{"id":236430,"date":"2013-09-03T13:40:09","date_gmt":"2013-09-03T16:40:09","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=236430"},"modified":"2017-04-18T16:26:47","modified_gmt":"2017-04-18T19:26:47","slug":"cellules-souches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/cellules-souches\/","title":{"rendered":"Cellules souches"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_236431\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236431\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-236431\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-1-743x1024.jpg\" alt=\"Colonie de cellules-souches embryonnaires humaines: espoir pour de nouvelles th\u00e9rapies\" width=\"300\" height=\"413\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Universit\u00e9 Du Wisconsin<\/span><\/a> Colonie de cellules-souches embryonnaires humaines: espoir pour de nouvelles th\u00e9rapies<span class=\"media-credits\">Universit\u00e9 Du Wisconsin<\/span><\/p><\/div>\n<p><em>Publi\u00e9 en avril 2005<\/em><\/p>\n<p>En 1998, l\u2019\u00e9quipe du biologiste James Thomson de l\u2019Universit\u00e9 du Wisconsin aux \u00c9tats-Unis, a isol\u00e9 et d\u00e9velopp\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en laboratoire une lign\u00e9e de cellules souches extraites d\u2019embryons humains. Il s\u2019agissait d\u2019une prouesse technique remarquable et \u00e9galement d\u2019un probl\u00e8me \u00e9thique pour la recherche biologique. C\u2019est un exploit remarquable car l\u2019\u00e9tude de ces cellules pourra th\u00e9oriquement am\u00e9liorer les traitements et gu\u00e9rir une liste interminable d\u2019affections. Les cellules souches embryonnaires d\u00fbment cultiv\u00e9es peuvent donner naissance \u00e0 tous les tissus de l\u2019organisme gr\u00e2ce \u00e0 220 types diff\u00e9rents de cellules qui constitueraient d\u00e8s lors, la mati\u00e8re premi\u00e8re de nouvelles th\u00e9rapies. Le probl\u00e8me \u00e9thique rel\u00e8ve du fait que leur obtention va \u00e0 l\u2019encontre des croyances d\u2019une partie de la soci\u00e9t\u00e9, principalement pour des motifs religieux et en raison des lois adopt\u00e9es par certains pays qui stipulent qu\u2019en c\u00e9dant leurs cellules souches, les embryons deviennent inutilisables.<\/p>\n<p>Nous assistons actuellement \u00e0 un d\u00e9bat juridique et moral entre leurs d\u00e9fenseurs et leurs opposants dans diff\u00e9rentes parties du globe. Peu \u00e0 peu et avec des restrictions diff\u00e9rentes, les grands pays \u00e0 vocation scientifique ou, du moins, poss\u00e9dant une structure appropri\u00e9e, tendent \u00e0 autoriser les exp\u00e9riences sur ces cellules (<em>voir cadre page XX<\/em>). Au mois de mars, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Lu\u00eds In\u00e1cio Lula da Silva a sanctionn\u00e9 la nouvelle Loi de Bios\u00e9curit\u00e9, \u00e9largissant ainsi les perspectives de d\u00e9veloppement biotechnologique dans le pays en autorisant les \u00e9tudes sur les cellules souches embryonnaires humaines ainsi que la culture et la commercialisation d\u2019organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s (OGM). L\u2019investissement accord\u00e9 \u00e0 ces deux lignes de recherche, et annonc\u00e9 par le ministre des Sciences et de la Technologie, Eduardo Campos, s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 28,3 millions de r\u00e9aux.<\/p>\n<p>La nouvelle Loi de Bios\u00e9curit\u00e9, approuv\u00e9e par le parlement br\u00e9silien sous la pression des chercheurs, de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des m\u00e9dias, conf\u00e8re \u00e0 la Commission Technique Nationale de Bios\u00e9curit\u00e9 (CTNBio), compos\u00e9e de 27 scientifiques renomm\u00e9s, les pleins pouvoirs pour autoriser la recherche et la commercialisation des produits transg\u00e9niques au Br\u00e9sil. Cette d\u00e9cision a eu deux cons\u00e9quences imm\u00e9diates. \u00c0 partir du mois de mai, les agriculteurs br\u00e9siliens auront acc\u00e8s \u00e0 11 vari\u00e9t\u00e9s de semences de soja g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es d\u00e9velopp\u00e9es par l\u2019Entreprise Br\u00e9silienne de Recherche Agricole (Embrapa) et par une douzaine de laboratoires. Certains de ces laboratoires m\u00e8nent