{"id":119954,"date":"2013-06-04T15:57:07","date_gmt":"2013-06-04T18:57:07","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=119954"},"modified":"2013-06-05T16:25:50","modified_gmt":"2013-06-05T19:25:50","slug":"essaim-mortel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/essaim-mortel\/","title":{"rendered":"Essaim mortel"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en Novembre 2008<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_120499\" style=\"max-width: 309px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-120499\" alt=\"Gu\u00eape Polybia ignobilis\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/art3685img1.jpg\" width=\"299\" height=\"299\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\"> MARTELLI FILHO<\/span>Gu\u00eape Polybia ignobilis<span class=\"media-credits\"> MARTELLI FILHO<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019expression \u00abtomber dans un nid de gu\u00eapes\u00bb indique de s\u00e9rieux probl\u00e8mes et s\u2019applique \u00e9galement aux abeilles. Il s\u2019agit d\u2019insectes sociaux qui travaillent en \u00e9quipe m\u00eame quand il s\u2019agit de se d\u00e9fendre contre leurs ennemis. C\u2019est pour cela qu\u2019une personne qui heurte un de ces nids a de grandes chances de se retrouver \u00e0 l\u2019h\u00f4pital avec des centaines de dards incrust\u00e9s dans la peau. Ces derniers diffusent des toxines dans le courant sanguin, qui pendant des jours vont endommager le foie, les reins et le c\u0153ur, dissolvant la matrice qui unit les cellules et d\u00e9clenchant des probl\u00e8mes chroniques. \u00abNous ne comprenons que maintenant comment le venin de ces insectes fonctionne\u00bb, d\u00e9clare le biochimiste M\u00e1rio Palma, du Centre d\u2019\u00c9tudes des Insectes Sociaux (Ceis) de\u2019 Universit\u00e9 Publique Pauliste (Unesp) de Rio Claro. Il a fait appel \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) et \u00e0 l\u2019Institut Butantan pour monter une \u00e9quipe qui a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 mettre au point fois un vaccin contre les piq\u00fbres d\u2019abeilles.<\/p>\n<p>Selon Palma, la difficult\u00e9 pour mettre au point un vaccin sp\u00e9cifique contre les piq\u00fbres d\u2019insectes d\u00e9coule d\u2019une m\u00e9connaissance de la composition chimique de ces substances. \u00ab\u00c0 l\u2019inverse de ce qui se produit avec le venin de serpent, compos\u00e9 de prot\u00e9ines complexes, 70 % des venins d\u2019abeilles et de gu\u00eapes sont compos\u00e9s de peptides\u00bb, d\u00e9clare-t-il. Il s\u2019agit de mol\u00e9cules apparent\u00e9es aux prot\u00e9ines, mais plus petites. Il s\u2019est tout d\u2019abord aper\u00e7u que ces venins agissaient de mani\u00e8re diff\u00e9rente. Une victime de morsure de serpents (principalement les rongeurs dont ils s\u2019alimentent) meurt rapidement. Il s\u2019agit, en fin de comptes, d\u2019une strat\u00e9gie de chasse, \u00e0 l\u2019inverse des abeilles et des gu\u00eapes qui utilisent leur venin comme d\u00e9fense. Les fragiles dards, efficaces uniquement sur la peau tendre du museau de singes \u00e0 la recherche de miel, sur un oiseau amateur d\u2019insectes ou sur une personne impr\u00e9voyante, laissent un souvenir douloureux et signalent l\u2019endroit \u00e0 \u00e9viter.