{"id":120444,"date":"2013-06-05T14:55:08","date_gmt":"2013-06-05T17:55:08","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=120444"},"modified":"2013-06-05T17:46:24","modified_gmt":"2013-06-05T20:46:24","slug":"amazonie-perdue-et-retrouvee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/amazonie-perdue-et-retrouvee\/","title":{"rendered":"Amazonie perdue et retrouv\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en octobre 2008<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_120546\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-120546\" alt=\"Des indiens dansent dans le Parc National du Xingu\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Indios_KUIKUROS_final.jpg\" width=\"300\" height=\"200\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">TIAGO QUEIROZ \/ AE<\/span>Des indiens dansent dans le Parc National du Xingu<span class=\"media-credits\">TIAGO QUEIROZ \/ AE<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019ironie est des plus cruelles : la d\u00e9forestation incontr\u00f4l\u00e9e et criminelle de la for\u00eat amazonienne a permis de faire l\u2019une des plus importantes d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques br\u00e9siliennes de tous les temps. \u00c0 l\u2019aide d\u2019images satellites et de recherches sur le terrain, des scientifiques br\u00e9siliens et finlandais sont en train de d\u00e9couvrir et de cartographier des g\u00e9oglyphes, de gigantesques dessins g\u00e9om\u00e9triques de plus de 350 m de longueur et effectu\u00e9s par les premiers groupes organis\u00e9s d\u2019hommes qui peuplaient la r\u00e9gion il y a pr\u00e8s de 13 000 ans. D\u2019apr\u00e8s le Pr Denise Pahl Schaan, vice-coordinatrice du programme de master et doctorat en sciences sociales, coordinatrice du cours de sp\u00e9cialisation en arch\u00e9ologie de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre (Ufac) et pr\u00e9sidente de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Arch\u00e9ologie Br\u00e9silienne, \u00ab sans la d\u00e9forestation, on ignorerait peut-\u00eatre encore leur existence \u00bb. Denise Pahl dirige \u00e9galement avec la g\u00e9ographe de l\u2019Ufac Miriam Bueno le groupe de recherche G\u00e9oglyphes de l\u2019Amazonie, financ\u00e9 par le Conseil National de D\u00e9veloppement Scientifique et Technologique (CNPq).<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une recherche qui devrait changer une grande partie des acquis sur l\u2019occupation de la r\u00e9gion amazonienne. De prime abord, elle d\u00e9ment ce que l\u2019on pensait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e0 savoir que le c\u00f4t\u00e9 ouest de l\u2019Amazonie \u00e9tait une vaste zone d\u00e9nu\u00e9e de culture humaine complexe. D\u2019\u00e9nigmatiques travaux de remblaiement laiss\u00e9s par des soci\u00e9t\u00e9s organis\u00e9es montrent qu\u2019elles y vivaient l\u00e0 et pratiquaient la culture. De tels indices peuvent mener \u00e0 des d\u00e9couvertes importantes \u00e0 l\u2019aube du XXIe si\u00e8cle, alors que l\u2019on ne croyait plus \u00e0 de grandes nouveaut\u00e9s dans le domaine. Pour Alceu Ranzi, membre de l\u2019Institut Historique et G\u00e9ographique de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre et int\u00e9grant l\u2019\u00e9quipe d\u2019Ondemar Dias de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00e9tat de Rio de Janeiro (UFRJ), qui a d\u00e9couvert les premiers vestiges de ces \u00e9l\u00e9ments en 1977, \u00ab l\u2019occurrence des g\u00e9oglyphes dans l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre renverse le paradigme selon lequel les soci\u00e9t\u00e9s complexes de l\u2019Amazonie se seraient d\u00e9velopp\u00e9es seulement dans les zones de plaine cultiv\u00e9e des grands fleuves \u00bb.