d\u00e9j\u00e0 des recherches sur les cellules souches de la moelle osseuse et du cordon ombilical et vont d\u2019ici peu faire des recherches sur les cellules souches embryonnaires sans pour autant pouvoir r\u00e9aliser de clonages th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p>Le cardiologue Jos\u00e9 Eduardo Krieger de l\u2019Institut du Coeur (InCor), de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), utilise une m\u00e9taphore int\u00e9ressante pour d\u00e9crire l\u2019importance de cet encouragement \u00e0 la recherche dans ce domaine. \u201cLes cellules embryonnaires sont les seules qui poss\u00e8dent le disque dur complet de l\u2019ordinateur biologique \u201d. Il rajoute \u00e9galement que \u201cles recherches vont maintenant essayer d\u2019identifier les logiciels sp\u00e9cifiques et les touches correctes qui favoriseront la formation des diff\u00e9rents tissus.\u201d<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, alors que les travaux sur les cellules souches embryonnaires d\u2019origine humaine \u00e9taient interdits, les scientifiques br\u00e9siliens sont all\u00e9s de l\u2019avant. Ils ont d\u00e9velopp\u00e9 ce que la l\u00e9gislation leur permettait de faire, menant des recherches sur des cellules souches animales et des cellules souches humaines extraites de tissus adultes, en g\u00e9n\u00e9ral de la moelle osseuse et du sang du cordon ombilical. La plupart des recherches sont des \u00e9tudes biologiques de base. Leur objectif est de comprendre et de contr\u00f4ler in vitro les m\u00e9canismes de division et de diff\u00e9renciation des cellules souches et, dans certains cas, de cr\u00e9er des mod\u00e8les animaux pour traiter certaines affections. D\u2019autres \u00e9tudes plus appliqu\u00e9es concernent le traitement d\u2019affections \u00e0 l\u2019aide de cellules souches adultes test\u00e9es sur des animaux et sur des hommes. On ne sait pas \u00e0 l\u2019heure actuelle si les cellules souches adultes poss\u00e8dent la m\u00eame flexibilit\u00e9 que les cellules embryonnaires. Cependant, au fil du temps, on d\u00e9couvre qu\u2019il est possible de les extraire de tissus plus m\u00fbrs qu\u2019on ne le pensait (la graisse est une de ces sources) et de diff\u00e9rencier une plus grande vari\u00e9t\u00e9 de tissus. Elles peuvent peut-\u00eatre devenir la base du traitement de certaines affections comme les probl\u00e8mes cardiaques, orthop\u00e9diques et dentaires.<\/p>\n<div id=\"attachment_236432\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236432\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236432\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-2-300x111.jpg\" alt=\"Cellules nerveuses humaines d\u00e9riv\u00e9es de cellules-souches embryonnaires: neurones m\u00fbrs ( en rouge)\" width=\"300\" height=\"111\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Su-chunzhang<\/span><\/a> Cellules nerveuses humaines d\u00e9riv\u00e9es de cellules-souches embryonnaires: neurones m\u00fbrs (<em> en rouge<\/em>)<span class=\"media-credits\">Su-chunzhang<\/span><\/p><\/div>\n<p>Moins versatiles que les cellules embryonnaires, les cellules souches adultes ont l\u2019avantage d\u2019\u00eatre plus fiables. Durant les traitements exp\u00e9rimentaux, on injecte chez les patients des cellules souches extraites g\u00e9n\u00e9ralement de leur propre organisme. Ceci \u00e9limine le risque de rejet et r\u00e9duit l\u2019apparition d\u2019autres probl\u00e8mes. \u201cDe nombreuses \u00e9tudes indiquent que l\u2019injection de cellules souches embryonnaires non diff\u00e9renci\u00e9es provoque des tumeurs chez les souris\u201d, d\u00e9clare Marco Antonio Zago, coordinateur du Centre de Th\u00e9rapie Cellulaire de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto. \u201cIl serait insens\u00e9 d\u2019inoculer des cellules embryonnaires chez l\u2019homme sans avoir appris \u00e0 les diff\u00e9rentier\u201d, d\u00e9clare la g\u00e9n\u00e9ticienne Mayana Zatz, coordinatrice du Centre d\u2019\u00c9tudes du G\u00e9nome Humain de l\u2019USP et qui m\u00e8ne actuellement des recherches sur l\u2019utilisation de la th\u00e9rapie cellulaire dans les dystrophies musculaires (<em>voir entretien page XX<\/em>).