{"id":120901,"date":"2013-06-10T15:48:08","date_gmt":"2013-06-10T18:48:08","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=120901"},"modified":"2013-06-12T16:11:59","modified_gmt":"2013-06-12T19:11:59","slug":"la-montee-du-biodiesel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-montee-du-biodiesel\/","title":{"rendered":"La mont\u00e9e du biodiesel"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en avril 2007<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_121282\" style=\"max-width: 234px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-121282\" alt=\"La majeure partie du biodiesel est produite avec du m\u00e9thanol, extrait du gaz naturel, mais il peut \u00eatre produit avec de l\u2019\u00e9thanol\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/72-77_Energia_134_Es-1-224x300.jpg\" width=\"224\" height=\"300\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span>La majeure partie du biodiesel est produite avec du m\u00e9thanol, extrait du gaz naturel, mais il peut \u00eatre produit avec de l\u2019\u00e9thanol<span class=\"media-credits\">EDUARDO CESAR<\/span><\/p><\/div>\n<p>Compagnon de l\u2019\u00e9thanol dans le groupe des combustibles renouvelables, le biodiesel commence \u00e0 s\u2019imposer au Br\u00e9sil en termes de production et de distribution dans les stations-service. D\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e, la pr\u00e9vision est de produire un total de 750 millions de litres; une production proche des 840 millions pr\u00e9vus pour 2008 pour atteindre le quota de 2 % d\u2019incorporation de ce biocombustible au diesel min\u00e9ral du p\u00e9trole, conform\u00e9ment \u00e0 la loi f\u00e9d\u00e9rale de 2004 \u00e0 l\u2019origine du Programme National de Production et d\u2019Utilisation du Biodiesel. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, pr\u00e8s d\u2019une trentaine d\u2019usines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 construites ou sont sur le point d\u2019\u00eatre inaugur\u00e9es, et de nouvelles technologies de production ont vu le jour. Mais il reste encore beaucoup \u00e0 faire. La quasi-totalit\u00e9 du biocombustible produit aujourd\u2019hui au Br\u00e9sil n\u2019est pas \u00e0 proprement parler renouvelable, parce qu\u2019il est fait avec du m\u00e9thanol \u2013 une mati\u00e8re premi\u00e8re essentielle pour le processus de transest\u00e9rification, la r\u00e9action chimique qui transforme l\u2019huile v\u00e9g\u00e9tale en biodiesel.<\/p>\n<p>Le m\u00e9thanol est un alcool fait de gaz naturel ou extrait du p\u00e9trole, en cons\u00e9quence il n\u2019est pas renouvelable. L\u2019alternative est de recourir \u00e0 l\u2019\u00e9thanol, qui peut aussi \u00eatre utilis\u00e9 dans ce type de r\u00e9action. Mais le probl\u00e8me c\u2019est que pour faire du biodiesel il faut utiliser plus d\u2019alcool que de m\u00e9thanol. Pour produire 1 000 litres de biodiesel, les usines incorporent actuellement dans leur processus de production jusqu\u2019\u00e0 300 litres de m\u00e9thanol. Quand la fabrication se fait avec l\u2019\u00e9thanol, ce nombre atteint 500 litres d\u2019alcool produit au Br\u00e9sil \u00e0 partir de la canne \u00e0 sucre. Toutefois, quel que soit le processus on r\u00e9cup\u00e8re pr\u00e8s de 50% de l\u2019alcool choisi, et ce gr\u00e2ce \u00e0 un processus qui renvoie l\u2019exc\u00e8s au d\u00e9but de la production. \u00c0 des prix \u00e9quivalents, d\u00e9pendant de la r\u00e9gion de production du biodiesel, les producteurs se tournent plut\u00f4t vers le m\u00e9thanol car les co\u00fbts sont moins \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019une des possibilit\u00e9s pouvant aider \u00e0 l\u2019incorporation de l\u2019alcool renouvelable dans la production du biodiesel est un syst\u00e8me d\u00e9velopp\u00e9 par Miguel Dabdoub, professeur du Laboratoire de D\u00e9veloppement de Technologies