{"id":127785,"date":"2013-08-20T18:25:24","date_gmt":"2013-08-20T21:25:24","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=127785"},"modified":"2013-08-23T16:11:13","modified_gmt":"2013-08-23T19:11:13","slug":"parasite%e2%80%a8-pret-a-lattaque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/parasite%e2%80%a8-pret-a-lattaque\/","title":{"rendered":"Parasite\u2028 Pr\u00eat \u00e0 l\u2019attaque"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en Octobre 2012<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_128142\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-128142\" alt=\"\u00c0 la recherche de nouveaux espaces: Un parasite Trypanosoma cruzi (couleur vin), avec des v\u00e9sicules (en jaune) sur le corps, pr\u00e8s d\u2019une cellule h\u00f4te\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/Imagem-Tcruzi3.jpg\" width=\"290\" height=\"217\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">RENATO MORTARA\/UNIFESP<\/span>\u00c0 la recherche de\u00a0nouveaux espaces: Un\u00a0parasite Trypanosoma\u00a0cruzi (couleur vin),\u00a0avec des v\u00e9sicules (en\u00a0jaune) sur le corps,\u00a0pr\u00e8s d\u2019une cellule h\u00f4te<span class=\"media-credits\">RENATO MORTARA\/UNIFESP<\/span><\/p><\/div>\n<p>Les chercheurs de S\u00e3o Paulo ont identifi\u00e9 un possible m\u00e9canisme qui aiderait le protozoaire responsable de la maladie de Chagas \u00e0 envahir les cellules h\u00f4tes selon l\u2019analyse des informations qu\u2019eux m\u00eames et d\u2019autres groupes avaient produites ces 40 derni\u00e8res ann\u00e9es. Aussit\u00f4t qu\u2019il s\u2019installe dans une seule cellule, le Trypanosoma cruzi se diff\u00e9rencie, se divise intens\u00e9ment, au point de rompre la cellule et lib\u00e8re ensuite des v\u00e9sicules avec des prot\u00e9ines et des lipides (graisses) qui facilitent l\u2019installation des parasites dans d\u2019autres cellules.<\/p>\n<p>\u00abIl semblerait qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne g\u00e9n\u00e9ral\u00bb, d\u00e9clare Walter Colli, professeur de l\u2019Institut de Chimie de l\u2019Universit\u00e9 S\u00e3o Paulo (USP) et superviseur de cette \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par Ana Cl\u00e1udia Torrecilhas, de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp), \u00e0 Diadema, en collaboration avec Robert Schumacher et Maria J\u00falia Manso Alves, de l\u2019USP. \u00abD\u2019autres groupes de parasites et de cellules tumorales lib\u00e8rent \u00e9galement des v\u00e9sicules qui fonctionnent de mani\u00e8re identique et qui facilitent l\u2019infection des cellules h\u00f4tes\u00bb.<\/p>\n<p>Les sp\u00e9cialistes dans ce domaine, au Br\u00e9sil et dans d\u2019autres pays, sont enthousiasm\u00e9s par la possibilit\u00e9 d\u2019utiliser ces informations pour d\u00e9velopper de nouvelles mani\u00e8res de lutter ou pour diagnostiquer des maladies tropicales largement r\u00e9pandues dans le monde. C\u2019est le cas de la maladie de Chagas qui touche environ 10 millions de personnes en Am\u00e9rique du Sud et qui est en train de devenir un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9ditorial publi\u00e9 au mois de mai de cette ann\u00e9e de la revue PLoS Neglected Diseases, des chercheurs \u00e9tatsuniens et mexicains ont lanc\u00e9 une alerte sur l\u2019avanc\u00e9e de la maladie de Chagas aux \u00c9tats-Unis, principalement chez les immigrants dans les \u00e9tats frontaliers avec le Mexique, o\u00f9 l\u2019on estime que le nombre de personnes infect\u00e9es s\u2018\u00e9l\u00e8ve \u00e0 un million. Dans ce travail la maladie de Chagas a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e comme \u00able nouveau Sida des Am\u00e9riques\u00bb, bien que l\u2019un soit caus\u00e9 par un protozoaire transmis par un insecte et l\u2019autre par un virus, principalement par contact sexuel. Les deux peuvent se transmettre par transfusion sanguine, sont plus fr\u00e9quents chez les personnes plus pauvres, et exigent des traitements prolong\u00e9s. En outre, la maladie de Chagas s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00eatre une infection opportuniste importante chez les personnes vivant avec le VIH\/Sida et, comme dans les deux premi\u00e8res d\u00e9cennies de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Sida, la plupart des personnes atteintes par la maladie de Chagas n\u2019ont pas acc\u00e8s aux services m\u00e9dicaux de sant\u00e9.