{"id":161674,"date":"2014-01-21T13:45:15","date_gmt":"2014-01-21T15:45:15","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=161674"},"modified":"2015-01-21T14:49:33","modified_gmt":"2015-01-21T16:49:33","slug":"archeologiedetoiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/archeologiedetoiles\/","title":{"rendered":"Arch\u00e9ologied\u2019\u00e9toiles"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en juin 2013<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_161675\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161675\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0859_resampled.jpg\" alt=\"MASSE \u00c9LEV\u00c9E: des galaxies d'une masse sup\u00e9rieure \u00e0 70 milliards de soleils, comme la NGC 6411, forment la plupart de leurs \u00e9toiles en 5 milliards d'ann\u00e9es, \u00e0 partir du centre\" width=\"290\" height=\"289\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0859_resampled.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0859_resampled-120x120.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0859_resampled-250x249.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Enrique P\u00e9rez et Andr\u00e9 Luiz de Amorim<\/span><strong>MASSE \u00c9LEV\u00c9E:<\/strong> des galaxies d&#8217;une masse sup\u00e9rieure \u00e0 70 milliards de soleils, comme la NGC 6411, forment la plupart de leurs \u00e9toiles en 5 milliards d&#8217;ann\u00e9es, \u00e0 partir du centre<span class=\"media-credits\">Enrique P\u00e9rez et Andr\u00e9 Luiz de Amorim<\/span><\/p><\/div>\n<p>Une \u00e9tude pionni\u00e8re commence \u00e0 retracer l\u2019histoire \u00e9volutive des galaxies. Dirig\u00e9 par l\u2019Espagnol Enrique P\u00e9rez de l\u2019Institut d\u2019Astrophysique d\u2019Andalousie, ce travail a identifi\u00e9 le lieu et la date de formation des \u00e9toiles d\u2019une centaine de galaxies qui sont apparues au cours des dix derniers milliards d\u2019ann\u00e9es et sont relativement proches de la Voie lact\u00e9e, qui abrite le Soleil et la Terre. Publi\u00e9 en janvier 2013 dans la revue <em>Astrophysical Journal Letters<\/em>, l\u2019\u00e9tude a compar\u00e9 diff\u00e9rents types de galaxies et permis de comprendre comment leur masse affecte le rythme de formation de leurs \u00e9toiles. Ont particip\u00e9 \u00e0 cette \u00e9tude les astrophysiciens br\u00e9siliens Roberto Cid Fernandes, de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Santa Catarina, et son \u00e9tudiant de doctorat Andr\u00e9 Luiz de Amorim. Roberto Cid Fernandes a d\u00e9velopp\u00e9 en 2005 le <em>Starlight<\/em>, un logiciel qui analyse la lumi\u00e8re \u00e9mise par les galaxies pour reconstruire l\u2019histoire de leurs populations stellaires et proc\u00e9der \u00e0 une sorte d\u2019arch\u00e9ologie stellaire.<\/p>\n<p>La recherche a confirm\u00e9 que les galaxies compos\u00e9es de centaines de milliards d\u2019\u00e9toiles et d\u2019une masse tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e ont form\u00e9 la plupart d\u2019entre elles il y a plus de 5 milliards d\u2019ann\u00e9es, d\u2019abord au centre puis \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, et aujourd\u2019hui ce sont de v\u00e9ritables maisons de retraite stellaires. Quant aux galaxies plus petites, de quelques milliards d\u2019\u00e9toiles, elles continuent \u00e0 produire des \u00e9toiles dans toutes leurs r\u00e9gions y compris apr\u00e8s leur croissance.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude s\u2019est bas\u00e9e sur les donn\u00e9es de Califa (<em>Calar Alto Legacy Integral Field Area Survey<\/em>), un programme de recherche r\u00e9unissant 80 chercheurs de 13 pays. D\u00e9but\u00e9 en 2010, le projet observe en d\u00e9tail la formation d\u2019\u00e9toiles de pr\u00e8s de 600 galaxies avec un t\u00e9lescope de l\u2019Observatoire de Calo Alto, en Andalousie.<\/p>\n<div id=\"attachment_161676\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161676\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0489_resampled.jpg\" alt=\"MASSE CRITIQUE: Des galaxies d'une masse d'environ 70 milliards de soleils, comme la NGC 4047, produisent leurs \u00e9toiles en moins de 3 milliards d'ann\u00e9es, \u00e0 partir du centre\" width=\"290\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0489_resampled.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0489_resampled-120x120.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0489_resampled-250x250.