{"id":161726,"date":"2014-01-21T15:29:55","date_gmt":"2014-01-21T17:29:55","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=161726"},"modified":"2015-01-21T15:45:37","modified_gmt":"2015-01-21T17:45:37","slug":"vol-vert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/vol-vert\/","title":{"rendered":"Vol vert"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en juillet 2013<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_161728\" style=\"max-width: 291px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161728\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_1_178_78372-281x300.jpg\" alt=\"Flotte d\u2019Embraer: l\u2019entreprise s\u2019unit \u00e0 Boeing pour trouver des alternatives \u2028au k\u00e9ros\u00e8ne \u2028d\u00e9riv\u00e9 du p\u00e9trole \" width=\"281\" height=\"300\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EMBRAER<\/span>Flotte d\u2019Embraer: l\u2019entreprise s\u2019unit \u00e0 Boeing pour trouver des alternatives \u2028au k\u00e9ros\u00e8ne \u2028d\u00e9riv\u00e9 du p\u00e9trole<span class=\"media-credits\">EMBRAER<\/span><\/p><\/div>\n<p>Les comptes sont d\u00e9j\u00e0 faits. L\u2019aviation commerciale devra r\u00e9duire de 50% ses \u00e9missions de dioxyde de carbone(CO<sub>2<\/sub>) jusqu\u2019en 2050 par rapport aux \u00e9missions de 2005. \u00c0 cet effet, un grand effort de recherche et de d\u00e9veloppement est en train d\u2019\u00eatre men\u00e9 dans diff\u00e9rents pays par diff\u00e9rentes institutions et entreprises pour aboutir \u00e0 un k\u00e9ros\u00e8ne non plus d\u00e9riv\u00e9 du p\u00e9trole mais d\u2019une source renouvelable lan\u00e7ant moins de gaz nocifs dans l\u2019atmosph\u00e8re. Le Br\u00e9sil a, gr\u00e2ce au biok\u00e9ros\u00e8ne, de grandes chances de redevenir un centre de r\u00e9f\u00e9rence mondial important en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement et de production de biocarburant comme ce fut le cas pour l\u2019\u00e9thanol et le biodiesel. Cette tendance est soulign\u00e9e dans l\u2019\u00e9tude intitul\u00e9e \u00abPlan de vol pour les biocarburants de l\u2019aviation civile br\u00e9silienne: plan d\u2019action\u00bb pr\u00e9sent\u00e9e d\u00e9but juin \u00e0 S\u00e3o Paulo et sponsoris\u00e9e par deux des trois principaux constructeurs d\u2019avion du monde, Boeing et Embraer, avec un financement de la FAPESP, sous la coordination du Noyau Interdisciplinaire de Planification Strat\u00e9gique (Nipe) de l\u2019Universidade Estadual de Campinas (Unicamp). Des entreprises nationales et internationales, des universit\u00e9s et des instituts de recherche, soit au total 33 partenaires, ont \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 cette \u00e9tude men\u00e9e durant un an avec la tenue de 8 workshops.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude pr\u00e9sente diff\u00e9rentes voies technologiques utilisant certaines mati\u00e8res premi\u00e8res comme la canne \u00e0 sucre, les algues, la graisse animale, les huiles v\u00e9g\u00e9tales, les mat\u00e9riaux lignocellulosique, les amidons et les d\u00e9chets urbains, et propose diff\u00e9rentes techniques de conversion et de raffinage pour obtenir du k\u00e9ros\u00e8ne. L\u2019\u00e9tude indique \u00e9galement qu\u2019il y a encore \u00e0 ce stade des recherches beaucoup de lacunes importantes \u00e0 combler sur le plan technologique et financier. Il s\u2019agit de difficult\u00e9s d\u2019ordre technique qui exigeront la participation de tous les secteurs impliqu\u00e9s comme les constructeurs d\u2019avion, les compagnies a\u00e9riennes, les