{"id":161653,"date":"2014-01-21T13:11:11","date_gmt":"2014-01-21T15:11:11","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=161653"},"modified":"2015-01-21T14:26:21","modified_gmt":"2015-01-21T16:26:21","slug":"cafe-avec-plus-de-gaz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/cafe-avec-plus-de-gaz\/","title":{"rendered":"Caf\u00e9 avec plus de gaz"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en septembre 2013<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_161654\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161654\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_000296161.jpg\" alt=\"Fleurs pr\u00e9coces: le caf\u00e9ier se d\u00e9veloppe davantage et produit plus de fruits dans une atmosph\u00e8re enrichie en CO2 (ci-dessus)\" width=\"290\" height=\"193\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_000296161.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_000296161-120x80.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_000296161-250x166.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO C\u00c9SAR<\/span>Fleurs pr\u00e9coces: le caf\u00e9ier se d\u00e9veloppe davantage et produit plus de fruits dans une atmosph\u00e8re enrichie en CO2 (<em>ci-dessus<\/em>)<span class=\"media-credits\">EDUARDO C\u00c9SAR<\/span><\/p><\/div>\n<p>Une atmosph\u00e8re plus riche en gaz carbonique (CO<sub>2<\/sub>), comme celle pr\u00e9vue pour les prochaines d\u00e9cennies compte-tenu des \u00e9missions continues de gaz \u00e0 effet de serre dues aux feux de for\u00eats et aux combustibles fossiles, pourrait \u00eatre profitable \u00e0 la culture du caf\u00e9, l\u2019une des principales cultures agricoles du pays. Elle pourrait m\u00eame interrompre la perte de productivit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation de la temp\u00e9rature et \u00e0 l\u2019intensification des s\u00e8cheresses et des inondations, selon les premiers r\u00e9sultats obtenus par une culture exp\u00e9rimentale \u00e0 l\u2019Embrapa de Jaguari\u00fana.<\/p>\n<p>Les caf\u00e9iers cultiv\u00e9s pendant deux ans dans six octogones de 10 m\u00e8tres de diam\u00e8tre ont re\u00e7u une concentration en CO<sub>2<\/sub> de 550 parties par million (ppm), simulant ainsi l\u2019atmosph\u00e8re de la fin du si\u00e8cle qui pourrait atteindre 760 ppm. Dans six autres octogones les caf\u00e9iers ont \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9s avec un niveau de CO<sub>2<\/sub> comparable \u00e0 celui de l\u2019atmosph\u00e8re actuelle, soit une concentration de 400 ppm. Comparativement, les caf\u00e9iers ayant re\u00e7u davantage de CO<sub>2<\/sub> (contr\u00f4l\u00e9s par des capteurs actionn\u00e9s automatiquement selon le sens et l\u2019intensit\u00e9 du vent), sont plus grands, avec des branches plus longues, une tige plus robuste et des feuilles plus larges.<\/p>\n<p>Les caf\u00e9iers ayant re\u00e7u davantage de CO<sub>2<\/sub> ont \u00e9galement produits plus de fruits, selon Raquel Ghini, coordonnatrice du projet Face, sigle de <em>free aircarbon dioxide enrichment<\/em>. Elle indique \u00e9galement que le gain de productivit\u00e9 final ne sera pas encore communiqu\u00e9 car il n\u2019exprime que le r\u00e9sultat d\u2019une seule r\u00e9colte. Comme le caf\u00e9 passe par des ann\u00e9es de haute et de faible productivit\u00e9, \u00abil nous faut au moins deux r\u00e9coltes pour avoir des valeurs plus solides\u00bb, dit-elle. La qualit\u00e9 des grains est actuellement analys\u00e9e par des sp\u00e9cialistes de l\u2019Institut Agronomique de Campinas.<\/p>\n<p>Les caf\u00e9iers ont pu se d\u00e9velopper dans une atmosph\u00e8re enrichie en CO<sub>2<\/sub> car le taux de photosynth\u00e8se a augment\u00e9 de 60%, passant de 10 \u00e0 16 micromoles de CO<sub>2<\/sub> par m\u00e8tre carr\u00e9 foliaire par seconde. \u00abMais l\u2019ajout de CO<sub>2<\/sub> dans l\u2019atmosph\u00e8re requiert davantage de substrats pour que le caf\u00e9ier puisse r\u00e9aliser la photosynth\u00e8se\u00bb, d\u00e9clare Emerson da Silva, chercheur \u00e0 l\u2019Institut de Botanique de S\u00e3o Paulo, et responsable des analyses.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-161655\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_plantacao2.jpg\" alt=\"\" width=\"290\" height=\"194\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_plantacao2.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_plantacao2-120x80.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/cafe_plantacao2-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO C\u00c9SAR<\/span>C\u2019est \u00e0 travers la photosynth\u00e8se que les plantes transforment la lumi\u00e8re solaire et le CO<sub>2<\/sub> en carbohydrates. Avec plus de carbohydrates dans ses tissus, la plante pourra se d\u00e9velopper davantage, produire plus de fruits ou, comme dans le cas du soja, synth\u00e9tiser davantage de compos\u00e9s chimiques qui prot\u00e9geront les plantes de microorganismes pathog\u00e8nes. En cultivant des caf\u00e9iers dans des serres au toit ouvert avec une concentration en CO<sub>2<\/sub> de 760 ppm, l\u2019\u00e9quipe de l\u2019Institut de Botanique a constat\u00e9 un accroissement de la capacit\u00e9 de r\u00e9sistance \u00e0 la lumi\u00e8re, du point de saturation lumineux, qui est pass\u00e9 de 600 \u00e0 800 micromoles de photons par m\u00e8tre carr\u00e9 seconde. \u00abLes plantes ont acquis la propri\u00e9t\u00e9 de recevoir davantage de lumi\u00e8re\u00bb, explique Emerson Silva.