{"id":119281,"date":"2013-05-28T17:24:56","date_gmt":"2013-05-28T20:24:56","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=119281"},"modified":"2013-06-03T14:20:09","modified_gmt":"2013-06-03T17:20:09","slug":"science-a-fleur-de-peau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/science-a-fleur-de-peau\/","title":{"rendered":"Science \u00e0 fleur de peau"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en mai 2012<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_119327\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-119327\" alt=\"Des chercheurs de diff\u00e9rents domaines offrent une vari\u00e9t\u00e9 de points de vue pour les projets\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/060-064_Natura_195-1.jpg\" width=\"290\" height=\"195\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00c9O RAMOS<\/span>Des chercheurs de diff\u00e9rents domaines offrent une vari\u00e9t\u00e9 de points de vue pour les projets<span class=\"media-credits\">L\u00c9O RAMOS<\/span><\/p><\/div>\n<p>Natura, soci\u00e9t\u00e9 br\u00e9silienne de produits cosm\u00e9tiques, a pratiquement doubl\u00e9 de taille en seulement cinq ans. Entre 2007 et 2011, sa recette nette est pass\u00e9e de 3 \u00e0 5,5 milliards de reais, les demandes de produits de 9 \u00e0 17 milliards para an et la participation des op\u00e9rations internationales de 4,4 \u00e0 9 %. Malgr\u00e9 des r\u00e9sultats encore en dessous de ce qui \u00e9tait attendu pour 2011, elle a clos l\u2019ann\u00e9e avec une croissance de 9 % et un b\u00e9n\u00e9fice net record de 830,9 milliards de reais. Le succ\u00e8s grandissant de cette entreprise qui a d\u00e9marr\u00e9 en 1969 avec un laboratoire de taille modeste et une petite boutique est le fruit d\u2019une qu\u00eate constante de solutions innovantes, tant au niveau de la conception des produits que de la gestion des impacts environnementaux et du mod\u00e8le commercial. Sans oublier les changements opportuns de trajectoire dans les moments critiques.<\/p>\n<p>Situ\u00e9e \u00e0 Cajamar, dans la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de S\u00e3o Paulo, Natura suit un mod\u00e8le de recherche et de d\u00e9veloppement qui privil\u00e9gie le lien entre divers sp\u00e9cialistes universitaires afin de r\u00e9unir diff\u00e9rents points de vue dans les projets mis en place. Victor Fernandes, 50 ans, est le directeur du d\u00e9partement \u2018Science, technologie et id\u00e9es et concepts\u2019 de Natura : \u00ab L\u2019un des grands avantages de la science est qu\u2019elle a un langage relativement structur\u00e9, qui rend possible la conversation entre scientifiques de diff\u00e9rents domaines \u00bb. Le secteur qu\u2019il dirige privil\u00e9gie quatre grands champs de recherche : sciences classiques et avanc\u00e9es de la peau et du cheveu, technologies durables, design d\u2019exp\u00e9riences et bien-\u00eatre et relations : \u00ab La m\u00e9thodologie de connaissance Natura est structur\u00e9e \u00e0 partir de ces quatre \u00e9l\u00e9ments [\u2026] C\u2019est quasiment un travail fractal que d\u2019approfondir et en m\u00eame temps amplifier pour \u00e9tablir une relation avec d\u2019autres th\u00e8mes \u00bb.<\/p>\n<p>Ing\u00e9nieur chimique dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) depuis 20 ans, Victor Fernandes a suivi un MBA en gestion d\u2019innovation et biotechnologie \u00e0 l\u2019Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) et v\u00e9cu huit ans aux \u00c9tats-Unis. L\u00e0, il a travaill\u00e9 dans le domaine des aliments et la gestion d\u2019innovation. Chez Natura depuis 6 ans et occupant son poste actuel depuis deux ans, il dit qu\u2019en g\u00e9n\u00e9ral le secteur R&amp;D des entreprises a l\u2019habitude de regrouper des \u2018hypersp\u00e9cialistes\u2019 sans ouvrir la porte \u00e0 d\u2019autres sp\u00e9cialit\u00e9s : \u00ab La science est importante pour la cr\u00e9ation de valeur, mais c\u2019est la connexion entre diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments qui diff\u00e9rencie Natura \u00bb.