{"id":120610,"date":"2013-06-06T16:21:43","date_gmt":"2013-06-06T19:21:43","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=120610"},"modified":"2013-06-12T14:20:37","modified_gmt":"2013-06-12T17:20:37","slug":"en-quoi-sommes-nous-bons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/en-quoi-sommes-nous-bons\/","title":{"rendered":"En quoi sommes-nous bons?"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en f\u00e9vrier 2007<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-121186\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/16-19_Evaluacion_132_Es-1-209x3001.jpg\" width=\"209\" height=\"300\" \/><span class=\"media-credits-inline\">ILLUSTRATIONS CLAUDIUS CECCON<\/span>Deux \u00e9tudes publi\u00e9es dans la revue Anais da Academia Brasileira de Ci\u00eancias [Annales de l\u2019Acad\u00e9mie Br\u00e9silienne de Sciences ont dress\u00e9 un portrait in\u00e9dit de la production br\u00e9silienne qui se distingue sur la sc\u00e8ne scientifique internationale. Les chercheurs \u2013 Rogerio Meneghini et Abel Packer, du Centre d\u2019Information sur les Sciences de la Sant\u00e9 pour l\u2019Am\u00e9rique Latine et les Cara\u00efbes (Bireme) \u2013 ont analys\u00e9 le meilleur de la production universitaire br\u00e9silienne entre les ann\u00e9es 1994 et 2003: un ensemble de 248 articles scientifiques cit\u00e9s plus de cent fois dans d\u2019autres articles de publications li\u00e9es \u00e0 la base de donn\u00e9es Thomson-ISI (Institut for Scientific Information). Cet \u00e9chantillon repr\u00e9sente 0,23 % des 109 916 articles de chercheurs br\u00e9siliens publi\u00e9s dans des revues et index\u00e9s dans l\u2019ISI pendant cette p\u00e9riode. Les r\u00e9percussions d\u2019un article se mesurent habituellement par le nombre de mentions dans d\u2019autres articles.<\/p>\n<p>Dans un second temps, les auteurs se sont attach\u00e9s \u00e0 regrouper les 248 articles en domaines de connaissance.Apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 des d\u00e9nominateurs communs pour 114 d\u2019entre eux, ils en sont arriv\u00e9s \u00e0 la conclusion que 25 centres br\u00e9siliens d\u2019excellence se distinguaient, et ce dans 11 domaines en particulier: Parmi les douze articles sur la For\u00eat Amazonienne \u2013 la plupart traitant des cons\u00e9quences de l\u2019exploitation foresti\u00e8re \u2013 huit \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 l\u2019Institut National de Recherches de l\u2019Amazonie (Inpa), install\u00e9 \u00e0 Manaus. Pour Meneghini, \u201cc\u2019est une donn\u00e9e tr\u00e8s positive, car elle montre qu\u2019il est possible de produire des recherches de haut niveau en dehors des grands centres\u201d. Et la proximit\u00e9 avec l\u2019objet d\u2019\u00e9tude n\u2019explique pas l\u2019impact. De fait, \u201cbeaucoup d\u2019institutions d\u2019autres pays m\u00e8nent \u00e9galement des recherches en Amazonie\u201d.<\/p>\n<p>Les chirurgies cardiovasculaires constituent le th\u00e8me des dix-huit articles les plus cit\u00e9s. La plupart des recherches sont reli\u00e9es \u00e0 de grands r\u00e9seaux de recherche internationaux, et nombre d\u2019entre elles abordent le m\u00eame sujet: l\u2019efficacit\u00e9 de techniques telles que l\u2019angioplastie et l\u2019implantation de stents pour d\u00e9sobstruer les art\u00e8res.Des \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es par des institutions de S\u00e3o Paulo, l\u2019Institut du Coeur (InCor) et l\u2019Institut de Cardiologie Dante Pazzanese. \u00c0 noter \u00e9galement les r\u00e9percussions d\u2019une autre innovation: la nouvelle technique de r\u00e9duction de ventricules gauches dilat\u00e9s, cr\u00e9\u00e9e par le chirurgien Randas Batista de l\u2019\u00c9tat du Paran\u00e1.