{"id":119805,"date":"2013-06-03T18:57:55","date_gmt":"2013-06-03T21:57:55","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=119805"},"modified":"2013-06-06T12:10:12","modified_gmt":"2013-06-06T15:10:12","slug":"risque-recompense","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/risque-recompense\/","title":{"rendered":"Risque r\u00e9compens\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en D\u00e9cembre 2008<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-120481\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/art3707img1.jpg\" width=\"226\" height=\"299\" \/><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR ET MARCIA MINILLO<\/span>Il s\u2019agit de la plus grande affaire r\u00e9alis\u00e9e au Br\u00e9sil pour des entreprises biotechnologiques financ\u00e9es \u00e0 travers un capital-risque. L\u2019entreprise multinationale Monsanto a achet\u00e9 le 3 novembre les entreprises br\u00e9siliennes Alellyx Applied Genomics et CanaVialis pour un montant de 290 millions de dollars, l\u2019\u00e9quivalent de 616 millions de r\u00e9ais. Ces deux entreprises, situ\u00e9es \u00e0 Campinas (SP), avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es \u00e0 travers un financement de capital-risque par Votorantim Novos Neg\u00f3cios afin de d\u00e9velopper de nouvelles technologies li\u00e9es \u00e0 la culture de la canne \u00e0 sucre, de l\u2019orange et de l\u2019eucalyptus.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise Alellyx a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2002, gr\u00e2ce \u00e0 la fusion d\u2019un groupe de chercheurs qui ont particip\u00e9, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, au s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome de la bact\u00e9rie <i>Xyllela fastidiosa, <\/i>vecteur<i> <\/i>d\u2019une maladie qui attaque les orangeraies et appel\u00e9e amarelinho (petit jaune), le tout financ\u00e9 par la FAPESP. Il s\u2019agit d\u2019une entreprise de recherche appliqu\u00e9e consacr\u00e9e au d\u00e9veloppement (ayant pour base la g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire) de produits et de technologies au profit de l\u2019agriculture. Alellyx est le mot \u00e0 invers\u00e9 de <i>Xyllela<\/i>.<\/p>\n<p>Pour cr\u00e9er CanaVialis en 2003, Votorantim Novos Neg\u00f3cios a r\u00e9uni des chercheurs exp\u00e9riment\u00e9s dans le domaine de l\u2019am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique de la canne \u00e0 sucre et, principalement, des chercheurs du R\u00e9seau Interuniversitaire pour le D\u00e9veloppement du Secteur sucre-alcool (Ridesa). CanaVialis est aujourd\u2019hui la plus grande entreprise priv\u00e9e mondiale en mati\u00e8re d\u2019am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique de la canne \u00e0 sucre. Elle d\u00e9veloppe des vari\u00e9t\u00e9s de cette plante am\u00e9lior\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiquement et d\u00e9tient des contrats avec 46 usines de transformation de canne \u00e0 sucre. L\u2019investissement de Votorantim Novos Neg\u00f3cios, destin\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de ces deux entreprises, s\u2019est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 environ 40 millions de dollars.<\/p>\n<p>Les deux entreprises seront toujours g\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re ind\u00e9pendante et conserveront leurs 250 employ\u00e9s. Monsanto concentrera ses activit\u00e9s mondiales de recherche et de d\u00e9veloppement de la canne \u00e0 sucre dans leurs installations. Cet investissement de Monsanto dans le march\u00e9 \u00e9mergent la canne \u00e0 sucre est d\u00fb au fait que la canne \u00e0 sucre sera la quatri\u00e8me culture \u00e0 int\u00e9grer son portefeuille d\u2019affaires, aux c\u00f4t\u00e9s du ma\u00efs, du soja et du coton.<\/p>\n<p>\u00abPour Monsanto, la canne \u00e0 sucre est une culture mondiale\u00bb, observe Andr\u00e9 Dias, pr\u00e9sident de Monsanto Br\u00e9sil. \u00abLes demandes mondiales en sucre et en biocarburants commencent \u00e0 cro\u00eetre \u00e0 un rythme plus rapide que les niveaux de production. Nous esp\u00e9rons que l\u2019acquisition de CanaVialis et d\u2019Alellyx nous permettra d\u2019\u00e9changer nos connaissances actuelles sur le soja, le ma\u00efs et le coton pour contribuer \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la culture de la canne \u00e0 sucre. L\u2019objectif est d\u2019augmenter la productivit\u00e9 de cette culture et de r\u00e9duire la quantit\u00e9 de ressources n\u00e9cessaires \u00e0 sa production\u00bb, souligne Dias. Il affirme \u00e9galement que le Br\u00e9sil va devenir une plateforme de recherches et de d\u00e9veloppement de la canne \u00e0 sucre Monsanto. \u00abLe pays aura un r\u00f4le primordial, non seulement en tant que cr\u00e9ateur de technologie, mais \u00e9galement en tant qu\u2019utilisateur de ces technologies\u00bb. Plus de 6,8 millions d\u2019hectares parmi les 20,2 millions d\u2019hectares de canne \u00e0 sucre plant\u00e9s dans le monde sont au Br\u00e9sil. La r\u00e9colte 2007\/2008 s\u2019\u00e9l\u00e8vera \u00e0 547 millions de tonnes, soit 15,2 % de plus que la r\u00e9colte pr\u00e9c\u00e9dente. La moiti\u00e9 de cette culture est destin\u00e9e \u00e0 la fabrication d\u2019\u00e9thanol, hissant le Br\u00e9sil \u00e0 la deuxi\u00e8me place des principaux producteurs mondiaux de ce carburant. La premi\u00e8re place revient aux \u00c9tats-Unis qui fabriquent l\u2019\u00e9thanol \u00e0 partir du ma\u00efs.<\/p>\n<p>Monsanto investit actuellement 800 millions de dollars en recherche et d\u00e9veloppement et la canne \u00e0 sucre profitera d\u2019une partie de ces investissements. Selon Ricardo Madureira, pr\u00e9sident d\u2019Alellyx et de CanaVialis, cette acquisition permettra aux deux entreprises d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer leurs travaux en recherche et d\u00e9veloppement. \u00c0 titre d\u2019exemple, CanaVialis pr\u00e9sentera en 2009 une vari\u00e9t\u00e9 de canne \u00e0 sucre de cycle pr\u00e9coce obtenue par am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique traditionnelle, cueillie en d\u00e9but de r\u00e9colte et contenant davantage de saccharose. \u00abNous travaillons sur ce projet depuis un an et demi en partenariat avec Monsanto\u00bb, d\u00e9clare Madureira. CanaVialis d\u00e9veloppe \u00e9galement des plantes transg\u00e9niques avec Alellyx. La premi\u00e8re canne \u00e0 sucre transg\u00e9nique a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e en 2006 dans une propri\u00e9t\u00e9 agricole de l\u2019\u00e9tat du Paran\u00e1. Cette vari\u00e9t\u00e9 poss\u00e8de un g\u00e8ne du virus vecteur de la mosa\u00efque, une des maladies qui attaquent ces cultures. Le g\u00e8ne manipul\u00e9 en laboratoire par Alellyx a permis aux plantes de r\u00e9sister \u00e0 ce fl\u00e9au.<\/p>\n<p>Andr\u00e9 Dias, pr\u00e9sident de Monsanto, esp\u00e8re que cette acquisition favorisera le lancement de nouvelles technologies vers 2016. \u00abBien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un investissement \u00e0 long terme compl\u00e9tant notre portefeuille en recherche et d\u00e9veloppement, nous esp\u00e9rons utiliser les germoplasmes dans d\u2019autres zones de culture autour du monde au cours de la prochaine d\u00e9cennie\u00bb, dit-il. Monsanto n\u2019est pas la seule entreprise int\u00e9ress\u00e9e par la canne \u00e0 sucre. \u00c0 la fin du mois d\u2019octobre, l\u2019entreprise multinationale suisse Syngenta AG a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait en train d\u2019entrer sur le march\u00e9 de la canne \u00e0 sucre gr\u00e2ce \u00e0 la mise au point d\u2019une nouvelle technique permettant de r\u00e9duire les co\u00fbts de la culture \u00e0 l\u2019hectare d\u2019environ 15 %. Cette innovation devrait \u00eatre lanc\u00e9e en 2010.<\/p>\n<p><b>Transfert de technologie<\/b><br \/>\nFernando Reinach, directeur ex\u00e9cutif de Votorantim Novos Neg\u00f3cios, affirme que cette vente a eu lieu plus t\u00f4t que pr\u00e9vu. \u00abNous pensions qu\u2019il faudrait au moins huit ans avant de r\u00e9aliser cette affaire\u201d, d\u00e9clare-t-il. \u00abMais c\u2019est le principe du capital-risque. Vous investissez dans la recherche scientifique avec un potentiel technologique mais avec certains risques. Vous transformez ensuite l\u2019entreprise en affaire que vous vendez plus tard \u00e0 ceux qui ont les moyens d\u2019investir dans son expansion. Le transfert de technologie vers la soci\u00e9t\u00e9 est une pratique commune des grandes entreprises\u00bb, affirme Reinach, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo et l\u2019un des coordonnateurs du s\u00e9quen\u00e7age de la <i>Xyllela fastidiosa <\/i>\u00e0 la fin des ann\u00e9es 90. Il souligne que bien que cette acquisition ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par une entreprise \u00e9trang\u00e8re, le centre de recherche et de d\u00e9veloppement d\u2019Alellyx et de CanaVialis restera au Br\u00e9sil. \u00abIl s\u2019agit du premier cas d\u2019entreprise en capital-risque