{"id":204606,"date":"2015-12-02T15:00:46","date_gmt":"2015-12-02T17:00:46","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=204606"},"modified":"2015-11-26T14:54:44","modified_gmt":"2015-11-26T16:54:44","slug":"forets-en-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/forets-en-mutation\/","title":{"rendered":"For\u00eats en mutation"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_204608\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-204608\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lianas_000526042-300x199.jpg\" alt=\"En Amazonie,  les populations  de liane gagnent du terrain dans  des zones de for\u00eat continue et sans historique de perturbation\" width=\"290\" height=\"193\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span>En Amazonie, les populations de liane gagnent du terrain dans des zones de for\u00eat continue et sans historique de perturbation<span class=\"media-credits\">EDUARDO CESAR<\/span><\/p><\/div>\n<p>Publi\u00e9 en octobre 2014<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir dormi dans un hamac d\u2019un campement install\u00e9 dans la for\u00eat \u00e0 80 kilom\u00e8tres de Manaus, l\u2019\u00e9cologue nord-am\u00e9ricaine Robyn Burnham se r\u00e9veille peu avant l\u2019aube, avale deux gorg\u00e9es de caf\u00e9 et s\u2019enfonce dans la for\u00eat dense \u00e0 la recherche de lianes, un type de plante grimpante qui s\u2019enroule autour des arbres. Sans se laisser abattre par la chaleur et la sueur incessantes, elle fixe des rubans rouges sur les esp\u00e8ces qu\u2019elle rencontre dans les entrem\u00ealements de feuilles, de branches et de troncs pour pouvoir accompagner leur croissance au fil des ann\u00e9es. Puis, aid\u00e9e de ses assistants, elle mesure les tiges des plantes de plus d&#8217;un centim\u00e8tre (cm) de diam\u00e8tre, collecte des \u00e9chantillons de branches et les emm\u00e8ne dans son laboratoire pour analyser et identifier l\u2019esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>Sur la base de 35 ann\u00e9es d\u2019observations sur le terrain, Burnham et d\u2019autres chercheurs ont remarqu\u00e9 une augmentation des populations de lianes au milieu des for\u00eats vierges de l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Amazonie. C\u2019est la premi\u00e8re fois que ce ph\u00e9nom\u00e8ne est observ\u00e9. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, on pensait que la prolif\u00e9ration de lianes \u00e9tait seulement commune dans des zones de v\u00e9g\u00e9tation d\u00e9grad\u00e9e, en particulier les fragments de for\u00eats entour\u00e9s de p\u00e2turages et de routes.<\/p>\n<p>Dans la for\u00eat atlantique \u2013 m\u00eame si le nombre de donn\u00e9es recueillies n\u2019est pas aussi vaste \u2013, ce sont les bambous qui semblent vouloir donner un nouveau visage \u00e0 des fragments forestiers; c\u2019est en tout cas ce que montrent des \u00e9tudes de chercheurs de l\u2019Institut de Botanique de S\u00e3o Paulo (Ibt). Les bambous comme les lianes tirent profit de la fragilit\u00e9 de milieux perturb\u00e9s pour augmenter leur espace. Ces deux constats laissent supposer que l\u2019Amazonie et la for\u00eat atlantique sont soumises \u00e0 des pressions environnementales auparavant m\u00e9connues.<\/p>\n<div id=\"attachment_204611\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-204611\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lianas_DSC_0022_12-300x201.jpg\" alt=\"L\u2019\u00e9cologue Robyn Burnham et son assistant, Jo\u00e3o Batista da Silva, r\u00e9coltent  et mesurent des exemplaires de lianes pendant le travail  de terrain de 2013\" width=\"290\" height=\"194\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00c9O RAMOS<\/span>L\u2019\u00e9cologue Robyn Burnham et son assistant, Jo\u00e3o Batista da Silva&#8230;<span class=\"media-credits\">L\u00c9O RAMOS<\/span><\/p><\/div>\n<p>On sait depuis longtemps que les br\u00fblis, l\u2019abattage massif de for\u00eats primaires pour l\u2019agriculture et l\u2019\u00e9levage et m\u00eame la coupe s\u00e9lective interf\u00e8rent sur la dynamique de la for\u00eat, modifient la vari\u00e9t\u00e9 des esp\u00e8ces de plantes et leur rythme de croissance. On commence d\u00e9sormais \u00e0 percevoir que d\u2019autres facteurs peuvent aussi affecter cette dynamique. Pour William Laurance, biologiste nord-am\u00e9ricain et auteur de deux articles publi\u00e9s cette ann\u00e9e dans la revue Ecology sur le comportement des lianes en Amazonie, l\u2019augmentation de leur prolif\u00e9ration dans des zones non d\u00e9grad\u00e9es peut \u00eatre due \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019abondantes et diverses dans les for\u00eats du monde entier, c\u2019est sous les tropiques qu\u2019elles sont les plus nombreuses, les plus riches et les plus vari\u00e9es en termes de formes et de tailles. Certaines, aux tiges fragiles et verd\u00e2tres, sont quasiment invisibles au milieu des for\u00eats. D\u2019autres ont des \u00e9corces comme celles des arbres et reposent m\u00e9lancoliquement sur les sommets des for\u00eats.