<\/p>\n<p>C\u2019est pour cela qu\u2019aucun groupe de recherche s\u00e9rieux, br\u00e9silien ou \u00e9tranger, n\u2019envisage, \u00e0 court terme, d\u2019injecter une dose de cellules souches embryonnaires chez l\u2019homme. D\u2019ici deux ou trois ans, les r\u00e9sultats cliniques les plus encourageants devraient \u00eatre appliqu\u00e9s avec prudence dans de possibles traitements \u00e0 base de cellules souches adultes. Il y a un pr\u00e9c\u00e9dent qui justifie l\u2019optimisme mod\u00e9r\u00e9 de cet abordage. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent un seul traitement cellulaire est devenu routinier dans les h\u00f4pitaux de pointe. Il s\u2019agit de la greffe de moelle osseuse, utilis\u00e9e depuis 40 ans pour soigner la leuc\u00e9mie, certains types de lymphome ainsi que d\u2019autres d\u00e9sordres sanguins. Pour utiliser une m\u00e9taphore, dans le \u201cmiracle\u201d de la greffe, le \u201csaint\u201d, duquel on parlait si peu avant, est repr\u00e9sent\u00e9 par la population de cellules souches adultes dans ce tissu mou et spongieux situ\u00e9 dans les os. Il y a deux types de cellules souches dans la moelle: les cellules h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques, qui produisent les globules rouges (H\u00e9maties), les globules blancs, les plaquettes, et les m\u00e9senchymes qui produisent diff\u00e9rents tissus, comme les os, le cartilage, les tendons, les muscles et la graisse.<\/p>\n<p>Les avanc\u00e9es dans ce domaine seront dues aux recherches les plus vari\u00e9es, comme les travaux men\u00e9s sur des cellules souches adultes d\u2019origine humaine ou animale cultiv\u00e9es en laboratoire ou implant\u00e9es sur des animaux et m\u00eame chez l\u2019homme, des \u00e9tudes men\u00e9es sur les cellules humaines embryonnaires in vitro ou inject\u00e9es chez des animaux ainsi que des exp\u00e9riences men\u00e9es sur les cellules embryonnaires d\u2019animaux. Certaines applications \u00e9l\u00e9mentaires utilis\u00e9es par la recherche br\u00e9silienne sont pr\u00e9sent\u00e9es ci-dessous.<\/p>\n<p><strong>Cardiologie<br \/>\n<\/strong>Au m\u00eame titre que l\u2019Allemagne, le Br\u00e9sil est une des r\u00e9f\u00e9rences internationales en mati\u00e8re de recherches cliniques utilisant les cellules souches de la moelle osseuse des propres patients pour traiter leurs probl\u00e8mes cardiaques. Encourag\u00e9 par les r\u00e9sultats positifs obtenus par les \u00e9tudes pilotes men\u00e9es sur un petit nombre de patients victimes d\u2019infarctus aigu du myocarde, de cardiomyopathie dilat\u00e9e, d\u2019isch\u00e9mie chronique et de maladie de Chagas, le Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 br\u00e9silien a lanc\u00e9 au mois de f\u00e9vrier un projet d\u2019un montant de 13 millions de r\u00e9aux au profit des recherches sur les cellules de la moelle osseuse visant \u00e0 combattre ces affections qui provoquent une insuffisance cardiaque. Ce projet ambitieux appel\u00e9 \u00c9tude Multicentrique Randomis\u00e9 de Th\u00e9rapie Cellulaire en Cardiopathie sera coordonn\u00e9 par l\u2019Institut National de Cardiologie de Laranjeiras (INCL) \u00e0 Rio de Janeiro et comptera sur la participation de pr\u00e8s de 30 universit\u00e9s et h\u00f4pitaux du pays. Cette nouvelle approche sera test\u00e9e sur 1 200 patients r\u00e9partis en quatre groupes de 300 individus, class\u00e9s selon leurs probl\u00e8mes cardiaques. Tous les patients recevront un traitement conventionnel et seront suivis pendant un an. Pour v\u00e9rifier les possibles effets b\u00e9n\u00e9fiques de la th\u00e9rapie cellulaire, la moiti\u00e9 des patients recevra une injection d\u2019un placebo (mat\u00e9riel inoffensif, sans effets th\u00e9rapeutiques) et l\u2019autre moiti\u00e9 recevra une injection de cellules souches dans le coeur. L\u2019\u00e9tude aura un caract\u00e8re confidentiel, car ni les m\u00e9decins et ni les patients ne conna\u00eetront le contenu des injections.<\/p>\n<div id=\"attachment_236433\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-3.