{"id":161785,"date":"2014-01-21T17:00:21","date_gmt":"2014-01-21T19:00:21","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=161785"},"modified":"2015-02-12T16:37:25","modified_gmt":"2015-02-12T18:37:25","slug":"la-presse-a-sensation-et-la-science","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-presse-a-sensation-et-la-science\/","title":{"rendered":"La presse \u00e0 sensation et la science"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en mai 2013<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_161788\" style=\"max-width: 211px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Dupla01-Divulgacao_Cientifica.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161788\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Dupla01-Divulgacao_Cientifica-201x300.jpg\" alt=\"Annonce de l\u2019arriv\u00e9e \u2028de la bombe de radium dans un h\u00f4pital de \u2028S\u00e3o Paulo et discussion des scientifiques br\u00e9siliens sur la bombe H\" width=\"201\" height=\"300\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">abiuro<\/span><\/a> Annonce de l\u2019arriv\u00e9e \u2028de la bombe de radium dans un h\u00f4pital de \u2028S\u00e3o Paulo et discussion des scientifiques br\u00e9siliens sur la bombe H<span class=\"media-credits\">abiuro<\/span><\/p><\/div>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1950, les soucoupes volantes qui ne s\u2019appelaient pas encore des ovnis survolaient la place de S\u00e9 ; l\u2019arriv\u00e9e de la bombe de radium, de \u00ab dix grammes de m\u00e9tal, pour la premi\u00e8re fois en Am\u00e9rique du Sud \u00bb, \u00e9tait salu\u00e9e par une manchette plus grande que celle de la gr\u00e8ve des fonctionnaires contre le r\u00e9gime de huit heures ; et les habitants de S\u00e3o Paulo apprenaient qu\u2019\u00ab \u00e0 une hauteur de 63 000 pieds le sang bout \u00bb, une terrible perspective qui retardait la \u00ab bataille pour la conqu\u00eate d\u2019un nouveau monde \u00bb. Dans un pays encore sans revues sp\u00e9cialis\u00e9es dans la divulgation scientifique et o\u00f9 la radio restait le principal moyen de communication des masses, la science d\u00e9ambulait librement sur les pages du <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em>, un journal vesp\u00e9ral de S\u00e3o Paulo appartenant \u00e0 Assis Chateaubriand et l\u2019un des plus importants du puissant empire Di\u00e1rios Associados.<\/p>\n<p>Historienne de l\u2019Universit\u00e9 Catholique Pontificale de S\u00e3o Paulo (PUC-SP), Mariza Romero explique que \u00ab comme beaucoup \u00e0 l\u2019\u00e9poque, Chateaubriand avait un programme d\u2019union nationale pour la modernisation du pays. Pour lui, cela passait directement par la fin de \u2018l\u2019ignorance\u2019 des masses populaires, soit en attaquant le spiritisme et les religions d\u2019origine africaine, celle qu\u2019il nommait \u2018macumba\u2019, soit par la science qui mettrait fin au \u2018retard\u2019 national. [\u2026] Le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> a commenc\u00e9 \u00e0 diffuser des informations scientifiques pour des lecteurs profanes et pas du tout familiaris\u00e9s avec la technologie. Ce qui est int\u00e9ressant, c\u2019est que le journal n\u2019avait pas de page fixe ou de suppl\u00e9ment pour cela, la science \u00e9tait plac\u00e9e au milieu des rubriques polici\u00e8res, politiques, sportives et, tr\u00e8s souvent, \u00e0 la une \u00bb.<\/p>\n<p>Mariza Romero est d\u00e9j\u00e0 l\u2019auteur d\u2019<em>In\u00fateis e perigosos<\/em> [Inutiles et dangereux, (\u00e9d. Educ\/Fapesp)], une \u00e9tude sur l\u2019action du journal \u00e0 sensation vesp\u00e9ral sur des questions religieuses, sociales et polici\u00e8res. Actuellement, elle analyse la place de la science dans <em>Divulga\u00e7\u00e3o cient\u00edfica e imprensa popular<\/em> [Diffusion scientifique et presse populaire] : \u00ab Entre 1950 et 1960, le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> a r\u00e9ussi une diffusion scientifique plus large en termes d\u2019\u00e9ducation des masses que la plupart des suppl\u00e9ments et pages sp\u00e9cialis\u00e9es qui apparaissaient dans la presse br\u00e9silienne, plus formels et r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 un public tr\u00e8s restreint \u00bb.