<\/p>\n<p>Les lianes se propagent dans des milieux divers. Elles peuvent produire jusqu\u2019\u00e0 40 % des feuilles qui couvrent les arbres, sans compter les semences et petits fruits qui servent d\u2019aliment aux oiseaux et aux petits mammif\u00e8res. En g\u00e9n\u00e9ral, les lianes montent en spirale autour des troncs des arbres et les entourent comme si elles les \u00e9tranglaient. Les arbres recouverts de lianes poussent plus lentement, se reproduisent moins et meurent plus rapidement \u2013 beaucoup ne supportent pas le poids, par exemple.<\/p>\n<div id=\"attachment_204607\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-204607\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lianas_2JG13482-300x200.jpg\" alt=\"R\u00e9coltent et mesurent des exemplaires de lianes\" width=\"290\" height=\"193\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00c9O RAMOS<\/span>&#8230;r\u00e9coltent et mesurent des exemplaires de lianes pendant le travail de terrain de 2013<span class=\"media-credits\">L\u00c9O RAMOS<\/span><\/p><\/div>\n<p>Partant de l\u00e0, les chercheurs ont remarqu\u00e9 que les lianes \u00e9taient susceptibles de reconfigurer la communaut\u00e9 d\u2019arbres, qu\u2019elles refa\u00e7onnent des milieux en favorisant la survie de certaines esp\u00e8ces au d\u00e9triment d\u2019autres.<\/p>\n<p>Avec son travail d\u2019identification des esp\u00e8ces de lianes, Robyn Burnham effectue progressivement un relev\u00e9 de la distribution de ces plantes dans certaines zones de l\u2019Amazonie. Elle a d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9 300 esp\u00e8ces, beaucoup d\u2019entre elles pas encore d\u00e9crites: \u00ab Nous avons trouv\u00e9 plus de 80 esp\u00e8ces sur un demi-hectare! \u00bb. \u00c9cologue de l\u2019Universit\u00e9 de Michigan, elle se rend en Amazonie au moins deux fois par an: \u00ab Nous esp\u00e9rons que ce recensement aidera \u00e0 identifier quelles esp\u00e8ces de lianes b\u00e9n\u00e9ficient plus de ce sc\u00e9nario et occupent de plus en plus d\u2019espace \u00bb. Burnham et Laurance font tous deux partie du Projet Dynamique Biologique de Fragments Forestiers (PDBFF) de l\u2019Institut National de Recherches de l\u2019Amazonie (Inpa). Ce projet suit depuis plus de 30 ans l\u2019\u00e9volution de plus de 1 000 kilom\u00e8tres carr\u00e9s (km2) de for\u00eats fragment\u00e9es et continues en Amazonie. Le travail de Burnham augmente aussi la connaissance d\u2019autres chercheurs sur la composition des communaut\u00e9s de lianes et offre une vision plus d\u00e9taill\u00e9e de leur prolif\u00e9ration.<\/p>\n<p>Depuis 35 ans, les chercheurs de ce programme vont sur le terrain pour analyser les taux de croissance et de mortalit\u00e9 de 60 000 arbres et 178 295 arbustes (de moins de 10 cm de diam\u00e8tre \u00e0 hauteur de la poitrine) sur 55 hectares de for\u00eat continue et 39 hectares de for\u00eat fragment\u00e9e. La surveillance continue a donn\u00e9 naissance \u00e0 une banque de donn\u00e9es sophistiqu\u00e9e sur le comportement de ces for\u00eats. Plus r\u00e9cemment, les chercheurs ont \u00e9galement compt\u00e9 les populations de lianes qui repr\u00e9sentent une parcelle importante de la biomasse et de la diversit\u00e9 des for\u00eats, mais qui ne faisaient pas encore l\u2019objet de relev\u00e9s forestiers. Ils ont accompagn\u00e9 la croissance de plus de 35 000 lianes dans 66 zones d\u2019un hectare dans des for\u00eats continues et dans des for\u00eats fragment\u00e9es dont la taille varie de 1 \u00e0 100 hectares.