<\/p>\n<p>Le Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 pr\u00e9voit qu\u2019entre 10 mille \u00e0 15 mille personnes seront piqu\u00e9es cette ann\u00e9e par des abeilles et des gu\u00eapes. Il s\u2019agit certainement d\u2019un chiffre sous-estim\u00e9 car les personnes souffrant d\u2019une seule piq\u00fbre et n\u2019ayant pas de fortes r\u00e9actions allergiques ne feront pas appel aux services m\u00e9dicaux. La plupart des patients survit, contrairement aux victimes de morsures de serpents (plus 20 mille morsures par an dans le pays). Cependant les petites mol\u00e9cules de venin d\u2019insectes se r\u00e9pandent avec facilit\u00e9 dans l\u2019organisme. C\u2019est pour cette raison que 98 % des personnes victimes de multiples piq\u00fbres souffrent de s\u00e9quelles chroniques aux reins et au foie.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode utilis\u00e9e pour mettre au point des vaccins se basait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent sur des tentatives et souvent des \u00e9checs car on produisait le vaccin et on testait directement son effet. \u00abChaque fois que le vaccin ne fonctionne pas on perd un patient\u00bb, d\u00e9clare le chercheur de l\u2019Unesp. C\u2019est une chose \u00e0 \u00e9viter, m\u00eame lorsqu\u2019il s\u2019agit de tests sur des souris de laboratoire, mais personne n\u2019\u00e9tait encore parvenu \u00e0 d\u00e9velopper des tests in vitro afin d\u2019\u00e9valuer leur efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Palma a donc d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er un laboratoire de pointe destin\u00e9 \u00e0 l\u2019analyse des prot\u00e9ines, gr\u00e2ce \u00e0 un projet en bioprospection financ\u00e9 par la FAPESP. Le r\u00e9sultat est surprenant car en quatre ans, son \u00e9l\u00e8ve de doctorat Keity Souza Santos, \u00e9galement orient\u00e9e par F\u00e1bio Castro, a d\u00e9couvert environ 200 compos\u00e9s chimiques dans le venin des abeilles outre les cinq prot\u00e9ines d\u00e9j\u00e0 connues. Cette d\u00e9couverte n\u2019\u00e9tait qu\u2019une premi\u00e8re \u00e9tape car il fallait maintenant que les chercheurs analysent son effet sur l\u2019organisme. \u00c0 ce stade des recherches, la collaboration avec l\u2019\u00e9quipe de l\u2019H\u00f4pital des Cliniques (HC) de l\u2019USP, men\u00e9e par l\u2019immunologiste Jorge Kalil et par l\u2019allergologiste F\u00e1bio Castro, a \u00e9t\u00e9 fondamentale. En traitant des personnes victimes de piq\u00fbres d\u2019abeilles ou de gu\u00eapes, les m\u00e9decins ont r\u00e9pertori\u00e9 environ 50 sympt\u00f4mes comme la douleur, les rougeurs, les tum\u00e9factions, les d\u00e9mangeaisons, la vue qui s\u2019assombrit, la perte de conscience, les jambes lourdes et la perte de m\u00e9moire. Le croisement de ces donn\u00e9es et de la liste de peptides et des prot\u00e9ines du venin a permis d\u2019\u00e9valuer l\u2019action de chaque \u00e9l\u00e9ment sur l\u2019organisme humain.<\/p>\n<p><strong>Production<\/strong><br \/>\nPalma, avec la collaboration de l\u2019Institut Butantan qui produit 80 % des s\u00e9rums et vaccins utilis\u00e9s dans le pays, a inject\u00e9 du venin d\u2019abeille sur des chevaux pour ensuite extraire les anticorps produits par ces animaux. Il a ensuite v\u00e9rifi\u00e9 si les anticorps des chevaux neutralisaient tous les \u00e9l\u00e9ments toxique du venin, et d\u00e9tecter ainsi les d\u00e9fenses qui manquaient. \u00abD\u2019apr\u00e8s ce que nous savons, personne n\u2019avait encore utilis\u00e9 cette technique de recherche d\u2019anticorps contre chaque prot\u00e9ine\u00bb, d\u00e9clare-t-il.