<\/p>\n<p>Ranzi explique que les g\u00e9oglyphes se situent principalement dans des zones interfluviales \u2013 des terres \u00e9lev\u00e9es qui divisent les eaux des fleuves Acre, Iquiri et Abun\u00e3. Autrement dit, une zone non-inondable (terra firme). La d\u00e9couverte de l\u2019\u00e9quipe de Dias n\u2019a \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e officiellement \u00e0 la communaut\u00e9 scientifique qu\u2019en 1988 dans un article publi\u00e9 par l\u2019anthropologue Eliana de Carvalho, mais elle n\u2019a eu aucune r\u00e9percussion. Toutefois, les travaux dans la r\u00e9gion ont commenc\u00e9 \u00e0 avoir un retentissement international au cours des neuf derni\u00e8res ann\u00e9es. Actuellement, une \u00e9quipe d\u2019anthropologues dirig\u00e9e par Denise Pahl Schaan proc\u00e8de \u00e0 un grand relev\u00e9 r\u00e9gional des g\u00e9oglyphes. \u00ab Lorsqu\u2019on observe leur ma\u00eetrise de la g\u00e9om\u00e9trie, des cercles, des octogones et des angles parfaits \u00bb, observe Ranzi, \u00ab on per\u00e7oit la complexit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la construction de ces gigantesques g\u00e9oglyphes \u00bb.<\/p>\n<p>Le projet G\u00e9oglyphes de l\u2019Amazonie est n\u00e9 en 2007. Un an auparavant, un projet pour l\u2019\u00e9tude de cinq g\u00e9oglyphes consid\u00e9r\u00e9s tr\u00e8s importants a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en association avec des chercheurs finlandais. Denise Pahl Schaan raconte que les informations des voyageurs des si\u00e8cles derniers parlaient de grandes soci\u00e9t\u00e9s vivant le long du fleuve Amazone et de ses principaux affluents. De la m\u00eame mani\u00e8re, les premi\u00e8res recherches arch\u00e9ologiques ont privil\u00e9gi\u00e9 les zones inondables. Puisque les populations indig\u00e8nes ayant surv\u00e9cu \u00e0 l\u2019\u00e9poque coloniale se sont r\u00e9fugi\u00e9es dans les zones interfluviales, c\u2019est l\u00e0 qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 rencontr\u00e9es par les ethnographes ayant d\u00e9crit leur mode de vie.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1950, certains chercheurs ont sugg\u00e9r\u00e9 que le mode de vie indig\u00e8ne (petits hameaux, changement de hameau en moyenne tous les cinq ans) d\u00e9crit par les ethnographes refl\u00e9tait le mod\u00e8le de vie typique sur la zone non-inondable \u00e0 toutes les \u00e9poques. D\u2019apr\u00e8s Pahl Schaan, \u00ab les g\u00e9oglyphes montrent que cette notion \u00e9tait erron\u00e9e, l\u2019\u00e9laboration des gigantesques dessins indique une organisation de la force de travail et une planification, l\u2019existence d\u2019une hi\u00e9rarchie sociale et probablement des conflits arm\u00e9s, vu que les tranch\u00e9es peuvent avoir \u00e9t\u00e9 creus\u00e9es pour la d\u00e9fense \u00bb. La chercheuse souligne que leur g\u00e9om\u00e9trie est parfaite et qu\u2019elle d\u00e9note un souci du symbolique : \u00ab Le stade de d\u00e9veloppement culturel de ces peuples qui existaient serait celui des chefferies, des soci\u00e9t\u00e9s r\u00e9gionales socialement stratifi\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_120549\" style=\"max-width: 309px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-120549\" alt=\"Vision actuelle du hameau: l\u00b4Anthropologie revoit le comcept de peuples primitifs\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/art3664img21.jpg\" width=\"299\" height=\"205\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">MARISA CAUDURO\/ FOLHA IMAGEM<\/span>Vision actuelle du hameau: l\u00b4Anthropologie revoit le comcept de peuples primitifs<span class=\"media-credits\">MARISA CAUDURO\/ FOLHA IMAGEM<\/span><\/p><\/div>\n<p>Cependant, il n\u2019existe pas d\u2019informations sur la date et la raison de la disparition de ces peuples. \u00ab Nous faisons actuellement le relev\u00e9 des sites dans tout l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre et ses environs ; nous r\u00e9alisons des fouilles dans certains d\u2019entre eux et recueillons des \u00e9chantillons de sol et de mati\u00e8re v\u00e9g\u00e9tale pour les dater et voir quelle \u00e9tait la couverture v\u00e9g\u00e9tale \u00e0 l\u2019\u00e9poque de leur construction. Il sera ainsi possible de savoir si la for\u00eat a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite pour la construction des g\u00e9oglyphes ou si la zone \u00e9tait une savane, un milieu ouvert\u00bb.