{"id":161794,"date":"2014-01-21T17:21:11","date_gmt":"2014-01-21T19:21:11","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=161794"},"modified":"2015-01-21T17:34:49","modified_gmt":"2015-01-21T19:34:49","slug":"voir-des-sons-et-entendre-des-mouvements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/voir-des-sons-et-entendre-des-mouvements\/","title":{"rendered":"Voir des sons et  entendre des mouvements"},"content":{"rendered":"<p><em>Publi\u00e9 en mai 2013<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_161795\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161795\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Musica_DSC_0085-300x217.jpg\" alt=\"L\u00edlian Campesato \u2028ex\u00e9cutant l\u2019\u0153uvre \u2028Conex\u00f5es dispersas\/dispers\u00f5es conexas, 2011\" width=\"300\" height=\"217\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">DIFFUSION<\/span>L\u00edlian Campesato \u2028ex\u00e9cutant l\u2019\u0153uvre \u2028<em>Conex\u00f5es dispersas\/dispers\u00f5es conexas<\/em>, 2011<span class=\"media-credits\">DIFFUSION<\/span><\/p><\/div>\n<p>Lorsque d\u00e9buta le projet M\u00f3bile en 2009, Fernando Iazzetta de l\u2019\u00c9cole des Communications et des Arts de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (ECA-USP) affirma qu\u2019il visait \u00ab le croisement entre une production th\u00e9orique et artistique pour permettre le d\u00e9veloppement de travaux de cr\u00e9ation dans le cadre de [sa] proposition \u00bb. Aujourd\u2019hui, le projet est en phase de conclusion ; les chercheurs n\u2019ont pas oubli\u00e9 leur promesse initiale et reviennent d\u2019une tourn\u00e9e internationale o\u00f9 ils ont pr\u00e9sent\u00e9 les r\u00e9sultats de leur projet.<\/p>\n<p>Il y a eu 5 pr\u00e9sentations: au Sonic Arts Research Centre de la Queen\u2019s University de Belfast, Irlande ; au Conservatoire de Musique de Seia et \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Aveiro, Portugal ; \u00e0 La Haciera de Bilbao et au Hangar de Barcelone, Espagne. Auteur de <em>M\u00fasica e media\u00e7\u00e3o tecnol\u00f3gica<\/em> [Musique et m\u00e9diation technologique (\u00e9d. Perspectiva)], Iazzetta observe que \u00ab c\u2019est la premi\u00e8re fois que la FAPESP finan\u00e7ait une tourn\u00e9e de musiciens \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Nous avons vu qu\u2019au-del\u00e0 des travaux publi\u00e9s la partie artistique d\u00e9coulant de nos recherches \u00e9tait aussi importante que les r\u00e9sultats \u00e9crits \u00bb.<\/p>\n<p>En plus du Coordinateur du projet, le groupe \u00e9tait compos\u00e9 de L\u00edlian Campesato, Michelle Agnes, Julian Jaramillo, Rog\u00e9rio Costa et Vitor Kisil, tous membres de M\u00f3bile. Les autres professeurs et \u00e9tudiants qui ne faisaient pas partie du voyage \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9s par la production artistique issue de leur recherche. Le spectacle s\u2019intitulait <em>Transpar\u00eancia<\/em> [Transparence] et \u00e9tait compos\u00e9 de six sc\u00e8nes m\u00e9langeant des \u0153uvres \u00ab traditionnelles \u00bb, avec des instruments et des partitions, des \u0153uvres utilisant l\u2019improvisation et trois bas\u00e9es sur l\u2019interaction entre la musique, la technologie et d\u2019autres arts.