{"id":121561,"date":"2006-06-14T15:12:38","date_gmt":"2006-06-14T18:12:38","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=121561"},"modified":"2013-11-01T14:10:05","modified_gmt":"2013-11-01T16:10:05","slug":"la-carte-des-vents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-carte-des-vents\/","title":{"rendered":"La carte des vents"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en ao\u00fbt 2005<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-122950\" alt=\"32a35-pesquisa-climatolo-fr.jpg2\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/32a35-pesquisa-climatolo-fr.jpg2_.jpg\" width=\"290\" height=\"176\" \/>Entre d\u00e9cembre 2002 et f\u00e9vrier 2003, les chercheurs participant \u00e0 l\u2019\u00e9tape br\u00e9silienne du projet SALLJEX (South American Low-Lewel Jet Experiment, Exp\u00e9rience sur le Courant-Jet \u00e0 Basse Altitude en Am\u00e9rique du Sud) ont lanc\u00e9 dans le ciel de l\u2019Amazonie environ 700 ballons, analogues \u00e0 ceux utilis\u00e9s lors des f\u00eates d\u2019anniversaire. Certains d\u2019entre eux transportaient dans une bo\u00eete des capteurs destin\u00e9s \u00e0 mesurer la pression atmosph\u00e9rique, l\u2019humidit\u00e9 de l\u2019air et la vitesse des vents.<\/p>\n<p>L\u2019analyse des donn\u00e9es \u2013 stock\u00e9es dans des ordinateurs au Br\u00e9sil, en Bolivie, en Argentine et au Paraguay \u2013 d\u00e9taille les caract\u00e9ristiques et les trajectoires des d\u00e9nomm\u00e9s courants-jets de bas niveau de l\u2019Am\u00e9rique du Sud (South American Low-Level Jet, ou SALLJ), et souligne les ph\u00e9nom\u00e8nes propices \u00e0 leur d\u00e9c- lenchement. Identifi\u00e9s dans les ann\u00e9es 1960, les courants-jets naissent dans la R\u00e9gion Nord du Br\u00e9sil et traversent le pays en direction du sud, \u00e9tablissant un rapport direct entre les vents qui soufflent de l\u2019Amazonie vers le sud, \u00e0 l\u2019est des Andes, et les pluies qui tombent sur le bassin de La Plata \u2013 vaste surface qui, en plus de S\u00e3o Paulo et des \u00c9tats du Sud, englobe l\u2019Uruguay, le nord de l\u2019Argentine et du Paraguay.<\/p>\n<p>\u201cCes jets sont comme des fleuves volants, qui transportent l\u2019humidit\u00e9 du nord vers le sud\u201d, explique Jos\u00e9 Antonio Marengo Orsini, du Centre de Pr\u00e9vision du Temps et d\u2019\u00c9tudes Climatiques (CPETC) de l\u2019Institut National de Recherches Spatiales (Inpe) et coordinateur du travail. Pour Maria Assun\u00e7\u00e3o Faus da Silva, chercheuse au CPETC et participant \u00e0 cette \u00e9tude, \u201cles jets se situent sur les couches les plus basses de l\u2019atmosph\u00e8re, jusqu\u2019\u00e0 3 kilom\u00e8tres d\u2019altitude, et voyagent \u00e0 des vitesses pouvant atteindre 50 kilom\u00e8tres\/ heure\u201d. Caroline Vera, autre participante et membre de l\u2019Universit\u00e9 de Buenos Aires, ajoute que \u201clorsqu\u2019ils arrivent au bassin de La Plata, les jets sont responsables, entre autres, des fortes pluies, surtout en \u00e9t\u00e9\u201d.<\/p>\n<p>Marengo, Faus da Silva Dias et Vera ont int\u00e9gr\u00e9 une \u00e9quipe d\u2019environ 50 chercheurs originaires de huit pays: Br\u00e9sil,Argentine, Paraguay,Uruguay, Bolivie, Chili, P\u00e9rou et \u00c9tats-Unis. Le SALLJEX fait partie du Programme International de Variabilit\u00e9 du Syst\u00e8me de Mousson de l\u2019Am\u00e9rique (Vamos, Variability of American Monsoon System), sponsoris\u00e9 par le Programme International de Variabilit\u00e9 et de Pr\u00e9visibilit\u00e9 du Climat (Clivar, Climate Variability and Predictability), associ\u00e9 \u00e0 l\u2019Organisation M\u00e9t\u00e9orologique Mondiale. D\u2019apr\u00e8s Marengo, ce travail permet d\u2019\u00e9valuer les possibles impacts caus\u00e9s par la d\u00e9forestation de la For\u00eat Amazonienne sur la partie sud de l\u2019Am\u00e9rique latine, en plus de contribuer \u00e0 am\u00e9liorer la pr\u00e9vision m\u00e9t\u00e9o de ces surfaces.