<\/p>\n<p>Compar\u00e9s aux Indiens qui vivent aujourd\u2019hui en Amazonie, ces peuples anciens \u00e9taient plus nombreux et poss\u00e9daient une organisation sociale plus complexe. Selon Denise Pahl Schaan, les g\u00e9oglyphes repr\u00e9sentent une population importante vivant sur une zone non-inondable. Les ouvrages en terre signalent une mobilisation de la force de travail et une planification, ce qui n\u2019existe que dans les soci\u00e9t\u00e9s complexes : \u00ab La r\u00e9partition tr\u00e8s \u00e9tendue des g\u00e9oglyphes sur une superficie de plus de 250 kilom\u00e8tres de long indique une standardisation de pratiques culturelles monumentales sur de vastes r\u00e9gions, ce qui appara\u00eet uniquement dans les soci\u00e9t\u00e9s complexes. [&#8230;] Il faut rappeler que les transformations du paysage r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 travers les g\u00e9oglyphes n\u2019existent \u00e9galement que dans les soci\u00e9t\u00e9s complexes \u00bb.<\/p>\n<p>Parmi les chercheurs qui ont fait partie de l\u2019\u00e9quipe d\u2019Ondemar Dias se trouvait Franklin Levy, aujourd\u2019hui docteur \u00e8s Anthropologie. Par courrier \u00e9lectronique, ce chercheur finlandais nous rappelle qu\u2019apr\u00e8s la d\u00e9couverte de la premi\u00e8re structure en terre de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre, en 1977, il a dirig\u00e9 les recherches sur le front oriental, de Cruzeiro do Sul jusqu\u2019\u00e0 la fronti\u00e8re avec le P\u00e9rou : \u00ab L\u00e0-bas, on n\u2019a pas encore localis\u00e9 de structures en terre \u00bb. \u00c0 cette \u00e9poque, le c\u00f4t\u00e9 ouest de l\u2019Amazonie \u00e9tait encore m\u00e9connu. \u00ab Des donn\u00e9es \u00e9parses et des d\u00e9couvertes fortuites ne constituaient pas une connaissance arch\u00e9ologique organis\u00e9e, permettant que ce vide soit rempli par l\u2019imagination de chacun et occasionnellement per\u00e7u comme une extension de la connaissance ethnologique moderne \u00bb.<\/p>\n<p>Pour l\u2019anthropologue, l\u2019observation de cultures modernes calqu\u00e9e sur l\u2019id\u00e9e re\u00e7ue d\u2019une \u00e9volution lin\u00e9aire, selon laquelle chaque peuple franchit des niveaux \u00e9volutifs faciles \u00e0 observer \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire des progr\u00e8s mat\u00e9riels \u2013, a fauss\u00e9 l\u2019\u00e9valuation et l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019autres penseurs et th\u00e9oriciens. \u00ab Mais cette confusion dispara\u00eet peu \u00e0 peu et c\u00e8de la place \u00e0 une nouvelle vision, qui parle de cultures complexes dans le sens organisationnel, de commandements et de chefferies. Comprendre comment ils ont saisi internement ce ph\u00e9nom\u00e8ne sans tenter de l\u2019expliquer \u00e0 travers la taille de leurs t\u00e2ches rel\u00e8ve du travail de l\u2019arch\u00e9ologue \u00bb.<\/p>\n<p>Toujours selon Levy, les \u00e9vidences arch\u00e9ologiques permettent d\u2019affirmer qu\u2019une soci\u00e9t\u00e9 est rest\u00e9e \u2013 y compris avec des allers et venues \u2013 sur le lieu de ses g\u00e9oglyphes pendant plus de 2 500 ans. Elle a ainsi eu le temps de d\u00e9velopper une culture si complexe qu\u2019il ne sera jamais possible de la saisir totalement : \u00ab Ces peuples ont domin\u00e9 le milieu gr\u00e2ce aux nombreuses ressources techniques dont ils disposaient et ont vaincu les vicissitudes du climat, en maintenant la production quelle que soit la saison. Ils ont \u00e9galement habit\u00e9 dans les savanes et dans les zones interfluviales les plus \u00e9lev\u00e9es. Comme les eaux les emp\u00eachaient de s\u2019installer et de planter, ils creusaient de grandes fosses autour du lieu choisi en rabaissant la nappe phr\u00e9atique remontante et en retirant les racines, et ils ont r\u00e9ussi \u00e0 garder le sol des maisons plus sec au moment de la saison des pluies.