{"id":120696,"date":"2013-06-07T14:23:56","date_gmt":"2013-06-07T17:23:56","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=120696"},"modified":"2013-06-12T15:05:16","modified_gmt":"2013-06-12T18:05:16","slug":"un-maitre-en-deguisement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/un-maitre-en-deguisement\/","title":{"rendered":"Un ma\u00eetre en d\u00e9guisement"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en novembre 2006<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_121217\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-121217\" alt=\"\u00c0 la recherche du protozoaire rev\u00eache: l\u2019assistant de recherche Adam\u00edlson Lu\u00eds de Souza pr\u00e9l\u00e8ve le sang de Mercedes Andreatto da Silva, professeur d\u2019une communaut\u00e9 rurale d\u2019Acrel\u00e2ndia\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/44-47_Malaria_129_Es-1-300x222.jpg\" width=\"300\" height=\"222\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">MARCELO URBANO FERREIRA\/USP<\/span>\u00c0 la recherche du protozoaire rev\u00eache: l\u2019assistant<br \/>de recherche Adam\u00edlson Lu\u00eds de Souza pr\u00e9l\u00e8ve le<br \/>sang de Mercedes Andreatto da Silva, professeur<br \/>d\u2019une communaut\u00e9 rurale d\u2019Acrel\u00e2ndia<span class=\"media-credits\">MARCELO URBANO FERREIRA\/USP<\/span><\/p><\/div>\n<p>C\u2019est comme s\u2019il poss\u00e9dait mille v\u00eatements et autant de masques. Tout les deux jours, quand il se reproduit dans les globules rouges du sang, le protozoaire vecteur du paludisme parvient \u00e0 cr\u00e9er de nouvelles combinaisons de son mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique et \u00e0 produire ainsi des prot\u00e9ines extr\u00eamement diversifi\u00e9es qui lui permettent de tromper les d\u00e9fenses de l\u2019organisme humain. Cette capacit\u00e9 de recombinaison g\u00e9n\u00e9tique, d\u00e9montr\u00e9e par un groupe de recherche de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), poss\u00e8de de s\u00e9rieux d\u00e9bouch\u00e9s pour la mise au point de vaccins destin\u00e9s \u00e0 lutter contre cette maladie, car le d\u00e9fi n\u2019en est que plus grand. Les sympt\u00f4mes peuvent \u00e9galement varier d\u2019une personne \u00e0 l\u2019autre, de mani\u00e8re subtile, \u00e0 tel point que cette maladie typique des pays pauvres est ind\u00e9tectable dans un premier temps. Les \u00e9tudes, r\u00e9alis\u00e9es sur le terrain et qui compl\u00e8tent les recherches men\u00e9es en laboratoire, indiquent que des individus peuvent d\u00e9velopper des r\u00e9sistances \u00e0 certaines de ces variations tout en restant sensibles \u00e0 d\u2019autres, pouvant ainsi contracter de nouveaux types de paludisme avec la m\u00eame intensit\u00e9 que la premi\u00e8re fois.<\/p>\n<p>Dans l\u2019un des laboratoires de l\u2019Institut de Sciences Biom\u00e9dicales (ICB) de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), la biologiste Erika Hoffmann a mesur\u00e9 cette variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique en \u00e9tudiant la MSP-2, une prot\u00e9ine abondante de la membrane de surface du Plasmodium falciparum, parasite vecteur des formes les plus graves du paludisme, qui provoque des convulsions, des pertes de conscience et de fortes fi\u00e8vres. Son \u00e9tude, publi\u00e9e en juin dans la revue G\u00e8ne, s\u2019est bas\u00e9e sur des \u00e9chantillons de sang pr\u00e9lev\u00e9s sur huit habitants de la commune d\u2019Ariquemes, dans l\u2019\u00e9tat de Rond\u00f4nia, o\u00f9 cette maladie \u00e9tait assez commune. Elle a d\u00e9montr\u00e9 que ces hommes \u00e9taient infect\u00e9s par au moins 44 variantes ou souches diff\u00e9rentes de Plasmodium falciparum avec neuf versions diff\u00e9rentes de