00bb. Un ensemble de donn\u00e9es tr\u00e8s riche et vari\u00e9. \u00ab Je suis convaincu que le projet pourra aider beaucoup de chercheurs et produire une connaissance fondamentale sur l\u2019immigration de l\u2019\u00e9poque \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure actuelle, les coordonnateurs du projet Les nouveaux migrants souhaitent que leur initiative soit connue par le plus grand nombre, afin d\u2019encourager d\u2019autres chercheurs \u00e0 travailler avec les informations r\u00e9unies. D\u2019apr\u00e8s Paiva, l\u2019\u00e9quipe est pleinement consciente que d\u2019autres \u00ab regards \u00bb sont essentiels pour potentialiser l\u2019infinit\u00e9 de donn\u00e9es. Mais quoi qu\u2019il en soit, l\u2019intention est de poursuivre le travail d\u2019analyse des informations pour ensuite les rendre publiques. 2009 a vu para\u00eetre le livre Migra\u00e7\u00f5es p\u00f3s-Segunda Guerra Mundial [Migrations apr\u00e8s la Deuxi\u00e8me Guerre Mondiale \u00bb, \u00e9dit\u00e9 avec l\u2019aide de la FAPESP. \u00ab Dans cet ouvrage, certaines des questions qui ont vu le jour pendant la recherche ont \u00e9t\u00e9 not\u00e9es, en particulier avec les contributions de sp\u00e9cialistes travaillant sur le th\u00e8me des migrations de la p\u00e9riode \u00bb. Il s\u2019agit finalement, conclut le chercheur, d\u2019une documentation quasiment in\u00e9dite, dot\u00e9e d\u2019un grand potentiel pour d\u00e9voiler plusieurs dimensions de l\u2019immigration vers S\u00e3o Paulo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"S\u00e3o Paulo S. 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