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236433\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236433\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-3-300x115.jpg\" alt=\"Clonage permis dans un but: therapeutique au Royaume-Uni\" width=\"300\" height=\"115\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Instituto Roslin<\/span><\/a> Clonage permis dans un but: therapeutique au Royaume-Uni<span class=\"media-credits\">Instituto Roslin<\/span><\/p><\/div>\n<p>Chaque pathologie d\u00e9pendra d\u2019un centre coordonnateur d\u2019\u00e9tudes. L\u2019INCL s\u2019occupera des travaux sur la cardiomyopathie dilat\u00e9e (le coeur augmente de volume et pompe difficilement le sang). L\u2019InCor coordonnera les \u00e9tudes concernant l\u2019isch\u00e9mie chronique du coeur. L\u2019h\u00f4pital Santa Izabel de Salvador, en collaboration avec la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz) \u00e0 Bahia, supervisera une toute nouvelle recherche sur les individus souffrant de la maladie de Chagas. L\u2019Institut de Sciences Biom\u00e9dicales de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (ICB\/UFRJ) et l\u2019h\u00f4pital Pro-Cardiaque coordonneront les exp\u00e9riences r\u00e9alis\u00e9es sur l\u2019infarctus aigu du myocarde.<\/p>\n<p>Si \u00e0 la fin de cette \u00e9tude, certaines th\u00e9rapies cellulaires se montrent plus efficaces que le traitement cardiaque actuel, elles seront adopt\u00e9es dans le r\u00e9seau des h\u00f4pitaux publics. \u201cD\u2019ici un an et demi, nous devrions conna\u00eetre les premiers r\u00e9sultats concernant l\u2019efficacit\u00e9 des cellules souches de la moelle osseuse dans le traitement des infarctus\u201d, estime Antonio Carlos Campos de Carvalho, de l\u2019INCL. \u201cPour les autres cardiopathies il faudra attendre environ trois ans.\u201d Pour les patients souffrant d\u2019infarctus aigu, de cardiomyopathie dilat\u00e9e et de la maladie de Chagas, la th\u00e9rapie cellulaire (ou le placebo) seront administr\u00e9s \u00e0 travers un cath\u00e9ter dans les art\u00e8res coronariennes. En ce qui concerne les individus atteints d\u2019isch\u00e9mie chronique et les personnes ayant souffert une attaque depuis plus de six mois mais qui continuent \u00e0 avoir des probl\u00e8mes d\u2019irrigation cardiaque, les cellules souches seront introduites directement dans le muscle cardiaque durant une chirurgie visant r\u00e9aliser un pontage de la veine saph\u00e8ne ou un pontage mammaire. Les attentes sont grandes en ce qui concerne les tests r\u00e9alis\u00e9s avec les chagasiques graves qui ont d\u00e9velopp\u00e9 une insuffisance cardiaque et qui sont candidats \u00e0 une greffe du c\u0153ur. Normalement la plupart des patients atteints pas cette affection d\u00e9c\u00e8de en moins de deux ans. \u201cLors d\u2019\u00e9tudes pr\u00e9liminaires sur 30 patients trait\u00e9s avec des cellules souches de la moelle osseuse, deux seulement sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s.\u201d, d\u00e9clare Ricardo Ribeiro do Santos, coordinateur de l\u2019Institut du Millenium de Bio-ing\u00e9nierie Tissulaire et chercheur \u00e0 la Fiocruz \u00e0 Salvador. \u201cMais aucun n\u2019est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 cause de la th\u00e9rapie.\u201d Selon Santos, la qualit\u00e9 de vie et les fonctions cardiaques de la plupart des chagasiques se sont am\u00e9lior\u00e9es.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes br\u00e9siliennes men\u00e9es sur les th\u00e9rapies cellulaires des probl\u00e8mes cardiaques font l\u2019objet de deux critiques. En premier lieu, les exp\u00e9riences ont avanc\u00e9 trop rapidement cr\u00e9ant de nombreuses expectatives au sein de la soci\u00e9t\u00e9 avant d\u2019avoir \u00e9puis\u00e9 toutes les possibilit\u00e9s en mati\u00e8re de recherche animale et avant d\u2019avoir d\u00e9couvert la solution id\u00e9ale pour obtenir et injecter les cellules souches chez les malades. \u201cPersonne ne sait quel est le meilleur type de cellule \u00e0 utiliser dans les th\u00e9rapies ni la technique id\u00e9ale pour les administrer chez les patients\u201d, d\u00e9clare le cardiologue Edimar Bocchi de l\u2019InCor, dont les travaux sur les cellules souches adultes administr\u00e9es sur les patients cardiaques ne font pas partie du m\u00e9gaprojet du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Deuxi\u00e8mement, les chercheurs ne connaissent pas les m\u00e9canismes qui se cachent derri\u00e8re cette am\u00e9lioration cardiaque d\u00e9montr\u00e9e lors