{"id":127862,"date":"2013-08-21T15:37:52","date_gmt":"2013-08-21T18:37:52","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=127862"},"modified":"2013-08-23T17:24:31","modified_gmt":"2013-08-23T20:24:31","slug":"ilot-de-chaleur-urbain-en-amazonie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/ilot-de-chaleur-urbain-en-amazonie\/","title":{"rendered":"\u00celot de chaleur urbain en Amazonie"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en Octobre 2012<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_128183\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-128183\" alt=\"Capitale de L\u00b4Amazonie: I\u00b4avanc\u00e9e du b\u00e9ton et du bitume rend la ville plus chaude\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/Ilhas_Manaus_corr.jpg\" width=\"290\" height=\"294\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">AFP IMAGEEFORUM<\/span>Capitale de L\u00b4Amazonie: I\u00b4avanc\u00e9e du b\u00e9ton et du bitume rend la ville plus chaude<span class=\"media-credits\">AFP IMAGEEFORUM<\/span><\/p><\/div>\n<p>P\u00f4les de d\u00e9veloppement de l\u2019Amazonie br\u00e9silienne, enclav\u00e9es dans l\u2019immense for\u00eat tropicale chaude et humide, Manaus et Bel\u00e9m commencent \u00e0 pr\u00e9senter des alt\u00e9rations climatiques typiques des grandes villes. D\u2019apr\u00e8s un relev\u00e9 de l\u2019Institut National de Recherches Spatiales (Inpe), la temp\u00e9rature moyenne de la capitale amazonienne a augment\u00e9 de 0,7 degr\u00e9s Celsius (\u00b0C) entre 1961 et 2010, pour atteindre 26,5\u00b0C. Pendant la m\u00eame p\u00e9riode, la capitale de l\u2019\u00e9tat du Par\u00e1 a augment\u00e9 de 1,51\u00b0C et atteint 26,3\u00b0C. Dans les deux cas, l\u2019\u00e9l\u00e9vation est principalement due \u00e0 la croissance de la zone urbanis\u00e9e des villes. Mais si ce processus s\u2019est accentu\u00e9 au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, il faut \u00e9galement tenir compte des effets plus globaux li\u00e9s aux changements climatiques \u00e0 grande \u00e9chelle, qui peuvent avoir un impact sur ce taux. En 1973, les zones urbaines de Manaus et de la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de Bel\u00e9m \u00e9taient respectivement de 91 et 76 kilom\u00e8tres carr\u00e9s. En 2008, ces nombres \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 de 242 et 272 km2 (cf. encadr\u00e9s).<\/p>\n<p>Avec de plus en plus d\u2019immeubles, de b\u00e9ton et de bitume qui prennent la place de la v\u00e9g\u00e9tation native, ledit \u00eelot de chaleur urbain (ph\u00e9nom\u00e8ne connu depuis longtemps par les habitants de S\u00e3o Paulo et Rio de Janeiro) est apparu avec force dans les deux principales capitales du nord du pays. \u00c0 la m\u00eame heure de la journ\u00e9e, la temp\u00e9rature dans les zones de ces villes plus dens\u00e9ment peupl\u00e9es et occup\u00e9es par des constructions et des \u00e9difices est toujours plus \u00e9lev\u00e9e que dans les zones rurales proches, o\u00f9 la for\u00eat est pr\u00e9serv\u00e9e. Les donn\u00e9es sur l\u2019\u00eelot de chaleur urbain sont plus nettes dans le cas de Manaus, qui est aujourd\u2019hui la septi\u00e8me ville br\u00e9silienne la plus peupl\u00e9e avec plus d\u20191,8 millions d\u2019habitants \u2013 devant des capitales de la r\u00e9gion Nord-Est, comme Recife, et du Sud, comme Porto Alegre et Curitiba. La diff\u00e9rence de temp\u00e9rature entre les parties les plus urbanis\u00e9es de Manaus et la R\u00e9serve Biologique du Cuieiras, une zone de for\u00eat distante de pr\u00e8s de 30 kilom\u00e8tres, atteint des pics de plus 3\u00b0C cinq mois sur douze.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats se basent sur des informations collect\u00e9es chaque heure par quatre stations m\u00e9t\u00e9orologiques entre 2000 et 2008, et sont pr\u00e9sent\u00e9s dans un article scientifique publi\u00e9 le 8 ao\u00fbt dernier sur le site Internet de la revue Meteorological Aplications par Diego Souza et Regina Alval\u00e1, des anciens chercheurs de l\u2019Inpe actuellement en poste au Centre National de Surveillance et d\u2019Alertes aux D\u00e9sastres Naturels (Cemaden) de Cachoeira Paulista.