la prot\u00e9ine MSP-2. L\u2019un de ces hommes portait neuf souches si diff\u00e9rentes les unes des autres qu\u2019elles se comportaient comme des parasites diff\u00e9rents. Ceci indiquait, autant pour cet individu et dans une moindre mesure pour les autres, qu\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 infect\u00e9s par des Plasmodium falciparum g\u00e9n\u00e9tiquement tr\u00e8s diff\u00e9rents entre eux, bien qu\u2019ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s dans une zone o\u00f9 le niveau de transmission \u00e9tait tr\u00e8s faible. La MSP-1, qui est une autre prot\u00e9ine commune de la surface du Plasmodium, se modifie beaucoup et n\u2019est pas ainsi reconnue par l\u2019organisme. C\u2019est aussi l\u2019une des principales candidates qui sera utilis\u00e9e dans un vaccin destin\u00e9 \u00e0 lutter contre le paludisme. C\u2019est comme si le labyrinthe, en lui-m\u00eame perturbateur, se ramifiait chaque fois plus, sans fil d\u2019Ariane pour retrouver la sortie.<\/p>\n<p>Certaines souches du parasite peuvent \u00eatre plus agressives que d\u2019autres, d\u2019o\u00f9 un degr\u00e9 variable de la gravit\u00e9 de la maladie. Elles d\u00e9clenchent diff\u00e9rents sympt\u00f4mes qui se manifestent par de simples maux de t\u00eate, des diarrh\u00e9es et des \u00e9tourdissements au lieu des frissons et des fi\u00e8vres intenses se manifestant toutes les 48 heures. \u201cNous savons, du moins, qu\u2019une partie de la r\u00e9ponse de l\u2019organisme d\u00e9pend du type sp\u00e9cifique de souche du parasite\u201d, d\u00e9clare le m\u00e9decin Marcelo Urbano Ferreira, coordonnateur du groupe de l\u2019ICB. Si un individu n\u2019a jamais eu de contact avec une souche, principalement les plus rares, la maladie a tendance \u00e0 \u00eatre plus grave. En cas d\u2019apparition d\u2019une variation connue de l\u2019organisme, le paludisme peut se d\u00e9velopper (les parasites se reproduisent tout d\u2019abord dans le foie et ensuite dans les globules rouges du sang), mais sans aucun sympt\u00f4me.<\/p>\n<p>\u201cL\u2019apparition possible d\u2019infections sans sympt\u00f4mes ou de certains sympt\u00f4mes qui ne sont pas n\u00e9cessairement les plus typiques complique \u00e9norm\u00e9ment l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un diagnostic et le traitement du paludisme\u201d, d\u00e9clare Ferreira. C\u2019est une autre raison pour laquelle la maladie pourrait se r\u00e9pandre facilement et cela de mani\u00e8re silencieuse car, g\u00e9n\u00e9ralement, les individus ne consultent les services m\u00e9dicaux qu\u2019au moment o\u00f9 les sympt\u00f4mes se manifestent, sans sympt\u00f4mes ils ne se rendront pas dans les dispensaires afin d\u2019y recevoir un traitement et continueront infect\u00e9s. C\u2019est pour cette raison, qu\u2019en cas de piq\u00fbre, ils peuvent infecter les moustiques vecteurs du paludisme \u00e0 la recherche de sang et qui \u00e0 leur tour peuvent infecter un autre individu. Dans un article de r\u00e9vision publi\u00e9 en mai, Jos\u00e9 Rodrigues Coura et son \u00e9quipe de l\u2019Institut Oswaldo Cruz de Rio de Janeiro ont estim\u00e9 qu\u2019un cas de paludisme sur quatre \u00e9tait asymptomatique en Amazonie, ce qui compliquait le contr\u00f4le de cette maladie.