<\/p>\n<p>Le professeur Peter Hotez, de l\u2019\u00c9cole de M\u00e9decine Baylor et Directeur de l\u2019Institut des Vaccins Sabin, les deux \u00e0 Houston, aux \u00c9tats-Unis, et premier auteur de l\u2019\u00e9ditorial du PLoS, a sign\u00e9 au mois d\u2019ao\u00fbt un article dans le New York Times soutenant la th\u00e8se que les maladies tropicales comme la maladie de Chagas, la dengue, la leishmaniose et la cysticercose \u00e9taient les \u00abnouveaux fl\u00e9aux de la pauvret\u00e9\u00bb. Selon lui, 20 millions de personnes aux \u00c9tats-Unis vivent dans un \u00e9tat de pauvret\u00e9 extr\u00eame. \u00abSans nouvelles interventions, ces maladies vont persister, fixant les personnes dans la pauvret\u00e9 pour des d\u00e9cennies\u00bb d\u00e9clare-t-il.<\/p>\n<p><strong>Diff\u00e9rentes tailles<\/strong><br \/>\nLa production scientifique sur les v\u00e9sicules est abondante (environ 3 500 articles sur ces structures ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es), mais il y a \u00e9galement de nombreux doutes. Le premier d\u2019entre eux est de savoir comment nous devons baptiser ces compartiments remplis des prot\u00e9ines ? Dans un article publi\u00e9 au mois de f\u00e9vrier de cette ann\u00e9e dans la revue Proteomics and Bioinformatics, deux chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de Trobe en Australie, ont remarqu\u00e9 que les microv\u00e9sicules extracellulaires recevaient des noms diff\u00e9rents en fonction de leur dimension, origine et composition. Un des types de v\u00e9sicule l\u2019exosome, avec un diam\u00e8tre de 30 \u00e0 100 nanom\u00e8tres, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 important car il poss\u00e8de de nombreuses fonctions comme celle de transf\u00e9rer le virus VIH vers les cellules cibles. Il poss\u00e8de un site exclusif qui lui est d\u00e9di\u00e9, www.exocarta.org, avec pratiquement 150 \u00e9tudes et 4 563 prot\u00e9ines identifi\u00e9es jusqu\u2019au d\u00e9but du mois de septembre. Il y a \u00e9galement d\u2019autres types de v\u00e9sicules pour le moment moins importants, comme l\u2019ectosome, la grande v\u00e9sicule de la membrane, et la bulle apoptotique qui peut mesurer 5 mille nanom\u00e8tres et qui est lib\u00e9r\u00e9e par des cellules agonisantes.<\/p>\n<p>Les v\u00e9sicules de Trypanosoma cruzi sont plus petites, avec 20 \u00e0 80 nanom\u00e8tres de diam\u00e8tre, et n\u2019ont pas tout d\u2019abord attir\u00e9 beaucoup l\u2019attention. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 80, Marinei Gon\u00e7alves, Maria J\u00falia Manso Alves, Bianca Zingales et d\u2019autres chercheurs de l\u2019\u00e9quipe de Colli ont, en identifiant les v\u00e9sicules, pens\u00e9 comme d\u2019autres qu\u2019il s\u2019agissait seulement de mat\u00e9riel \u00e9cart\u00e9, bien qu\u2019ils aient d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 que des vari\u00e9t\u00e9s plus virulentes de Trypanosoma cruzi lib\u00e9raient davantage de v\u00e9sicules que les moins virulentes.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es suivantes, d\u2019autres \u00e9tudes et des \u00e9quipements plus sensibles ont montr\u00e9 que les prot\u00e9ines et les lipides des v\u00e9sicules pourraient faciliter l\u2019infection des cellules h\u00f4tes par le parasite. Ana Claudia Torrecilhas, dans son doctorat et post-doctorat supervis\u00e9 directement par Maria J\u00falia, a constat\u00e9 que les prot\u00e9ines des v\u00e9sicules augmentaient la quantit\u00e9 et l\u2019action des parasites dans les tissus et induisaient une r\u00e9ponse inflammatoire de l\u2019h\u00f4te. Dans une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e sur des souris, elle a constat\u00e9 que les v\u00e9sicules facilitaient l\u2019entr\u00e9e du parasite dans les cellules du c\u0153ur et pr\u00e9c\u00e9daient la mort des animaux.