Propres (Ladetel) de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto. Dabdoub observe que \u201cnous avons au Br\u00e9sil l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019utiliser l\u2019\u00e9thanol, mais la plupart des industries ne poss\u00e8dent pas la technologie pour cela. [&#8230;] Nous avons d\u00e9velopp\u00e9 un processus qui utilise l\u2019alcool \u00e9thylique, avec un concept d\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique qui demande moins d\u2019alcool. Et une grande partie de ce dernier est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e \u00e0 la fin du processus et peut \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9e\u201d. Pour ce faire, des catalyseurs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s, c\u2019est-\u00e0-dire des substances qui acc\u00e9l\u00e8rent la r\u00e9action chimique, dans ce cas \u00e0 base de cuivre et de vanadium. \u201cNous sommes en train d\u2019\u00e9laborer un brevet sur les catalyseurs et sur le nouveau processus\u201d. En plus de l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9thanol, Dabdoub propose un ensemble complet d\u2019\u00e9tudes sur les effluents et le traitement de d\u00e9chets. \u201cImaginons que soient produits 2 milliards de litres de biodiesel au Br\u00e9sil, il faudrait alors d\u00e9penser pendant le processus un milliard de litres d\u2019eau, qui doivent \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre et retourner vers la production\u201d.<\/p>\n<p>Mais tous ne sont pas en faveur de l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9thanol. Pour l\u2019entrepreneur Expedito Parente, professeur retrait\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat du Cear\u00e1, \u201cl\u2019\u00e9thanol est presque une marchandise, c\u2019est un produit final et l\u2019utiliser c\u2019est aller \u00e0 contre-courant du point de vue industriel\u201d. Parente est l\u2019auteur du premier brevet sur le biodiesel br\u00e9silien d\u00e9pos\u00e9 en 1977, et actuellement il travaille comme associ\u00e9 dans l\u2019entreprise Tecbio \u2013 une entreprise situ\u00e9e dans l\u2019\u00c9tat du Cear\u00e1, qui fournit des plantes industrielles pour la production de biodiesel. D\u2019apr\u00e8s lui, l\u2019\u00e9thanol est un produit noble, qui ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9 comme mati\u00e8re premi\u00e8re. \u201cDans la R\u00e9gion Nord-Est surtout, le m\u00e9thanol est meilleur march\u00e9, sans compter que sa consommation est pr\u00e8s de 50% inf\u00e9rieure \u00e0 celle de l\u2019\u00e9thanol. [&#8230;] Le m\u00e9thanol est essentiellement compos\u00e9 d\u2019un gaz qui pourra \u00eatre extrait de la biomasse par la gaz\u00e9ification de r\u00e9sidus agricoles, y compris de bagasse de canne \u00e0 sucre \u2013 c\u2019est le biom\u00e9thanol\u201d.<\/p>\n<div id=\"attachment_121286\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-121286\" alt=\"Usine construite par l\u2019entreprise Tecbio \u00e0 Floriano, dans l\u2019\u00c9tat du Piau\u00ed: huile de soja et de ricin\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/72-77_Energia_134_Es-3-300x264.jpg\" width=\"300\" height=\"264\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">TECBIO<\/span>Usine construite par<br \/>l\u2019entreprise Tecbio \u00e0<br \/>Floriano, dans l\u2019\u00c9tat du Piau\u00ed:<br \/>huile de soja et de ricin<span class=\"media-credits\">TECBIO<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Flamme invisible<\/strong><br \/>\nPour Dabdoub, il est important de ne pas combattre le processus qui se base sur l\u2019alcool m\u00e9thylique, parce qu\u2019il est actuellement \u2013 d\u2019un point de vue \u00e9conomique \u2013 le plus viable; toutefois, il est \u00e9galement important de penser \u00e0 un combustible 100 % renouvelable: \u201cDans le processus d\u00e9velopp\u00e9 au Ladetel, nous avons aussi travaill\u00e9 avec le m\u00e9thanol et les co\u00fbts sont moins \u00e9lev\u00e9s; mais il faut ajouter que le m\u00e9thanol, en plus de ne pas \u00eatre renouvelable, pose des probl\u00e8mes au syst\u00e8me productif du fait de sa plus grande possibilit\u00e9 de contamination et de sa plus grande dangerosit\u00e9: en cas de combustion sa flamme est invisible, au contraire de l\u2019\u00e9thanol\u201d.