<\/p>\n<p>Vingt groupes br\u00e9siliens \u00e9tudiant le m\u00e9tabolisme oxydatif des cellules ont produit dix articles mentionn\u00e9s plus de cent fois. \u00c0 noter en particulier cinq articles de l\u2019\u00e9quipe d\u2019An\u00edbal Vercesi, professeur de la Facult\u00e9 des Sciences M\u00e9dicales de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Campinas (Unicamp). Ses travaux ont permis de comprendre les relations entre les activit\u00e9s de la mitochondrie et la mort cellulaire. Trois autres travaux proviennent du groupe d\u2019Ohara Augusto de l\u2019Institut de Chimie de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), en partenariat avec l\u2019Uruguayen Rafael Radi. Ils sont la cons\u00e9quence d\u2019une recherche qui a abouti \u00e0 la formation d\u2019un radical carbonate, compos\u00e9 jusqu\u2019alors inconnu dans les organismes vivants.<\/p>\n<p>Sept articles sur la catalyse chimique t\u00e9moignent du succ\u00e8s des recherches coordonn\u00e9es par Jairton Dupont et Roberto F. De Souza, professeurs \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat du Rio Grande do Sul (UFRGS). En 1992, ils ont d\u00e9velopp\u00e9 de nouveaux sels fondus, liquides \u00e0 temp\u00e9rature ambiante et hautement stables, avec de nombreuses applications possibles dans l\u2019industrie chimique. Ils ont r\u00e9ussi \u00e0 produire divers liquides ioniques, applicables dans plusieurs champs de la science.<\/p>\n<p>Trois articles br\u00e9siliens sur le s\u00e9quen\u00e7age g\u00e9n\u00e9tique ont connu un retentissement important. Le principal d\u2019entre eux porte sur le g\u00e9nome du phytopathog\u00e8ne Xylella fastidiosa, qui a d\u2019ailleurs fait la couverture de la revue Nature le 13 juillet 2000. La xylella est responsable de la maladie qui s\u2019attaque aux oranges. Le s\u00e9quen\u00e7age fut possible gr\u00e2ce \u00e0 un programme coordonn\u00e9 par la FAPESP, qui a organis\u00e9 le r\u00e9seau en lien avec des institutions de S\u00e3o Paulo.\u201cIl est encore t\u00f4t pour savoir si c\u2019est la meilleure mani\u00e8re d\u2019atteindre l\u2019excellence en biologie mol\u00e9culaire\u201d, observe Meneghini,\u201cmais notre capacit\u00e9 \u00e0 organiser des r\u00e9seaux de recherche au niveau national en ressort largement gagnante\u201d<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-121188\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/16-19_Evaluacion_132_Es-2-209x3001.jpg\" width=\"209\" height=\"300\" \/><span class=\"media-credits-inline\">ILLUSTRATIONS CLAUDIUS CECCON<\/span>La recherche br\u00e9silienne en neurosciences a produit 16 articles de grande importance. L\u2019un des groupes \u00e0 s\u2019\u00eatre distingu\u00e9 travaille dans le domaine de la pharmacie exp\u00e9rimentale et est dirig\u00e9 par Frederico Graeff, de la Facult\u00e9 de Philosophie, Sciences et Lettres de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto. Son \u00e9tude cherche \u00e0 comprendre les effets soulageants ou anxiog\u00e8nes des m\u00e9dicaments sur le comportement des souris. L\u2019\u00e9quipe ayant le plus produit d\u2019articles est celle d\u2019Iv\u00e1n Isquierdo, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat du Rio Grande do Sul, avec des travaux sur les m\u00e9canismes de la m\u00e9moire. Le pharmacologiste Xavier Albuquerque, des universit\u00e9s F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ) et de Maryland, \u00c9tats-Unis, a analys\u00e9 les aspects biophysiques de la transmission synaptique au niveau des neurones. L\u2019un des articles est \u00e9crit par un Br\u00e9silien \u2013 Luiz Ant\u00f4nio Baccal\u00e1, de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo \u2013, mais la recherche a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e dans un laboratoire de l\u2019Universit\u00e9 am\u00e9ricaine Duke.Ce laboratoire est dirig\u00e9 par le Br\u00e9silien Miguel Nicolelis, connu pour ses travaux sur les connexions sensorimotrices (voir reportage p. 34).Meneghini et Packer observent que Xavier Albuquerque et Miguel Nicolelis ont tous deux \u00e9t\u00e9 \u00e9l\u00e8ves de C\u00e9sar Timo-Iaria, chercheur \u00e0 l\u2019USP et pionnier en mati\u00e8re de neurosciences au Br\u00e9sil (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2005).