<\/p>\n<p><strong>L\u2019exemple de Minas<\/strong><br \/>\nFabio DaMatta, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Vi\u00e7osa (UFV), estime que les avantages li\u00e9s \u00e0 la concentration \u00e9lev\u00e9e de CO<sub>2<\/sub> dans l\u2019atmosph\u00e8re pourraient neutraliser une bonne part des effets nuisibles dus \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation de la temp\u00e9rature et aux variations des pr\u00e9cipitations. Selon une \u00e9tude r\u00e9cente, cet ajout de CO<sub>2<\/sub> pourrait avoir le m\u00eame effet pour les cultures de soja, riz et bl\u00e9, pour lesquels on pr\u00e9voit une chute importante de production dans les prochaines d\u00e9cennies en ne tenant compte que de l\u2019\u00e9l\u00e9vation de la temp\u00e9rature.<\/p>\n<p>Si ces pr\u00e9visions optimistes se confirment, on pourrait \u00e9viter la migration de cultures comme celle du caf\u00e9 vers des r\u00e9gions aux temp\u00e9ratures plus am\u00e8nes dans le sud du pays. \u00abLe nouveau zonage du caf\u00e9 ne peut pas \u00eatre \u00e9tabli sans consid\u00e9rer l\u2019augmentation de la concentration de CO<sub>2<\/sub> \u00bb, dit-il. L\u2019augmentation de la concentration atmosph\u00e9rique en CO<sub>2<\/sub> pourrait expliquer \u00abcertains r\u00e9sultats jusqu\u2019alors impensables\u00bb, dit-il. En effet, les caf\u00e9iers cultiv\u00e9s dans certaines r\u00e9gions de l\u2019\u00e9tat de Minas G\u00e9rais supportent une temp\u00e9rature moyenne annuelle de 24,5\u00ba Celsius, soit 1,5 degr\u00e9 de plus que la limite normalement support\u00e9e par la plante. \u00abUne partie du succ\u00e8s de la culture dans ces r\u00e9gions est possiblement due \u00e0 l\u2019augmentation de la teneur en CO<sub>2<\/sub> dans l\u2019atmosph\u00e8re\u00bb.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes en cours pr\u00e9sent\u00e9es d\u00e9but septembre \u00e0 Jaguari\u00fana, indiquent que le caf\u00e9ier pourrait \u00eatre moins susceptible \u00e0 certaines maladies. Cependant ce sc\u00e9nario est encore incertain. \u00abCertains parasites et maladies devraient augmenter et d\u2019autres diminuer, car les plantes en se d\u00e9veloppant davantage pourraient cr\u00e9er un microclimat plus humide avec des temp\u00e9ratures plus basses qui seraient favorables aux champignons et aux bact\u00e9ries\u00bb, d\u00e9clare Raquel Ghini.<\/p>\n<p>L\u2019herbe <em>Brachiaria decumbens<\/em>, principal aliment du b\u00e9tail au Br\u00e9sil et qui pousse entre les plants de caf\u00e9, s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e davantage quand elle a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 une atmosph\u00e8re plus riche en CO<sub>2<\/sub>, produisant plus de biomasse et de fibres que l\u2019herbe non expos\u00e9e aux doses suppl\u00e9mentaires de CO<sub>2<\/sub>. Cependant, \u00absa valeur nutritive est moindre\u00bb, constate Adibe Abdalla, chercheur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP). En outre, il s\u2019agit d\u2019une fibre de moindre qualit\u00e9 dont la digestion pourrait mener \u00e0 une plus grande production de m\u00e9thane, l\u2019un des gaz li\u00e9s aux changements climatiques.<\/p>\n<p><strong>Projets<br \/>\n1.<\/strong> Effets d\u2019une concentration atmosph\u00e9rique \u00e9lev\u00e9e en CO2 dans des serres au toit ouvert, le syst\u00e8me Face sur la photosynth\u00e8se et les m\u00e9canismes naturels de r\u00e9sistance \u00e0 la rouille du caf\u00e9ier (<a href=\"http:\/\/www.bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/55156\/efeitos-da-alta-concentracao-atmosferica-de-co2-em-camaras-de-topo-aberto-e-sistema-face-sobre-a-fot\/\" target=\"_blank\">12\/08875-3<\/a>); <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Ligne R\u00e9guli\u00e8re d\u2019Aide au Projet de Recherche; <strong>Coordination<\/strong> Emerson Alves da Silva \u2013 Institut de Botanique; <strong>Investissement<\/strong> 198 255,31 r\u00e9ais (FAPESP).<br \/>\n<strong>2.<\/strong> Impact de l\u2019augmentation de la concentration de dioxyde de carbone dans l\u2019atmosph\u00e8re et disponibilit\u00e9 en eau pour la culture du caf\u00e9 dans une exp\u00e9rimentation Face (\u201cFree Air CO2Enrichment\u201d); <strong>Coordination<\/strong> Raquel Ghini \u2013 Embrapa Environnement; <strong>Investissement<\/strong> 2 627 048,96 r\u00e9ais (Embrapa).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le caf\u00e9ier se d\u00e9veloppe et produit davantage dans une atmosph\u00e8re riche en CO2","protected":false},"author":17,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[5968],"class_list":["post-161653","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161653","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=161653"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161653\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161653"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161653"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=161653"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=161653"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}