d\u2019\u00e9tudes pr\u00e9liminaires. On ignore toujours pourquoi les injections de cellules de la moelle osseuse sont b\u00e9n\u00e9fiques. En effet, les raisons peuvent \u00eatre nombreuses car elles peuvent soit augmenter la vascularisation du c\u0153ur, soit cr\u00e9er davantage de muscle cardiaque ou renouveler les cellules endommag\u00e9es du c\u0153ur. \u201cNous ne r\u00e9aliserons des tests sur l\u2019homme qu\u2019apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 sur des animaux et quand nous serons convaincus que les b\u00e9n\u00e9fices apport\u00e9 par les cellules souches sont plus grands que les risques encourus \u201d, d\u00e9clare Radovan Borojevic, de ICB\/UFRJ, chercheur de pointe en mati\u00e8re de th\u00e9rapie cellulaire cardiaque. Quoi qu\u2019il en soit, le Conseil National d\u2019Ethique en Recherche (Conep) a donn\u00e9 son feu vert aux recherches br\u00e9siliennes qui font d\u00e9j\u00e0 \u00e9cole \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. L\u2019Institut du Coeur du Texas a r\u00e9cemment initi\u00e9 un test clinique sur des cellules souches de la moelle osseuse en prenant mod\u00e8le sur des \u00e9tudes br\u00e9siliennes. Treize patients ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette th\u00e9rapie alternative et les r\u00e9sultats obtenus sont encourageants.<\/p>\n<p><strong>Diab\u00e8tes et maladies auto-immunes<br \/>\n<\/strong>L\u2019utilisation de cellules souches adultes visant \u00e0 contr\u00f4ler les d\u00e9sordres dus au propre syst\u00e8me immunologique est actuellement test\u00e9e au Br\u00e9sil. \u00c0 titre d\u2019exemple, l\u2019\u00e9quipe du chercheur J\u00falio Voltarelli du Centre de Th\u00e9rapie Cellulaire de l\u2019USP \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto, a r\u00e9alis\u00e9 trente greffes de cellules souches de la moelle osseuse sur des patients atteints de scl\u00e9rose multiple, 15 sur des personnes souffrant d\u2019affections rhumatismales et 5 sur des diab\u00e9tiques de type 1 (qui doivent constamment recevoir des doses d\u2019insuline). Avant de recevoir par voie endoveineuse leurs propres cellules, les patients ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des sessions de chimioth\u00e9rapie ou de radioth\u00e9rapie pour \u00e9liminer les cellules du syst\u00e8me d\u00e9fensif de l\u2019organisme qui provoquent ces maladies auto-immunes. \u201cCinq personnes souffrant d\u2019affections rhumatismales sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es ainsi que quatre souffrant de scl\u00e9rose multiple, \u00e0 l\u2019issue de complications principalement infectieuses \u201d, d\u00e9clare Voltarelli. \u201cAucun diab\u00e9tique n\u2019est d\u00e9c\u00e9d\u00e9.\u201d Les patients qui ont surv\u00e9cu ont vu leur \u00e9tat de sant\u00e9 s\u2019am\u00e9liorer ou leur maladie se stabiliser, d\u00e9montrant ainsi que les cellules souches peuvent avoir aid\u00e9 \u00e0 la reconstruction d\u2019un syst\u00e8me immunologique plus sain. L\u2019\u00e9quipe de Ribeir\u00e3o Preto, en collaboration avec l\u2019H\u00f4pital Albert Einstein de S\u00e3o Paulo et l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp), va prochainement initier un projet de greffe de cellules souches adultes sur des individus atteints de scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique (maladie neuro-d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative).<\/p>\n<p><strong>Odontologie<br \/>\n<\/strong>Des dents produites gr\u00e2ce \u00e0 la culture de cellules souches adultes? Du moins en ce qui concerne les animaux, la production d\u2019une canine ou d\u2019une molaire est pratiquement devenue une r\u00e9alit\u00e9. Au mois de juillet de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, deux dentistes de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp), Silvio et Monica Duailibi, ont publi\u00e9 un article paru dans la revue scientifique <em>Journal of Dental Research<\/em> dans lequel ils d\u00e9crivent la formation de dents primitives produites \u00e0 partir de la culture de cellules souches extraites de dents de lait de souris \u00e2g\u00e9es de 3 \u00e0 7 jours. Les chercheurs ont stimul\u00e9 la croissance des cellules dans un milieu riche compos\u00e9 d\u2019un bipolym\u00e8re et