<\/p>\n<p>Coordonnatrice de la recherche en sciences classiques et avanc\u00e9es de la peau et du cheveu, la biologiste Ana Paula Azambuja s\u2019est par exemple consacr\u00e9e pendant ses \u00e9tudes \u00e0 comprendre la biologie des cellules de coeurs embryonnaires ; aujourd\u2019hui, elle est \u00e0 la t\u00eate d\u2019un projet charg\u00e9 d\u2019inventorier les caract\u00e9ristiques de la peau du peuple br\u00e9silien. Un parcours apparemment sans grandes connexions. Et pourtant, ses \u00e9tudes sur le coeur men\u00e9es pendant le master et le doctorat en biologie cellulaire et mol\u00e9culaire de l\u2019Institut du Coeur (InCor) de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l\u2019USP lui ont fourni toute la base scientifique et technique qu\u2019elle applique d\u00e9sormais dans les \u00e9tudes sur la peau.<\/p>\n<p>Le pont entre les deux lignes de recherche a \u00e9t\u00e9 construit par le chercheur Alexandre da Costa Pereira, du Laboratoire de G\u00e9n\u00e9tique et Cardiologie Mol\u00e9culaire de l\u2019InCor. Il \u00e9tudie l\u2019interaction entre les habitudes de vie des Br\u00e9siliens \u2013 comme le s\u00e9dentarisme, l\u2019alimentation, le niveau de stress \u2013 et les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques li\u00e9s au risque de maladies cardiovasculaires. En s\u2019apercevant qu\u2019il pourrait contribuer \u00e0 des recherches sur la biologie de la peau et du cheveu qui tiennent \u00e0 la fois compte de la g\u00e9n\u00e9tique et des facteurs environnementaux et culturels, il a pr\u00e9sent\u00e9 un projet \u00e0 Natura.<\/p>\n<div id=\"attachment_119330\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-119330\" alt=\"300 chercheurs circulent dans les laboratoires de l\u2019entreprise\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/060-064_Natura_195-2a1.jpg\" width=\"290\" height=\"167\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/060-064_Natura_195-2a1.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/060-064_Natura_195-2a1-175x100.jpg 175w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00c9O RAMOS<\/span>300 chercheurs circulent dans les laboratoires de l\u2019entreprise<span class=\"media-credits\">L\u00c9O RAMOS<\/span><\/p><\/div>\n<p>\u00ab Dans ce projet en partenariat, nous essayons de comprendre comment la diversit\u00e9 biologique, g\u00e9n\u00e9tique et socioculturelle du peuple br\u00e9silien peut se refl\u00e9ter sur les caract\u00e9ristiques de la peau \u00bb, explique Ana Paula Azambuja. \u00c2g\u00e9e de 30 ans, la biologiste est chez Natura depuis deux ans et travaille aux c\u00f4t\u00e9s de 12 chercheurs de diverses formations, dont des biologistes, des biom\u00e9decins, des biochimistes, des chimistes et un physicien : \u00ab C\u2019est une \u00e9quipe extr\u00eamement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, ce qui rend plus cr\u00e9atif notre processus d\u2019innovation en recherche\u00bb.<\/p>\n<p>Chez Natura, le secteur de recherche et de d\u00e9veloppement est install\u00e9 \u00e0 la vicepr\u00e9sidence de l\u2019innovation, structur\u00e9e en quatre services : science, technologie, id\u00e9es et concepts ; d\u00e9veloppement de produits ; gestion et r\u00e9seaux d\u2019innovation ; s\u00e9curit\u00e9 du consommateur. Au total, ce sont 300 chercheurs internes et avec eux des formations et sp\u00e9cialisations diverses. Le biologiste Gilson Manfio, responsable de la communication du d\u00e9partement \u2018Innovation et gestion\u2019 \u00e0 la vice-pr\u00e9sidence de l\u2019innovation, se base sur l\u2019inventaire des comp\u00e9tences scientifiques et technologiques dans l\u2019entreprise pour affirmer : \u00ab Nous avons des chercheurs form\u00e9s dans au moins huit domaines, qui englobent les domaines biologiques et la sant\u00e9, les sciences exactes, la chimie, l\u2019agronomie, les ing\u00e9nieries, l\u2019administration, les sciences sociales appliqu\u00e9es et humaines, avec 170 sp\u00e9cialit\u00e9s diff\u00e9rentes \u00bb. Chaque ann\u00e9e, Natura investit pr\u00e8s de 3 % de sa recette nette en recherche et d\u00e9veloppement \u2013 soit 146,6 millions de reais en 2011.