<\/p>\n<p>L\u2019origine des courants-jets de bas niveau est li\u00e9e aux vents aliz\u00e9s venant de l\u2019oc\u00e9an atlantique, qui envahissent le territoire br\u00e9silien par la pointe sup\u00e9rieure de la R\u00e9gion Nord-Est. Quand ils arrivent en Amazonie, ils absorbent beaucoup de vapeur d\u2019eau, lib\u00e9r\u00e9e par les feuilles de la for\u00eat par la trans- piration. \u00c0 la fronti\u00e8re entre l\u2019\u00c9tat br\u00e9silien d\u2019Acre et la Bolivie se trouve la Cordill\u00e8re des Andes. Les montagnes fonctionnent simultan\u00e9ment comme un acc\u00e9l\u00e9rateur et une barri\u00e8re, puisqu\u2019elles augmentent la vitesse des courants-jets et les d\u00e9tournent vers le sud. Les courants-jets passent alors par les \u00c9tats de Mato Grosso, Mato Grosso do Sul et S\u00e3o Paulo. Lorsqu\u2019ils atteignent le bassin de La Plata, ils interagissent avec le relief et avec des fronts froids n\u00e9s au P\u00f4le Sud, donnant naissance aux Complexes Convectifs \u00e0 M\u00e9so\u00e9chelle. Il s\u2019agit de nuages extr\u00eamement \u00e9pais, pouvant atteindre jusqu\u2019\u00e0 18 kilom\u00e8tres d\u2019altitude et 1 000 kilom\u00e8tres de diam\u00e8tre,avec un cycle de vie pouvant durer jusqu\u2019\u00e0 36 heures.<\/p>\n<p>Se formant habituellement la nuit et principalement en \u00e9t\u00e9, ces nuages sont responsables de temp\u00eates et de d\u00e9charges \u00e9lectriques observables dans le sud du pays et au nord de l\u2019Argentine et du Paraguay. Selon Pedro Leite da Silva Dias,professeur de l\u2019Institut d\u2019Astronomie, G\u00e9ophysique et Sciences Atmos- ph\u00e9riques (IAG) de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) et membre du projet: \u201cCons\u00e9quence des jets de bas niveau, quand il y a du vent l\u00e0-bas il faut s\u2019attendre \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de fortes pluies ici\u201d.Dias rappelle que l\u2019influence des courants-jets est plus \u00e9vidente pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, quand l\u2019humidit\u00e9 est intense; en hiver, saison plus s\u00e8che, l\u2019impact tend \u00e0 diminuer.<\/p>\n<p>Toutefois, les courants-jets qui repr\u00e9sentent les sources de pluie peuvent servir de moyen de d\u00e9placement pour des \u00e9l\u00e9ments ind\u00e9sirables.Marengo \u2013 auteur principal des articles scientifiques pr\u00e9sentant ces r\u00e9sultats, publi\u00e9s dans la revue Climate Dynamics en janvier 2005 ainsi que dans le Journal of Climate de juin 2004 \u2013 note que \u201cle probl\u00e8me est que les jets peuvent \u00e9galement transporter la fum\u00e9e des br\u00fblis\u201d. Et d\u2019ajouter: \u201cAvec la d\u00e9forestation qui augmente, on suppose que la r\u00e9duction de la contribution de la vapeur d\u2019eau de la v\u00e9g\u00e9tation de l\u2019Amazonie pour l\u2019atmosph\u00e8re affecte sensiblement le transport d\u2019humidit\u00e9 vers le bassin de la Plata, avec des cons\u00e9quences directes sur les saisons pluvieuses, et ce m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas encore possible de quantifier ce changement\u201d. L\u2019alerte est pertinente. Entre 2003 et 2004, l\u2019Inpe a enregistr\u00e9 le second plus grand taux de d\u00e9forestation de la For\u00eat Amazonienne depuis la cr\u00e9ation de la s\u00e9rie de suivis, en 1988. 