les ont ensuite greff\u00e9es dans une r\u00e9gion tr\u00e8s vascularis\u00e9e de l\u2019abdomen des animaux. Trois mois plus tard, des dents ont commenc\u00e9 \u00e0 se former. Avant cette \u00e9tude, un groupe de chercheurs \u00e9trangers \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 parvenu au m\u00eame r\u00e9sultat sur des porcs. Cette exp\u00e9rience sur des rongeurs avec la collaboration des chercheurs de l\u2019Institut Forsyth de Boston et de l\u2019H\u00f4pital G\u00e9n\u00e9ral du Massachusetts, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e durant un s\u00e9jour d\u2019\u00e9tude des br\u00e9siliens aux \u00c9tats-Unis et a \u00e9t\u00e9 ensuite brevet\u00e9e. De retour au Br\u00e9sil, les Duailibi ont obtenu des r\u00e9sultats identiques dans les laboratoires de l\u2019Unifesp. Ils ont ensuite am\u00e9lior\u00e9 leurs recherches. \u201cNous avons fait pousser des dents sur la mandibule de souris \u00e0 partir des cellules souches des animaux\u201d, d\u00e9clare Monica, qui publiera prochainement un article sur ce nouveau travail. La prochaine \u00e9tape sera d\u2019essayer de cultiver, toujours sur des rongeurs, des cellules adultes extraites de dents humaines. \u201cNous allons \u00e9puiser toutes les possibilit\u00e9s en mati\u00e8re de recherche animale avant de commencer les tests sur l\u2019homme\u201d, d\u00e9clare Silvio.<\/p>\n<div id=\"attachment_236434\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-4.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236434\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236434\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Celula-tronco-4-300x188.jpg\" alt=\"Les h\u00e9maties d\u00e9riv\u00e9es des cellules-souches embryonnaires humaines: une source de sang possible pour les transfusions\" width=\"300\" height=\"188\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">PNAS<\/span><\/a> Les h\u00e9maties d\u00e9riv\u00e9es des cellules-souches embryonnaires humaines: une source de sang possible pour les transfusions<span class=\"media-credits\">PNAS<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Neurologie<br \/>\n<\/strong>Dans le monde, certaines \u00e9quipes de recherche ont produit sur des animaux et in vitro des cellules nerveuses \u00e0 partir de cellules souches. Cette prouesse augmente l\u2019espoir de pouvoir trouver une cure pour les maladies neuro-d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, comme la maladie de Parkinson. Des chercheurs su\u00e9dois ont renvers\u00e9 les sympt\u00f4mes de la maladie de Parkinson en utilisant une source biologique limit\u00e9e et pol\u00e9mique, les cellules souches extraites de f\u0153tus avort\u00e9s et qui ont la capacit\u00e9 de se transformer en neurones. C\u2019est pour cette raison que la science est \u00e0 la recherche de sources alternatives en mati\u00e8re de cellules souches \u00e9galement capables de se transformer en cellules c\u00e9r\u00e9brales. Luis Eug\u00eanio Mello, de l\u2019Unifesp, a essay\u00e9 de produire des neurones \u00e0 partir de la culture de cellules souches extraites du sang du cordon ombilical. Il y est parvenu, mais la faible quantit\u00e9 de neurones obtenue n\u2019\u00e9tait pas encourageante. \u201cCe mat\u00e9riel n\u2019est pas id\u00e9al pour produire des cellules nerveuses\u201d, d\u00e9clare Mello qui, \u00e0 court terme, a l\u2019intention de mener des recherches sur une lign\u00e9e de cellules embryonnaires humaines import\u00e9e des \u00c9tats-Unis. Rosalia Mendez-Otero, chercheur en neurologie \u00e0 l\u2019UFRJ, d\u00e9crit un fait identique. Elle a extrait des cellules souches neurales du cerveau de souris et de musaraignes et les a cultiv\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elles se transforment en neurones. Il s\u2019agit cependant d\u2019un processus tr\u00e8s lent. \u201cIl fallait attendre 12 \u00e0 15 jours pour que les cellules se divisent et produisent des neurones\u201d, d\u00e9clare Rosalia. Ces neurones pourraient \u00eatre obtenus plus rapidement gr\u00e2ce \u00e0 des cellules souches embryonnaires. Dans une ligne de recherche plus appliqu\u00e9e, elle a test\u00e9 l\u2019utilisation de cellules souches de la moelle osseuse pour renverser les sympt\u00f4mes de l\u2019attaque c\u00e9r\u00e9brale. Les r\u00e9sultats obtenus sur le premier patient sont encourageants. \u201cMaintenant nous allons r\u00e9aliser des test sur 25 autres personnes \u201d, d\u00e9clare Rosalia.