<\/p>\n<p>On estime que 2,4 milliards d\u2019individus sont expos\u00e9s \u00e0 l\u2019infection, soit 40% de la population mondiale, principalement dans les r\u00e9gions tropicales et subtropicales de la plan\u00e8te. Chaque ann\u00e9e, 300 \u00e0 500 millions de nouveaux cas de paludisme apparaissent, faisant du paludisme la maladie parasitaire la plus r\u00e9pandue au monde et qui provoque la mort d\u2019au moins 1,5 millions de personnes, principalement d\u2019 enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique, continent qui souffre le plus de cette infection. Au Br\u00e9sil, le nombre de nouveaux cas par an est pass\u00e9 de 50 000, il y a trois d\u00e9cennies, au niveau actuel de 600 000 cas par an. Ce bond est d\u00fb \u00e0 la cr\u00e9ation de routes, \u00e0 la construction de centrales hydro\u00e9lectriques, aux migrations internes, aux installations d\u2019individus en milieu rural et \u00e0 la croissance de villes qui d\u00e9notent l\u2019effort entrepris pour peupler le territoire national. C\u2019est pour cette raison que le paludisme est aujourd\u2019hui rare dans les grands centres urbains et se concentre en Amazonie qui repr\u00e9sente plus de 90% des cas enregistr\u00e9s en Am\u00e9rique du Sud.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9ponses vari\u00e9es<\/strong><br \/>\nLes recherches men\u00e9es par l\u2019\u00e9quipe de l\u2019ICB ont mis en \u00e9vidence une complication suppl\u00e9mentaire. En effet, l\u2019organisme humain peut actionner des m\u00e9canismes de d\u00e9fense diff\u00e9rents en r\u00e9ponse \u00e0 diff\u00e9rentes souches. M\u00f4nica da Silva Nunes, m\u00e9decin travaillant dans l\u2019\u00e9quipe de Ferreira, a identifi\u00e9 les lymphocytes T qui agissent comme cellule de d\u00e9fense, dans des \u00e9chantillons de sang pr\u00e9lev\u00e9s chez des habitants de la zone rurale d\u2019Acrel\u00e2ndia, commune de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre. Elle a \u00e9galement identifi\u00e9 six variantes de la prot\u00e9ine MSP-1 du P. vivax, esp\u00e8ce qui est actuellement responsable de la plupart des cas de paludisme enregistr\u00e9s au Br\u00e9sil et dans le sud et sud-est asiatique. Parall\u00e8lement, Melissa da Silva Bastos, orient\u00e9e par Sandra Moraes-\u00c1vila, de l\u2019Institut de M\u00e9decine Tropicale de S\u00e3o Paulo, menait des recherches sur les variantes de la MSP-1 en induisant la production d\u2019anticorps qui sont un autre type de d\u00e9fense contre les micro-organismes. En comparant leurs r\u00e9sultats, elles en ont conclu que les r\u00e9gions de la prot\u00e9ine MSP-1 qui varient le plus sont celles qui actionnent les r\u00e9ponses les plus intenses de l\u2019organisme, en produisant davantage de cellules de d\u00e9fense ou plus d\u2019anticorps. Les r\u00e9gions les plus stables de cette prot\u00e9ine sont celles qui ont le moins mobilis\u00e9es de lymphocytes T.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes en cours men\u00e9es sur la prot\u00e9ine MSP-2 de Plasmodium falciparum, r\u00e9alis\u00e9e conjointement par K\u00e9zia Scopel et Erika Braga de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Minas Gerais, indiquent que la production d\u2019anticorps pour lutter contre une souche de cette prot\u00e9ine ne signifie pas n\u00e9cessairement que l\u2019organisme pourra s\u2019en prot\u00e9ger chaque fois qu\u2019elle appara\u00eetra. Elles ont \u00e9galement constat\u00e9 que le syst\u00e8me de d\u00e9fense identifie certaines variantes, mais ignore pratiquement les autres. \u201cLa plupart du temps le syst\u00e8me immunitaire de l\u2019individu ne cherche pas \u00e0 identifier la variante du parasite qui l\u2019infecte \u201d, d\u00e9clare Ferreira. \u201cC\u2019est pour cela que seule une partie du vaste r\u00e9pertoire des variantes de la MSP-2 est identifi\u00e9e par le syst\u00e8me immunitaire d\u2019individus souffrant de paludisme au Br\u00e9sil.