<\/p>\n<p>Financ\u00e9 par des entrepreneurs, des industriels et des propri\u00e9taires agricoles de S\u00e3o Paulo, le journal vesp\u00e9ral de Chateaubriand a donn\u00e9 une place au sensationnel d\u00e8s sa fondation, en 1925. Dans les ann\u00e9es 1950, il disposait d\u2019\u00e9quipements de pointe, de professionnels chevronn\u00e9s et de r\u00e9dacteurs internationaux. Il diffusait des reportages de grand impact et des informations in\u00e9dites, en mettant en avant les rubriques polici\u00e8res et les scandales. Fort d\u2019un tirage de 70 000 exemplaires et de deux \u00e9ditions, il est devenu l\u2019un des journaux les plus vendus \u00e0 S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019historienne, \u00ab Le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> a \u00e9tabli un lien important avec les classes populaires qui, avec la red\u00e9mocratisation et l\u2019augmentation de la consommation, ont \u00e9t\u00e9 vues comme les actrices principales de la pratique politique, d\u2019une part, et comme les couches qui avaient besoin d\u2019\u00eatre mises sous tutelle \u00bb. Tout en se disant proche des revendications populaires, \u00ab d\u00e9fenseur du peuple \u00bb, le journal \u00e9tait aussi li\u00e9 aux secteurs de la bourgeoisie qui s\u2019inqui\u00e9taient de l\u2019\u00e9mergence de ces masses. \u00ab En raison de son pr\u00e9tendu lien avec la population, le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> ne se tournait pas ouvertement contre la lutte des masses. Mais il montrait tout le temps ceux qui n\u2019avaient pas de place dans le futur proche et ceux qui, bien que toujours invit\u00e9s \u00e0 \u2018entrer\u2019 dans la modernit\u00e9, \u00e9taient en dehors \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019orientation d\u00e9veloppementiste des gouvernements apr\u00e8s l\u2019<em>Estado Novo<\/em> [\u00c9tat Nouveau] pr\u00e9sentait \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 la science comme un instrument fondamental pour conduire le pays au progr\u00e8s \u00e9conomique et \u00e0 la modernit\u00e9 tant d\u00e9sir\u00e9e. Et dans le Br\u00e9sil des ann\u00e9es 1950, les nouveaut\u00e9s technologiques comme l\u2019\u00e9lectrodomestique, les automobiles, les m\u00e9dicaments et les machines agricoles arrivaient sur le march\u00e9 national naissant. Comme le disaient les publicit\u00e9s, c\u2019\u00e9tait la science au service de l\u2019homme. Dans le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em>, la publicit\u00e9 sur une machine \u00e0 coudre affirmait : \u00ab Mille-neuf-cents techniciens hautement sp\u00e9cialis\u00e9s ont cr\u00e9\u00e9 sp\u00e9cialement pour vous la \u2018super machine\u2019 Vigorelli, a\u00e9rodynamique \u00bb. Dans une autre, un pot de peinture s\u2019accompagnait de \u00ab d\u00e9couverte sensationnelle de la chimie \u00bb et le lecteur \u00e9tait invit\u00e9 \u00e0 \u00ab prendre connaissance des caract\u00e9ristiques exceptionnelles \u00bb du nouveau produit.<\/p>\n<p>Dans <em>Um gesto ameno para acordar o pa\u00eds: a ci\u00eancia no Jornal do Commercio<\/em> (1958-1962) [Un geste am\u00e8ne pour r\u00e9veiller le pays : la science dans le Jornal do Commercio (1958-1962)], publi\u00e9 par Fiocruz, Luisa Massarini de la Casa de Oswaldo Cruz, Fiocruz, \u00e9crit : \u00ab Les id\u00e9es d\u00e9veloppementistes enthousiasmaient le Br\u00e9sil \u00e0 l\u2019\u00e9poque du pr\u00e9sident Juscelino Kubitschek et sur ce fond id\u00e9ologique plus vaste se trouvait l\u2019id\u00e9e selon laquelle le d\u00e9veloppement technologique pourrait ouvrir le seul chemin pour l\u2019ind\u00e9pendance \u00e9conomique r\u00e9elle du pays \u00bb. Dans la premi\u00e8re \u00e9dition du suppl\u00e9ment, son coordonnateur Walter Oswaldo Cruz affirmait que \u00ab le Br\u00e9sil ne se d\u00e9veloppera pas sans techniciens, et les techniciens sont le produit humain de la science \u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_161789\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Dupla02-Divulgacao_Cientifica.