d\u00e9veloppeurs et les fournisseurs de carburant, outre les entit\u00e9s certificatrices mondiales. Il y a un autre facteur qui ne peut \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 et qui concerne la logistique de production et de distribution du biocarburant pour les 108 a\u00e9roports br\u00e9siliens qui accueillent des gros-porteurs, ce qui repr\u00e9sente 1 million de vols programm\u00e9s uniquement pour l\u2019espace a\u00e9rien br\u00e9silien, outre la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9pondre aux besoins des 62 mille vols internationaux qui partent chaque ann\u00e9e du Br\u00e9sil \u00e0 destination de 58 a\u00e9roports dans 35 pays. Ces vols vers l\u2019\u00e9tranger repr\u00e9sentent 60% de la consommation de k\u00e9ros\u00e8ne de l\u2019aviation dans le pays.<\/p>\n<p>Le biok\u00e9ros\u00e8ne doit se soumettre \u00e0 des crit\u00e8res pr\u00e9cis et rigoureux avant d\u2019\u00eatre certifi\u00e9. Il faut qu\u2019il pr\u00e9sente les m\u00eames sp\u00e9cifications techniques que le carburant actuel pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 <em>drop-in<\/em>, caract\u00e9ristique qui garantit un prompt approvisionnement pour les moteurs actuels et ceux qui sont en d\u00e9veloppement, outre le fait de pouvoir \u00eatre m\u00e9lang\u00e9 avec du k\u00e9ros\u00e8ne conventionnel. \u00abTout le monde s\u2019accorde \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019y aura pas de grands changements technologiques dans les carburants de l\u2019aviation commerciale dans les prochaines d\u00e9cennies avec l\u2019introduction de l\u2019\u00e9nergie solaire, des cellules \u00e0 combustible qui fonctionnent avec de l\u2019hydrog\u00e8ne, ou des batteries de lithium, par exemple. Ces \u00e9quipements sont lourds et occupent trop de place, consommant donc plus de carburant\u00bb, explique le professeur Lu\u00eds Augusto Cortez, vice-pr\u00e9sident des relations internationales de l\u2019Unicamp et coordonnateur de l\u2019\u00e9tude. \u00ab Il est impossible de r\u00e9duire les \u00e9missions en am\u00e9liorant seulement l\u2019efficacit\u00e9 des moteurs et c\u2019est pour cela que nous encourageons la recherche de nouveaux carburants\u00bb, d\u00e9clare Mauro Kern, vice-pr\u00e9sident ex\u00e9cutif d\u2019ing\u00e9nierie et de technologie d\u2019Embraer. Au mois de juin, l\u2019entreprise a annonc\u00e9 sa nouvelle ligne d\u2019avions \u00e0 r\u00e9action, la E2, qui d\u00e9pense moins de carburant, qui est moins polluant et qui commencera \u00e0 entrer en service \u00e0 partir de 2018.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/084-089_Bioquerosene_FRA-01.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-161729\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/084-089_Bioquerosene_FRA-01-259x300.jpg\" alt=\"084-089_Bioquerosene_FRA-01\" width=\"259\" height=\"300\" \/><\/a>Les biok\u00e9ros\u00e8nes des entreprises Amyris et Solazyme, deux entreprises en bio\u00e9nergie, les deux situ\u00e9es en Californie, aux \u00c9tats-Unis, sont parmi les technologies les plus avanc\u00e9es d\u00e9velopp\u00e9es au Br\u00e9sil. Ces entreprises ont \u00e9t\u00e9 cit\u00e9es au cours de l\u2019annonce de l\u2019\u00e9tude et elles font partie du groupe de partenaires qui m\u00e8ne l\u2019\u00e9tude coordonn\u00e9e par la FAPESP. La premi\u00e8re, fond\u00e9e par des chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de Californie, \u00e0 Berkeley, est install\u00e9e au Br\u00e9sil depuis 2007. L\u2019entreprise produit d\u00e9j\u00e0 depuis d\u00e9cembre 