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019ing\u00e9nieur agronome D\u00e9cio Luiz Gazzoni, chercheur \u00e0 l\u2019Embrapa Soja \u2013 une unit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 Londrina, dans l\u2019\u00c9tat du Paran\u00e1 et appartenant \u00e0 l\u2019Entreprise Br\u00e9silienne de Recherche sur l\u2019Agriculture et l\u2019\u00c9levage: \u201cLa technique de transest\u00e9rification est ancienne, elle a plus d\u2019un si\u00e8cle. On utilise davantage de m\u00e9thanol parce c\u2019est une technologie d\u00e9velopp\u00e9e dans l\u2019H\u00e9misph\u00e8re Nord, o\u00f9 il y a encore peu de temps l\u2019\u00e9thanol n\u2019existait pas en grande quantit\u00e9. Le moment est venu de tropicaliser cette technologie. Le m\u00e9thanol est cher, plus toxique et provoque davantage d\u2019accidents. [&#8230;] Au vu des informations que je poss\u00e8de, je crois que d\u2019ici deux ans, avec des investissements publics et priv\u00e9s, nous r\u00e9ussirons \u00e0 aller dans le sens du processus d\u2019obtention \u00e0 base d\u2019\u00e9thanol. Plusieurs groupes, dont l\u2019USP, l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat du Paran\u00e1, l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat de Rio de Janeiro et l\u2019Institut de Recherches Technologiques de S\u00e3o Paulo (IPT), \u00e9tudient l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9thanol, une technologie mieux adapt\u00e9e pour le pays. [&#8230;] C\u2019est une question de d\u00e9tails\u201d.<\/p>\n<p>Ayant fait partie de l\u2019\u00e9quipe technique charg\u00e9e d\u2019\u00e9laborer le Plan National d\u2019Agro\u00e9nergie lanc\u00e9 par le Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture en 2003, Gazzoni est membre du Panel Scientifique International sur les \u00c9nergies Renouvelables (ISPRE), lequel appartient au Conseil International pour la Science (ICSU). Gazzoni pense que le d\u00e9veloppement du biodiesel au Br\u00e9sil en est encore \u00e0 l\u2019\u00e9tat embryonnaire, \u201cy compris \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Le stade de d\u00e9veloppement actuel du biodiesel est comparable \u00e0 celui de l\u2019alcool dans les ann\u00e9es 1980. Il passera encore beaucoup d\u2019eau sous les ponts du point de vue technologique, et le Br\u00e9sil b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019avantages par rapport \u00e0 d\u2019autres pays\u201d. L\u2019un des avantages de ce biocombustible est la grande convergence entre les sources de la connaissance scientifique. \u201cNous avons besoin de nous diff\u00e9rencier maintenant, parce que nous avons \u00e9t\u00e9 pris de court, contrairement \u00e0 l\u2019\u00e9thanol. Nous n\u2019avons pas \u00e9t\u00e9 capables de percevoir dans le pass\u00e9 l\u2019importance du biodiesel\u201d.<\/p>\n<p>L\u2019argumentation de Gazzoni concerne principalement l\u2019\u00e9laboration de cultures pour produire de l\u2019huile v\u00e9g\u00e9tale: \u201cNous devons rendre plus productives des cultures comme le palmier, le ricin, le colza, le tournesol et m\u00eame le soja, mais cela prend du temps. Le point principal est de rechercher plus de densit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique dans des cultures auparavant destin\u00e9es \u00e0 l\u2019alimentation humaine ou animale\u201d. Au stade o\u00f9 en sont ces cultures aujourd\u2019hui, Gazzoni pense que seule la culture du palmier, avec une production de plus de 3 000 litres par hectare (l\/ha) et susceptible d\u2019atteindre 4 000 litres dans 20 ans. Encore loin derri\u00e8re la bonne vieille canne \u00e0 sucre, une gramin\u00e9e capable de produire \u00e0 l\u2019heure actuelle 8 000 l\/ha au minimum.