<\/p>\n<p><strong>Recherche de base<br \/>\n<\/strong>Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9e Lygia da Veiga Pereira, Chef du Laboratoire de G\u00e9n\u00e9tique Mol\u00e9culaire de l\u2019Institut de Biosciences (IB) de l\u2019USP, est pionni\u00e8re au Br\u00e9sil dans l\u2019\u00e9laboration de lign\u00e9es de cellules souches embryonnaires de souris. En 2001, elle a cr\u00e9\u00e9 les premi\u00e8res souris transg\u00e9niques br\u00e9siliennes poss\u00e9dant un g\u00e8ne modifi\u00e9 et pouvant servir de mod\u00e8le animal pour \u00e9tudier certaines affections. Gr\u00e2ce aux exp\u00e9riences animales, Lygia est parvenue \u00e0 ma\u00eetriser certains ph\u00e9nom\u00e8nes chimiques favorisant la diff\u00e9renciation des cellules souches embryonnaires. \u201cPour induire la production de neurones, nous additionnons de l\u2019acide r\u00e9tiono\u00efque dans la culture. Pour obtenir du sang nous introduisons certaines Interleukines (prot\u00e9ines produites par des cellules du syst\u00e8me immunitaire) dans le milieu. Bien entendu, le processus de culture cellulaire n\u2019est pas si simple, mais nous savons maintenant quels sont les ingr\u00e9dients indispensables pour induire les cellules souches \u00e0 produire certains types de tissus\u00bb d\u00e9clare-t-elle. Cette ann\u00e9e Lygia doit commencer de nouvelles recherches sur des cellules souches embryonnaires humaines import\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe de Dimas Covas du Centre de Th\u00e9rapie Cellulaire de l\u2019USP \u00e0 Ribeir\u00e3o Preto, ma\u00eetrise d\u00e9j\u00e0 une bonne partie du processus de transformation des cellules souches m\u00e9senchymes et h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques qui sont les deux principaux types de cellules reproductrices pr\u00e9sents dans la moelle osseuse humaine et dans diff\u00e9rents tissus comme les os et le sang. L\u2019\u00e9quipe sait \u00e9galement extraire des cellules m\u00e9senchymes de diff\u00e9rentes sources. \u201cOn peut retirer ces cellules des veines, des art\u00e8res et du sang du cordon ombilical\u201d, d\u00e9clare Zago, le coordinateur du centre. Un de ses principaux objectifs est de parvenir \u00e0 cartographier le type de g\u00e8ne activ\u00e9 durant le processus de transformation des cellules souches de la moelle osseuse en tissus plus sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n<p>La recherche de base est on\u00e9reuse, lente et confuse. Elle est parfois pol\u00e9mique comme dans le cas des cellules souches retir\u00e9es d\u2019embryons humains, ou n\u2019atteint pas a priori les r\u00e9sultats escompt\u00e9s (la th\u00e9rapie g\u00e9nique en est un exemple). Mais sans investissements, nous ne pourrons pas d\u00e9couvrir de nouveaux traitements. Voici un exemple qui justifie le besoin d\u2019investissements dans la recherche. Le mois dernier, des chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 du Wisconsin, toujours les m\u00eames, ont d\u00e9velopp\u00e9 une mani\u00e8re de cultiver les cellules souches embryonnaires humaines sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire de les laisser en contact avec le mat\u00e9riel biologique extrait de souris. C\u2019est une avanc\u00e9e importante pour produire des lign\u00e9es de cellules embryonnaires non contamin\u00e9es par des cellules d\u2019animaux, et une condition obligatoire pour pouvoir les utiliser sur l\u2019homme.<\/p>\n<p><strong>Cellules de la discorde<\/strong><br \/>\n<em>Certains pays ont r\u00e9cemment vot\u00e9 des lois r\u00e8glementant la recherche sur les cellules souches extraites d\u2019embryons humains et le clonage th\u00e9rapeutique. Voici les d\u00e9cisions prises par 8 pays dans ce domaine.