\u201d<\/p>\n<p>C\u2019est donc en produisant davantage de cellules de d\u00e9fense ou d\u2019anticorps que l\u2019organisme r\u00e9agira avec plus ou moins de rapidit\u00e9 pour essayer de contrer le parasite qui, apr\u00e8s la piq\u00fbre du moustique vecteur, arrive au foie en 30 minutes. C\u2019est l\u00e0, dans le plus gros organe interne du corps humain, qu\u2019au bout de dix jours chaque cellule en cr\u00e9e 40 000 autres qui envahissent les globules rouges circulant dans les veines et les art\u00e8res. Durant la reproduction asexu\u00e9e du parasite, qui s\u2019effectue \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des cellules sanguines, la mol\u00e9cule d\u2019ADN qui porte les g\u00e8nes cr\u00e9e une autre copie d\u2019elle m\u00eame. Cependant, la mol\u00e9cule en formation qui devrait \u00eatre identique \u00e0 l\u2019originale peut se rebeller, former une anse, et ajouter ou perdre certains segments d\u2019ADN. Ainsi, les copies d\u2019ADN seront plus grandes ou plus petites que la version originale. C\u2019est ainsi que se forme une diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique plus grande que celle qui peut appara\u00eetre durant la reproduction sexuelle du moustique. Tous les deux jours, chaque cellule du Plasmodium cr\u00e9e huit \u00e0 32 cellules qui rompent les membranes des globules rouges, et c\u2019est \u00e0 ce moment l\u00e0 que les pics de fi\u00e8vre les plus \u00e9lev\u00e9s apparaissent.<\/p>\n<p>Une des particularit\u00e9s de ce travail est le lien \u00e9troit \u00e9tabli entre l\u2019activit\u00e9 de laboratoire et le travail de terrain. M\u00f4nica a examin\u00e9 les r\u00e9actions des cellules et des anticorps \u00e0 la prot\u00e9ine MSP-1 en travaillant dans un laboratoire construit dans le dispensaire d\u2019Acrel\u00e2ndia, commune cr\u00e9\u00e9e \u00e0 partir d\u2019un programme visant \u00e0 l\u2019installation de population en milieu rural. Du mois de f\u00e9vrier 2004 jusqu\u2019au mois de juin 2005, elle y a \u00e9tudi\u00e9 le paludisme apport\u00e9 ou acquis par les 467 habitants d\u2019une zone rurale situ\u00e9e \u00e0 50 kilom\u00e8tres de la ville. Durant son s\u00e9jour dans cette r\u00e9gion et dans d\u2019autres de l\u2019Amazonie, elle a pu constater que 63% des habitants avaient d\u00e9j\u00e0 souffert de paludisme provoqu\u00e9 par le Plasmodium vivax et 45,8% par le P. falciparum.<\/p>\n<p>M\u00f4nica parcourait chaque jour les dispensaires \u00e0 la recherche de nouveaux cas de fi\u00e8vre, qui pourraient \u00e9galement \u00eatre le sympt\u00f4me d\u2019autres maladies comme la dengue. Peu de temps apr\u00e8s la saison des pluies, quand les rivi\u00e8res baissent et que se forment des trous d\u2019eau favorables \u00e0 la propagation des moustiques transmetteurs, elle pr\u00e9levait des \u00e9chantillons de sang de 10 \u00e0 15 individus par jour (comme nous le verrons plus tard, chaque infection \u00e9tait provoqu\u00e9e par des parasites g\u00e9n\u00e9tiquement diff\u00e9rents entre eux). Marcelo Ferreira, qui coordonne le groupe et qui a v\u00e9cu pendant deux ans dans l\u2019\u00e9tat de Rond\u00f4nia, a fait tout son possible pour que ses \u00e9l\u00e8ves puissent conna\u00eetre le paludisme de pr\u00e8s.<\/p>\n<p>\u201cNous pouvons aller beaucoup plus loin dans notre travail scientifique si nous ne prenons pas le paludisme comme un simple objet d\u2019\u00e9tude, mais comme une chose porteuse de souffrance humaine \u201d, d\u00e9clare-t-il. Selon lui, c\u2019est le travail de terrain qui favorisera des avanc\u00e9es originales et une plus grande comp\u00e9titivit\u00e9 entre les groupes de recherche br\u00e9siliens car le Plasmodium falciparum, plus r\u00e9pandu en Afrique, est d\u00e9j\u00e0 adapt\u00e9 \u00e0 la vie de laboratoire, alors que le Plasmodium vivax, pr\u00e9dominant au Br\u00e9sil, ne peut pas encore \u00eatre cultiv\u00e9 in vitro.