2012, dans la commune de Brotas, dans la province pauliste, le farn\u00e9s\u00e8ne, un produit liquide obtenu \u00e0 partir du jus de canne \u00e0 sucre \u00e0 l\u2019aide de lignages de levures <em>Saccharomyces cerevisia<\/em>e g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es. Ces microorganismes transform\u00e9s interviennent dans le processus de fermentation et produisent du farn\u00e9s\u00e8ne et non pas de l\u2019\u00e9thanol. \u00c0 partir de ce produit, il est possible de fabriquer soit du biok\u00e9ros\u00e8ne soit des produits destin\u00e9s \u00e0 l\u2019industrie chimique, ou m\u00eame encore du diesel qui fut la premi\u00e8re cible de l\u2019entreprise au Br\u00e9sil avec des proc\u00e9d\u00e9s de raffinage sp\u00e9cifiques. Il est actuellement utilis\u00e9 de mani\u00e8re exp\u00e9rimentale par certaines flottes d\u2019autobus dans les villes de S\u00e3o Paulo et Rio de Janeiro.<\/p>\n<p>\u00abAvec un processus minimum d\u2019hydrog\u00e9nation, le produit se transforme en farn\u00e9s\u00e8ne qui n\u2019est rien d\u2019autre que du biok\u00e9ros\u00e8ne\u00bb, d\u00e9clare Joel Velasco, vice-pr\u00e9sident senior d\u2019Amyris. \u00abNos brevets et notre technologie concernent principalement les lignages de levure d\u00e9velopp\u00e9s par Amyris, toutefois le farn\u00e9s\u00e8ne n\u2019est pas un produit transg\u00e9nique, explique Joel Velasco. \u00abJusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, le farn\u00e9s\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 produit \u00e0 petite \u00e9chelle d\u2019o\u00f9 son co\u00fbt plus \u00e9lev\u00e9 par rapport au k\u00e9ros\u00e8ne traditionnel. Ces co\u00fbts se r\u00e9duiront au fur et \u00e0 mesure que nous augmenterons l\u2019\u00e9chelle de production\u00bb, d\u00e9clare Joel Velasco. L\u2019entreprise Amyris, fond\u00e9e en 2003, a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9e par l\u2019achat d\u2019une partie de ses actions par Total, cinqui\u00e8me compagnie d\u2019hydrocarbure mondiale. Son si\u00e8ge se trouve en France et c\u2019est actuellement le principal fournisseur de k\u00e9ros\u00e8ne pour l\u2019aviation en Europe. \u00abNous esp\u00e9rons \u00eatre l\u2019alternative la plus comp\u00e9titive en mati\u00e8re de k\u00e9ros\u00e8nes renouvelables destin\u00e9s \u00e0 l\u2019aviation quand nous produirons \u00e0 une \u00e9chelle industrielle\u00bb d\u00e9clare Joel Velasco.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/084-089_Bioquerosene_FRA-02.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161730 alignright\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/084-089_Bioquerosene_FRA-02-300x295.jpg\" alt=\"084-089_Bioquerosene_FRA-02\" width=\"300\" height=\"295\" \/><\/a>Pour devenir fournisseur de biok\u00e9ros\u00e8ne, les entreprises qui d\u00e9veloppent ce biocarburant doivent recevoir l\u2019aval de la Soci\u00e9t\u00e9 Am\u00e9ricaine de Tests et de Mat\u00e9riaux (ASTM, pour le sigle en anglais). Des vols-tests ont donc \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s avec au maximum 50% de biocarburant m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 part \u00e9gale au carburant traditionnel. Un de ces vols-test a eu lieu le 20 juin quand Amyris avec la collaboration de Total, a aliment\u00e9 en k\u00e9ros\u00e8ne un Airbus 321 durant le Paris Air Show. \u00abLe carburant utilis\u00e9 a \u00e9t\u00e9 produit \u00e0 partir de canne \u00e0 sucre br\u00e9silienne\u00bb, d\u00e9clare Velasco. Auparavant, au mois de juin 2012, l\u2019entreprise avait d\u00e9j\u00e0 fourni