<\/p>\n<p>Avant sa formule finale, le vaccin a du passer au crible du pharmacien Marco Antonio Stephano, de la Facult\u00e9 de Sciences Pharmaceutiques de l\u2019USP, et sp\u00e9cialiste en contr\u00f4le de qualit\u00e9. \u00abNous avons gard\u00e9 le secret absolu pendant quatre ans de travail jusqu\u2019au d\u00e9p\u00f4t de brevet\u00bb, d\u00e9clare Palma. La formule \u00e9tant pr\u00eate, une \u00e9quipe de l\u2019Institut Butantan men\u00e9e par Hisako Higashi est en train de produire des lots de vaccin qui seront test\u00e9s \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Vital Brazil de l\u2019Institut Butantan, centre national de r\u00e9f\u00e9rence pour le traitement des victimes d\u2019animaux venimeux. La chercheuse pense que le vaccin sera utilis\u00e9 dans des tests cliniques d\u2019ici 6 mois environ.<\/p>\n<p>Outre l\u2019analyse de prot\u00e9ines, l\u2019Unesp fournit une grande quantit\u00e9 de venin d\u2019abeille destin\u00e9e \u00e0 la production du vaccin. L\u2019universit\u00e9 poss\u00e8de une ferme d\u2019abeilles sous la responsabilit\u00e9 du biologiste Osmar Malaspina du Ceis. Pour pr\u00e9lever le venin d\u2019abeille, il place une plaque de verre couverte d\u2019une grille \u00e9lectrifi\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e des ruches. Quand les abeilles s\u2019y posent, elles re\u00e7oivent une d\u00e9charge \u00e9lectrique \u00e0 laquelle elles r\u00e9agissent en piquant la plaque de verre. Elles ne perdent pas leur dard et laissent une goutte de venin. Gr\u00e2ce \u00e0 cette m\u00e9thode automatis\u00e9e, Malaspina r\u00e9cup\u00e8re une quantit\u00e9 suffisante de venin pour produire le vaccin. D\u00e8s que le produit sera approuv\u00e9, il sera distribu\u00e9 sur tout le r\u00e9seau public. Palma souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet gouvernemental car il a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9 par des agences nationales de soutien \u00e0 la recherche (FAPESP, CNPq, Finep), et r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019Institut Butantan, li\u00e9 au Secr\u00e9tariat de la Sant\u00e9 de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de cette premi\u00e8re \u00e9tape a donn\u00e9 l\u2019\u00e9lan n\u00e9cessaire au chercheur de l\u2019Unesp pour poursuivre ses recherches. Le vaccin qu\u2019il a mis au point fonctionne contre les abeilles br\u00e9siliennes, mais il a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u des \u00e9chantillons de venin d\u2019abeille provenant d\u2019autres endroits du monde pour v\u00e9rifier si cette m\u00e9thode fonctionne \u00e9galement contre d\u2019autres sous-esp\u00e8ces d\u2019Apis mellifera, pr\u00e9sentes sur 75 % du globe. Si cela fonctionne, Palma pense que le Br\u00e9sil pourrait devenir le premier producteur et exportateur mondial de vaccin contre les piq\u00fbres d\u2019abeilles.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe n\u2019oublie pas que les abeilles sont accus\u00e9es \u00e0 tort de piq\u00fbres qui en fait sont dues aux gu\u00eapes, qui ont un venin diff\u00e9rent et non neutralis\u00e9 par le vaccin contre les abeilles. Palma et Malaspina ont s\u00e9lectionn\u00e9 12 esp\u00e8ces de gu\u00eapes responsables d\u2019une bonne partie des accidents. Le groupe de Rio Claro est d\u00e9j\u00e0 en train d\u2019analyser les peptides et les prot\u00e9ines du venin de ces gu\u00eapes \u00e0 la recherche d\u2019un vaccin efficace contre les piq\u00fbres de ces esp\u00e8ces aussi nocives que celles des abeilles.<\/p>\n<p><strong>Allergie<\/strong><br \/>\nOutre le fait d\u2019\u00eatre douloureuse et toxique, la piq\u00fbre d\u2019une seule abeille peut provoquer une r\u00e9action allergique capable de tuer en quelques minutes, car le syst\u00e8me immunitaire r\u00e9agit au venin en produisant des anticorps appel\u00e9s immunoglobuline E ou IgE. En luttant contre le venin, ces IgE provoquent des tum\u00e9factions, des d\u00e9mangeaisons, et m\u00eame chez certaines personnes un choc anaphylactique qui bloque leur respiration et provoque un \u00e9vanouissement soudain. Le vaccin n\u2019a aucun effet contre cette r\u00e9action.