<\/p>\n<p>M\u00eame avec une \u00e9quipe aussi diverse, Natura ne pourrait d\u00e9velopper \u00e0 elle seule des centaines de nouveaux produits par an. Rien que l\u2019an pass\u00e9, 164<br \/>\nnouveaux items ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s sur le march\u00e9. Pour r\u00e9duire les cycles de recherche et innovation, Natura a suivi l\u2019exemple d\u2019autres entreprises : elle a adh\u00e9r\u00e9 au concept d\u2019\u00ab innovation ouverte \u00bb cr\u00e9\u00e9 par Henry Chesbrough, professeur et directeur du Centre d\u2019Innovation Ouverte de l\u2019Universit\u00e9 de Berkeley, dans son ouvrage Open innovation : the new imperative for creating and profiting from technology (2003).<\/p>\n<p>Membre de la Coordination Adjointe de Recherche pour l\u2019Innovation de la FAPESP et professeur de l\u2019\u00c9cole Polytechnique de l\u2019USP, Jo\u00e3o Furtado pr\u00e9cise : \u00ab L\u2019innovation ouverte est un mode d\u2019innovation o\u00f9 les entreprises recherchent de nouvelles opportunit\u00e9s en dehors de leurs limites entrepre- neuriales, aussi bien dans des institutions, des universit\u00e9s et des petites entreprises \u00e0 base technologique, que du c\u00f4t\u00e9 des consommateurs, march\u00e9s et clients. [\u2026] Et tout en recherchant des opportunit\u00e9s \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, dans certains cas elles peuvent aussi transf\u00e9rer vers d\u2019autres entreprises des opportunit\u00e9s qu\u2019elles poss\u00e8dent mais ne souhaitent pas exploiter.<\/p>\n<p><strong>Partenaires Ext\u00e9rieurs<\/strong><br \/>\n\u00ab L\u2019un des outils pour l\u2019ex\u00e9cution du mod\u00e8le d\u2019innovation ouverte est le programme Natura Campus, une plateforme qui existe depuis sept ans pour augmenter les liens avec la production d\u2019innovation \u00bb. C\u2019est en tout cas ce qu\u2019affirme Adriano Jorge, l\u2019administrateur des r\u00e9seaux et partenariats pour l\u2019innovation. La premi\u00e8re version du programme en 2003 a \u00e9t\u00e9 un partenariat avec la FAPESP pour des recherches sur la biodiversit\u00e9 financ\u00e9es par le Programme \u2018Partenariat pour l\u2019Innovation Technologique\u2019 (Pite). \u00ab Lanc\u00e9 en 2006, le Natura Campus est l\u2019espace de construction des r\u00e9seaux d\u2019innovation de l\u2019entreprise avec la communaut\u00e9 scientifique \u00bb. \u00c2g\u00e9 de 29 ans, form\u00e9 en pharmacie \u00e0 l\u2019USP et titulaire d\u2019un MBA en gestion de projets de la Fondation br\u00e9silienne Get\u00falio Vargas (FGV), Adriano Jorge est dans l\u2019entreprise depuis 12 ans. Il a d\u00e9but\u00e9 comme stagiaire dans le secteur de d\u00e9veloppement de produits, a suivi plusieurs stages, est pass\u00e9 par le secteur de science et technologie et, depuis trois ans, administre les r\u00e9seaux et partenariats pour l\u2019innovation.<\/p>\n<p>Parmi les partenaires ext\u00e9rieurs se trouvent l\u2019USP, l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00e9tat de Campinas (Unicamp), l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00e9tat Paulista (Unesp), l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp), l\u2019Institut de Recherches \u00c9nerg\u00e9tiques et Nucl\u00e9aires (Ipen), l\u2019Institut de Recherches Technologiques (IPT), l\u2019Entreprise Br\u00e9silienne de Recherche en Agriculture et \u00c9levage (Embrapa), l\u2019Institut de Technologie de Massachusetts (MIT), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l\u2019Universit\u00e9 de Lyon 1. Des collaborations avec des petites entreprises \u00e0 base technologique et le financement de la recherche par des organismes de soutien font aussi partie du mod\u00e8le de partenariats en r\u00e9seau de Natura. Plus de 65 % du portfolio de projets de technologie de l\u2019entreprise est fait avec des partenaires ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>Luciana Hashiba, 45 ans, est responsable de la gestion et des r\u00e9seaux d\u2019innovation. Elle indique que Natura \u00ab poss\u00e8de \u00e9galement plusieurs entreprises<br \/>\npartenaires qui d\u00e9veloppent des mat\u00e9riaux et des solutions pour les emballages, des huiles essentielles et m\u00eame de nouveaux ingr\u00e9dients pour nos produits \u00bb. Aujourd\u2019hui, Natura a des partenariats dans divers projets avec plus de 100 entreprises. Form\u00e9e en ing\u00e9nierie alimentaire \u00e0 l\u2019Unicamp et titulaire d\u2019un doctorat en administration de la FGV, Luciana Hashiba est dans l\u2019entreprise depuis sept ans. Elle a commenc\u00e9 dans le service de technologie d\u2019emballage, a dirig\u00e9 l\u2019\u00e9quipe de projets de nouveaux produits en marketing et est \u00e0 la t\u00eate du secteur \u2018Gestion et r\u00e9seaux d\u2019innovation\u2019 depuis quatre ans. En juillet 2011, Natura a rejoint la liste \u00e9tablie par la revue nordam\u00e9ricaine des 50 compagnies les plus novatrices au monde. Seule entreprise br\u00e9silienne \u00e0 figurer dans cette liste, elle y occupait la huiti\u00e8me place \u2013 tr\u00e8s proche d\u2019Apple (5e place) et de Google (6e place).<\/p>\n<p>En plus des installations de Cajamar qui constituent un centre int\u00e9gr\u00e9 de recherche, production et logistique de 80000 m2, l\u2019entreprise poss\u00e8de aussi un laboratoire de recherche \u00e0 Bel\u00e9m (\u00e9tat du Par\u00e1), un laboratoire \u00e0 Paris et entretient un partenariat avec le Laboratoire National de Biosciences (LNBio) de Campinas. Pr\u00e8s de 4 000 employ\u00e9s circulent chaque jour dans les seuls locaux de Cajamar. Et sur les 300 chercheurs de l\u2019entreprise, la moiti\u00e9 ont un master ou un doctorat.<\/p>\n<p>Les apports pour les choix des lignes de recherche se font \u00e0 partir des demandes interne et externe. Pour Ines Francke, biologiste de 28 ans et g\u00e9rante scientifique du secteur des technologies durables, \u00ab le macro, par exemple, est g\u00e9r\u00e9 par la direction de notre domaine, qui indique les th\u00e8mes sur lesquels il est important de travailler \u00bb. L\u2019un des programmes sur lequel elle travaille est celui des indicateurs socio-environne-mentaux, qui englobe la question des \u00e9missions de carbone et l\u2019empreinte hydrique: \u00ab Notre \u00e9quipe est responsable de la cr\u00e9ation d\u2019outils de gestion et de quantification des impacts socio environnementaux \u00bb. Dans le cas des \u00e9missions de carbone, le th\u00e8me est apparu dans le sillage des pr\u00e9occupations sur le r\u00e9chauffement global : \u00ab Nous avons cr\u00e9\u00e9 une m\u00e9thodologie d\u2019inventaire de gaz \u00e0 effet de serre avec la vision de cycle de vie des produits, qui commence par l\u2019extraction des actifs de la biodiversit\u00e9 et va jusqu\u2019\u00e0 la disposition finale du produit \u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_119334\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-119334\" alt=\"Huiles essentielles de plantes de la biodiversit\u00e9 br\u00e9silienne utilis\u00e9es dans des parfums\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/060-064_Natura_195-3.jpg\" width=\"290\" height=\"173\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00c9O RAMOS<\/span>Huiles essentielles de plantes de la biodiversit\u00e9 br\u00e9silienne utilis\u00e9es dans des parfums<span class=\"media-credits\">L\u00c9O RAMOS<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Empreinte Hydrique<\/strong><br \/>\nL\u2019inventaire sur la consommation d\u2019eau est encore en phase de validation. Ines Francke raconte qu\u2019ils ont \u00ab regard\u00e9 les m\u00e9thodologies qui \u00e9taient sur le march\u00e9 et choisi la plus compl\u00e8te d\u2019entre elles, l\u2019empreinte hydrique (ou water foot print), qui est un indicateur tr\u00e8s complexe. [\u2026] Nous avons appris la m\u00e9thodologie avec le groupe hollandais de l\u2019University of Twente \u00e0 l\u2019origine du concept \u00bb. Avant d\u2019\u00e9tablir un processus de mesure pour l\u2019empreinte hydrique de l\u2019entreprise, les chercheurs ont r\u00e9alis\u00e9 un projet pilote avec le cycle de vie de deux produits, une huile pour le corps et un parfum.