{"id":119251,"date":"2013-05-28T13:02:23","date_gmt":"2013-05-28T19:02:23","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=119251"},"modified":"2014-09-18T14:42:04","modified_gmt":"2014-09-18T17:42:04","slug":"la-premiere-fracture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-premiere-fracture\/","title":{"rendered":"La premi\u00e8re fracture"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en F\u00e9vrier 2012<\/em><\/p>\n<p>Il s\u2019en est fallu de peu pour qu\u2019une grande parcelle de ce qui est aujourd\u2019hui le Nordeste [Note de trad : la r\u00e9gion nord-est] br\u00e9silien ne devienne une partie de l\u2019Afrique pendant le mouvement des grands blocs rocheux qui forment les continents \u2013 ladite d\u00e9rive des continents. D\u2019abord apparue dans les ann\u00e9es 1960, cette hypoth\u00e8se d\u2019une fracture du Nordeste revient aujourd\u2019hui sur le devant de la sc\u00e8ne avec les d\u00e9couvertes obtenues par des chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale du Rio Grande do Norte (UFRN) et de l\u2019Universit\u00e9 de Bras\u00edlia (UnB). Dans ce sc\u00e9nario qui a m\u00eame \u00e9t\u00e9 g\u00e9ologiquement \u00e9bauch\u00e9 avant d\u2019\u00eatre interrompu pour des raisons encore mal comprises, la surface de l\u2019Am\u00e9rique du sud serait beaucoup plus petite et le continent africain aurait plus la forme d\u2019un triangle que l\u2019actuel \u00ab L \u00bb renvers\u00e9. D\u2019apr\u00e8s David Lopes de Castro, g\u00e9ophysicien de l\u2019UFRN et l\u2019un des quatre auteurs de l\u2019\u00e9tude : \u00ab Le carnaval de Salvador devrait \u00eatre f\u00eat\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019oc\u00e9an \u00bb.<\/p>\n<p>Publi\u00e9e dans le Journal of Geodynamics, la recherche retrace l\u2019\u00e9volution du bassin Potiguar, une formation situ\u00e9e sur la c\u00f4te de l\u2019\u00e9tat du Cear\u00e1 et du Rio Grande do Norte, la derni\u00e8re partie de l\u2019Am\u00e9rique du sud \u00e0 se d\u00e9tacher de l\u2019Afrique. On le sait, les continents effectuent une danse constante tout au long du temps g\u00e9ologique : ils se rassemblent ou s\u2019\u00e9loignent en fonction de la dynamique des plaques tectoniques. Ces plaques rigides qui peuvent avoir jusqu\u2019\u00e0 100 km d\u2019\u00e9paisseur glissent lentement en emportant avec elles ce qui se trouve \u00e0 leur surface, un peu comme d\u2019immenses flotteurs navigant sur l\u2019int\u00e9rieur p\u00e2teux de la terre.<\/p>\n<p>Il y a pr\u00e8s d\u2019un demi-milliard d\u2019ann\u00e9es, l\u2019Afrique, l\u2019Am\u00e9rique du sud, l\u2019Australie, la p\u00e9ninsule arabique, l\u2019Inde et l\u2019Antarctique \u00e9taient r\u00e9unies en un supercontinent que les g\u00e9ologues ont baptis\u00e9 Gondwana.<\/p>\n<p>Francisco Hil\u00e1rio Bezerra, coauteur de la recherche et professeur de l\u2019UFRN, signale que \u00ab dans la r\u00e9gion qui correspond aujourd\u2019hui au nord-ouest africain et au nord-est sud-am\u00e9ricain, il y avait une cha\u00eene de montagnes pas tr\u00e8s diff\u00e9rentes des Andes \u00bb.<\/p>\n<p>Comme il fallait s\u2019y attendre vis-\u00e0-vis d\u2019un morceau de terre sur le point de se s\u00e9parer en deux, la r\u00e9gion \u00e9tait instable. La s\u00e9paration compl\u00e8te entre l\u2019Am\u00e9rique du sud et l\u2019Afrique s\u2019est produite il y a pr\u00e8s de 100 millions d\u2019ann\u00e9es. La fissure a donn\u00e9 lieu au bassin Potiguar du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain et au bassin B\u00e9nou\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 africain. Et au milieu, l\u2019oc\u00e9an Atlantique.