<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude qui sera publi\u00e9e au mois d\u2019octobre dans la revue Microbes and Infection, les chercheurs de l\u2019USP et de l\u2019Unifesp relatent que presque la moiti\u00e9 du contenu des v\u00e9sicules est compos\u00e9e de glycoprot\u00e9ines (prot\u00e9ines associ\u00e9es aux sucres). L\u2019une d\u2019elles est la trans-sialidase, enzyme sp\u00e9cifique de ce parasite, \u00e9galement d\u00e9couverte dans le laboratoire de Colli, et d\u2019autres codifi\u00e9es dans une superfamille de g\u00e8nes (avec environ 700 g\u00e8nes actifs et 700 pseudog\u00e8nes) appel\u00e9e gp85.<\/p>\n<p>Ces mol\u00e9cules peuvent activer des prot\u00e9ines (ou r\u00e9cepteurs) de la membrane externe des cellules de d\u00e9fense comme les macrophages, les cellules dendritiques et lymphocytes. \u00c0 leur tour, les r\u00e9cepteurs stimulent la production d\u2019oxyde nitrique et de mol\u00e9cules, comme l\u2019interf\u00e9ron-gamma, le facteur de n\u00e9crose tumorale et l\u2019interleukine-12. Ces mol\u00e9cules augmentent la r\u00e9ponse inflammatoire des cellules h\u00f4tes, attirant plus de cellules qui d\u00e9truisent les parasites, mais qui endommagent \u00e9galement les cellules de l\u2019organisme, facilitant l\u2019invasion des parasites qui ont surv\u00e9cu \u00e0 la bataille ou qui sont arriv\u00e9s ensuite. Apr\u00e8s l\u2019invasion de Trypanosoma cruzi dans une cellule, les parasites ne manqueront pas. Selon Colli, un seul Trypanosoma cruzi se divise rapidement et en quelques heures peut se multiplier par 500 qui font exploser la cellule h\u00f4te, les lib\u00e9rant dans le milieu extracellulaire et le courant sanguin, ce qui leur permet d\u2019atteindre d\u2019autres cellules.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/052-055_TCruzi_FRA1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-128150\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/052-055_TCruzi_FRA1-224x300.jpg\" width=\"224\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/052-055_TCruzi_FRA1-224x300.jpg 224w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/052-055_TCruzi_FRA1-371x496.jpg 371w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/052-055_TCruzi_FRA1-766x1024.jpg 766w\" sizes=\"auto, (max-width: 224px) 100vw, 224px\" \/><span class=\"media-credits-inline\">Photo: microscopi e Robert I Schumacher\/ USP\/ Illustration: Alexandre Affonso<\/span><\/a>Autre parasites<\/strong><br \/>\n\u00abLes v\u00e9sicules de Trypanosoma cruzi peuvent se fondre avec les macrophages en 15 minutes\u00bb, d\u00e9clare Ana Claudia. D\u2019autres chercheurs ont observ\u00e9 que deux autres groupes de protozoaires lib\u00e8rent \u00e9galement des v\u00e9sicules avec un fonctionnement identique pour un contenu probablement distinct. Le premier groupe concerne les protozoaires du genre Leishmania, responsable de la leishmaniose, qui s\u2019est r\u00e9pandue dans 98 pays, avec 2 millions de nouveaux cas par an. Le deuxi\u00e8me concerne Trypanosoma brucei, avec des sous-esp\u00e8ces (T. b. gambiense e T. b. rhodesiense) responsable de la maladie du sommeil, qui touche environ 70 mille personnes en Afrique Subsaharienne. Deux autres parasites, Plasmodium falciparum, responsable du paludisme et d\u2019environ 1 million de morts par an en Afrique, et Toxoplasma gondii, responsable de la toxoplasmose, agissent d\u2019une autre mani\u00e8re. Ils envahissent les cellules h\u00f4tes et celles-ci vont ensuite produire des v\u00e9sicules avec les prot\u00e9ines des microorganismes envahisseurs qui sont lib\u00e9r\u00e9es et alertent d\u2019autres cellules de d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Les