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Enrique P\u00e9rez et Andr\u00e9 Luiz de Amorim<\/span><strong>MASSE CRITIQUE:<\/strong> Des galaxies d&#8217;une masse d&#8217;environ 70 milliards de soleils, comme la NGC 4047, produisent leurs \u00e9toiles en moins de 3 milliards d&#8217;ann\u00e9es, \u00e0 partir du centre<span class=\"media-credits\">Enrique P\u00e9rez et Andr\u00e9 Luiz de Amorim<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019\u00e9chantillon de 105 galaxies d\u00e9crit dans <em>Astrophysical Journal Letters<\/em> est infinit\u00e9simal si on le compare aux milliards de galaxies qui existent dans l\u2019Univers visible. Il est \u00e9galement petit si on le compare au nombre total de galaxies \u2013 presque 1 million \u2013 d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9es par le plus grand relev\u00e9 astronomique, le <em>Sloan Digital Sky Survey<\/em> (SDSS), r\u00e9sultat d\u2019une autre collaboration internationale qui utilise un t\u00e9lescope aux \u00c9tats-Unis. Mais tandis que le SDSS a analys\u00e9 la lumi\u00e8re des galaxies comme si chacune \u00e9tait un point dans le ciel, le <em>Califa<\/em> utilise une technique plus ch\u00e8re et plus complexe, qui divise chaque galaxie en mille morceaux et analyse leur lumi\u00e8re s\u00e9par\u00e9ment. Le r\u00e9sultat est une carte qui r\u00e9v\u00e8le des diff\u00e9rences dans les propri\u00e9t\u00e9s chimiques et physiques des nombreuses parties de la galaxie.<\/p>\n<p>Le <em>Califa<\/em> observe des galaxies situ\u00e9es \u00e0 des distances relativement proches de la Voie lact\u00e9e: entre 70 millions et 400 millions d\u2019ann\u00e9es-lumi\u00e8re. Elles ne sont pas si loin au point d\u2019\u00eatre observ\u00e9es comment elles \u00e9taient dans le pass\u00e9 lointain de l\u2019Univers, ni suffisamment proches pour pouvoir identifier leurs \u00e9toiles individuellement.<\/p>\n<p><strong>Masse critique<\/strong><br \/>\nMais le crit\u00e8re de s\u00e9lection le plus important a \u00e9t\u00e9 d\u2019observer des galaxies aux couleurs et aux luminosit\u00e9s les plus vari\u00e9es. Vues plus ou moins \u00e0 la m\u00eame distance, les jeunes galaxies sont bleut\u00e9es et les plus \u00e2g\u00e9es, rouge\u00e2tres. La luminosit\u00e9, elle, fonctionne comme un indicateur de la masse de la galaxie: plus elle brille, plus elle poss\u00e8de d\u2019\u00e9toiles. Fernandes pr\u00e9cise que \u00ab l\u2019objectif \u00e9tait de garantir la diversit\u00e9 de galaxies pour en avoir une vision globale \u00bb.<\/p>\n<p>En analysant les donn\u00e9es du<em> Califa<\/em> avec le <em>Starlight<\/em>, les chercheurs ont d\u00e9termin\u00e9 la combinaison d\u2019\u00e9toiles jeunes et vieilles qui contribuait \u00e0 la lumi\u00e8re de chaque morceau de galaxies. Ils ont identifi\u00e9 quand et avec quelle fr\u00e9quence les \u00e9toiles se sont form\u00e9es dans les nombreuses r\u00e9gions galactiques.<\/p>\n<div id=\"attachment_161677\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161677\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0769_resampled.jpg\" alt=\"FAIBLE MASSE\u2002es galaxies de \u2028faible masse, inf\u00e9rieures \u00e0 quelques dizaines de milliards de soleils comme l\u2019UGC 9476, g\u00e9n\u00e8rent des \u00e9toiles de mani\u00e8re continue sur toute leur \u00e9tendue\" width=\"290\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0769_resampled.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0769_resampled-120x120.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Galaxias_K0769_resampled-250x250.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Enrique P\u00e9rez et Andr\u00e9 Luiz de Amorim<\/span><strong>FAIBLE MASSE:<\/strong>\u2002es galaxies de \u2028faible masse, inf\u00e9rieures \u00e0 quelques dizaines de milliards de soleils comme l\u2019UGC 9476, g\u00e9n\u00e8rent des \u00e9toiles de mani\u00e8re continue sur toute leur \u00e9tendue<span class=\"media-credits\">Enrique P\u00e9rez et Andr\u00e9 Luiz de Amorim<\/span><\/p><\/div>\n<p>La premi\u00e8re diff\u00e9rence confirm\u00e9e par l\u2019\u00e9tude se r\u00e9f\u00e8re au rythme de production d\u2019\u00e9toiles. Des galaxies d\u2019une masse sup\u00e9rieure \u00e0 70 milliards de soleils ont condens\u00e9 tout leur gaz dans des \u00e9toiles rapidement dans leur jeunesse et produit la majorit\u00e9 de leurs \u00e9toiles il y a plus de 5 milliards d\u2019ann\u00e9es. Par contre, les galaxies de m\u00eame \u00e2ge mais de moins de 10 milliards de masses solaires d\u00e9pensent leur gaz avec parcimonie. D\u2019apr\u00e8s Fernandes, \u00ab les galaxies dont la masse est plus petite continuent de former un taux respectable d\u2019\u00e9toiles, alors que pour celles de masse \u00e9lev\u00e9e la f\u00eate est d\u00e9j\u00e0 finie \u00bb.