<\/p>\n<p>Lors d\u2019une conf\u00e9rence donn\u00e9e en mars dernier \u00e0 l\u2019Institut des \u00c9tudes Avanc\u00e9es de l\u2019USP, Gazzoni a rappel\u00e9 que le monde a produit 6,2 millions de tonnes de biodiesel en 2006, qu\u2019il en aura besoin de 33,5 millions en 2011 et de 133,8 millions en 2020. La production croissante vient surtout d\u2019Europe, o\u00f9 le pourcentage de biodiesel ajout\u00e9 au diesel sera de 5,75 % d\u2019ici 2010. Sur ce continent, la production a atteint 3,84 millions de tonnes en 2006 \u2013 contre 6,06 millions en 2005 \u2013 avec en t\u00eate pour les deux ann\u00e9es cons\u00e9cutives l\u2019Allemagne. L\u2019huile la plus utilis\u00e9e est l\u2019huile de colza; avant il s\u2019agissait d\u2019un produit d\u2019exportation europ\u00e9en, mais dor\u00e9navant elle est utilis\u00e9e sur le continent lui-m\u00eame pour faire marcher les autobus, les camions et les voitures, qui fonctionnent aussi pour la plupart au diesel. En Europe, le biodiesel est produit industriellement depuis 1992, et son utilisation est surtout importante en ce moment du fait de la diminution de gaz polluants comme le dioxyde de carbone (CO2). Plusieurs \u00e9tudes montrent que l\u2019utilisation d\u20191 kilo de biodiesel r\u00e9duit de pr\u00e8s de 3 kilos la quantit\u00e9 de CO2 dans l\u2019atmosph\u00e8re. Les \u00e9missions de polluants du biodiesel sont de 66 % \u00e0 90 % inf\u00e9rieures au diesel traditionnel.<\/p>\n<p>Au Br\u00e9sil, la production actuelle du biodiesel repose surtout sur le soja, dont le prix et l\u2019offre s\u00e9duisent les producteurs; de surcro\u00eet, le r\u00e9sidu de la production de l\u2019huile (le tourteau de soja) est une source de prot\u00e9ine qui int\u00e9resse le march\u00e9 de l\u2019alimentation animale. Le fait est que les caract\u00e9ristiques physiques du soja ne sont pas adapt\u00e9es ni productives pour le biodiesel. Ses graines ne donnent qu\u2019environ 18 % d\u2019huile, soit une production de 700 l\/ha. Comparativement, le ricin produit 47 % d\u2019huile avec une production de 1200 l\/ha, et le tournesol 40 % et 800 l\/ha. D\u2019apr\u00e8s Ricardo Dornelles, directeur du D\u00e9partement de Combustibles Renouvelables du Minist\u00e8re des Mines et de l\u2019\u00c9nergie, le soja est la mati\u00e8re premi\u00e8re de 55 % du biodiesel br\u00e9silien produit jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent: \u201cLe ricin repr\u00e9sente 20 % et le reste est compos\u00e9 d\u2019autres ol\u00e9agineux comme le palmier et le navet fourrager\u201d. Il estime que la recherche a encore beaucoup de chemin \u00e0 parcourir, aussi bien au niveau du processus d\u2019utilisation de l\u2019\u00e9thanol \u2013 qui requiert une am\u00e9lioration pour contribuer aux co\u00fbts industriels \u2013 que du d\u00e9veloppement de cultures pr\u00e9sentant une plus grande productivit\u00e9 d\u2019huile et de contr\u00f4le des maladies agricoles. \u201cLa culture du soja est avantageuse parce que le processus de production d\u2019huile est bien d\u00e9velopp\u00e9 et totalement domin\u00e9 par l\u2019industrie agroalimentaire. [&#8230;] Nous pensons qu\u2019il est aussi n\u00e9cessaire de programmer et de faire le zonage des cultures afin qu\u2019elles soient plus productives dans certaines r\u00e9gions\u201d.