<\/p>\n<p>Dans le cas des sc\u00e8nes d\u2019interaction, le groupe utilisait une table noire sur laquelle \u00e9tait install\u00e9e une mini-cam\u00e9ra manipul\u00e9e par L\u00edlian Campesato. Comme l\u2019explique Iazzetta, \u00ab elle manipule des objets et cela donne par exemple des variations dans la projection de sons et d\u2019images. Dans une autre partie, nous avons le film d\u2019une plate-forme de m\u00e9tro. L\u00edlian jette des morceaux de papier et c\u2019est sur eux que des parties de l\u2019image apparaissent peu \u00e0 peu, se d\u00e9voilent. [\u2026] Nous avons cherch\u00e9 \u00e0 passer cette sensation du d\u00e9voilement en rendant les images transparentes \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e du M\u00f3bile est de r\u00e9unir des chercheurs en musique, arts visuels, arts sc\u00e9niques, informatique et ing\u00e9nieries pour le d\u00e9veloppement de nouveaux processus musicaux centr\u00e9s sur l\u2019interaction entre ces domaines en apparence sans lien entre eux. Plus sp\u00e9cifiquement, le projet questionne le caract\u00e8re f\u00e9tiche de la technologie, apr\u00e8s les premiers mod\u00e8les d\u2019exp\u00e9rimentalisme centr\u00e9s sur les \u00e9tudes et les \u00e9quipements de pointe. D\u2019apr\u00e8s Iazzetta, \u00ab il y a eu un moment dans la musique du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle o\u00f9 est apparu un enthousiasme excessif pour les nouvelles. On a v\u00e9n\u00e9r\u00e9 les avanc\u00e9es technologiques comme si elles se valaient pour elles-m\u00eames. Nous, ce qui nous int\u00e9resse, c\u2019est le r\u00e9sultat. [\u2026] Tr\u00e8s souvent, beaucoup de technologie peut m\u00eame confondre. On a adopt\u00e9 l\u2019id\u00e9e de <em>low tech<\/em>, la technologie plus efficace qui se trouve dans le quotidien. L\u2019articulation la plus complexe doit \u00eatre la pens\u00e9e artistique, et non l\u2019ing\u00e9nierie \u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_161796\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Musica_ptdcfhoi.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161796\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Musica_ptdcfhoi-300x199.jpg\" alt=\"Ensemble M\u00f3bile lors du spectacle Por tr\u00e1s das Coisas, octobre 2010\" width=\"300\" height=\"199\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">DIFFUSION<\/span><\/a> Ensemble <em>M\u00f3bile<\/em> lors du spectacle <em>Por tr\u00e1s das Coisas<\/em>, octobre 2010<span class=\"media-credits\">DIFFUSION<\/span><\/p><\/div>\n<p>Si cela peut ne pas para\u00eetre nouveau, le chercheur observe n\u00e9anmoins que cette mystification du <em>high tech<\/em> est m\u00eame pr\u00e9sente dans les grands centres de recherche musicale. Le plus important est de revoir le r\u00f4le de la virtuosit\u00e9 qui a plac\u00e9 le cr\u00e9ateur et le spectateur sur deux p\u00f4les distants. Mais aussi de se distancier un peu de la tradition en rapprochant la musique d\u2019autres mod\u00e8les artistiques, dans un m\u00e9tissage avec d\u2019autres arts. \u00ab Dans ce contexte, on peut d\u00e9velopper une musique interactive car le seul moyen d\u2019entrer dans cette nouvelle forme se fait par le v\u00e9cu sensoriel \u00bb, d\u00e9clare le musicien.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9action<\/strong><br \/>\nLe projet ne travaille pas avec l\u2019id\u00e9e de rupture, mais \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9action contre la technologie comme solution \u00e0 tous les probl\u00e8mes. Cela s\u2019est m\u00eame produit dans la musique. Le terme \u00ab musique \u00e9lectroacoustique \u00bb met l\u2019accent sur la technologie utilis\u00e9e pour ce genre musical. Les critiques ont commenc\u00e9 \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980. D\u00e9sormais, il s\u2019agit de faire descendre l\u2019art de son pi\u00e9destal et de cesser de le voir comme quelque chose fait par peu de gens pour peu de gens. En somme, de le rendre plus accessible, plus ludique et ironique en rapprochant la musique et sa cr\u00e9ation du quotidien des personnes. Quant \u00e0 la m\u00e9diation technologique, elle a facilit\u00e9 la connexion entre des \u00e9l\u00e9ments sonores et visuels.