<\/p>\n<p>La physique des particules est \u00e0 l\u2019origine de 13 articles, en grande partie gr\u00e2ce aux collectes de donn\u00e9es r\u00e9alis\u00e9es par deux r\u00e9seaux de recherche: l\u2019un reli\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut de Physique de l\u2019USP et l\u2019autre au Centre Br\u00e9silien de Recherches Physiques. Les lauriers sont partag\u00e9s: chacun des articles compte en moyenne 154 auteurs, originaires d\u2019une dizaine de pays diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>La physique quantique fait l\u2019objet de sept articles,divis\u00e9s en deux cat\u00e9gories: la premi\u00e8re est davantage tourn\u00e9e vers le champ th\u00e9orique et est dirig\u00e9e par Constantino Tsallis du Centre Br\u00e9silien de Recherches Physiques ; Tsallis est \u00e0 l\u2019origine de concepts qui portent son nom, comme l\u2019entropie Tsallis. La seconde est ax\u00e9e sur la physique exp\u00e9rimentale et est conduite par Luiz Davidovich de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ).<\/p>\n<p>Quatorze articles se penchent sur la g\u00e9n\u00e9tique humaine, avec en particulier les \u00e9tudes de Mayana Zatz et de Maria Rita Passos Bueno. Chercheuses \u00e0 l\u2019USP, elles ont identifi\u00e9 les g\u00e8nes impliqu\u00e9s dans la dystrophie musculaire humaine. L\u2019unit\u00e9 d\u2019Endocrinologie de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l\u2019USP y a \u00e9galement contribu\u00e9 avec deux articles sur un type de pseudo-hermaphrodisme, une maladie g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p>Les recherches sur les maladies infectieuses, comme la toxoplasmose, le Sida et la maladie de Chagas, apparaissent dans quatorze articles. Trois institutions se distinguent: l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat des Minas Gerais (UFMG), la Fondation Oswaldo Cruz et la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l\u2019USP \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto. Enfin, trois articles sur l\u2019utilisation de contraceptifs oraux et leurs effets sur les maladies vasculaires mettent en avant la participation de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp) dans des \u00e9tudes men\u00e9es avec de grands r\u00e9seaux de recherche internationaux.<\/p>\n<p>Si ce relev\u00e9 permet de souligner le volet international de la recherche br\u00e9silienne, les auteurs observent qu\u2019il est cependant n\u00e9cessaire de prendre en compte le contexte dans lequel s\u2019ins\u00e8rent ces donn\u00e9es. La pr\u00e9dominance d\u2019articles de m\u00e9decine et de biom\u00e9decine (108 des 248 articles) ne s\u2019explique pas seulement par la performance des scientifiques, elle est aussi due au fait que ce champ est particuli\u00e8rement productif dans le monde entier. Dans une autre \u00e9tude \u00e0 para\u00eetre, Meneghini et Packer ont recens\u00e9 les articles mentionn\u00e9s au moins cinquante fois dans d\u2019autres textes. Se sont alors distingu\u00e9s des travaux r\u00e9alis\u00e9s dans les domaines des math\u00e9matiques, des sciences informatiques, de l\u2019anthropologie, de l\u2019ing\u00e9nierie, de la m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire et de la biophysique. Dans certains de ces domaines la production universitaire est moins grande, d\u2019o\u00f9 le nombre inf\u00e9rieur de mentions. Le faible impact des recherches br\u00e9siliennes sur les sciences humaines est attribu\u00e9 au fait qu\u2019il s\u2019agit de th\u00e8mes r\u00e9gionaux, qui n\u2019ont pas \u00e9veill\u00e9 l\u2019attention sur le plan international.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats obtenus donnent lieu \u00e0 un ensemble de r\u00e9flexions. C\u2019est notamment le cas du nombre \u00e9lev\u00e9 d\u2019\u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es par de grands r\u00e9seaux internationaux en m\u00e9decine, physique de particules et astronomie. Il s\u2019agit d\u2019articles sur l\u2019incidence de maladies et l\u2019efficacit\u00e9 de m\u00e9dicaments, ou qui d\u00e9pendent du recueil de donn\u00e9es par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019acc\u00e9l\u00e9rateurs ou de t\u00e9lescopes. Parmi les 37 articles les plus cit\u00e9s (tous mentionn\u00e9s plus de 250 fois), 18 sont de ce type. En moyenne, chacun de ces articles compte 21 auteurs de 9,4 pays diff\u00e9rents \u2013 alors que la moyenne g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ensemble des articles est de 3,8 pays. D\u2019apr\u00e8s Meneghini, \u201cce sont des recherches importantes, mais l\u2019objectif de certaines est presque exclusivement bureaucratique, avec une participation des chercheurs limit\u00e9e \u00e0 la transmission de donn\u00e9es en grandes quantit\u00e9s\u201d.