<\/p>\n<p>Lorsque les pluies cessaient et qu\u2019il fallait br\u00fbler le fourrage des champs, les fosses devenaient des abris s\u00fbrs et pr\u00e9servaient le milieu domestique. Ainsi prot\u00e9g\u00e9s, ils contr\u00f4laient \u00e9galement l\u2019avanc\u00e9e de la for\u00eat avec le feu. Et Levy d\u2019ajouter : \u00ab Ils diversifiaient l\u2019\u00e9conomie par les ressources des zones inondables qui, \u00e0 d\u00e9couvert, fournissaient \u00e0 la fin des pluies ce qui manquait sur les terres \u00e9lev\u00e9es \u00bb. Ils n\u2019y passaient que de courts s\u00e9jours, comme le prouvent les restes arch\u00e9ologiques. \u00ab La ma\u00eetrise parfaite des conditions climatiques et environnementales, exploitant de mani\u00e8re productive jusqu\u2019aux formes d\u2019interaction entre les diff\u00e9rents peuples qui composaient cette culture, d\u00e9note un degr\u00e9 d\u2019\u00e9volution incompr\u00e9hensible pour l\u2019observateur actuel. [&#8230;] L\u2019intentionnalit\u00e9 et l\u2019inventivit\u00e9 de ces technologies de survie ont montr\u00e9 que le processus et les desseins n\u2019\u00e9taient pas le fruit du hasard \u00bb.<\/p>\n<p>Le finlandais Martti P\u00e4rssinen, directeur scientifique du projet Man and Nature in Western Amazonian financ\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Helsinki, estime qu\u2019Alceu Ranzi est l\u2019\u00e2me de l\u2019\u00e9tude des g\u00e9oglyphes, car c\u2019est lui qui a encourag\u00e9 tous les chercheurs \u00e0 former un groupe de recherche. Les principaux objectifs du projet qu\u2019il coordonne sont, par ordre d\u2019importance : (1) reconstruire l\u2019histoire, la culture, l\u2019\u00e9conomie, l\u2019ethnie et la r\u00e9partition d\u00e9mographique des peuples qui habitaient la r\u00e9gion situ\u00e9e \u00e0 la fronti\u00e8re entre le Br\u00e9sil et la Bolivie, avant et apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens ; (2) fournir aux autorit\u00e9s des deux pays des informations qui permettront d\u2019aider \u00e0 prot\u00e9ger les sites arch\u00e9ologiques et \u00e0 contr\u00f4ler le tourisme dans la r\u00e9gion, de mani\u00e8re durable.<\/p>\n<p>P\u00e4rssinen a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 en 2002 par Ranzi \u00e0 conna\u00eetre les g\u00e9oglyphes de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre, alors qu\u2019il \u00e9tait en train d\u2019\u00e9tudier une fortification inca pr\u00e8s de Riberalta en Bolivie, \u00e0 200 kilom\u00e8tres de Rio Branco : \u00ab Jusqu\u2019\u00e0 la moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, les peuples de l\u2019Amazonie pr\u00e9-europ\u00e9ens \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement interpr\u00e9t\u00e9s selon une perspective ethnographique contemporaine. Les soci\u00e9t\u00e9s amazoniennes \u00e9taient surtout vues comme des groupes primitifs vivant en petits groupes hostiles et sans organisation sociale complexe \u00bb. Il cite les propos de Julian H. Steward, formul\u00e9s en 1948 : \u00ab La culture de la for\u00eat tropicale a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e dans une r\u00e9gion extr\u00eamement chaude, humide et tr\u00e8s arboris\u00e9e. La chasse, la p\u00eache et les br\u00fblis sont \u00e0 l\u2019origine de la faible densit\u00e9 de la population et de petites communaut\u00e9s \u00bb. Aujourd\u2019hui, les d\u00e9couvertes montrent exactement le contraire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Amazonie perdue et retrouv\u00e9e","protected":false},"author":50,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1188],"tags":[],"coauthors":[337],"class_list":["post-120444","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-humanites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120444","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/50"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=120444"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120444\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=120444"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=120444"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=120444"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=120444"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}