{"id":236486,"date":"2013-09-03T14:15:04","date_gmt":"2013-09-03T17:15:04","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/?p=236486"},"modified":"2017-04-18T18:24:44","modified_gmt":"2017-04-18T21:24:44","slug":"chirurgie-sans-saignements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/chirurgie-sans-saignements\/","title":{"rendered":"Chirurgie sans saignements"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Pesquisa-1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236487\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-236487\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Pesquisa-1-300x218.jpg\" alt=\"Pesquisa 1\" width=\"300\" height=\"218\" \/><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span><\/a>L\u2019op\u00e9ration a dur\u00e9 environ 12 heures. Les proc\u00e9dures pr\u00e9op\u00e9ratoires ont commenc\u00e9 t\u00f4t le matin quand les derniers examens de r\u00e9sonance magn\u00e9tique ont d\u00e9fini la zone exacte du cerveau \u00e0 atteindre. Avec la carte en main, les m\u00e9decins ont emmen\u00e9 le patient dans la salle d\u2019op\u00e9ration. Il s\u2019agissait d\u2019un patient souffrant d\u2019un s\u00e9rieux probl\u00e8me psychiatrique, le trouble obsessif compulsif, plus connu sous le nom de TOC et qui jusqu\u2019alors n\u2019\u00e9tait pas contr\u00f4l\u00e9. Le patient s\u2019est couch\u00e9 sur une table de traitement de t\u00e9l\u00e9cobalt, identique \u00e0 un appareil de r\u00e9sonance magn\u00e9tique et a \u00e9t\u00e9 anesth\u00e9si\u00e9. Une fois endormi, ils lui ont mis sur la t\u00eate une cloche en m\u00e9tal semblable \u00e0 un casque et poss\u00e9dant 201 trous millim\u00e9triques. Ce sont par ces orifices que sont pass\u00e9s les rayons gamma \u00e9mis en direction d\u2019un point unique du cerveau. La radiation, d\u2019intensit\u00e9 variable, a \u00e9limin\u00e9 un groupe sp\u00e9cifique de neurones qui \u00e9taient la source du probl\u00e8me. Le patient est retourn\u00e9 chez lui le lendemain, sans avoir souffert aucune incision.<\/p>\n<p>Depuis d\u00e9cembre, quand cinq chirurgies de ce type ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es pour la premi\u00e8re fois au Br\u00e9sil sur des individus dont les noms n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9s, une m\u00e9lange de sentiments &#8211; prudence, anxi\u00e9t\u00e9 et satisfaction \u2013 accompagne l\u2019\u00e9quipe d\u2019Eur\u00edpedes Constantino Miguel \u00e0 l\u2019Institut de Psychiatrie de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP). Bien que ces cinq op\u00e9rations aient \u00e9t\u00e9 suivies par des sp\u00e9cialistes de l\u2019Universit\u00e9 am\u00e9ricaine de Brown, o\u00f9 au moins cinquante personnes ont d\u00e9j\u00e0 subi ce genre d\u2019op\u00e9ration, le doute persiste encore: est-ce que cela va fonctionner? Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, et selon les premiers examens, tous les patients op\u00e9r\u00e9s se portent bien. Les r\u00e9sultats d\u00e9finitifs ne seront cependant connus qu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e quand les effets de la radiation se feront r\u00e9ellement ressentir, \u00e0 partir du troisi\u00e8me mois qui suit l\u2019op\u00e9ration. Si ces \u00e9tudes exp\u00e9rimentales se d\u00e9roulent comme pr\u00e9vu, l\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP pourra annoncer un possible traitement pour des individus pr\u00e9sentant les manifestations les plus s\u00e9rieuses du trouble obsessif compulsif et qui touchent 2% de la population mondiale. Au Br\u00e9sil, plus de 3 millions de personnes souffrent de cette affection. Les patients op\u00e9r\u00e9s font partie d\u2019un groupe de 10% d\u2019individus souffrant de TOC et qui, pour une raison inconnue, n\u2019avait pas obtenu de r\u00e9sultats positifs apr\u00e8s cinq ans de traitement.<\/p>\n<p>Le quotidien des gens atteints de TOC est une souffrance continue. Assaillis par des pens\u00e9es effr\u00e9n\u00e9es, ils sont capables de circuler dans leur quartier pendant des heures dans la crainte d\u2019avoir renvers\u00e9 un pi\u00e9ton sans s\u2019en apercevoir. Parfois ils \u00e9prouvent le besoin de se laver les mains des centaines de fois jusqu\u2019au saignement, pensant qu\u2019elles sont toujours sales. Ils ont la manie de tout ranger et ne supportent pas les objets d\u00e9salign\u00e9s ou qui ne sont pas \u00e0 leur place. Ils collectionnent des piles de documents sans valeur. Au bout de leur d\u00e9sespoir et de leurs actes incontr\u00f4l\u00e9s, il leur arrive parfois de penser au suicide. \u201cLes obsessions repr\u00e9sent\u00e9es par des pens\u00e9es \u00e9tranges et des images absurdes qui se manifestent continuellement sont un grand tourment et entra\u00eenent des pratiques r\u00e9p\u00e9titives\u201d d\u00e9clare Antonio Carlos Lopes, m\u00e9decin appartenant \u00e0 l\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP. D\u2019apr\u00e8s lui, les personnes souffrant de TOC sont conscientes de leurs exag\u00e9rations mais n\u2019arrivent pas \u00e0 s\u2019en d\u00e9barrasser. C\u2019est pour cette raison qu\u2019elles arr\u00eatent d\u2019\u00e9tudier, n\u2019ont plus de vie sociale et se disputent continuellement avec leurs familles qui ne comprennent pas toujours ce besoin de rituels.