<\/p>\n<p>Le ricin occupe la deuxi\u00e8me place surtout gr\u00e2ce aux aides allou\u00e9es aux producteurs de la R\u00e9gion Nord-Est. Le label social \u00e9tabli par le Programme National de Biodiesel est attribu\u00e9 \u00e0 la production issue d\u2019initiatives de petits agriculteurs et exempte d\u2019imp\u00f4ts les producteurs de cette plante dans les r\u00e9gions Nord, Nord-Est et dans la r\u00e9gion semi-aride. L\u2019entreprise Petrobras m\u00e8ne des actions dans ce sens, en achetant des graines de ricin et de tournesol aux petits agriculteurs. Elle a \u00e9tabli une unit\u00e9 de production de biodiesel dans le P\u00f4le de Guamar\u00e9, dans l\u2019\u00c9tat du Rio Grande do Norte.<\/p>\n<div id=\"attachment_121295\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-121295\" alt=\"Unit\u00e9 de production exp\u00e9rimentale de l\u2019entreprise Petrobras \u00e0 Guamar\u00e9, dans l\u2019\u00c9tat du Rio Grande do Norte\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/72-77_Energia_134_Es-5-300x264.jpg\" width=\"300\" height=\"264\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">PETROBRAS<\/span>Unit\u00e9 de production exp\u00e9rimentale de l\u2019entreprise Petrobras \u00e0 Guamar\u00e9, dans l\u2019\u00c9tat du Rio Grande do Norte<span class=\"media-credits\">PETROBRAS<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Extraction g\u00e9n\u00e9rale<\/strong><br \/>\nLes alternatives en mati\u00e8re de plantes pour produire des huiles v\u00e9g\u00e9tales ne manquent pas dans le monde, en particulier sous les tropiques. Mais les r\u00e9gions tr\u00e8s froides ne sont pas pour autant en reste ; dans la r\u00e9gion de la Patagonie, en Argentine, il existe d\u00e9j\u00e0 des initiatives pour la production de biodiesel avec l\u2019huile d\u2019algues marines. En mars, le site du R\u00e9seau Science et D\u00e9veloppement (SciDevNet) a annonc\u00e9 que l\u2019entreprise argentine Oil Fox avait conclu un accord avec le gouvernement local pour cultiver des algues marines dans de grandes piscines dans la province de Chubut. B\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019investissements allemands d\u2019un montant de 20 millions de dollars, l\u2019entreprise esp\u00e8re produire 240 000 tonnes de biodiesel marin par an sur seulement 300 ha, alors que pour la production de soja il faudrait disposer de 600 000 hectares.<\/p>\n<p>Au Br\u00e9sil il existe encore beaucoup d\u2019alternatives, comme le babassu, la cacahu\u00e8te, la graine de coton, le p\u00e9qui et la jatropha curcas (voir encadr\u00e9), sans oublier d\u2019autres plantes amazoniennes dont la culture n\u2019est pas encore \u00e9tablie. Nombre d\u2019exp\u00e9rimentations ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es. Expedito Parente de Tecbio signale qu\u2019\u201centre 1977 et 1980, lorsqu\u2019on testait plusieurs mati\u00e8res premi\u00e8res, une productrice de jus de fruit de la passion de l\u2019\u00c9tat du Cear\u00e1, Agrolusa, nous a demand\u00e9 de tenter de produire du diesel avec les graines de cette plante. [&#8230;] \u00c7a a march\u00e9, et pendant six mois les v\u00e9hicules de l\u2019entreprise ont roul\u00e9 avec ce biodiesel. Mais apr\u00e8s ils se sont rendus compte que les prix pay\u00e9s par l\u2019industrie des cosm\u00e9tiques pour l\u2019huile de graines de fruit de la passion \u00e9taient beaucoup plus rentables\u201d.<\/p>\n<p>Parente a men\u00e9 une autre exp\u00e9rience curieuse aux d\u00e9buts du biodiesel br\u00e9silien: la production de biocombustible avec de l\u2019huile de sardine. \u201cJ\u2019avais re\u00e7u d\u2019une entreprise belge 200 litres d\u2019huile de poisson, qui s\u2019est montr\u00e9e tr\u00e8s bonne pour produire du biodiesel\u201d. La graisse animale ou le s\u00e9bum, aussi bien des bovins que des poulets et des porcins, se trouve actuellement dans la ligne de mire des producteurs, avec l\u2019utilisation du m\u00eame processus de transest\u00e9rification. \u201cAu Br\u00e9sil, 700 000 tonnes de s\u00e9bum bovin sont disponibles annuellement pour la production de biodiesel, un produit pass\u00e9 de l\u2019\u00e9tat de r\u00e9sidu \u00e0 celui de sous-produit\u201d, d\u00e9clare Carlos Freitas, consultant et associ\u00e9 de Conatus Bionergia. Son entreprise se pr\u00e9pare \u00e0 installer une usine de biodiesel dans le nord de l\u2019\u00c9tat du Paran\u00e1, d\u2019une capacit\u00e9 de production de 200 tonnes par jour. Au d\u00e9part elle fonctionnera avec l\u2019huile de soja et de tournesol. \u201cLa graisse animale est importante mais, de par la quantit\u00e9 offerte, elle restera toujours en marge des huiles v\u00e9g\u00e9tales\u201d.