<\/p>\n<p>Une autre diff\u00e9rence r\u00e9side dans l\u2019ordre de formation des \u00e9toiles. Les galaxies de faible masse ont produit des \u00e9toiles plus ou moins en m\u00eame temps sur toute leur \u00e9tendue, en commen\u00e7ant juste un petit peu plus t\u00f4t sur les parties plus externes. Dans les galaxies de grande masse, on observe le contraire: la formation stellaire a commenc\u00e9 plus t\u00f4t au centre avant d\u2019avancer vers la p\u00e9riph\u00e9rie. Ce mod\u00e8le de formation semble d\u2019ailleurs \u00eatre celui de la Voie lact\u00e9e, une galaxie de pr\u00e8s de 60 milliards de masses solaires. \u00ab Les r\u00e9gions plus \u00e9loign\u00e9es du centre de la Voie lact\u00e9e sont plus pauvres en \u00e9l\u00e9ments chimiques lourds que la partie interne \u00bb, explique l\u2019astrophysicien H\u00e9lio J. Rocha-Pinto de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro, qui \u00e9tudie les vestiges de la collision entre la Voie lact\u00e9e et des galaxies naines. \u00ab C\u2019est l\u00e0 une \u00e9vidence indirecte que les \u00e9toiles de la partie interne se sont form\u00e9es en premier et qu\u2019elles ont enrichi chimiquement cette partie de la galaxie plus vite \u00bb.<\/p>\n<p>Mais cette diff\u00e9rence entre le centre et le bord n\u2019augmente pas toujours avec la masse de la galaxie. Elle atteint son maximum dans les galaxies d\u2019une masse de pr\u00e8s de 70 milliards de masses solaires, o\u00f9 les \u00e9toiles de la r\u00e9gion centrale se sont form\u00e9es plus de deux fois plus vite que celles du bord.<\/p>\n<p>Pour Fernandes, \u00ab cette masse critique a quelque chose de sp\u00e9cial \u00bb. Mais personne ne sait exactement ce qui se cache derri\u00e8re ce \u00ab quelque chose de sp\u00e9cial \u00bb. Rocha-Pinto sugg\u00e8re que la masse critique repr\u00e9sente la masse \u00e0 partir de laquelle les galaxies ne grandissent pas isol\u00e9ment. On pense que les galaxies plus grandes sont n\u00e9es de la fusion de galaxies plus petites, des \u00e9v\u00e9nements au cours desquels la formation stellaire augmente dans la partie centrale de la galaxie r\u00e9cemment form\u00e9e.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/066-067_CensoGalaxias_FRA.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-161678\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/066-067_CensoGalaxias_FRA-240x300.jpg\" alt=\"066-067_CensoGalaxias_FRA\" width=\"240\" height=\"300\" \/><\/a>Fernandes, lui, envisage une autre possibilit\u00e9. Les grandes galaxies ont des trous noirs tellement \u00e9normes au centre qu\u2019ils g\u00eaneraient la formation stellaire. Pour ce qui est des petites galaxies, moins d\u2019\u00e9toiles se forment parce qu\u2019une partie du gaz est rejet\u00e9e de la galaxie pendant les explosions de supernovas. Les deux effets pourraient \u00eatre moindres dans les galaxies de masse critique et augmenter la formation stellaire. Comme le signale Rocha-Pinto, \u00ab la question est de prouver que les effets que nous proposons sont suffisamment importants pour expliquer ce que nous observons \u00bb.<\/p>\n<p>En 2014, les astronomes du SDSS esp\u00e8rent d\u00e9buter un relev\u00e9 similaire: le <em>MaNGA<\/em>, qui cartographiera 10 000 galaxies. Le coordonnateur du <em>MaNGA<\/em> est l\u2019astrophysicien Kevin Bundy, de l\u2019Universit\u00e9 de Tokyo, Japon: \u00ab L\u2019augmentation de 100 fois de l\u2019\u00e9chantillon sera transformationnel. [\u2026] Nous allons tester les conclusions du <em>Califa<\/em> et bien plus encore \u00bb.<\/p>\n<p><em>Article scientifique<br \/>\n<\/em>P\u00c9REZ, E. <em>et al<\/em>. \u00ab <a href=\"http:\/\/arxiv.org\/abs\/1301.1679\" target=\"_blank\">The evolution of galaxies resolved in space and time: an inside-out growth view<\/a> \u00bb.<strong> The Astrophysical Journal Letters<\/strong>. vol. 763. janv. 2013.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un relev\u00e9 identifie trois mod\u00e8les d\u2019\u00e9volution des galaxies","protected":false},"author":14,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[103],"class_list":["post-161674","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=161674"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161674\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=161674"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=161674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}