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161789\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Dupla02-Divulgacao_Cientifica-300x108.jpg\" alt=\"Le Di\u00e1rio da Noite parle de la mani\u00e8re \u2028dont l\u2019homme pourrait aller sur la lune \u2028et ins\u00e8re m\u00eame la science dans les publicit\u00e9s\" width=\"300\" height=\"108\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">abiuro<\/span><\/a> Le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> parle de la mani\u00e8re \u2028dont l\u2019homme pourrait aller sur la lune \u2028et ins\u00e8re m\u00eame la science dans les publicit\u00e9s<span class=\"media-credits\">abiuro<\/span><\/p><\/div>\n<p>Pour Ana Maria Ribeiro de Andrade, \u00ab la diffusion scientifique br\u00e9silienne pr\u00e9sente des particularit\u00e9s. Il n\u2019y a jamais eu de grands investissements des \u00e9tats en science et en technologie et encore moins en \u00e9ducation scientifique, ce qui a laiss\u00e9 aux m\u00e9dias la t\u00e2che de pr\u00e9senter la science \u00e0 une population ayant un faible taux d\u2019alphab\u00e9tisation technolo\u00a0 gique \u00bb. Chercheuse du Mus\u00e9e d\u2019Astronomie et des Sciences Connexes (Mast) de Rio de Janeiro et auteur de <em>A din\u00e2mica da ci\u00eancia na sociedade<\/em> [La dynamique de la science dans la soci\u00e9t\u00e9], elle observe le suivant : \u00ab Malgr\u00e9 certains efforts individuels, le sensationnalisme est la caract\u00e9ristique principale de cette divulgation. La construction des faits scientifiques appara\u00eet toujours entour\u00e9e de myst\u00e8res, la g\u00e9nialit\u00e9 est toujours pr\u00e9sente dans toutes les d\u00e9couvertes et l\u2019histoire est presque toujours absente \u00bb.<\/p>\n<p>Dans le cas des journaux de Chateaubriand, il y avait selon Mariza Romero un m\u00e9lange curieux de sensationnalisme et de diffusion r\u00e9elle comme dans la manchette en premi\u00e8re page : \u00ab Le jeune voit avec les yeux du p\u00e8re mort \u00bb. Avec un gros titre en caract\u00e8res gras, similaire \u00e0 celui des reportages sur les miracles fr\u00e9quents dans le journal, tout laissait croire qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un article sans aucune consistance. Mais le texte, pr\u00e9sent\u00e9 sur trois jours, est bien \u00e9crit et contient des informations pr\u00e9cises issues de recherches. Apparemment, un v\u00e9ritable paradoxe, qui t\u00e9moignait d\u2019une bonne strat\u00e9gie pour attirer le lecteur.<\/p>\n<p><strong>Enfants<\/strong><br \/>\nDans une autre \u00e9dition, le titre annonce que des scientifiques br\u00e9siliens vont parler des effets de la bombe H: \u00ab Curieusement, l\u2019annonce a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e juste au-dessus de l\u2019information selon laquelle \u2018les enfants vont souffrir sans lait\u2019, et \u00e0 l\u2019\u00e9poque elle a sans aucun doute plus attir\u00e9 l\u2019attention que la question locale des m\u00e8res furieuses contre la politique \u00bb, observe la chercheuse.<\/p>\n<p>Le cas de la bombe H r\u00e9v\u00e8le aussi la dualit\u00e9 du journal sur la science, vue comme une panac\u00e9e pour les probl\u00e8mes du pays et en m\u00eame temps pas exempte de plusieurs dangers. \u00ab Le document des sages am\u00e9ricains a des r\u00e9percussions sur les chercheurs \u00bb : la possibilit\u00e9 d\u2019effets contraires de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire a amen\u00e9 le journal a dialoguer avec des professeurs de l\u2019USP. Embarrass\u00e9, un sp\u00e9cialiste comme le physicien Marcelo Damy affirma que \u00ab le sujet d\u00e9passait le champ de sa sp\u00e9cialit\u00e9 \u00bb et se pronon\u00e7a \u00ab de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale contre l\u2019utilisation d\u2019armes atomiques \u00e0 des fins belliqueuses \u00bb. \u00ab Jos\u00e9 Goldemberg, de la Facult\u00e9 de Philosophie de S\u00e3o Paulo, \u00e9voqua \u2018rapidement\u2019 les effets nuisibles de la radioactivit\u00e9 \u00bb. De l\u2019avis de Mariza Romero, \u00ab plusieurs scientifiques n\u2019aimaient pas se voir associ\u00e9s \u00e0 des journaux tels que <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> pour ne pas salir leur r\u00e9putation \u00bb. Cette faible articulation entre la communaut\u00e9 scientifique et le journal a permis \u00e0 des sujets br\u00fblants concernant le d\u00e9veloppementisme et la Guerre Froide de d\u00e9coller.