<\/p>\n<p>Iazzetta poursuit : \u00ab Dans un concert par exemple, le public assiste passivement \u00e0 quelque chose qu\u2019il n\u2019arrive pas \u00e0 faire ou \u00e0 comprendre compl\u00e8tement, dans une admiration totale et \u00e0 distance. M\u00eame devant un piano, les personnes ne comprennent pas bien comment fonctionne cette m\u00e9canique plus complexe \u00bb. La technologie compenserait justement cette absence de virtuosit\u00e9 en chacun de nous. Elle donne lieu \u00e0 un \u00ab nouvel amateurisme \u00bb dans le bon sens du terme : la capacit\u00e9 de chacun \u00e0 cr\u00e9er de la musique vu que l\u2019asym\u00e9trie entre celui qui fait et celui qui appr\u00e9cie l\u2019\u0153uvre d\u2019art dispara\u00eetrait. Les appareils se mettent \u00e0 la place de la technique et l\u2019exp\u00e9rimentation remplace la tradition. \u00ab Jouer avec les appareils est une exp\u00e9rience dans laquelle l\u2019art tend \u00e0 cesser d\u2019\u00eatre art. Ce sont des propositions artistiques d\u00e9charg\u00e9es de technique et tourn\u00e9es vers l\u2019exp\u00e9rience, vers le jeu avec le mat\u00e9riel. Et comme l\u2019art est chaque fois plus immerg\u00e9 dans l\u2019utilisation de gadgets technologiques, ce qui paradoxalement se dilue c\u2019est la technique elle-m\u00eame \u00bb.<\/p>\n<p>Mais pour que le paradoxe fonctionne, il faut que cela vienne de la technologie. Pour Marcelo Queiroz, professeur d\u2019informatique de l\u2019USP et chercheur de M\u00f3bile, le travail se fait dans une \u00ab perspective compl\u00e9mentaire \u00e0 celle des musiciens. Nous avons beaucoup de questions sur le son et elles sont objectives et pas du tout esth\u00e9tiques. Ce sont des signaux trait\u00e9s de mani\u00e8re scientifique \u00bb. En plus de sa connaissance technologique, Queiroz poss\u00e8de une formation en composition de l\u2019ECA-USP : \u00ab Mais quand je suis de \u2018l\u2019autre c\u00f4t\u00e9\u2019, je ne travaille qu\u2019avec les variables scientifiques en qu\u00eate d\u2019un partenariat horizontal avec les recherches musicales du groupe \u00bb.<\/p>\n<p>Cette interaction se produit chaque fois qu\u2019une question artistique propose un d\u00e9fi technique, \u00e0 l\u2019exemple de l\u2019analyse des signaux de voix. \u00ab Je pr\u00e9f\u00e8re voir la musique et l\u2019art comme des lieux o\u00f9 surgissent naturellement des probl\u00e8mes d\u2019int\u00e9r\u00eat technique qui demandent des solutions. En fin de compte, les ordinateurs \u00e9tant plus flexibles ils offrent plus de chances d\u2019expansion et d\u2019exp\u00e9rimentation avec des timbres et des signaux que la cr\u00e9ation de nouveaux instruments \u00bb, indique Queiroz. Pour lui, la musique suit \u00e0 pr\u00e9sent le m\u00eame chemin auparavant emprunt\u00e9 par les arts visuels : \u00ab Du point de vue des donn\u00e9es sonores, nous pouvons moduler l\u2019\u00e9coute humaine, transposer vers l\u2019outil informatique. Nous aurons bient\u00f4t la m\u00eame synth\u00e8se sonore que celle obtenue dans le pass\u00e9 avec les programmes graphiques \u00bb. Le chercheur rappelle les simulations informatiques d\u2019espaces acoustiques, o\u00f9 un groupe peut s\u2019entendre y compris dans une salle inexistante.<\/p>\n<div id=\"attachment_161797\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-161797\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Musica_DSC_0112-300x199.jpg\" alt=\"Michelle Agnes jouant du piano lors de l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00bfM\u00fasica? 3, au Centre Culturel \u2028S\u00e3o Paulo, 2011\" width=\"300\" height=\"199\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">DIFFUSION<\/span>Michelle Agnes jouant du piano lors de l\u2019\u00e9v\u00e9nement <em>\u00bfM\u00fasica?