<\/p>\n<p>M\u00eame si elle n\u2019en est qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts, l\u2019industrie br\u00e9silienne de biodiesel exporte d\u00e9j\u00e0 sa technologie. Dabdoub a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 aux \u00c9tats-Unis dans deux usines de biodiesel. L\u2019une d\u2019elles se trouve dans la ville de Gilman, dans l\u2019\u00c9tat de l\u2019Illinois, et appartient \u00e0 Renato Ribeiro, un Br\u00e9silien qui produit de l\u2019huile de soja sur le sol am\u00e9ricain. Elle a une capacit\u00e9 de production de 110 millions de litres par an et utilise l\u2019\u00e9thanol extrait du ma\u00efs. Dans cette op\u00e9ration, 2 millions de dollars am\u00e9ricains en \u00e9quipements ont \u00e9t\u00e9 export\u00e9s du Br\u00e9sil vers les \u00c9tats-Unis. L\u2019autre usine est situ\u00e9e \u00e0 Durant, dans l\u2019\u00c9tat de l\u2019Oklahoma. L\u00e0, Dabdoub a seulement transf\u00e9r\u00e9 ses connaissances sous forme d\u2019assistance. L\u2019usine est en construction pour produire 80 millions de litres par an, et elle ne fera sans doute venir des \u00e9quipements br\u00e9siliens que dans un second temps.<\/p>\n<p>Durant l\u2019\u00e9laboration de ce travail, Dabdoub s\u2019est vu proposer un accord pour l\u2019\u00e9tude du biodiesel entre l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de l\u2019Oklahoma et celle du Texas, dans un partenariat soutenu par la Soci\u00e9t\u00e9 Br\u00e9silienne de Chimie et son \u00e9quivalente nord-am\u00e9ricaine. L\u2019\u00e9change permettra aux \u00e9tudiants de suivre des stages dans les deux pays. Pour le chercheur, c\u2019est une voie \u00e0 double sens: \u201cLa connaissance ne se donne pas, elle s\u2019\u00e9change\u201d. Dabdoub est \u00e9galement pr\u00e9sident de la Chambre Sectorielle Sp\u00e9ciale de Biocombustibles du gouvernement de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p><strong>Usine pilote<\/strong><br \/>\nLe partenariat et les \u00e9changes avec le milieu universitaire sont \u00e9galement des objectifs vis\u00e9s par l\u2019entreprise Marchiori. Elle a d\u00e9velopp\u00e9 des \u00e9quipements tels que des conduits, des citernes et des r\u00e9acteurs \u00e0 base de fibre de verre pour des usines de biodiesel. La fibre de verre remplace le traditionnel acier, et Antonio Martinho Marchiori, ing\u00e9nieur de production et associ\u00e9 de l\u2019entreprise, signale qu\u2019au final l\u2019\u00e9quipement est 30 \u00e0 40 % moins cher que ceux utilis\u00e9s actuellement. \u201cNous avons un brevet de ces \u00e9quipements et du processus de production de biodiesel avec de la fibre de verre\u201d, ajoute-t-il. L\u2019entreprise a offert une usine pilote d\u2019une capacit\u00e9 de production de 200 litres par jour au P\u00f4le National de Biocombustibles qui fonctionne au sein de l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure d\u2019Agriculture Luiz de Queiroz de l\u2019USP. \u201cNous sommes en train de faire la m\u00eame chose avec l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo (Unesp) de la ville d\u2019Ilha Solteira. Dans les deux cas nous avons l\u2019intention, sur la base des \u00e9tudes qui seront men\u00e9es, d\u2019am\u00e9liorer nos usines sous certains aspects et pour lesquels l\u2019universit\u00e9 peut collaborer, comme l\u2019automatisation et l\u2019informatisation\u201d.