<\/p>\n<p>Le travail indique \u00e9galement que l\u2019atmosph\u00e8re des zones urbanis\u00e9es de Manaus est devenue plus s\u00e8che que celle des for\u00eats voisines. Pendant la p\u00e9riode analys\u00e9e, l\u2019humidit\u00e9 relative de l\u2019air dans les r\u00e9gions centrales de la ville a \u00e9t\u00e9 en moyenne 1,7 % plus basse que dans les for\u00eats. Cette diff\u00e9renciation a atteint son niveau maximum au milieu de la saison la plus pluvieuse, avec un air plus sec de l\u2019ordre de 3,5 %. Pour Regina Alval\u00e1, ing\u00e9nieur cartographe sp\u00e9cialis\u00e9e dans la cartographie d\u2019utilisations et de couverture de la terre pour la mod\u00e9lisation climatique, \u00abces donn\u00e9es montrent clairement l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain \u00e0 Manaus\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 Belem, les \u00e9tudes des deux chercheurs n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 caract\u00e9riser la dimension de l\u2019effet \u00eelot urbain de chaleur \u00e0 cause de l\u2019absence de longues s\u00e9ries historiques de donn\u00e9es quotidiennes obtenues chaque heure, dans diff\u00e9rents endroits de la ville et dans la for\u00eat voisine. N\u00e9anmoins, certains indices laissent supposer que ce ph\u00e9nom\u00e8ne pr\u00e9sente ses valeurs maximales au petit matin dans cette ville d\u2019un peu plus d\u20191,4 millions d\u2019habitants \u2013 la 11e ville la plus peupl\u00e9e du Br\u00e9sil.<\/p>\n<p>M\u00eame si elles peuvent para\u00eetre petites pour les millions d\u2019habitants des deux m\u00e9galopoles br\u00e9siliennes (S\u00e3o Paulo et Rio de Janeiro), les capitales de l\u2019Amazonie et du Par\u00e1 sont devenues de grandes agglom\u00e9rations urbaines pour les normes mondiales. S\u2019il s\u2019agissait par exemple de villes fran\u00e7aises ou italiennes, en termes populationnels elles se situeraient seulement derri\u00e8re Paris et Rome.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/066-069_Ilhas-de-Calor_FRA-02.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-128188\" alt=\"\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/066-069_Ilhas-de-Calor_FRA-02-300x186.jpg\" width=\"300\" height=\"186\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/066-069_Ilhas-de-Calor_FRA-02-300x186.jpg 300w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/066-069_Ilhas-de-Calor_FRA-02-797x496.jpg 797w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/066-069_Ilhas-de-Calor_FRA-02-1024x636.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><span class=\"media-credits-inline\">ALEXANDRE AFFONSO<\/span><\/a>Deux Pics<\/strong><br \/>\nL\u2019\u00e9tude a mis en avant un aspect singulier et pol\u00e9mique : l\u2019identification de deux pics journaliers o\u00f9 l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain est particuli\u00e8rement fort \u00e0 Manaus : le premier vers 8 heures du matin, le deuxi\u00e8me entre 15 h et 17 heures. Le m\u00e9t\u00e9orologue Diego Souza observe que \u00abdans la majorit\u00e9 des villes il n\u2019y a qu\u2019un pic journalier de l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain, en g\u00e9n\u00e9ral pendant la nuit ou \u00e0 l\u2019aube\u00bb. Les chercheurs ne savent pas exactement pourquoi ces pics ont lieu \u00e0 ces deux moments de la journ\u00e9e, mais ils pensent qu\u2019ils peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 l\u2019heure de pointe du trafic. La chaleur g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la combustion est un des facteurs qui contribuent au r\u00e9chauffement local de l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude men\u00e9e par Francis Wagner et Rodrigo Augusto de Souza, des physiciens de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019\u00e9tat d\u2019Amazonie (UEA), a \u00e9galement \u00e9valu\u00e9 l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain \u00e0 Manaus. Les caract\u00e9ristiques du ph\u00e9nom\u00e8ne ne sont pas toutes les m\u00eames que celles diffus\u00e9es dans l\u2019article du Cemaden. Mais au-del\u00e0 des diff\u00e9rences m\u00e9thodologiques, le travail des chercheurs de l\u2019UEA s\u2019est bas\u00e9 sur une autre p\u00e9riode de temps. De mai 2010 \u00e0 avril 2011, ils ont analys\u00e9 les donn\u00e9es sur la temp\u00e9rature de l\u2019air de quatre stations, deux en zone urbaine et deux en zone rurale. Ils ont rencontr\u00e9 deux pics de l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain : un \u00e0 7 heures et l\u2019autre \u00e0 20 heures. La plus grande diff\u00e9rence de temp\u00e9rature entre la r\u00e9gion urbaine et la r\u00e9gion rurale a \u00e9t\u00e9 de l\u2019ordre de 3,5\u00b0C.