<\/p>\n<div id=\"attachment_204609\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-204609\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lianas_Aulonemia-252-768x1024.jpg\" alt=\"Pousse du bambou Aulonemia aristulata, natif de la for\u00eat atlantique (ci-contre)\" width=\"290\" height=\"387\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">MARIA TEREZA GUARANTINI \/ IBT<\/span>Pousse du bambou <em>Aulonemia aristulata<\/em>, natif de la for\u00eat atlantique<span class=\"media-credits\">MARIA TEREZA GUARANTINI \/ IBT<\/span><\/p><\/div>\n<p>Par le biais de simulations informatiques, ils se sont aper\u00e7us que les populations de lianes se propageaient dans des zones foresti\u00e8res sans historique de perturbation. Pour Jos\u00e9 Lu\u00eds Camargo, \u00e9cologue de S\u00e3o Paulo et coordonnateur scientifique du PDBFF, \u00ab ce fut une surprise. La prolif\u00e9ration de lianes est commune dans des zones \u00e0 proximit\u00e9 des for\u00eats fragment\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>Camargo observe que la population de lianes dans les for\u00eats vierges proches de Mana\u00fas a augment\u00e9 annuellement de 1 % en plus que ce qui \u00e9tait esp\u00e9r\u00e9 au cours des 14 derni\u00e8res ann\u00e9es. Les chercheurs pensent que la prolif\u00e9ration de ces plantes dans ces zones est li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation des concentrations de CO2 dans l\u2019atmosph\u00e8re. Le CO2 semble agir comme un fertilisant qui, en acc\u00e9l\u00e9rant aussi bien la croissance des lianes que des arbres (mais surtout des lianes), contribue \u00e0 la reconfiguration de la for\u00eat. Pour les lianes, la plus grande concentration de CO2 remplacerait en partie le peu de lumi\u00e8re dans ces milieux et les ferait pousser plus rapidement. Mais pour les arbres, cela intensifierait la dispute pour l\u2019espace. \u00ab La comp\u00e9tition pour l\u2019eau, les nutriments et la lumi\u00e8re dans les for\u00eats continues est aussi plus forte entre les arbres et les lianes \u00bb, explique Camargo. Pour Laurance, cette situation \u00ab rend le comportement de la for\u00eat plus dynamique \u00bb. L\u2019\u00e9cologue a v\u00e9cu 5 ans au Br\u00e9sil et aujourd\u2019hui il travaille \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 James Cook en Australie.<\/p>\n<p>D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les lianes s\u2019adaptent mieux aux for\u00eats perturb\u00e9es, en partie \u00e0 cause de l\u2019\u00ab effet de bord \u00bb \u2013 chaque ann\u00e9e, la d\u00e9forestation ajoute<br \/>\n32 000 kms de bordures \u00e0 la for\u00eat amazonienne. Dans les zones de transition entre la for\u00eat ferm\u00e9e et les zones ouvertes, les arbres tombent, s\u00e8chent et meurent plus vite en raison de l\u2019exc\u00e8s de lumi\u00e8re, de chaleur et de vent. Avec plus de lumi\u00e8re, les lianes qui sont plus r\u00e9sistantes \u00e0 la s\u00e9cheresse et croissent plus vite avancent et atteignent facilement le sommet des arbres. De l\u2019avis de Camargo, \u00ab ces changements peuvent diminuer le stock de carbone, modifier plusieurs aspects de l\u2019\u00e9cologie de la for\u00eat et r\u00e9duire la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces d\u2019arbres \u00bb. Dans ce sens, les lianes aident les chercheurs \u00e0 comprendre le niveau de perturbation des for\u00eats.<\/p>\n<p><strong>Comp\u00e9tition acharn\u00e9e<br \/>\n<\/strong>Tous les jours entre novembre 2008 et ao\u00fbt 2009, la biologiste Maria Tereza Grombone Guaratini et son \u00e9quipe de l\u2019Institut de Botanique de S\u00e3o Paulo ont mesur\u00e9 et num\u00e9rot\u00e9 les lianes qui se trouvaient dans des milieux avec et sans bambous, s\u00e9par\u00e9s par 1 km de distance, sur le troisi\u00e8me plus grand fragment de la for\u00eat atlantique de S\u00e3o Paulo \u2013 dans le parc das Fontes do Ipiranga, \u00e0 14 kms du centre de S\u00e3o Paulo. Ils ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins de quelque chose d\u2019inattendu: les lianes doivent faire avec la pr\u00e9sence g\u00eanante des bambous qui, comme elles, ont besoin de lumi\u00e8re et d\u2019espace pour se propager. \u00ab Dans cette comp\u00e9tition, les bambous sont plus forts que les lianes\u00bb, explique la biologiste.