<\/p>\n<p>Un autre grand partenariat r\u00e9cent a r\u00e9uni autour du m\u00eame projet l\u2019Association Nationale des Fabricants de V\u00e9hicules Automobiles (Anfavea), des entreprises de pi\u00e8ces automobiles, l\u2019Institut de Technologie pour le D\u00e9veloppement (Lactec) de Curitiba, \u00c9tat du Paran\u00e1, l\u2019Institut de Recherches Technologiques (IPT) et l\u2019Unesp de Jaboticabal. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s en mars au Minist\u00e8re de la Science et de la Technologie, et les tests sur le m\u00e9lange de 5 % de biodiesel au diesel min\u00e9ral approuv\u00e9s. Gr\u00e2ce \u00e0 cela, le gouvernement et les entreprises peuvent adopter les 5 % qui sont programm\u00e9s pour 2010. \u201cCe sont 140 camions, et quelques tracteurs, qui ont roul\u00e9 pendant des milliers de kilom\u00e8tres. Et quand nous avons examin\u00e9 les moteurs nous avons pu constater une durabilit\u00e9 excellente et une meilleure lubrification\u201d, affirme Dabdoub qui a coordonn\u00e9 les travaux. \u201cLe fabricant de tracteurs Valtra songe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 assurer jusqu\u2019\u00e0 20 % de biodiesel\u201d.<\/p>\n<p>Des tests similaires ont \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9s en ao\u00fbt 2006 pour le groupe fran\u00e7ais PSA Peugeot Citro\u00ebn par l\u2019\u00e9quipe de Dabdoub en collaboration avec le Lactec. Deux mod\u00e8les diesel r\u00e9pandus en Europe \u2013 une Peugeot 206 et une Xsara Picasso \u2013 ont subi des tests et roul\u00e9 plus de 110 000 kilom\u00e8tres avec 30 % de biodiesel, et les r\u00e9sultats furent excellents. \u201cNous avons utilis\u00e9 de l\u2019huile de palme, de soja et de ricin, dans des proportions diff\u00e9rentes, et de l\u2019\u00e9thanol dans la production\u201d.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Dabdoub, les possibilit\u00e9s de recherche sur le biodiesel sont encore tr\u00e8s vastes. L\u2019une d\u2019elle concerne ladite catalyse enzymatique, ainsi que des \u00e9tudes de chercheurs br\u00e9siliens et \u00e9trangers sur l\u2019utilisation de la bagasse de canne \u00e0 sucre ou d\u2019autres r\u00e9sidus pour extraire l\u2019\u00e9thanol.<\/p>\n<p>Dans le cas du biodiesel, l\u2019objectif est d\u2019extraire plus d\u2019huile des r\u00e9sidus de la production de l\u2019huile de soja, du ricin et d\u2019autres plantes utilis\u00e9es pour la production du diesel v\u00e9g\u00e9tal. \u201cNous avons d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi, mais la m\u00e9thode n\u2019est pas encore comp\u00e9titive\u201d, observe Dabdoub. Il affirme \u00e9galement que la glyc\u00e9rine \u2013 un produit r\u00e9sultant du processus de transest\u00e9rification et vendu \u00e0 l\u2019industrie chimique, pharmaceutique et de cosm\u00e9tiques \u2013 pourrait \u00eatre utilis\u00e9e comme une nouvelle ressource \u00e9nerg\u00e9tique dans l\u2019usine de biodiesel. Elle g\u00e9n\u00e9rerait de l\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique par la cr\u00e9ation de vapeur pour actionner les turbines, comme cela se fait avec la bagasse de la canne \u00e0 sucre dans les usines productrices de sucre et d\u2019alcool. \u201cMais cela ne sera viable que lorsqu\u2019il y aura une chute de l\u2019ordre de 70 % de la valeur actuelle du diesel d\u00e9riv\u00e9 de p\u00e9trole utilis\u00e9 dans les chaudi\u00e8res ou pour le chauffage dans les pays de climat froid, compensant de cette mani\u00e8re le pouvoir calorifique moins important de la glyc\u00e9rine \u00e0 un prix \u00e9galement inf\u00e9rieur. Dans l\u2019\u00e9tat actuel, avec le prix de la glyc\u00e9rine qui atteint les 700 dollars par tonne, l\u2019utiliser dans des chaudi\u00e8res pour g\u00e9n\u00e9rer de l\u2019\u00e9nergie n\u2019est pas encore une solution viable\u201d.