<\/em> 3, au Centre Culturel \u2028S\u00e3o Paulo, 2011<span class=\"media-credits\">DIFFUSION<\/span><\/p><\/div>\n<p>Fabio Kon, \u00e9galement du d\u00e9partement informatique de l\u2019USP et membre du projet M\u00f3bile, d\u00e9clare que \u00ab le travail dans le projet M\u00f3bile a \u00e9t\u00e9 [\u2026] une opportunit\u00e9 unique. Pour la premi\u00e8re fois, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 monter une \u00e9quipe interdisciplinaire de scientifiques, artistes et \u00e9tudiants de technologie et d\u2019arts pour travailler ensemble sur une recherche en production artistique d\u2019avant-garde. [\u2026] Depuis le d\u00e9but du projet, nous nous sommes efforc\u00e9s de rapprocher la cr\u00e9ation artistique de la production technologique de pointe et d\u2019exploiter les synergies entre ces deux formes de connaissance. Ce n\u2019est pas une t\u00e2che facile, car la tendance naturelle des artistes et des techniciens est de travailler isol\u00e9ment ; mais ce projet est un premier pas dans cette direction. Nous sommes contents des r\u00e9sultats atteints, mais il y a encore beaucoup \u00e0 faire et un long chemin \u00e0 parcourir. [\u2026] Il s\u2019agit d\u2019une forme unique de production et de propagation de la connaissance qui diff\u00e8re des normes traditionnelles d\u2019aide \u00e0 la recherche \u00bb. D\u2019apr\u00e8s lui, tout va au-del\u00e0 des \u00e9tudes musicales.<\/p>\n<p>Iazzetta estime que l\u2019\u00ab on parle beaucoup de la technologie et des machines comme du contraire de l\u2019humain, comme si l\u2019\u00e2me de la musique \u00e9tait vendue pour presque rien. Mais imaginer qu\u2019une machine tire ce qu\u2019il y a d\u2019humain dans la musique, c\u2019est oublier que rien n\u2019est plus repr\u00e9sentatif de l\u2019humain que les machines que nous faisons \u00bb. Nous avons tendance \u00e0 traiter la relation entre musique et technologie comme un aspect de d\u00e9pendance plut\u00f4t que de symbiose.<\/p>\n<p>Selon lui, l\u2019utilisation de la technologie n\u2019est plus essentielle comme au d\u00e9but de la musique \u00e9lectroacoustique. Elle est devenue secondaire. Elle est un outil pour cr\u00e9er des int\u00e9r\u00eats et aide ainsi \u00e0 d\u00e9mystifier l\u2019acte de cr\u00e9ation musicale.<\/p>\n<p><strong>Le Projet<br \/>\n<\/strong>M\u00f3bile: processus musicaux interactifs (<a href=\"http:\/\/www.bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/2266\/mobile-processos-musicais-interativos\/\" target=\"_blank\">n\u00b0 2008\/08632-8<\/a>); <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Projet Th\u00e9matique; <strong>Coordonnateur<\/strong> Fernando Iazzetta (USP); <strong>Investissement<\/strong> 515 936,56 reais (FAPESP).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Projet M\u00f3bile montre les r\u00e9sultats de l\u2019union entre l\u2019art et la technologie","protected":false},"author":24,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1188],"tags":[],"coauthors":[117],"class_list":["post-161794","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-humanites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161794","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/24"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=161794"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161794\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161794"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161794"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=161794"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=161794"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}