du biok\u00e9ros\u00e8ne pour un vol \u00e0 Rio de Janeiro durant la conf\u00e9rence Rio+20. Il s\u2019agissait dans ce cas l\u00e0 d\u2019un avion \u00e0 r\u00e9action E195 de la compagnie Azul Linhas A\u00e9reas et fabriqu\u00e9 par Embraer. Au mois de juin de cette ann\u00e9e, l\u2019Agence Nationale du P\u00e9trole (ANP) a publi\u00e9 les sp\u00e9cifications br\u00e9siliennes en ligne avec les proc\u00e9dures internationales pour le biok\u00e9ros\u00e8ne destin\u00e9 \u00e0 l\u2019aviation, permettant ainsi \u00e0 des vols commerciaux d\u2019utiliser le biocarburant dans le pays.<\/p>\n<p>Plus de 1 500 vols commerciaux et militaires ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu avec des m\u00e9langes de k\u00e9ros\u00e8nes renouvelables et fossiles. Solazyme a r\u00e9alis\u00e9 des tests a\u00e9ronautiques visant l\u2019obtention de certificats mais \u00e9galement destin\u00e9s \u00e0 la v\u00e9rification et \u00e0 l\u2019analyse des constructeurs d\u2019avion. Le premier vol commercial utilisant le biok\u00e9ros\u00e8ne produit par l\u2019entreprise a eu lieu en 2011 sur un Boeing 737-800 d\u2019United Airlines, entre les villes de Houston et de Chicago, sur une distance de 1 700 kilom\u00e8tres. Selon les donn\u00e9es de Solazyme, le vol a permis d\u2019\u00e9viter de lancer de 10 \u00e0 12 tonnes de CO<sub>2<\/sub> dans l\u2019atmosph\u00e8re. Cette quantit\u00e9 correspond \u00e0 la consommation d\u2019essence d\u2019un v\u00e9hicule de tourisme moyen sur une distance de 48 mille kilom\u00e8tres, aux \u00c9tats-Unis. L\u2019entreprise fond\u00e9e en 2003 et install\u00e9e au Br\u00e9sil depuis 2011, produit du biok\u00e9ros\u00e8ne \u00e0 partir de microalgues aliment\u00e9es par des sucres. Apr\u00e8s avoir \u00abgrossi\u00bb dans des fermentateurs, elles produisent une huile dans leur int\u00e9rieur. L\u2019huile est extraite par \u00e9crasement et elle passe ensuite par un processus de raffinage identique \u00e0 celui utilis\u00e9 par l\u2019industrie p\u00e9trochimique, o\u00f9 elle est fractionn\u00e9e en diff\u00e9rents types de biocarburants et de produits destin\u00e9s \u00e0 l\u2019industrie chimique. \u00abNous r\u00e9alisons un craquage de l\u2019huile produite par les algues et ensuite nous passons \u00e0 la phase d\u2019hydrog\u00e9nation et d\u2019isom\u00e9risation pour obtenir, entre autres produits, un biok\u00e9ros\u00e8ne qui r\u00e9ponde aux sp\u00e9cifications de l\u2019aviation\u00bb, explique Rog\u00e9rio Manso, directeur commercial global de Solazyme. \u00abPour mettre en \u0153uvre ce processus, nous s\u00e9lectionnons dans la nature des types de microalgues plus adapt\u00e9es \u00e0 la production d\u2019huile. Nous induisons ensuite des mutations \u00e0 l\u2019aide de moyens traditionnels de s\u00e9lection et nous concluons par un travail d\u2019ing\u00e9nierie g\u00e9n\u00e9tique pour la s\u00e9lection finale de nos souches de microalgues\u00bb, d\u00e9clare Rog\u00e9rio Manso.<\/p>\n<div id=\"attachment_161731\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161731\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_K652692.jpg\" alt=\"Moteurs du Boeing 747: biok\u00e9ros\u00e8ne pour les vols internationaux\" width=\"290\" height=\"193\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_K652692.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_K652692-120x80.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_K652692-250x166.