<\/p>\n<p>Depuis ao\u00fbt 2005, Natal Santos da Silva, m\u00e9decin infectiologiste originaire de l\u2019\u00e9tat de l\u2019Acre ayant \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 S\u00e3o Paulo, repr\u00e9sente l\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP \u00e0 Acrel\u00e2ndia. Il fait 150 \u00e0 200 kilom\u00e8tres par jour en moto, la plupart du temps sur des chemins de terre, pour rencontrer les habitants de la zone rurale d\u2019Acrel\u00e2ndia souffrant de paludisme. D\u00e8s qu\u2019il les rencontre, il r\u00e9alise des examens et pr\u00e9l\u00e8ve des \u00e9chantillons de sang sur une p\u00e9riode d\u2019un mois afin d\u2019\u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 de la chloroquine et de la primaquine, deux des m\u00e9dicaments les plus utilis\u00e9s pour lutter contre le Plasmodium vivax, et pour essayer de comprendre pourquoi la maladie r\u00e9appara\u00eet apr\u00e8s le traitement, parfois durant le m\u00eame mois. Sur les 78 habitants \u00e9tudi\u00e9s, 14 ont eu jusqu\u2019\u00e0 quatre rechutes par an. Un enfant de 2 ans, qui ne fait pas partie de cette \u00e9tude mais dont il s\u2019est occup\u00e9, avait d\u00e9j\u00e0 contract\u00e9 quatre types de paludismes.<br \/>\n\u201cSi nous arrivons \u00e0 identifier un mod\u00e8le r\u00e9sistant au Plasmodium vivax, nous pourrons proposer des changements dans le type de traitement ou m\u00eame dans la m\u00e9dication\u201d, d\u00e9clare le m\u00e9decin qui travaille avec le soutien d\u2019une \u00e9quipe de contr\u00f4le du paludisme rattach\u00e9e au Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 la Sant\u00e9 de l\u2019Acre. \u201cIl se peut que les m\u00e9dicaments ne fonctionnent plus de mani\u00e8re ad\u00e9quate, surtout dans les zones \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 de transmission.\u201d<\/p>\n<p>Il rappelle que le dosage standard de la primaquine (utilis\u00e9e pour lutter contre les formes initiales du Plasmodium dans le foie conjointement avec la chloroquine et qui \u00e9limine les parasites du sang) est, au Br\u00e9sil, la moiti\u00e9 de celui pr\u00e9conis\u00e9 par l\u2019Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (OMS). Silva restera un an, mais il doit redoubler d\u2019effort et aider \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une base permanente de recherche, renfor\u00e7ant la prise en charge m\u00e9dicale et les liens \u00e9tablis avec les habitants de cette commune.<\/p>\n<p><strong>Les Projets<\/strong> Rapprochement g\u00e9nomique et post-g\u00e9nomique dans l\u2019\u00e9tude des paludismes humains par Plasmodium vivax et P. falciparum en Amazonie br\u00e9silienne<strong> Modalit\u00e9<\/strong> Projet Th\u00e9matique <strong>Coordonnateur<\/strong> Hernando del Portillo \u2014 ICB\/USP Investissement 3.087.101,23 r\u00e9aux (FAPESP)<br \/>\nAcquisition de l\u2019immunit\u00e9 contre P. vivax: \u00e9tude longitudinale en communaut\u00e9 rurale amazonienne <strong>Modalit\u00e9 <\/strong>Ligne R\u00e9guli\u00e8re d\u2019Aide au Projet de Recherche <strong>Coordonnateur<\/strong> Marcelo Urbano Ferreira \u2014 ICB\/USP <strong>Investissement<\/strong> 124.145,18 r\u00e9aux (FAPESP) et 20.000,00 r\u00e9aux (CNPq).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un ma\u00eetre en d\u00e9guisement","protected":false},"author":17,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[5968],"class_list":["post-120696","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120696","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=120696"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120696\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=120696"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=120696"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=120696"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=120696"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}