<\/p>\n<p>\u00c0 partir des donn\u00e9es du satellite environnemental Aqua, qui scrute le territoire avec une r\u00e9solution spatiale d\u20191&#215;1 km, les scientifiques de l\u2019UEA ont estim\u00e9 les variations de temp\u00e9rature \u00e0 la superficie de Manaus entre ao\u00fbt et septembre 2009, les mois g\u00e9n\u00e9ralement les plus secs. Les zones les plus chaudes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment les plus urbanis\u00e9es, et les plus froides celles avec le plus de v\u00e9g\u00e9tation pr\u00e9serv\u00e9e. Au sol, les diff\u00e9rences de temp\u00e9rature entre les r\u00e9gions couvertes de b\u00e9ton et de bitume (comme le centre ville et les quartiers Cidade Nova et Petr\u00f3polis) et les secteurs de la for\u00eat ont \u00e9t\u00e9 de 10\u00b0C. \u00abNous sommes en train de faire une \u00e9tude du microclimat dans la zone urbaine de Manaus pour fournir des pistes pour un plan directeur d\u2019arborisation et d\u2019urbanisme \u00e9cologique\u00bb, explique Wagner dont le projet est financ\u00e9 par le Fonds Municipal du D\u00e9veloppement et de l\u2019Environnement de Manaus.<\/p>\n<p>L\u2019une des cons\u00e9quences possibles de l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain est l\u2019alt\u00e9ration du r\u00e9gime des pluies sur le territoire des deux villes amazoniennes. \u00c0 S\u00e3o Paulo par exemple, la quantit\u00e9 de pluie moyenne annuelle qui tombe sur la plus grande ville br\u00e9silienne a augment\u00e9 de 30 % au cours des 80 derni\u00e8res ann\u00e9es ; certaines \u00e9tudes attribuent une partie de cette augmentation pluviom\u00e9trique \u2013 en particulier au printemps et en \u00e9t\u00e9 \u2013 \u00e0 l\u2019urbanisation croissante de son territoire. Les \u00e9tudes de mod\u00e9lisation atmosph\u00e9rique haute r\u00e9solution effectu\u00e9es par Diego Souza et Regina Alval\u00e1 indiquent que si la zone urbaine des deux villes du nord continue de cro\u00eetre, la tendance sera une baisse de la quantit\u00e9 de pluies sur Manaus et une l\u00e9g\u00e8re augmentation sur Bel\u00e9m. \u00abMais les changements au niveau du r\u00e9gime de pluies ne semblent pas tr\u00e8s significatifs\u00bb, ajoute la chercheuse.<\/p>\n<p><b>Chaleur Londonienne AU XIX<sup>e<\/sup> SI\u00c8CLE<br \/>\n<\/b>M\u00eame s\u2019il n\u2019\u00e9tait pas connu sous ce nom, le ph\u00e9nom\u00e8ne des \u00eelots urbains de chaleur est \u00e9tudi\u00e9 depuis le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, quand l\u2019anglais Luke Howard releva pendant la nuit presque 2\u00b0C de diff\u00e9rence entre Londres (alors la plus grande m\u00e9tropole du monde avec plus d\u20191 million d\u2019habitants) et trois communes rurales voisines. Depuis, l\u2019analyse du climat des villes est devenue un th\u00e8me de recherche chaque fois plus important. Et c\u2019est d\u2019autant plus vrai au XXIe si\u00e8cle o\u00f9, pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire, le nombre de personnes vivant en ville d\u00e9passe celui de ceux vivant en milieu rural.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9dification de villes modifie radicalement la norme d\u2019occupation du sol et cr\u00e9e un environnement local o\u00f9 la survenue d\u2019\u00eelots de chaleur urbains est quasiment une loi naturelle. \u00c0 la place de la terre expos\u00e9e, de l\u2019herbe, des arbres et des \u00e9l\u00e9ments ruraux qui amenuisent les hautes temp\u00e9ratures au sol comme dans l\u2019air, le paysage urbain est domin\u00e9 par une s\u00e9rie de mat\u00e9riaux imperm\u00e9ables qui ne retient pas la chaleur comme la v\u00e9g\u00e9tation. \u00c0 la campagne, la pr\u00e9sence d\u2019une v\u00e9g\u00e9tation arborescente et d\u2019un couvert v\u00e9g\u00e9tal fournit des zones d\u2019ombre capables de r\u00e9duire la temp\u00e9rature du sol, donc de diminuer la temp\u00e9rature atmosph\u00e9rique. Les zones vertes contribuent \u00e9galement \u00e0 rafra\u00eechir le climat d\u2019un lieu gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9vapotranspiration. Ce m\u00e9canisme am\u00e8ne les plantes et le sol \u00e0 lib\u00e9rer de l\u2019eau dans l\u2019air pour dissiper la chaleur de l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Dans les parties les plus urbanis\u00e9es de la ville, tout ce qui rend le climat de la campagne plus am\u00e8ne est absent ou presque. L\u2019eau des pluies ne p\u00e9n\u00e8tre quasiment pas dans le sol, il y a moins d\u2019humidit\u00e9 localement et le processus d\u2019\u00e9vapotranspiration est moins intense. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la ville de b\u00e9ton, bitume, verre et m\u00e9taux tend \u00e0 absorber et \u00e0 emmagasiner le double de chaleur par rapport \u00e0 une zone rurale voisine. Avec ses grands immeubles et ses constructions aux textures diff\u00e9rentes de la superficie du milieu rural, l\u2019architecture urbaine peut aussi alt\u00e9rer le r\u00e9gime des vents et intensifier la sensation de chaleur. Dans des m\u00e9galopoles comme S\u00e3o Paulo ou New York, l\u2019effet \u00eelot de chaleur urbain peut repr\u00e9senter une diff\u00e9rence pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 12\u00b0C entre la temp\u00e9rature de l\u2019air d\u2019une zone fortement urbanis\u00e9e et celle d\u2019une zone rurale ou foresti\u00e8re. Et si l\u2019on compare la temp\u00e9rature du sol, les diff\u00e9rences tendent \u00e0 \u00eatre encore plus \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<p>Au Br\u00e9sil, l\u2019effet des \u00eelots urbains de chaleur est \u00e9tudi\u00e9 dans plusieurs capitales du pays depuis un certain temps d\u00e9j\u00e0. Dans l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo, m\u00eame des villes de petite taille et de taille moyenne font l\u2019objet de recherches. L\u2019\u00e9quipe des g\u00e9ographes Jo\u00e3o Lima Sant\u2019Anna Neto et Margarete Amorim, de l\u2019Universidade Estadual Paulista (Unesp, campus de Presidente Prudente), a mesur\u00e9 l\u2019effet dans six villes de l\u2019\u00e9tat : Teodoro Sampaio, Euclides da Cunha, Jales, Rosana, Birigui et Presidente Prudente. Ils ont utilis\u00e9 des donn\u00e9es du canal thermique du satellite Landsat et de stations m\u00e9t\u00e9orologiques fixes et mobiles pour enregistrer le ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n<p>\u00c0 Presidente Prudente, une ville de 207 000 habitants, les diff\u00e9rences entre les zones les plus urbanis\u00e9es et la r\u00e9gion rurale sont mont\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 8\u00b0C, en particulier la nuit. Les quartiers populaires o\u00f9 se trouvent les grands ensembles (Cohab et Cecap) ont \u00e9t\u00e9 les plus chauds de la ville. Dans ces endroits, observe Sant\u2019Anna Neto, \u00abl\u2019utilisation de mat\u00e9riaux inad\u00e9quats dans les constructions, comme les tuiles en fibrociment, la densit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de la zone construite et le manque d\u2019espaces verts intensifient les \u00eelots de chaleur, car il n\u2019y a pas de grande \u00e9mission de polluants d\u2019origine industrielle et automobile\u00bb. M\u00eame des villes plus petites, comme Alfredo Marcondes qui est voisine de Presidente Prudente et compte 3800 habitants, pr\u00e9sentent cette alt\u00e9ration climatique. Pour le g\u00e9ographe, \u00ables \u00eelots de chaleur urbains sont aussi un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique et favorisent la survenue de maladies des appareils respiratoire et circulatoire chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les enfants\u00bb.<\/p>\n<p><em>Article scientifique<\/em><br \/>\nOLIVEIRA, D.O. et ALVAL\u00c1, R.C.S. \u00abObservational evidence of the urban heat island of Manaus City, Brazil\u00bb. <strong>Meteorologial Applications<\/strong>. Publication en ligne le 3 ao\u00fbt 2012.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00celot de chaleur urbain en Amazonie","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[101],"class_list":["post-127862","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127862","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127862"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127862\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127862"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127862"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127862"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=127862"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}