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">boeing<\/span>Moteurs du Boeing 747: biok\u00e9ros\u00e8ne pour les vols internationaux<span class=\"media-credits\">boeing<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019entreprise Solazyme au Br\u00e9sil, a sign\u00e9 un partenariat avec l\u2019entreprise Bunge, productrice d\u2019huiles v\u00e9g\u00e9tales alimentaires et de biodiesel et qui poss\u00e8de des usines de canne \u00e0 sucre. C\u2019est ainsi que Solazyme Bunge Produits renouvelables est en train de construire une unit\u00e9 de production \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une usine dans la commune d\u2019Orindi\u00fava, dans l\u2019int\u00e9rieur pauliste. L\u2019huile primordiale est produite \u00e0 partir d\u2019un processus de fermentation du sucre du jus de canne avec des microalgues dont l\u2019entreprise ne d\u00e9voile pas le nom. \u00abDans ce proc\u00e9d\u00e9, le jus de canne est transform\u00e9 en une huile de grande valeur ajout\u00e9e\u00bb, d\u00e9clare Walfredo Linhares, directeur Solazyme au Br\u00e9sil. Il nous indique que l\u2019entreprise a d\u00e9j\u00e0 des partenariats avec Volkswagen et un contrat d\u2019approvisionnement pour la Marine nord-am\u00e9ricaine qui ne veut plus d\u00e9pendre exclusivement des d\u00e9riv\u00e9s du p\u00e9trole. La production au Br\u00e9sil devrait commencer fin 2013 et Solazyme Bunge b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un apport financier de 246 millions de r\u00e9ais vers\u00e9 par la Banque Nationale de D\u00e9veloppement \u00c9conomique et Social (BNDES). La fabrication de biok\u00e9ros\u00e8ne au Br\u00e9sil d\u00e9pend encore d\u2019un accord avec une entreprise sp\u00e9cialis\u00e9e dans le raffinage ou m\u00eame de la construction d\u2019une unit\u00e9 propre. Tant Solazyme qu\u2019Amyris peuvent adapter leurs technologies propres \u00e0 d\u2019autres types de sucre comme celui de la betterave en Europe, l\u2019amidon de ma\u00efs aux \u00c9tats-Unis ou la bagasse de canne \u00e0 sucre.<\/p>\n<p>Un autre proc\u00e9d\u00e9 de fabrication de biok\u00e9ros\u00e8ne renouvelable d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 d\u2019Ing\u00e9nierie Chimique (FEQ) de l\u2019Unicamp, sous la coordination du professeur Rubens Maciel Filho, en est \u00e0 une \u00e9chelle de laboratoire et pr\u00eat \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9 sur une ligne de production pilote. \u00abNous avons atteint le maximum de production que nous pouvions obtenir en laboratoire et nous travaillons actuellement sur la captation de financements, l\u2019augmentation de la production et l\u2019\u00e9valuation \u00e9conomique de notre biok\u00e9ros\u00e8ne tout en menant une \u00e9tude de durabilit\u00e9\u00bb, explique Maciel, qui est \u00e9galement l\u2019un des coordonnateurs du programme de Recherche en Bio\u00e9nergie (Bioen) de la FAPESP. \u00abUn accord commercial est en train d\u2019\u00eatre n\u00e9goci\u00e9\u00bb, dit-il sans r\u00e9v\u00e9ler le nom de l\u2019entreprise. Ce proc\u00e9d\u00e9 peut utiliser diff\u00e9rentes huiles et graisses selon l\u2019approvisionnement local, ce qui, en termes de logistique de la mati\u00e8re premi\u00e8re, a un grand impact sur les co\u00fbts de production. \u00abLe biocarburant est produit avec des huiles v\u00e9g\u00e9tales, de l\u2019\u00e9thanol et un catalyseur sp\u00e9cifique qui d\u00e9clenche la r\u00e9action sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire d\u2019utiliser des microorganismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s\u00bb, dit-il.