26 130 kilom\u00e8tres carr\u00e9s d\u2019arbres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits, soit une surface \u00e9quivalente \u00e0 l\u2019\u00c9tat br\u00e9silien d\u2019Alagoas.<\/p>\n<p><strong>Fum\u00e9e et poussi\u00e8re<br \/>\n<\/strong> L\u2019impact des br\u00fblis, l\u2019une des principales strat\u00e9gies utilis\u00e9es pour l\u2019expansion des fronti\u00e8res agricoles, est bien connu: menace d\u2019extinction d\u2019esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales et \u00e9rosion du sol, qui devient moins prot\u00e9g\u00e9. La fum\u00e9e et les gaz lib\u00e9r\u00e9s \u2013 tels que le monoxyde de carbone et l\u2019ozone \u2013 se concentrent dans l\u2019air et rendent le climat plus sec et les temp\u00e9ratures plus \u00e9lev\u00e9es. \u00c0 cause des courants-jets de bas niveau, il est possible d\u2019affirmer que m\u00eame ceux qui vivent dans les r\u00e9gions Sud ou Sud- Est du pays ainsi que dans les pays voisins ne sont pas libres de ces cons\u00e9quences. M\u00eame si l\u2019\u00e9mission de fum\u00e9e est localis\u00e9e, son impact est global. Avec lesbr\u00fblis, les courants-jets deviennent moins torrentiels: \u00e0 la place de la vapeur d\u2019eau, ils aident \u00e0 transporter la poussi\u00e8re et les gaz polluants vers le Plata.<\/p>\n<p>Les alt\u00e9rations sur le climat de la R\u00e9gion Sud peuvent \u00eatre importantes.D\u2019apr\u00e8s l\u2019Inpe, en janvier 2002 la quantit\u00e9 moyenne de pluies dans les \u00c9tats du Rio Grande do Sul et de Santa Catarina fut de 100 \u00e0 150 millim\u00e8tres; en 2003, \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode, la moyenne fut la m\u00eame, exception faite d\u2019une longue bande territoriale au sud du Rio Grande do Sul, o\u00f9 cette valeur est tomb\u00e9e \u00e0 50-100 millim\u00e8tres. L\u2019ann\u00e9e suivante, les deux \u00c9tats ont enregistr\u00e9 un total de 50-100 millim\u00e8tres de pluies, sauf dans le nord-ouest du Rio Grande do Sul, o\u00f9 il n\u2019a plu que 25-50 millim\u00e8tres. La situation s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e dans les deux \u00c9tats en janvier dernier, avec une quantit\u00e9 de pluies entre 100 et 150 millim\u00e8tres. Il est vrai que les courants- jets de bas niveau ne sont pas les seuls responsables des pluies; ils sont \u00e9galement associ\u00e9s aux masses d\u2019air froid partant du P\u00f4le Sud, aux courants maritimes et \u00e0 El Ni\u00f1o, qui r\u00e9chauffe les eaux de l\u2019oc\u00e9an pacifique.<\/p>\n<p><strong>Moins de pluies<\/strong><br \/>\nPour Tercio Ambrizzi, professeur de l\u2019IAG de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo et membre du projet,\u201cl\u2019\u00e9conomie du bassin de la Plata d\u00e9pend essentiellement de l\u2019agriculture et de l\u2019\u00e9levage, qui \u00e0 leur tour d\u00e9pendent des saisons pluvieuses\u201d. Cette pr\u00e9occupation est \u00e9galement justifi\u00e9e. En 2003\/2004, la r\u00e9colte de la R\u00e9gion Sud fut d\u2019environ 49 millions de tonnes, mais la pr\u00e9vision est qu\u2019elle passe \u00e0 45 millions en 2004\/2005. Les sp\u00e9cialistes sp\u00e9culent que l\u2019alt\u00e9ration du profil des pluies, provoqu\u00e9e par la variabilit\u00e9 naturelle du climat et par l\u2019action humaine \u2013 en particulier les br\u00fblis en Amazonie \u2013, peut \u00eatre l\u2019une des responsables de cette chute de productivit\u00e9, vu que la surface cultiv\u00e9e reste stable.