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, seuls 4 articles sur les 37 sont de la responsabilit\u00e9 exclusive d\u2019auteurs br\u00e9siliens. Si cela montre l\u2019importance de la collaboration internationale, les chercheurs ont n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s \u00e0 \u00e9crire un second article sp\u00e9cifique sur le sujet. Sympt\u00f4me de d\u00e9pendance ou de faiblesse?<br \/>\nEduardo Krieger, pr\u00e9sident de l\u2019Acad\u00e9mie Br\u00e9silienne des Sciences (ABC), ne voit pas cela comme un probl\u00e8me:\u201c30 \u00e0 35% de recherches publi\u00e9es par des Br\u00e9siliens b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une collaboration internationale, un chiffre tout \u00e0 fait correct. [&#8230;]. Cette distorsion appara\u00eet dans le classement des plus cit\u00e9s parce que les auteurs nordam\u00e9ricains ont tendance \u00e0 citer davantage leurs compatriotes\u201d.<\/p>\n<p><strong>Planifier l\u2019avenir<br \/>\n<\/strong>L\u2019id\u00e9e de proc\u00e9der \u00e0 un relev\u00e9 des informations est survenue en 2004, apr\u00e8s que le Britannique David King \u2013 assistant scientifique du gouvernement du Royaume-Uni \u2013 ait publi\u00e9 dans la revue Nature une \u00e9tude portant sur 1 % des articles les plus cit\u00e9s dans le monde entre 1993 et 2001.L\u2019article propose un classement des 31 pays qui produisent les recherches de plus grand impact sur la plan\u00e8te. Le Br\u00e9sil y occupe honorablement la vingt-troisi\u00e8me place.L\u2019\u00e9tude montre \u00e9galement que le pays a publi\u00e9 27 874 articles sur la base de donn\u00e9es Thomson-ISI entre 1993 et 1997 (0,84 % du total), et 43 971 entre 1997 et 2001 (1,21 % du total). Mais de quelles \u00e9tudes br\u00e9siliennes \u00e9taitil question? Le classement ne r\u00e9pondait pas \u00e0 cette question, d\u2019o\u00f9 le travail effectu\u00e9 par Meneghini et Packer.<\/p>\n<p>Conna\u00eetre les points forts et les points faibles est essentiel pour pouvoir planifier l\u2019avenir et accro\u00eetre la performance de la recherche. Selon Krieger, les 11 domaines dont les \u00e9tudes se distinguent le plus peuvent aider le gouvernement \u00e0 orienter des investissements, toutefois il serait erron\u00e9 de miser excessivement sur des domaines aux applications pratiques et laisser de c\u00f4t\u00e9 la recherche de base.Et d\u2019ajouter: \u201c Il faut \u00e9tendre les domaines d\u2019excellence, sans pour autant oublier que chacun d\u2019eux a \u00e9t\u00e9 construit sur une base scientifique solide sans engagements\u201d.<\/p>\n<p>Il convient de souligner que la science ne se produit pas par g\u00e9n\u00e9ration spontan\u00e9e. Professeur de l\u2019UFRGS et responsable du groupe reconnu pour ses travaux en termes de catalyse chimique, Jairton Dupont rappelle que les progr\u00e8s observ\u00e9s dans son domaine de connaissance r\u00e9sultent d\u2019investissements op\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980, gr\u00e2ce au premier Programme de Soutien au D\u00e9veloppement Scientifique et Technologique (PADCT) du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral: \u201cLa chimie \u00e9tait une sorte de parent pauvre du syst\u00e8me des sciences et de la technologie, mais elle a r\u00e9ussi \u00e0 beaucoup avancer au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es\u201d. Pour lui, son groupe a connu la r\u00e9ussite parce qu\u2019il \u00e9tait pr\u00eat pour l\u2019inattendu \u2013 le processus innovateur de catalyse chimique est n\u00e9 de la difficult\u00e9 \u00e0 importer des r\u00e9actifs.