qui ait port\u00e9 ses fruits au Br\u00e9sil en mati\u00e8re de recherche scientifique, ce qui pourra favoriser de nouvelles initiatives et de nouveaux investissements\u00bb, dit-il. Il rappelle \u00e9galement que quand le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome de la Xyllela fastidiosa a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 par la revue Nature en 2000, l\u2019un des chercheurs du programme, Jo\u00e3o Paulo Kitajima de l\u2019Unicamp, a examin\u00e9 les entreprises qui t\u00e9l\u00e9chargeaient le s\u00e9quen\u00e7age et les informations disponibles sur Internet. Aucune entreprise br\u00e9silienne ne s\u2019y est int\u00e9ress\u00e9e, \u00e0 l\u2019inverse de nombreuses entreprises multinationales. \u00abJe me souviens qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque, j\u2019ai \u00e9crit un article qui disait que nous n\u2019\u00e9tions pas pr\u00e9par\u00e9 au succ\u00e8s car nous avions fait une d\u00e9couverte scientifique marquante mais le pays ne poss\u00e9dait pas de structures appropri\u00e9es pour profiter de cette avanc\u00e9e\u00bb, dit-il. Bien que les deux entreprises aient \u00e9t\u00e9 vendues \u00e0 une multinationale, Fernando Reinach voit la situation sous un jour diff\u00e9rent. \u00abNous n\u2019avons pas encore d\u2019entreprises br\u00e9siliennes assez solides pour investir, mais nous aurons un centre de recherche mondial au Br\u00e9sil, ce qui fera une grande diff\u00e9rence\u00bb, souligne Reinach. \u00abMonsanto n\u2019a pas de savoir-faire en mati\u00e8re de canne \u00e0 sucre. C\u2019est pour eux une nouvelle culture\u00bb, d\u00e9clare le chercheur.<\/p>\n<p>Selon Fernando Reinach, les n\u00e9gociations relatives \u00e0 cette acquisition ont dur\u00e9 huit mois et d\u2019autres entreprises \u00e9trang\u00e8res \u00e9taient \u00e9galement en comp\u00e9tition. \u00abC\u2019\u00e9tait un appel d\u2019offre\u00bb, d\u00e9clare-t-il. Monsanto avait depuis l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re un partenariat technologique avec CanaVialis et Alellyx pour d\u00e9velopper et commercialiser les technologies Monsanto appliqu\u00e9es \u00e0 la canne \u00e0 sucre, comme la technologie BT qui permet \u00e0 la plante de r\u00e9sister aux maladies et le Roundup Ready (RR) qui rend les plantes plus r\u00e9sistantes \u00e0 l\u2019herbicide glyphosate.<\/p>\n<p>Selon Carlos Henrique de Brito Cruz, directeur scientifique de la FAPESP, la vente des deux entreprises est un exemple rare et encourageant de cr\u00e9ation de richesses au Br\u00e9sil \u00e0 partir d\u2019une recherche scientifique comp\u00e9titive sur le plan international. \u00abCe dispositif consistant \u00e0 cr\u00e9er une petite entreprise qui d\u00e9tient une propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle pour ensuite la vendre pour un montant sup\u00e9rieur aux investissements de d\u00e9part me rappelle uniquement le cas de l\u2019entreprise Akwan Information Technologies qui a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e par Google en 2005\u00bb, souligne Brito Cruz. Akwan est un site de recherche cr\u00e9\u00e9 par des professeurs de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Minas Gerais et qui est devenu le centre de recherche et de d\u00e9veloppement de Google en Am\u00e9rique Latine. \u00abCe cas d\u00e9montre qu\u2019il existe un potentiel au Br\u00e9sil qui doit \u00eatre davantage exploit\u00e9. Le fait que Monsanto op\u00e8re sa plateforme de recherche et de d\u00e9veloppement sur la canne \u00e0 sucre au Br\u00e9sil est \u00e9galement un aspect positif, car il d\u00e9montre que la recherche comp\u00e9titive attire les investissements et l\u2019activit\u00e9 de grandes entreprises multinationales\u00bb.<\/p>\n<p>Selon Jos\u00e9 Fernando Perez, directeur scientifique de la FAPESP entre 1993 et 2005 et coordonnateur du programme g\u00e9nome FAPESP \u00e0 l\u2019origine du s\u00e9quen\u00e7age de la <i>Xyllela fastidiosa<\/i>, la vente d\u2019Alellyx et de CanaVialis est importante car elle se produit \u00e0 un moment de r\u00e9traction des investissements internationaux. \u00abL\u2019acquisition s\u2019est produite dans une p\u00e9riode \u00e9conomique peu favorable, ce qui renforce son importance. La vente a permis au pays de profiter d\u2019investissements dont peu d\u2019entreprises peuvent b\u00e9n\u00e9ficier. Quels sont les autres pays qui \u00e9taient en concurrence avec nous ?