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9chiffrage de la division<\/strong><br \/>\nLes chercheurs br\u00e9siliens se sont propos\u00e9s de rechercher les pi\u00e8ces du puzzle des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019oc\u00e9an afin de d\u00e9crire plus particuli\u00e8rement les caract\u00e9ristiques g\u00e9ologiques du versant sudam\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Ils ont travaill\u00e9 avec des donn\u00e9es gravim\u00e9triques et magn\u00e9tom\u00e9triques, des techniques aux noms compliqu\u00e9s mais qui se basent sur des concepts simples. La gravim\u00e9trie s\u2019occupe des variations du champ gravitationnel de la terre, tandis que la magn\u00e9tom\u00e9trie mesure le champ magn\u00e9tique. Aussi \u00e9trange que cela puisse para\u00eetre, la masse terrestre \u2013 responsable du champ gravitationnel \u2013 n\u2019est pas distribu\u00e9e de mani\u00e8re \u00e9gale sur l\u2019ensemble du globe. D\u2019o\u00f9 des fluctuations r\u00e9gionales. Et c\u2019est en analysant ces fluctuations que les g\u00e9ophysiciens r\u00e9ussissent \u00e0 calculer ce qu\u2019il y a sous le sol.<\/p>\n<p>Il en est de m\u00eame pour le champ magn\u00e9tique. Suivant la composition des roches sous le sol, il est plus ou moins intense. \u00ab Cela d\u00e9pend de l\u2019intensit\u00e9 de magn\u00e9tisation de chaque roche \u00bb, explique David Castro. \u00ab Les roches s\u00e9dimentaires qui forment le bassin Potiguar ont un champ magn\u00e9tique de faible intensit\u00e9, qui provoque un contraste avec les roches de la base \u00bb.<\/p>\n<p>La plupart des donn\u00e9es brutes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 recueillies par les scientifiques eux-m\u00eames. Au Br\u00e9sil, beaucoup d\u2019informations viennent de relev\u00e9s ant\u00e9rieurs effectu\u00e9s par le groupe p\u00e9trolier Petrobras et qui ont \u00e9t\u00e9 repass\u00e9s aux chercheurs par l\u2019Agence Nationale du P\u00e9trole (ANP). En Afrique, les informations proviennent de banques de donn\u00e9es internationales consultables librement. Malgr\u00e9 tout, le groupe a eu besoin de collecter certaines donn\u00e9es gravim\u00e9triques : ils ont circul\u00e9 sur les routes des \u00e9tats du Rio Grande do Norte et du Cear\u00e1 avec un gravim\u00e8tre (dispositif un peu plus grand qu\u2019un ordinateur conventionnel) afin de proc\u00e9der \u00e0 des mesures \u00e0 diff\u00e9rents points.<\/p>\n<p>\u00ab Nous le placions sur le sol, nous mesurions et poursuivions notre voyage \u00bb, observe Castro. Nombre de donn\u00e9es fournies par l\u2019ANP ont \u00e9t\u00e9 recueillies par des relev\u00e9s a\u00e9riens \u2013 un avion survole la r\u00e9gion et effectue des mesures qui aident \u00e0 estimer le champ g\u00e9omagn\u00e9tique. N\u00e9anmoins, les chercheurs ont choisi de ne pas utiliser les donn\u00e9es gravim\u00e9triques recueillies par satellites dans les r\u00e9gions continentales. M\u00eame s\u2019ils offrent une tr\u00e8s large couverture de tout le globe, la r\u00e9solution ne serait pas suffisante pour donner le niveau de pr\u00e9cision recherch\u00e9 pour d\u00e9tailler la constitution du bassin Potiguar et de ses environs.