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><strong>Royaume Uni<\/strong><br \/>\nDepuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2002, ce pays autorise la recherche sur les cellules souches embryonnaires sp\u00e9cialement cr\u00e9\u00e9es pour cette finalit\u00e9. Il autorise \u00e9galement le clonage th\u00e9rapeutique \u00e0 partir d\u2019embryons \u00e2g\u00e9s d\u2019au maximum 14 jours. Deux \u00e9quipes ont d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u le feu vert pour cloner des embryons humains \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p><strong>Cor\u00e9e du Sud<\/strong><br \/>\nEn f\u00e9vrier 2004, une \u00e9quipe sud-cor\u00e9enne a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re au monde \u00e0 cloner des embryons humains pour en extraire des cellules souches embryonnaires. Cependant, ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re que le gouvernement cor\u00e9en a officiellement d\u00e9finit sa politique dans ce domaine, en autorisant les recherches sur les embryons et le clonage th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p><strong>Japon<\/strong><br \/>\nBien qu\u2019il n\u2019existe pas de loi r\u00e9glementant ce domaine, le Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 japonais a autoris\u00e9 au mois de juillet de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re les recherches sur les cellules embryonnaires et le clonage th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p><strong>Br\u00e9sil<\/strong><br \/>\nLa Loi de Bios\u00e9curit\u00e9 l\u00e9galise la recherche sur les cellules souches embryonnaires extraites d\u2019embryons surnum\u00e9raires, non utilis\u00e9s \u00e0 des fins reproductives par des couples ayant des probl\u00e8mes de fertilit\u00e9, et congel\u00e9es depuis trois ans. Le consentement du couple est n\u00e9cessaire pour que leur embryon soit remis \u00e0 la science. Des embryons impropres \u00e0 la f\u00e9condation peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s par la recherche. Le clonage th\u00e9rapeutique est interdit.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tats-Unis<\/strong><br \/>\nDepuis ao\u00fbt 2001, le gouvernement de George Bush ne subventionne que les \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es sur les quelques lign\u00e9es de cellules souches embryonnaires cr\u00e9\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 cette date. Mais les \u00e9tats am\u00e9ricains sont autonomes pour cr\u00e9er leurs propres lois et le secteur priv\u00e9 peut \u00e9galement subventionner les recherches. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, la Californie a vot\u00e9 un budget de 3 milliards de dollars destin\u00e9 aux \u00e9tudes sur les cellules embryonnaires et le clonage th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p><strong>France<\/strong><br \/>\nEn ao\u00fbt 2004, une r\u00e9vision des lois de bio\u00e9thique a autoris\u00e9, pour une p\u00e9riode de cinq ans, le d\u00e9but des recherches sur les cellules embryonnaires \u00e0 partir du mat\u00e9riel surnum\u00e9raire se trouvant dans les cliniques de f\u00e9condation artificielle. Le clonage th\u00e9rapeutique est toujours interdit.<\/p>\n<p><strong>Allemagne<\/strong><br \/>\nL\u2019Allemagne n\u2019autorise les recherches que sur des cellules embryonnaires import\u00e9es et cr\u00e9\u00e9es avant le premier janvier 2002. Une autorisation pr\u00e9alable est n\u00e9cessaire pour pouvoir importer ces lign\u00e9es. Normalement, la loi ne viabilise pas le d\u00e9veloppement de ce domaine de recherche.<\/p>\n<p><strong>Portugal<\/strong><br \/>\nUn vide juridique r\u00e8gne dans ce domaine. Dans la pratique, les recherches sur les cellules embryonnaires ne sont pas autoris\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La Loi de Bios\u00e9curit\u00e9 br\u00e9silienne va stimuler la recherche nationale d\u00e9j\u00e0 avanc\u00e9e dans ce domaine","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[78],"tags":[],"coauthors":[101,397],"class_list":["post-236430","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politica"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236430","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=236430"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236430\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=236430"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=236430"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=236430"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=236430"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}