<\/p>\n<p>Certains ont m\u00eame litt\u00e9ralement d\u00e9coll\u00e9, \u00e0 l\u2019exemple des soucoupes volantes qui ont fait plusieurs fois les gros titres du journal de Chateaubriand. Selon l\u2019historien Rodolpho Gauthier Cardoso dos Santos, \u00ab la presse br\u00e9silienne a \u00e9t\u00e9 incapable d\u2019offrir aux lecteurs des informations suffisantes pour pouvoir reconna\u00eetre des ph\u00e9nom\u00e8nes c\u00e9lestes et des objets volants ordinaires. Sans un <em>background<\/em> scientifique, beaucoup ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 la merci des sp\u00e9culations de journaux \u00e0 sensation \u00bb. L\u2019historien s\u2019est pench\u00e9 sur le sujet dans <em>A inven\u00e7\u00e3o dos discos voadores. Guerra Fria, imprensa e ci\u00eancia no Brasil (1947-1958)<\/em> [L\u2019invention des soucoupes volantes. Guerre Froide, presse et science au Br\u00e9sil (1947-1958)]. C\u2019est pour cela que les journaux du matin tourn\u00e9s vers les classes moyenne et sup\u00e9rieure, comme<em> O Estado de S\u00e3o Paulo ou Folha da Manh\u00e3<\/em>, n\u2019ont pas donn\u00e9 autant d\u2019importance \u00e0 ce type de sujet et sont surtout rest\u00e9s attentifs aux possibilit\u00e9s d\u2019une question belliqueuse.<\/p>\n<p>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019id\u00e9e diffus\u00e9e \u00e9tait celle d\u2019une science grandiose et inaccessible par le citoyen lambda, avec de nombreux mythes et des scientifiques isol\u00e9s dans leur complexit\u00e9. Pour Ana Maria Ribeiro de Andrade, c\u2019\u00e9tait une muraille entre la science et le lecteur de par la mystification de l\u2019activit\u00e9 scientifique qui, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019id\u00e9alisation de figures, ne pr\u00e9disposait pas le Br\u00e9silien \u00e0 \u00e9tudier les sciences \u00bb.<\/p>\n<p>Et Mariza Romero de pr\u00e9ciser : \u00ab Je pense que le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em>, au contraire, rapproche la science du lecteur, justement par l\u2019utilisation de ressources journalistiques plus populaires et, \u00e0 la diff\u00e9rence des autres moyens de diffusion scientifique, il exprime aussi les peurs et les angoisses contemporaines par rapport au d\u00e9veloppement scientifique. Il contribue ainsi \u00e0 d\u00e9mystifier la science, ce qui est je pense un des diff\u00e9rentiels de ma recherche \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est donc en se d\u00e9finissant comme le porte-parole des masses populaires que le <em>Di\u00e1rio da Noite<\/em> tente, \u00e0 travers la diffusion scientifique, de les sortir de l\u2019ignorance en promouvant les id\u00e9aux de confort, bonheur et bien-\u00eatre, si ch\u00e8res aux ann\u00e9es dor\u00e9es \u2013 la science \u00e9tant l\u2019une des portes d\u2019entr\u00e9e vers la modernit\u00e9. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, conclut la chercheuse, \u00ab elle est d\u00e9mystifi\u00e9e quand le journal d\u00e9nonce ses risques et ses dangers, et qu\u2019il entretient l\u2019imaginaire collectif quand il traite de fa\u00e7on ambig\u00fce des th\u00e8mes comme celui des soucoupes volantes \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Projet<\/strong><br \/>\nDivulgation scientifique et presse populaire. S\u00e3o Paulo et Rio de Janeiro dans les ann\u00e9es 1950 (<a href=\"http:\/\/www.bv.fapesp.br\/pt\/bolsas\/129682\/divulgacao-cientifica-e-imprensa-popular-sao-paulo-e-rio-de-janeiro-nos-anos-50\/\" target=\"_blank\">2011\/13246-2<\/a>); <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Bourse \u00e0 l\u2019\u00e9tranger; <strong>Coordonnatrice<\/strong> Mariza Romero (PUC-SP); <strong>Investissement<\/strong> 22 266,26 reais (FAPESP).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans le journal d\u2019Assis Chateaubriand, la technologie \u00e9tait part \u2028d\u2019un projet d\u2019extinction du \u00abretard\u00bb br\u00e9silien","protected":false},"author":24,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1188],"tags":[],"coauthors":[117],"class_list":["post-161785","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-humanites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161785","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/24"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=161785"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161785\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161785"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161785"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=161785"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=161785"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}