{"id":127666,"date":"2013-08-20T14:21:17","date_gmt":"2013-08-20T17:21:17","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=127666"},"modified":"2013-08-20T14:35:01","modified_gmt":"2013-08-20T17:35:01","slug":"un-avenir-durable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/un-avenir-durable\/","title":{"rendered":"Un avenir durable"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019article de couverture de cette deuxi\u00e8me \u00e9dition internationale 2013 de la revue Pesquisa FAPESP aborde une vari\u00e9t\u00e9 consid\u00e9rable d\u2019\u00e9tudes men\u00e9es actuellement sur la canne \u00e0 sucre par des chercheurs provenant de diverses institutions de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo, mettant principalement l\u2019accent sur la recherche g\u00e9n\u00e9tique de la plante et la recherche d\u2019enzymes capables de participer davantage au processus d\u2019hydrolyse de la bagasse. L\u2019objectif final de ces efforts, d\u00e9crit \u00e0 la page 6 par le r\u00e9dacteur en technologie, Marcos de Oliveira, est de produire davantage d\u2019\u00e9thanol \u00e0 l\u2019hectare. Bien que ce biocarburant soit tr\u00e8s propre compar\u00e9 au p\u00e9trole et qu\u2019il provienne d\u2019une source renouvelable, il faut qu\u2019il devienne encore plus viable sur le plan \u00e9conomique. La longue et fructueuse tradition br\u00e9silienne en mati\u00e8re de recherches sur la canne \u00e0 sucre contribuera fortement au d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9thanol de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9thanol de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, le jus de canne \u00e0 sucre est transform\u00e9 en biocarburant par fermentation. Dans l\u2019\u00e9thanol de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, de puissantes enzymes seront utilis\u00e9es pour briser les mol\u00e9cules de la bagasse et des feuilles de la canne pour pouvoir extraire davantage de sucre de cette biomasse \u00e0 travers un processus d\u2019hydrolyse. La g\u00e9n\u00e9tique est un outil fondamental pour progresser sur cette voie, et le lancement du projet Genoma Cana en 1999, financ\u00e9 par la FAPESP, a \u00e9t\u00e9 un premier pas d\u00e9cisif pour \u00e9tudier en profondeur les g\u00e8nes les plus importants de la plante. De nouvelles d\u00e9couvertes devraient maintenant donner l\u2019\u00e9lan n\u00e9cessaire au proc\u00e9d\u00e9 par hydrolyse et entrainer une hausse de la production br\u00e9silien\u2013ne d\u2019\u00e9thanol d\u2019environ 5 milliards de litres par an, pour une production actuelle de 25 milliards de litres. Le Br\u00e9sil n\u2019est pas seul dans cette course. De nombreux laboratoires, aux \u00c9tats-Unis, en Angleterre et en Suisse, poursuivent les m\u00eames objectifs dans une course scientifique o\u00f9 le principal gagnant sera l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Nous voulons \u00e9galement, dans ce num\u00e9ro, mettre l\u2019accent sur une nouvelle \u00e9tude concernant la maladie de Chagas, men\u00e9e par des chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) et de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp). Depuis la d\u00e9couverte de la maladie et de son agent infectieux, Trypanossoma cruzi, par le m\u00e9decin et scientifique Carlos Chagas en 1909, des recherches sont men\u00e9es incessamment pour comprendre les m\u00e9canismes d\u2019action de ce parasite dans l\u2019organisme et d\u00e9couvrir des mani\u00e8res de l\u2019\u00e9viter. Comme le montre le reportage du r\u00e9dacteur sp\u00e9cialis\u00e9e Carlos Fioravanti (page 52), les chercheurs ont maintenant d\u00e9couvert comment T. cruzi s\u2019installe dans une seule cellule, se diff\u00e9rentie, se divise et envahit d\u2019autres cellules, ce qui ouvre des perspectives pour le d\u00e9veloppement de nouvelles m\u00e9thodes pour combattre et diagnostiquer les maladies tropicales. \u00c0 ce sujet, il faut souligner que ces maladies touchent \u00e9galement aujourd\u2019hui les pays des r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es. Des autorit\u00e9s m\u00e9dicales \u00e9tasuniennes, par exemple, annoncent d\u00e9j\u00e0 une recrudescence de la maladie de Chagas sur leur territoire, principalement chez les immigrants dans les \u00e9tats frontaliers du Mexique.<\/p>\n<p>L\u2019exemple d\u2019Embraer, cit\u00e9 par l\u2019article de technologie, troisi\u00e8me fabricant mondial d\u2019avions \u00e0 r\u00e9action derri\u00e8re Boeing (\u00c9tats-Unis) et Airbus (Union Europ\u00e9enne), prouve qu\u2019il est absolument judicieux de quitter le p\u00e9rim\u00e8tre des centres de R&amp;D des entreprises pour trouver ailleurs d\u2019autres partenaires et apporter ainsi une valeur ajout\u00e9e croissante au produit fabriqu\u00e9. Embraer a des partenariats avec des universit\u00e9s, des instituts de recherche et d\u2019autres entreprises du secteur a\u00e9ronautique dans le but de d\u00e9velopper de nouveaux proc\u00e9d\u00e9s de fabrication, des mat\u00e9riaux composites, des structures m\u00e9talliques et des syst\u00e8mes embarqu\u00e9s. L\u2019un des projets en cours \u00e9tudie la production de biocarburants \u00e0 partir d\u2019\u00e9thanol de canne \u00e0 sucre. Ce travail, financ\u00e9 par la FAPESP, est men\u00e9 en collaboration avec Boeing et des institutions paulistes de recherche.<br \/>\n\u2022\u2022\u2022<br \/>\nLes trois reportages mentionn\u00e9s d\u00e9crivent des recherches men\u00e9es \u00e0 S\u00e3o Paulo et sont des exemples de l\u2019importance donn\u00e9 par cet \u00e9tat \u00e0 la science et \u00e0 la technologie. Dans le tableau ci-dessus, nous pouvons voir qu\u2019en 2010 l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo a investi plus de 3 milliards de dollars US, ce qui repr\u00e9sente 71,6 % des d\u00e9penses publiques du pays en R&amp;D. Il faut souligner que l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo repr\u00e9sentait 33,1 % du PIB en 2008, soit l\u2019\u00e9quivalent de 430 milliards de dollars US.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un avenir durable","protected":false},"author":488,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1179],"tags":[],"coauthors":[1206],"class_list":["post-127666","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-editorial-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127666","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/488"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127666"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127666\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127666"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127666"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127666"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=127666"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}