<\/p>\n<p>An\u00edbal Vercesi, \u00e0 l\u2019origine des travaux sur le stress oxydatif, signale que la reconnaissance de son champ de recherche vient de la grande popularit\u00e9 conquise \u00e0 l\u2019\u00e9tranger durant les derni\u00e8res ann\u00e9es: \u201cIl n\u2019y a pas de myst\u00e8re. Tout d\u00e9pend de beaucoup de travail et de la participation de bons \u00e9tudiants et de bons collaborateurs, outre la qu\u00eate d\u2019interaction avec d\u2019autres chercheurs. Je rends visite \u00e0 plusieurs laboratoires \u00e9trangers et ma porte est grande ouverte pour ceux qui veulent conna\u00eetre notre travail\u201d. Toutefois, seul un de ses cinq articles cit\u00e9s plus de cent fois compte sur la participation d\u2019\u00e9trangers.<\/p>\n<p>Pour Eduardo Krieger, le d\u00e9fi est de pourvoir des ressources capables de garantir le maintien d\u2019une croissance annuelle de 8 % au niveau des articles publi\u00e9s. C\u2019est le cas depuis vingt ans, m\u00eame si l\u2019\u00e9conomie avance \u00e0 un rythme beaucoup plus lent. Il affirme:\u201cNotre syst\u00e8me de recherche est jeune et \u00e9volue beaucoup.Nous devons aider le pays \u00e0 se d\u00e9velopper et croiser les doigts pour que la croissance de l\u2019\u00e9conomie permette \u00e0 la science br\u00e9silienne d\u2019effectuer de nouveaux bonds\u201d.<\/p>\n<p><em><strong>Qui produit le plus<\/strong><\/em><em><strong> en mati\u00e8re de sant\u00e9 <\/strong><\/em><em><strong>et de biologie?<\/strong><\/em><br \/>\nL\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) est celle qui produit le plus d\u2019articles sur la sant\u00e9 et la biologie. De 2001 \u00e0 2003, elle a publi\u00e9 5 696 articles index\u00e9s dans la base de donn\u00e9es Thomson-ISI (Institut for Scientific Information) et 6 368 dans la base de donn\u00e9es Medline. Cette place de leader est mise en \u00e9vidence dans une \u00e9tude publi\u00e9e dans le Brazilian Journal of Medical and Biology Research. L\u2019article y propose un classement des 20 universit\u00e9s br\u00e9siliennes les plus productives dans ce domaine et responsables de 70,87 % des pr\u00e8s de 25 000 travaux publi\u00e9s entre 2001 et 2003. L\u2019auteur principal de l\u2019\u00e9tude est Ricardo Zorzetto, journaliste, \u00e9diteur provisoire des articles scientifiques de la Pesquisa FAPESP et chercheur au sein du groupe de Jair Mari, professeur du d\u00e9partement de psychiatrie de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp). Le gros de la production revient \u00e0 des institutions de la r\u00e9gion Sud-Est. La seconde place est occup\u00e9e par l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ), avec 2 476 articles dans la base ISI et 2 318 dans la base Medline. Viennent ensuite l\u2019Unifesp, l\u2019USP de Ribeir\u00e3o Preto et l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Campinas (Unicamp). Sont \u00e9galement pr\u00e9sentes dans le classement la Fondation Oswaldo Cruz, les Universit\u00e9s F\u00e9d\u00e9rales des \u00c9tats de Minas Gerais, du Rio Grande do Sul, du Paran\u00e1, du Pernambouc, de Santa Catarina, de Bahia, du Cear\u00e1 et du Par\u00e1, trois unit\u00e9s de l\u2019Universit\u00e9 d\u00b4\u00c9tat de S\u00e3o Paulo (Unesp), l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Rio de Janeiro, le campus de l\u2019Unicamp \u00e0 Piracicaba et l\u2019Universit\u00e9 de<br \/>\nBras\u00edlia (UnB).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En quoi sommes-nous bons?","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[98],"class_list":["post-120610","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique-st"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120610","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=120610"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120610\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=120610"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=120610"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=120610"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=120610"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}