<\/p>\n<p><em><strong>La jatropha curcas n\u2019a pas d\u00e9voil\u00e9 tous ses myst\u00e8res<\/strong><\/em><br \/>\nProclam\u00e9e haut et fort plante de l\u2019espoir pour la production abondante de biodiesel, la jatropha curcas \u2013 une plante arbustive commune \u2013 reste entour\u00e9e d\u2019interrogations. Elle est encore sauvage, du moins dans une perspective agricole. Sa culture \u00e0 grande \u00e9chelle n\u2019existe pas et n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 pleinement \u00e9tudi\u00e9e. On commence \u00e0 l\u2019apprivoiser, mais il est encore t\u00f4t pour croire aux merveilles qui se r\u00e9pandent dans le pays, y compris avec la vente de graines sur Internet.<\/p>\n<p>L\u2019alerte a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e en f\u00e9vrier sous forme de manifeste par un groupe de 11 chercheurs de l\u2019Embrapa et de l\u2019Entreprise de Recherche sur l\u2019Agriculture et l\u2019\u00c9levage de l\u2019\u00c9tat des Minas Gerais. Liv Soares Severino, chercheur \u00e0 l\u2019Embrapa Algod\u00e3o \u2013 situ\u00e9e \u00e0 Campina Grande, dans l\u2019\u00c9tat du Para\u00edba \u2013 d\u00e9clare: \u201cNous croyons au potentiel futur de la plante, mais la connaissance technique est limit\u00e9e parce que nous ignorons plusieurs param\u00e8tres de plantation, comme l\u2019espacement entre les plantes, la production de boutures, et surtout les fl\u00e9aux et les maladies\u201d.<\/p>\n<p>\u201cL\u2019une de nos pr\u00e9occupations\u201d, poursuit Severino, \u201cc\u2019est que beaucoup d\u2019agriculteurs investissent dans la plante et qu\u2019apr\u00e8s deux ou trois ans ils viennent nous voir pour que l\u2019on r\u00e9solve des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la culture. Et on ne la conna\u00eet pas encore du point de vue agricole\u201d. Avec d\u2019autres chercheurs, Severino s\u2019est rendu en Inde dans le cadre d\u2019un projet financ\u00e9 par Petrobras, car on disait que la culture de la jatropha curcas y \u00e9tait d\u00e9velopp\u00e9e. \u201cNous avons finalement d\u00e9couvert qu\u2019ils en savaient aussi peu que nous\u201d. L\u2019un des probl\u00e8mes mis en avant est la cueillette. La plante a l\u2019avantage d\u2019\u00eatre p\u00e9renne, autrement dit il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de la planter tous les ans. Toutefois les fruits ne m\u00fbrissent pas tous en m\u00eame temps. Il faut donc proc\u00e9der \u00e0 plusieurs cueillettes \u00e0 la main, ce qui augmente le co\u00fbt de la plantation.<\/p>\n<p>Par rapport \u00e0 la quantit\u00e9 d\u2019huile, on estimait qu\u2019elle serait de plus de 1000 litres par hectare. Mais Severino souligne qu\u2019elle ne d\u00e9passe pas les 400 l\/ha, m\u00eame s\u2019il existe un potentiel pour augmenter consid\u00e9rablement cette quantit\u00e9. Avant le biodiesel, la jatropha curcas \u00e9tait rel\u00e9gu\u00e9e au rang de plante de jardin potager ou de simple curiosit\u00e9 et d\u2019appr\u00e9ciation personnelle. N\u00e9anmoins elle avait d\u00e9j\u00e0 connu des temps plus m\u00e9morables, lorsque au XIXe si\u00e8cle son huile \u2013 comme d\u2019autres, \u00e0 l\u2019exemple de celle de la baleine \u2013 \u00e9tait utilis\u00e9e dans les r\u00e9verb\u00e8res des rues de Rio de Janeiro.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La mont\u00e9e du biodiesel","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1194],"tags":[],"coauthors":[97],"class_list":["post-120901","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120901","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=120901"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/120901\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=120901"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=120901"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=120901"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=120901"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}