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes sur ce type de transport d\u2019humidit\u00e9 ont d\u00e9but\u00e9 il y a quatre d\u00e9cennies, lorsque le Nord-am\u00e9ricain William Bonner a \u00e9tabli la relation entre les courants-jets de bas niveau n\u00e9s dans le Golfe du Mexique et le climat humide des plaines centrales des \u00c9tats-Unis.Puis l\u2019Allemand Gordon Gutman, qui vivait en Argentine, a identifi\u00e9 des vents similaires se d\u00e9pla\u00e7ant le long des Andes.Mais c\u2019est le Tanzanien Hassan Virji, install\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, qui a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019existence de ces courants-jets en Am\u00e9rique du Sud, d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980.<\/p>\n<p>Vingt ans plus tard, le 19 janvier 2003, l\u2019avion pr\u00eat\u00e9 par la National Oceanic and Atmospheric Administration des \u00c9tats- Unis \u2013 utilis\u00e9 avec les ballons pour la collecte de donn\u00e9es \u2013 a d\u00e9tect\u00e9 \u00e0 Santa Cruz (Bolivie) des courants-jets de bas niveau en grande quantit\u00e9, se d\u00e9pla\u00e7ant \u00e0 une vitesse proche de 40 kilom\u00e8tres\/heure. Le 20 janvier, ils atteignaient 50 kilom\u00e8tres\/ heure. Le lendemain, d\u2019\u00e9normes nuages couvraient les ciels d\u2019Argentine et du Paraguay \u2013 il s\u2019agissait des Complexes Convectifs \u00e0 M\u00e9so\u00e9chelle. De fortes temp\u00eates s\u2019abattirent sur ces deux pays les 22 et 23 janvier. \u201cNous avons accompagn\u00e9 tout le processus\u201d, indique Maria Assun\u00e7\u00e3o Faus da Silva, \u201cde la formation des courants-jets en Amazonie jusqu\u2019aux temp\u00eates sur le bassin de La Plata\u201d.<\/p>\n<p>Mais les courants-jets de bas niveau n\u2019apparaissent pas toujours dans les bulletins de pr\u00e9vision m\u00e9t\u00e9o. Le probl\u00e8me ne vient pas de la r\u00e9solution des mod\u00e8les m\u00e9t\u00e9orologiques, mais du manque de stations suffisantes d\u2019observation dans la R\u00e9gion Nord du pays. L\u2019Organisation M\u00e9t\u00e9orologique Mondiale pr\u00e9conise une station tous les 500 kilom\u00e8tres, mais en Amazonie la distance peut atteindre 1000 kilom\u00e8tres. En cons\u00e9quence, il est tr\u00e8s fr\u00e9quent que les courants-jets passent inaper\u00e7us et que les temp\u00eates sur le Bassin de La Plata ne soient pr\u00e9vues avec assez d\u2019ant\u00e9c\u00e9dence.<\/p>\n<p><strong>LE PROJET <\/strong>Composante Br\u00e9silienne de l\u2019Exp\u00e9rience sur le Terrain du Courant-Jet de Bas Niveau \u00e0 l\u2019est des Andes: Interactions \u00e0 M\u00e9so- et Grande \u00c9chelle entre les Bassins Amazonien et de La Plata (Salljex-Br\u00e9sil) <strong>MODALIT\u00c9 <\/strong>Projet Th\u00e9matique <strong>COORDINATEUR<\/strong> JOS\u00c9 ANTONIO MARENGO ORSINI \u2013 CPTEC\/Inpe <strong>INVESTISSEMENT<\/strong> 1 150 742,09 r\u00e9aux (FAPESP)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La carte des vents","protected":false},"author":18,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[109],"class_list":["post-121561","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121561","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=121561"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121561\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=121561"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=121561"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=121561"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=121561"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}