\u00bb, s\u2019interroge Perez, pr\u00e9sident de l\u2019entreprise biotechnologique Recepta Biopharma. Pour lui, l\u2019acquisition d\u2019Alellyx et de CanaVialis d\u00e9montre le succ\u00e8s de la vision du Programme G\u00e9nome FAPESP. \u00abLes leaderships qui ont \u00e9labor\u00e9 le programme ont travaill\u00e9 \u00e9troitement avec Alellyx. Il s\u2019agit d\u2019un succ\u00e8s sans pr\u00e9c\u00e9dent. Je ne connais aucun projet scientifique qui ait favoris\u00e9 un investissement de cette importance au Br\u00e9sil\u00bb, souligne Perez qui rajoute : \u00abCette vente d\u00e9montre que la science peut devenir une excellente affaire dans notre pays\u00bb.<\/p>\n<p><b>Un investissement fructueux<\/b><br \/>\nPerez affirme que le succ\u00e8s de la vente de ces entreprises d\u00e9montre une volont\u00e9 politique en mati\u00e8re d\u2019investissement (car outre l\u2019investissement en recherche g\u00e9nomique de la FAPESP et du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, ces entreprises recevaient des investissements publics de l\u2019organisme de Financement d\u2019\u00c9tudes et de Projets (Finep) et de la Banque Nationale de D\u00e9veloppement \u00c9conomique et Social (BNDES). \u00abCet investissement a \u00e9t\u00e9 si fructueux qu\u2019il a favoris\u00e9 la vente dans des conditions avantageuses. La biotechnologie est un domaine qui exige de lourds investissements pour un retour tardif. Les entreprises ont parfois besoin d\u2019un apport de capital plus important et seules les grandes entreprises y parviennent. Il faut respecter un cycle pour que la recherche d\u00e9bouche sur des produits de grande valeur commerciale au profit de la soci\u00e9t\u00e9\u00bb Perez rappelle que depuis la premi\u00e8re pr\u00e9sentation du projet au conseil sup\u00e9rieur de la FAPESP, le principal objectif du Programme G\u00e9nome \u00e9tait la formation en ressources humaines pour d\u00e9velopper la biotechnologie dans le pays.<\/p>\n<p>L\u2019acquisition des deux entreprises par une multinationale a provoqu\u00e9 un certain malaise au sein du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Lors d\u2019un entretien conc\u00e9d\u00e9 au journal O Estado de S. Paulo le 5 novembre, le ministre des Sciences et de la Technologie, S\u00e9rgio Rezende, a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait \u00absurpris et d\u00e9\u00e7u\u00bb par cette vente. \u00abJe ne sais pas combien d\u2019argent Votorantim a investi dans ces entreprises ces derni\u00e8res ann\u00e9es, mais le secteur public y a investi \u00e9norm\u00e9ment\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le ministre. \u00abLa vente pour tout groupe \u00e9tranger est d\u00e9cevante\u00bb. Le ministre rappelle que la Finep a approuv\u00e9 une subvention de 49,4 millions de R$ pour financer les recherches de ces entreprises ces 3 derni\u00e8res ann\u00e9es (6,4 millions de R$ ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s). \u00abCe sont deux entreprises qui recevaient des investissements du gouvernement et quand ces fonds allaient porter leurs fruits elles ont \u00e9t\u00e9 vendues pour un prix assez modique\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Jos\u00e9 Fernando Perez regrette \u00e9galement qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019organismes publics suffisamment motiv\u00e9s pour investir dans les entreprises. \u00abMais c\u2019est une petite frustration en comparaison au succ\u00e8s obtenu\u00bb, dit-il. Brito Cruz, directeur scientifique de la FAPESP, d\u00e9clare qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9videmment pr\u00e9f\u00e9rable que l\u2019acquisition soit faite par un groupe br\u00e9silien. \u00abMais malheureusement les investisseurs br\u00e9siliens ne sont pas habitu\u00e9s \u00e0 miser sur des activit\u00e9s scientifiques ou technologiques tr\u00e8s avanc\u00e9es, m\u00eame s\u2019il y a des exceptions qui confirment la r\u00e8gle\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Risque r\u00e9compens\u00e9","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[98],"class_list":["post-119805","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique-st"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119805","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119805"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119805\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119805"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119805"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119805"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=119805"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}