<\/p>\n<div id=\"attachment_204610\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-204610\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lianas_Bauhinia-PDBFF-IMG_2826-Burnham22-768x1024.jpg\" alt=\"Exemplaire de liane Bauhinia guianensis en Amazonie (ci-dessus)\" width=\"290\" height=\"387\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">PDBFF\/INPA<\/span>Exemplaire de liane <em>Bauhinia guianensis<\/em> en Amazonie<span class=\"media-credits\">PDBFF\/INPA<\/span><\/p><\/div>\n<p>Guaratini et ses coll\u00e8gues ont constat\u00e9 que les bambous ligneux de l\u2019esp\u00e8ce Aulonemia aristulata, native de la for\u00eat atlantique, lib\u00e8rent des compos\u00e9s chimiques dans la terre qui inhibent la croissance des arbres et m\u00eame la germination des lianes. Sans les arbres, les lianes n\u2019ont pas d\u2019appui pour grimper \u00e0 la recherche de la lumi\u00e8re. En plus, elles ne r\u00e9ussissent pas \u00e0 se fixer sur les tiges lisses des bambous. Au total, les chercheurs ont identifi\u00e9 1 031 exemplaires de lianes de plus d\u20191 cm de diam\u00e8tre, 277 dans des zones domin\u00e9es par des bambous et 754 dans des zones non domin\u00e9es par des bambous. Comme une grande partie des lianes rencontr\u00e9es dans des milieux occup\u00e9s par l\u2019esp\u00e8ce Aulonemia aristulata poss\u00e8dent une grosse tige, Guaratini pense qu\u2019elles \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 avant l\u2019invasion des bambous.<\/p>\n<p>De m\u00eame qu\u2019en Amazonie, la prolif\u00e9ration des bambous peut \u00eatre li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation de la concentration de CO2 dans l\u2019atmosph\u00e8re. En 2013, Guaratini a v\u00e9rifi\u00e9 cette hypoth\u00e8se en cultivant de jeunes exemplaires de l\u2019esp\u00e8ce A. aristulata dans deux types de chambres: une avec des concentrations \u00e9lev\u00e9es de CO2 et l\u2019autre dans des conditions normales.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 7 semaines, les bambous cultiv\u00e9s dans la chambre ayant plus de CO2 produisaient 70 % de photosynth\u00e8se en plus, \u00e9taient 92 % plus hauts et avaient une superficie foliaire 104 % plus grande que celle de ceux de l\u2019autre chambre. La chercheuse pense que dans un sc\u00e9nario de changements climatiques mondiaux les bambous peuvent dominer chaque fois plus de milieux et affecter la composition d\u2019esp\u00e8ces d\u2019arbres. Et ce qu\u2019elle a observ\u00e9 entre les bambous de la for\u00eat atlantique est peut-\u00eatre aussi valable pour les lianes de l\u2019Amazonie.<\/p>\n<p><strong>Projet<\/strong><br \/>\nInfluence de <em>Paradiolyra micrantha<\/em> dans la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration d\u2019un fragment urbain de for\u00eat atlantique (<a href=\"http:\/\/www.bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/21026\/influencia-de-paradiolyra-micrantha-na-regeneracao-de-um-fragmento-urbano-de-mata-atlantica\/\" target=\"_blank\">n\u00b0 05\/51747-2<\/a>);\u00a0<strong>Modalit\u00e9<\/strong> Ligne r\u00e9guli\u00e8re d\u2019aide au projet de recherche; <strong>Responsable<\/strong> Maria Tereza Grombone Guaratini (IBt-SP); <strong>Investissement<\/strong> 45.219,86 reais (FAPESP).<\/p>\n<p><em>Articles scientifiques<\/em><br \/>\nLAURANCE, W. F. <em>et al.<\/em> <a href=\"http:\/\/www.esajournals.org\/doi\/abs\/10.1890\/13-1571.1\" target=\"_blank\">Long-term changes in liana abundance and forest dynamics in undisturbed Amazonian forests<\/a>. <strong>Ecology<\/strong>. v. 95, n. 6, p. 1604\u201311. 2014.<br \/>\nGROMBONE-GUARATINI, M. T. <em>et al<\/em>. <a href=\"http:\/\/www.tandfonline.com\/doi\/abs\/10.1080\/0028825X.2013.829502#.VDaw5_ldURo\" target=\"_blank\">Atmospheric CO2 enrichment markedly increases photosynthesis and growth in a woody tropical bamboo from the Brazilian Atlantic Forest<\/a>. <strong>New Zealand Journal of Botany<\/strong>. v. 51, n. 4, p. 275-85. dez. 2013.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les lianes donnent un nouveau visage \u00e0 l\u2019Amazonie, et les bambous \u00e0 la for\u00eat atlantique","protected":false},"author":346,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[662],"class_list":["post-204606","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204606","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/346"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=204606"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204606\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=204606"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=204606"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=204606"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=204606"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}