<\/p>\n<p>Les chercheurs effectuaient en moyenne une mesure \u00e0 chaque kilom\u00e8tre (certaines des donn\u00e9es obtenues par l\u2019ANP sont moins espac\u00e9es, de l\u2019ordre de 500 m\u00e8tres). Apr\u00e8s avoir r\u00e9uni toutes ces informations, ils ont pu estimer la configuration du sous-sol de la zone en question. La gravim\u00e9trie permet de v\u00e9rifier les caract\u00e9ristiques des roches jusqu\u2019\u00e0 50 kilom\u00e8tres de profondeur. Dans le cas de la magn\u00e9tom\u00e9trie, la port\u00e9e est moins grande mais n\u2019en reste pas moins impressionnante : pr\u00e8s de 20 kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es des deux techniques ont donc \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9es pour produire le relev\u00e9 de la r\u00e9gion ; \u00e0 certains endroits, les chercheurs ont m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 cartographier la roche jusqu\u2019\u00e0 l\u2019interface entre la cro\u00fbte terrestre et la couche imm\u00e9diatement inf\u00e9rieure, le manteau. Avec cela, ils sont parvenus \u00e0 identifier l\u2019alignement pr\u00e9cis entre le bassin Potiguar et les deux autres, adjacents et situ\u00e9s plus au sud : le bassin Jatob\u00e1 et le bassin Tucano-Rec\u00f4ncavo. Ensemble, leurs bordures tracent une ligne dans le sens nord-sud, qui va de la limite entre l\u2019\u00e9tat du Cear\u00e1 et celui du Rio Grande do Norte au nord-est de l\u2019\u00e9tat de Bahia.<\/p>\n<p><strong>Fracture profonde<\/strong><br \/>\nGr\u00e2ce \u00e0 l\u2019analyse pr\u00e9cise des donn\u00e9es sur le bassin Potiguar, ils ont identifi\u00e9 l\u2019alignement et la pr\u00e9sence d\u2019une fracture tr\u00e8s profonde \u2013 qui laisse fortement supposer que Gondwana a commenc\u00e9 \u00e0 se fracturer dans cette r\u00e9gion plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 l\u2019est, o\u00f9 cela s\u2019est finalement produit des millions d\u2019ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette d\u00e9couverte surprenante d\u2019une quasi-fracture continentale, une question continue de se poser : Pourquoi? Pourquoi cela n\u2019est-il pas all\u00e9 jusqu\u2019au bout ? Personne n\u2019a de r\u00e9ponse exacte, mais on pense que cette r\u00e9gion \u00e9tait plus r\u00e9sistante \u00e0 la fracture que le lieu o\u00f9 elle a effectivement eu lieu, c\u2019est\u00e0- dire \u00e0 des centaines de kilom\u00e8tres plus \u00e0 l\u2019est. En outre, certains g\u00e9ologues sugg\u00e8rent que la tension qui a commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du continent sud-am\u00e9ricain a fini par s\u2019acheminer vers d\u2019autres failles et, cons\u00e9quemment, provoquer la rupture ailleurs. Mais jusqu\u2019\u00e0 ce jour, aucune d\u00e9couverte conclusive n\u2019explique encore l\u2019interruption de la fracture en bordure du bassin Potiguar. Une raison suppl\u00e9mentaire pour continuer les recherches.<\/p>\n<p>Le g\u00e9ologue Reinhardt Fuck de l\u2019Universit\u00e9 de Bras\u00edlia fait partie du groupe de recherche br\u00e9silien. Ce groupe a approfondi une ligne de recherche cr\u00e9\u00e9e au milieu des ann\u00e9es 1990 par le chercheur Roland Raymond Trompette, qui fut professeur de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo et aujourd\u2019hui travaille au CNRS. L\u2019\u00e9tude br\u00e9silienne valide les r\u00e9sultats du chercheur fran\u00e7ais, fournit plus de d\u00e9tails sur la g\u00e9ologie de la r\u00e9gion et montre comment s\u2019embo\u00eetent les pi\u00e8ces du puzzle qui ont fini par se trouver de chaque c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Atlantique.