chercheurs pr\u00e9tendent rapidement savoir quelles sont les prot\u00e9ines des v\u00e9sicules de Trypanosoma cruzi et d\u2019autre protozoaires qui activent les r\u00e9ponses inflammatoires des cellules h\u00f4tes et de quelle mani\u00e8re la r\u00e9ponse de l\u2019organisme est modifi\u00e9e de mani\u00e8re \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier les parasites. Cependant, il est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9montr\u00e9 clairement que les v\u00e9sicules fonctionnent comme un type de signalisation ou de communication \u00e0 distance entre les parasites et les cellules h\u00f4tes.<\/p>\n<p>Diff\u00e9rentes structures cellulaires ont \u00e9t\u00e9 reconnues ces derni\u00e8res ann\u00e9es comme \u00e9tant capable de d\u00e9truire et \u00e9galement de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019autres cellules. D\u2019autres \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les cellules peuvent produire des structures appel\u00e9es nanotubes \u00e0 effet tunnel d\u2019un diam\u00e8tre de 50 \u00e0 200 nanom\u00e8tres et d\u2019une extension \u00e9quivalente au diam\u00e8tre de plusieurs cellules. Un lymphocyte peut se lier \u00e0 un autre \u00e0 travers ces tubes et envoyer des nutriments ou des composants cellulaires qui, dans le cas des cellules de d\u00e9fense, aident \u00e0 prolonger (et g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 vaincre) le combat contre les parasites et les cellules tumorales.<\/p>\n<p><strong>Projets<\/strong><br \/>\n<strong>1<\/strong>. Interaction entre Trypanosoma cruzi et h\u00f4te: liants, r\u00e9cepteur et contraintes du d\u00e9veloppement intracellulaire \u2013 n\u00ba 04\/03303-5; <strong>Modalit\u00e9s<\/strong> Projet th\u00e9matique; <strong>Coordonnatrice<\/strong> Maria J\u00falia Manso Alves \u2013 IQ-USP; <strong>Investissement<\/strong> 1.248.031,59;<br \/>\n<strong>2<\/strong>. V\u00e9sicules lib\u00e9r\u00e9es par Trypanosoma cruzi: r\u00f4les de ses composants dans l\u2019infection \u2013 n\u00ba 04\/08487-7.; <strong>Modalit\u00e9s<\/strong> Bourse de Post-doctorat;<strong> Coordonnatrice<\/strong> Ana Claudia Torrecilhas &#8211; IQ-USP; <strong>Investissement<\/strong> 204 190,40 reais (FAPESP).<\/p>\n<p><em>Articles scientifiques<\/em><br \/>\nGON\u00c7ALVES, M.F.<em> et al<\/em>. Trypanosoma cruzi: Shedding of surface antigens as membranevesicles. <strong>Experimental Parasitology<\/strong>. v. 72, n. 1, p. 43-53. 1999.<br \/>\nTORRECILHAS A.C.<em> et al<\/em>. Vesicles as carriers of virulence factors in parasitic protozoan diseases. <strong>Microbes and Infection<\/strong> (in press). 2012.<br \/>\nTORRECILHAS A.C. <em>et al<\/em>. Trypanosoma cruzi: parasite shed vesicles increase heart parasitism and generate an intense inflammatory response. <strong>Microbes and Infection<\/strong>. v. 11, p. 29-39. 2009.<br \/>\nSIMPSON, R. J. et MATHIVANAN, S. Extracellular microvesicles: the need for internationally recognised nomenclature and stringent purification Criteria. <strong>Proteomics&amp; Bioinformatics<\/strong>. v. 5, n. 2, p. ii. 2012.<br \/>\nHOTEZ P.J. <em>et al.<\/em> Chagas Disease: the new HIV\/AIDS of the Americas. <strong>PLoS Neglected Tropical Diseasis<\/strong>. v. 6, n. 5, p. e1498. 2012.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Parasite \u2028Pr\u00eat \u00e0 l\u2019attaque","protected":false},"author":17,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[5968],"class_list":["post-127785","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127785","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127785"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127785\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127785"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127785"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127785"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=127785"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}