{"id":204622,"date":"2015-12-02T15:04:59","date_gmt":"2015-12-02T17:04:59","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=204622"},"modified":"2015-12-02T17:46:17","modified_gmt":"2015-12-02T19:46:17","slug":"de-nouvelles-pieces-du-puzzle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/de-nouvelles-pieces-du-puzzle\/","title":{"rendered":"De nouvelles pi\u00e8ces du puzzle"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR_2015-02.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-204626\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR_2015-02-300x296.jpg\" alt=\"037-039_Cien_Arqueologia_FR_2015-02\" width=\"290\" height=\"286\" \/><\/a><em>Publi\u00e9 en janvier 2015<\/em><\/p>\n<p>Deux dents d\u2019un grand cerf d\u00e9couvertes dans un site pr\u00e9historique aux alentours du Parc National de la Serra da Capivara, \u00e0 S\u00e3o Raimundo Nonato, dans le sud de l\u2019\u00e9tat du Piau\u00ed, vont relancer le d\u00e9bat sur la date d\u2019arriv\u00e9e de l\u2019homme moderne dans les Am\u00e9riques. Les restes de ces grands mammif\u00e8res, d\u00e9couverts \u00e0 environ 50 cm de profondeur dans la m\u00eame couche g\u00e9ologique de la Toca do Serrote das Moendas o\u00f9 ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s des ossements humains, ont \u00e9t\u00e9 dat\u00e9s par deux laboratoires ind\u00e9pendants. Une dent a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9e par le D\u00e9partement de Physique de la Facult\u00e9 de Philosophie, Sciences et Lettres de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto ; et l\u2019autre par le D\u00e9partement de Chimie du Williams College, dans le Massachusetts, aux \u00c9tats-Unis. Les deux examens sont arriv\u00e9s \u00e0 la m\u00eame conclusion: 29 mille ans dans le premier cas et 24 mille ans dans le second. Un troisi\u00e8me groupe du campus de la Baixada Santista de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp), a dat\u00e9 l\u2019\u00e2ge d\u2019une couche de concr\u00e9tion, strate compacte riche en carbonates qui recouvrait les s\u00e9diments o\u00f9 se trouvaient les dents de l\u2019animal et les fragments de squelette humain. On supposait que la couche de concr\u00e9tion \u00e9tait plus jeune que les restes des animaux. Les tests ont confirm\u00e9 cette hypoth\u00e8se en datant cet \u00e9chantillon de sol \u00e0 21 mille ans. Les deux datations faites au Br\u00e9sil ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9quipements acquis \u00e0 l\u2019aide d\u2019un financement de la FAPESP.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ces trois tests, le groupe de chercheurs pense avoir r\u00e9uni un ensemble de preuves indirectes qui attestent de la pr\u00e9sence de l\u2019homme dans la r\u00e9gion semi-aride du Nordeste il y a environ 20 mille ans, soit bien avant les th\u00e8ses d\u00e9fendues par l\u2019arch\u00e9ologie traditionnelle sur le peuplement des Am\u00e9riques. \u00ab Les trois dates s\u2019alignent \u00bb, affirme le physicien Oswaldo Baffa, coordonnateur du groupe de l\u2019USP de Ribeir\u00e3o Preto, et l\u2019un des auteurs des recherches. \u00ab Pour amenuiser les critiques, nous avons pris le soin d\u2019analyser les \u00e9chantillons dans trois endroits diff\u00e9rents et cela de mani\u00e8re aveugle sans que les diff\u00e9rents groupes sachent exactement ce qu\u2019ils analysaient \u00bb. La vision classique de groupes nord-am\u00e9ricains situait l\u2019arriv\u00e9e du premier groupe d\u2019Homo sapiens sur le continent \u00e0 environ 13 mille ans, en passant par le d\u00e9troit de B\u00e9ring qui s\u00e9pare l\u2019Asie et l\u2019Alaska. Les r\u00e9sultats obtenus gr\u00e2ce au mat\u00e9riel d\u00e9couvert dans cette caverne de la r\u00e9gion semi-aride du Nordeste ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en d\u00e9cembre dans un article de la revue scientifique Journal of Human Evolution. \u00ab L\u2019absence de collag\u00e8ne ne permettait pas de dater directement les ossements humains au carbone 14 \u00bb, d\u00e9clare l\u2019arch\u00e9ologue Ni\u00e8de Guidon, \u00e9galement auteur de ces travaux et pr\u00e9sidente de la Fondation Mus\u00e9e de l\u2019Homme Am\u00e9ricain (Fumdham). \u00ab Cependant, les r\u00e9sultats obtenus par trois laboratoires distincts gr\u00e2ce aux datations des dents de cerfs et de la couche de concr\u00e9tion indiquent une occupation humaine tr\u00e8s ancienne dans la r\u00e9gion \u00bb. La Fumdham g\u00e8re le parc conjointement avec l\u2019Institut Chico Mendes de Conservation de la Biodiversit\u00e9 (ICMBio), entit\u00e9 li\u00e9e au Minist\u00e8re de l\u2019Environnement.