<\/p>\n<p>La grande difficult\u00e9 pour \u00e9tablir des indicateurs est la quantit\u00e9 de mati\u00e8res premi\u00e8res utilis\u00e9e dans les produits. \u00ab Pour certains d\u2019entre eux \u00bb, signale Francke, nous avons obtenu des donn\u00e9es r\u00e9elles aupr\u00e8s de nos fournisseurs, pour d\u2019autres nous avons d\u00fb recourir \u00e0 la banque de donn\u00e9es de l\u2019Europe \u00bb. Dans le cas de l\u2019empreinte hydrique, Natura a \u00e9tabli un partenariat avec une soci\u00e9t\u00e9 de conseil suisse aupr\u00e8s d\u2019entreprises comme L\u2019Or\u00e9al et Kraft pour le financement d\u2019une banque de donn\u00e9es r\u00e9gionalis\u00e9e. En ce qui concerne l\u2019inventaire du carbone, l\u2019entreprise s\u2019est bas\u00e9e sur les directives de l\u2019Institut suisse Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol).<\/p>\n<p>Le domaine des technologies durables compte douze collaborateurs, qui travaillent dans quatre programmes de recherche: indicateurs socio environnementaux, biomim\u00e9tique, \u00e9coconception et agriculture biologique. Ines Francke travaille \u00e9galement avec la biomim\u00e9tique, un programme initi\u00e9 en 2011 sur indication de chercheurs et d\u2019administrateurs scientifiques qui r\u00e9pertorient les tendances technologiques : \u00ab Nous nous sommes inspir\u00e9s sur la nature pour cr\u00e9er des solutions pour les produits, mais aussi pour les processus \u00bb.<\/p>\n<p>Depuis qu\u2019elle est entr\u00e9e chez Natura en 2007 en tant que stagiaire dans le service de s\u00e9curit\u00e9 du consommateur, la biologiste dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019Unicamp a d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 dans diff\u00e9rents secteurs, a suivi un 3e cycle en administration et pr\u00e9pare actuellement une sp\u00e9cialisation en biomim\u00e9tique \u00e0 l\u2019institut nord-am\u00e9ricain Biomimicry 3.8. Cr\u00e9\u00e9 par Janine Benyus, l\u2019inventrice du concept de biomim\u00e9tique, l\u2019institut est partenaire de Natura dans cette ligne de recherche.<\/p>\n<p>La strat\u00e9gie de communication de Natura avec la communaut\u00e9 scientifique a \u00e9t\u00e9 restructur\u00e9e il y a un an et demi. Manfio, biologiste de formation, titulaire d\u2019une sp\u00e9cialisation en microbiologie et chez Natura depuis sept ans, pr\u00e9cise : \u00ab Nous voulons chaque fois plus diffuser en dehors de l\u2019entreprise toute la connaissance produite ici \u00bb. Un des exemples est l\u2019augmentation du nombre d\u2019articles scientifiques publi\u00e9s par les chercheurs apr\u00e8s avoir garanti la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle via le d\u00e9p\u00f4t d\u2019un brevet. \u00ab Depuis que Natura existe, 40 articles ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s. En 2011, il y en a eu six \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Science \u00e0 fleur de peau","protected":false},"author":22,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1194],"tags":[],"coauthors":[115],"class_list":["post-119281","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119281","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119281"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119281\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119281"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119281"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119281"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=119281"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}