<\/p>\n<p>Pour contrer le processus allergique, il faut identifier sa cause avec exactitude. Comme dans la plupart des cas il est impossible d\u2019obtenir des observations scientifiques rigoureuses de la part des victimes, les dispensaires ont besoin de tests qui identifient les allerg\u00e8nes dans le sang des patients. Il y a d\u00e9j\u00e0 des tests qui d\u00e9tectent les allerg\u00e8nes de certaines gu\u00eapes nord-am\u00e9ricaines et europ\u00e9ennes, mais ici les esp\u00e8ces sont diff\u00e9rentes. En outre, les 51 esp\u00e8ces de gu\u00eapes pr\u00e9sentes sur le campus de Rio Claro repr\u00e9sentent plus que l\u2019ensemble de la biodiversit\u00e9 europ\u00e9enne et nord-am\u00e9ricaine. Le Br\u00e9sil compte 500 esp\u00e8ces, l\u2019Europe 20 et les \u00c9tats-Unis 20.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe coordonn\u00e9e par Palma a l\u2019intention de mettre au point des tests sur les esp\u00e8ces qui provoquent le plus d\u2019accidents au Br\u00e9sil et de promouvoir une formation permettant d\u2019identifier et de traiter les allergies dues au venin d\u2019insecte. \u00abActuellement, la majorit\u00e9 des personnes comp\u00e9tentes dans ce domaine a \u00e9t\u00e9 form\u00e9e par nos soins\u00bb, d\u00e9clare l\u2019immunologiste et allergologiste F\u00e1bio Castro, qui se dit pr\u00eat \u00e0 former davantage de personnes hors du Br\u00e9sil. Palma et F\u00e1bio Castro ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9largir les fronti\u00e8res en cr\u00e9ant le Groupe d\u2019\u00c9tudes des Nouveaux Allerg\u00e8nes R\u00e9gionaux (Genar). Il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9seau de chercheurs et de professionnels de la sant\u00e9 qui va analyser et traiter des allergies rares comme celles concernant les aliments r\u00e9gionaux, dont on sait encore peu de choses.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s du projet d\u00e9montre qu\u2019une technique permettant d\u2019analyser les peptides et les prot\u00e9ines, alli\u00e9e \u00e0 une connaissance de la nature, d\u00e9bouche sur des r\u00e9sultats surprenants. \u00abLes toxines des animaux sont de v\u00e9ritables sources d\u2019inspiration\u00bb, d\u00e9clare Palma qui analyse pr\u00e9alablement le comportement des insectes et des araign\u00e9es ainsi que le r\u00f4le des substances chimiques dans la nature pour comprendre leur action et leur finalit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le Projet <\/strong>Bioprospection de la faune des arthropodes de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo pour mettre au point de nouveaux produits pharmaceutiques et pesticides s\u00e9lectifs <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Programme Biota <strong>Coordonnateur<\/strong> Mario Sergio Palma \u2013 Unesp <strong>Investissement <\/strong>R$ 1.646.290,60\u00a0 (FAPESP)R$ 1.530.000\u00a0 (CNPq et Finep)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Essaim mortel","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[95],"class_list":["post-119954","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119954","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=119954"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/119954\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119954"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=119954"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=119954"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=119954"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}