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-204625\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR.jpg\" alt=\"037-039_Cien_Arqueologia_FR\" width=\"290\" height=\"329\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR.jpg 643w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR-120x136.jpg 120w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/037-039_Cien_Arqueologia_FR-250x284.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><\/a>Depuis les ann\u00e9es 70, Ni\u00e8de Guidon et ses collaborateurs m\u00e8nent principalement des recherches dans des zones arch\u00e9ologiques et pal\u00e9ontologiques situ\u00e9es dans la r\u00e9gion du parc, class\u00e9 au patrimoine culturel de l\u2019humanit\u00e9 par l\u2019Unesco. Son \u00e9quipe a inventori\u00e9 1 400 sites pr\u00e9historiques dans la Serra da Capivara, la plus grande concentration des Am\u00e9riques avec 900 sites riches en peintures rupestres faites il y a des milliers d\u2019ann\u00e9es. Outre la reproduction de figures humaines, les dessins sur les roches repr\u00e9sentent des animaux, y compris le Cerf du Pantanal (Blastocerus dichotomus), une esp\u00e8ce de cervid\u00e9 dont les dents ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es dans la Toca do Serrote das Moendas. Bien que les sites soient abondants dans le semi-aride de l\u2019\u00e9tat du Piau\u00ed, ils n\u2019avaient jamais fourni d\u2019ossements humains qui puissent \u00eatre dat\u00e9s au carbone 14, habituellement utilis\u00e9 pour d\u00e9terminer l\u2019\u00e2ge de la mati\u00e8re organique (ossements, coquillages, bois, charbon, tissu) jusqu\u2019\u00e0 50 mille ans ou, dans certains cas, jusqu\u2019\u00e0 100 mille ans. Le collag\u00e8ne, qui est la partie organique des os, est indispensable pour r\u00e9aliser une datation \u00e0 l\u2019aide de ce proc\u00e9d\u00e9. Il s\u2019agit d\u2019une prot\u00e9ine rarement pr\u00e9serv\u00e9e dans les squelettes d\u00e9couverts dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Comme il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 possible de d\u00e9terminer l\u2019\u00e2ge d\u2019ossements d\u00e9couverts sur des sites probablement plus anciens de la Serra da Capivara, Ni\u00e8de Guidon s\u2019est constamment attach\u00e9e \u00e0 \u00e9tablir une chronologie acceptable de l\u2019environnement dans lequel les fragments d\u2019os humains ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9terr\u00e9s et \u00e9galement pour les objets et les vestiges produits par la main de l\u2019homme. Au cours de ces trois derni\u00e8res d\u00e9cennies, elle a dat\u00e9 des restes de foyers et d\u2019objets en pierre attribu\u00e9s \u00e0 l\u2019Homo Sapiens, ainsi que des peintures rupestres omnipr\u00e9sentes et marquant la pr\u00e9sence humaine. Ses r\u00e9sultats, encore remis en question par une bonne partie de la communaut\u00e9 scientifique, indiquent que l\u2019homme serait arriv\u00e9 dans la r\u00e9gion \u00e0 une \u00e9poque datant de 30 \u00e0 100 mille ans, utilisant pr\u00e9cocement pour ce faire une hypoth\u00e9tique route maritime \u00e0 travers l\u2019Atlantique. L\u2019arch\u00e9ologue m\u00e8ne actuellement des recherches dans la Toca do Serrote das Moendas, un site situ\u00e9 \u00e0 environ 5 kilom\u00e8tres du parc, \u00e0 l\u2019aide d\u2019autres proc\u00e9d\u00e9s de datation qui lui permettront d\u2019accumuler des donn\u00e9es afin de r\u00e9soudre ce casse-t\u00eate pol\u00e9mique sur l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019homme dans le Nordeste et par cons\u00e9quent dans les Am\u00e9riques.<\/p>\n<p>Ce site pr\u00e9historique offre de nouvelles possibilit\u00e9s d\u2019analyse. Cette caverne de grande dimension, avec 35 m\u00e8tres de long et 23 m\u00e8tres sur sa plus grande largeur, poss\u00e9dait des restes de pal\u00e9ofaune, d\u2019objets en pierre, de fragments de poteries et des parties de trois squelettes humains, deux d\u2019enfants et un d\u2019adulte. Les deux dents de Cerf du Pantanal se trouvaient c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te \u00e0 30 centim\u00e8tres des fragments du squelette adulte et \u00e0 la m\u00eame profondeur. Cette disposition, qui n\u2019est pas irr\u00e9futable, indique que l\u2019homme et l\u2019animal ont probablement v\u00e9cu \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque.<\/p>\n<div id=\"attachment_204624\" style=\"max-width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-204624\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Arque_Cervo_do_pantano2-622x1024.jpg\" alt=\"Cerf du Pantanal (cerf de marais) : l\u2019animal est repr\u00e9sent\u00e9 dans les peintures rupestres de la r\u00e9gion\" width=\"290\" height=\"477\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Jonathan Wilkins \/ Wikimedia Commons<\/span>Cerf du Pantanal (cerf de marais): l\u2019animal est repr\u00e9sent\u00e9 dans les peintures rupestres de la r\u00e9gion<span class=\"media-credits\">Jonathan Wilkins \/ Wikimedia Commons<\/span><\/p><\/div>\n<p>La m\u00e9thode de datation par r\u00e9sonance de spin \u00e9lectronique, \u00e9galement appel\u00e9e spectroscopie, a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour d\u00e9terminer l\u2019\u00e2ge des dents. Cette technique mesure la quantit\u00e9 de radiation ionisante r\u00e9fl\u00e9chie par un \u00e9chantillon \u00e0 travers la concentration de spins cr\u00e9\u00e9e par cette \u00e9nergie et d\u00e9pos\u00e9e sur le mat\u00e9riel. \u00abNormalement, plus la dent est ancienne plus la dose d\u00e9pos\u00e9e y est grande\u00bb, explique la physicienne Angela Kinoshita, de l\u2019Universit\u00e9 Sagrado Cora\u00e7\u00e3o (USC), de Bauru, et chercheur post-doctorant au D\u00e9partement de Physique de l\u2019USP \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto, qui a examin\u00e9 une des dents avec cette m\u00e9thode. Outre le fait d\u2019enregistrer le niveau de radiation stock\u00e9 dans l\u2019\u00e9mail et dans la dentine de la dent, la datation d\u2019un \u00e9chantillon doit tenir compte des conditions sp\u00e9cifiques du site o\u00f9 le mat\u00e9riel analys\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert (niveaux local de la radiation \u00e9mise par des \u00e9l\u00e9ments comme l\u2019uranium, le thorium et le potassium) et \u00e9galement par la radiation cosmique.<\/p>\n<p>La couche de concr\u00e9tion riche en carbonates qui scellait pratiquement la strate s\u00e9dimentaire o\u00f9 se trouvaient les dents de l\u2019animal et les restes d\u2019ossements humains a \u00e9t\u00e9 dat\u00e9e \u00e0 l\u2019aide d\u2019une autre m\u00e9thode, la luminescence optiquement stimul\u00e9e (OSL). Cette m\u00e9thode mesure les niveaux du type de lumi\u00e8re pr\u00e9sente dans les cristaux de quartz d\u2019une couche g\u00e9ologique.\u00a0\u00ab Th\u00e9oriquement, plus l\u2019\u00e9chantillon est ancien, plus l\u2019intensit\u00e9 du signal OSL est forte \u00bb, explique Sonia Tatumi, physicienne de l\u2019Unifesp qui a analys\u00e9 deux \u00e9chantillons de la couche de concr\u00e9tion de la Toca do Serrote das Moendas. \u00ab Le quartz a la propri\u00e9t\u00e9 d\u2019absorber la lumi\u00e8re bleue et d\u2019\u00e9mettre par cette m\u00e9thode dans la r\u00e9gion de l\u2019ultraviolet \u00bb. Les r\u00e9sultats obtenus \u00e0 partir d\u2019un \u00e9chantillon extrait de la partie la plus centrale de la concr\u00e9tion n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 concluants. Cependant, l\u2019analyse d\u2019un morceau plus externe de la couche a permis d\u2019obtenir le r\u00e9sultat publi\u00e9 dans l\u2019article scientifique, soit un \u00e2ge de 21 mille ans avec un degr\u00e9 de pr\u00e9cision d\u2019environ 94%, dit-telle.<\/p>\n<p><strong>Projet<\/strong><br \/>\nProgr\u00e8s en dosim\u00e9trie, datation arch\u00e9ologique et caract\u00e9risation de biomat\u00e9riaux par r\u00e9sonance de spin \u00e9lectronique (<a href=\"http:\/\/www.bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/25384\/avancos-em-dosimetria-datacao-arqueologica-e-caracterizacao-de-biomateriais-por-ressonancia-de-spin-\/\" target=\"_blank\">n\u00ba 2007\/06720-4<\/a>); <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Ligne R\u00e9guli\u00e8re d\u2019Aide au Projet de Recherche; <strong>Chercheur responsable<\/strong> Oswaldo Baffa (USP\/Ribeir\u00e3o Preto); <strong>Investissement<\/strong> 507 101,73 reais (FAPESP).<\/p>\n<p><em>Article scientifique<\/em><br \/>\nKINOSHITA, A. <em>et al.<\/em> <a href=\"http:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0047248414002322\" target=\"_blank\">Dating human occupation at Toca do Serrote das Moendas, S\u00e3o Raimundo Nonato, Piau\u00ed-Brasil by electron spin resonance and optically stimulated luminescence<\/a>. <strong>Journal of Human Evolution<\/strong>. v. 77, p. 187-95. d\u00e9cembre. 2014.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des dents de cerf d\u00e9couvertes aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019ossements  humains dans des cavernes de l\u2019\u00e9tat du Piau\u00ed sugg\u00e8rent la pr\u00e9sence de l\u2019homme dans cette r\u00e9gion il y a plus de 20 mille ans","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[101],"class_list":["post-204622","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204622","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=204622"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204622\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=204622"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=204622"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=204622"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=204622"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}