<\/p>\n<div id=\"attachment_161732\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-161732\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_Amyris-Brotas-DSC60502.jpg\" alt=\"Usine d\u2019Amyris, \u2028\u00e0 Brotas (SP)\" width=\"290\" height=\"193\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_Amyris-Brotas-DSC60502.jpg 290w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_Amyris-Brotas-DSC60502-120x80.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Bio_Amyris-Brotas-DSC60502-250x166.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">amyris<\/span>Usine d\u2019Amyris, \u2028\u00e0 Brotas (SP)<span class=\"media-credits\">amyris<\/span><\/p><\/div>\n<p>Les exemples de proc\u00e9d\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9s pour produire du biok\u00e9ros\u00e8ne renouvelable montre que le pays cherche \u00e0 se positionner fortement sur la ligne de front mondiale des biocarburants. \u00abLe Br\u00e9sil poss\u00e8de des avantages importants et vit une situation diff\u00e9rente \u00e0 celle de l\u2019\u00e9thanol et du biodiesel dans laquelle l\u2019adh\u00e9sion des entreprises n\u2019avait \u00e9t\u00e9 motiv\u00e9e que par les encouragements de programmes gouvernementaux. Maintenant c\u2019est diff\u00e9rent. Il y a une demande globale des compagnies d\u2019aviation pour un carburant qui \u00e9mette moins de CO<sub>2<\/sub>\u201d, d\u00e9clare le professeur Luiz Horta Nogueira, de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Itajub\u00e1 (Unifei), dans l\u2019\u00e9tat de Minas G\u00e9rais, et collaborant \u00e0 l\u2019\u00e9tude. Le chemin est encore long avant que des camions de biok\u00e9ros\u00e8ne n\u2019entrent dans les a\u00e9roports pour approvisionner les avions et tout d\u00e9pendra \u00e9galement du niveau de r\u00e9duction de CO<sub>2<\/sub> et d\u2019autres polluants atteint par chaque biocarburant par rapport aux d\u00e9riv\u00e9s du p\u00e9trole. \u00abNous n\u2019arrivons pas encore \u00e0 \u00e9tablir et \u00e0 d\u00e9finir le cycle de vie des \u00e9missions du biok\u00e9ros\u00e8ne. Il n\u2019y a pas de donn\u00e9es fiables \u00e0 ce sujet comme notre \u00e9tude l\u2019indique\u00bb, d\u00e9clare Cortez.<\/p>\n<p><strong>Projet<\/strong><br \/>\n<em>Roadmap<\/em> technologique pour des biocarburants durables destin\u00e9s \u00e0 l\u2019aviation \u2013 Opportunit\u00e9s pour le Br\u00e9sil (<a href=\"http:\/\/www.bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/47333\/roadmap-tecnologico-para-biocombustiveis-de-aviacao-sustentaveis-oportunidades-para-o-brasil\/\" target=\"_blank\">n\u00b0 2012\/50009<\/a>); <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Programme Partenariat pour l\u2019Innovation Technologique (Pite); <strong>Coordination<\/strong> Lu\u00eds Augusto Cortez\/Unicamp; <strong>Investissement<\/strong> 565 550,00 r\u00e9ais (FAPESP).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Recherche encourage la production de biok\u00e9ros\u00e8ne pour l\u2019aviation civile","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1194],"tags":[],"coauthors":[97],"class_list":["post-161726","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-technologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161726","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=161726"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161726\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161726"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161726"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=161726"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=161726"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}