<\/p>\n<p>Lorsque deux continents se s\u00e9parent, la division n\u2019est pas tr\u00e8s diff\u00e9rente de celles fabriqu\u00e9es par l\u2019homme avec ses fronti\u00e8res. De m\u00eame que le mur de Berlin a divis\u00e9 des familles et m\u00eame des maisons dans la capitale apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, la s\u00e9paration entre l\u2019Am\u00e9rique du sud et l\u2019Afrique a s\u00e9par\u00e9 des r\u00e9gions soeurs constitu\u00e9es par des formations g\u00e9ologiques qui commencent d\u2019un c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Atlantique et se terminent de l\u2019autre. C\u2019est la raison pour laquelle personne n\u2019a \u00e9t\u00e9 surpris de d\u00e9couvrir, avec les nouveaux relev\u00e9s, des failles g\u00e9ologiques pr\u00e9sentant une continuit\u00e9 lin\u00e9aire de l\u2019Am\u00e9rique jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Afrique. Finalement, en 130 millions d\u2019ann\u00e9es les choses ont tr\u00e8s peu chang\u00e9, \u00e0 l\u2019exception de la naissance d\u2019un oc\u00e9an entreles deux continents.<\/p>\n<p>Le bassin Potiguar est doublement int\u00e9ressant : en plus de sa curiosit\u00e9 scientifique, il rec\u00e8le un potentiel \u00e9conomique \u2013 il s\u2019agit d\u2019une r\u00e9gion o\u00f9 les r\u00e9serves de p\u00e9trole sont consid\u00e9rables. D\u2019o\u00f9 l\u2019abondance de donn\u00e9es recueillies par Petrobras. D\u2019apr\u00e8s Castro, \u00ab le bassin est ce qu\u2019on a coutume d\u2019appeler un champ p\u00e9trolier m\u00fbr, et les grandes r\u00e9serves ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes \u00bb.<\/p>\n<p>Pour lui, l\u2019\u00e9tude peut aider les prospections futures, et pas seulement en Am\u00e9rique du sud : \u00ab \u00c0 partir des r\u00e9sultats, il est possible de rechercher les m\u00eames situations g\u00e9ologiques en Afrique. On dit qu\u2019il y a aussi le pr\u00e9-sel l\u00e0-bas, comme ici \u00bb.<\/p>\n<p>Les nouveaux r\u00e9sultats contribuent notamment \u00e0 r\u00e9alimenter la recherche de base. Autrement dit, tout commence par la prospection scientifique, se poursuit par l\u2019exploitation \u00e9conomique, et avec les nouvelles donn\u00e9es tout revient \u00e0 la science. C\u2019est ainsi que le cycle continue. Et Castro de conclure : \u00ab Nous sommes en train de rechercher les petits d\u00e9tails, d\u2019essayer de comprendre l\u2019histoire \u00e9volutive de la r\u00e9gion. [\u2026] Et de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019\u00e9tude est aussi importante pour continuer \u00e0 rechercher plus de p\u00e9trole, car nous connaissons de mieux en mieux les m\u00e9canismes qui le produisent et l\u2019accumulent \u00bb.<\/p>\n<p><em>Article scientifique<\/em><br \/>\nCASTRO, D.L. et al. \u00ab Influence of Neoproterozoic tectonic fabric on the origin of the Potiguar Basin, northeastern Brazil and its links with West Africa based on gravity and magnetic data \u00bb. <strong>Journal of Geodynamics<\/strong>. v. 54, pp. 29-42. mars 2012.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La premi\u00e8re fracture","protected":false},"author":19,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1183],"tags":[],"coauthors":[112],"class_list":["post-119251","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-strategies-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/19"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119251"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119251\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119251"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119251"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=119251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}