<\/p>\n<p>Dans certains cas plus difficiles et quand tous les traitements possibles sont \u00e9puis\u00e9s, on recourt \u00e0 une neurochirurgie connue sous le nom de capsulotomie ant\u00e9rieure st\u00e9r\u00e9otaxique via Gamma-knife. Il s\u2019agit de petites radiations gamma inoffensives pour les cellules du syst\u00e8me nerveux et qui convergent vers un point pr\u00e9cis d\u00e9fini pr\u00e9alablement par les examens comme \u00e9tant la cause du probl\u00e8me. Quand ces rayons se croisent ils deviennent l\u00e9taux. Cette radiochirurgie, utilis\u00e9e dans les TOC depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Brown, sert \u00e0 traiter les tumeurs (200 mille cas enregistr\u00e9s) et les cas d\u2019\u00e9pilepsie et de maladie de Parkinson qui r\u00e9sistent aux th\u00e9rapies conventionnelles. Les chercheurs de l\u2019USP pensent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la prochaine \u00e9tape avec optimisme. Il s\u2019agit d\u2019une \u00e9tude \u00e0 grande \u00e9chelle portant sur 48 personnes souffrant de TOC et r\u00e9parties en deux groupes. Le premier groupe sera soumis \u00e0 une neurochirurgie et l\u2019autre \u00e0 une fausse op\u00e9ration avec toutes ses proc\u00e9dures mais sans lib\u00e9ration de rayons gamma. Les conclusions d\u00e9finitives sur l\u2019efficacit\u00e9 de cet abordage ne seront connues que d\u2019ici cinq ans.<\/p>\n<p>Les troubles obsessifs compulsifs sont peut \u00eatre dus au fonctionnement anormal de circuits qui connectent des structures proches de la base du cerveau (les noyaux de la base) au cortex, la couche la plus externe. Il s\u2019agirait peut \u00eatre \u00e9galement d\u2019une faille dans la communication entre les neurones, cette action \u00e9tant r\u00e9alis\u00e9e par la s\u00e9rotonine, un des neurotransmetteurs du syst\u00e8me nerveux. Quand on constate l\u2019inefficacit\u00e9 des deux abordages conventionnels \u00e0 base de m\u00e9dicaments antid\u00e9pressifs qui augmentent la quantit\u00e9 de s\u00e9rotonine dans les connections nerveuses ou la Th\u00e9rapie Comportementale, on adopte fr\u00e9quemment une autre technique chirurgicale appel\u00e9e cingulotomie ant\u00e9rieure. Ce traitement consiste \u00e0 introduire une \u00e9lectrode dans une ouverture du cr\u00e2ne et qui, au moyen d\u2019ondes radios, br\u00fble les neurones d\u2019un endroit sp\u00e9cifique li\u00e9 au TOC, comme le gyrus cingul\u00e9.<\/p>\n<p>La technique Gamma-knife agit sur des zones plus profondes du cerveau. Les rayons gamma \u00e9liminent les cellules d\u2019une structure appel\u00e9e capsule interne, constitu\u00e9e de fibres nerveuses qui traversent les noyaux de la base et relient le thalamus (responsable de l\u2019interpr\u00e9tation de sensations comme le toucher la douleur et la temp\u00e9rature) au cortex frontal. L\u2019intention est la m\u00eame (d\u00e9truire des neurones qui auparavant fonctionnaient en exc\u00e8s) mais l\u2019avantage de cette technique c\u2019est que le cr\u00e2ne n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre ouvert et que les effets collat\u00e9raux sont moindres. \u201cNous n\u2019observons ni h\u00e9morragies, ni infections, ni convulsions chez les patients op\u00e9r\u00e9s, contrairement \u00e0 ce qui peut se produire avec d\u2019autres chirurgies \u201d d\u00e9clare Miguel Canteras, neurochirurgien et membre du projet. L\u2019effet le plus redout\u00e9 est le gonflement du cerveau qui est contr\u00f4l\u00e9 par des anti-inflammatoires.<\/p>\n<p>Canteras insiste sur le fait que ces deux techniques chirurgicales n\u2019ont aucun lien avec la lobotomie, premi\u00e8re technique chirurgicale utilis\u00e9e pour traiter les probl\u00e8mes mentaux. La lobotomie, cr\u00e9\u00e9e dans les ann\u00e9es 30, a \u00e9t\u00e9 largement utilis\u00e9e sur des individus souffrant de schizophr\u00e9nie ou m\u00eame d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et d\u2019agressivit\u00e9 exacerb\u00e9e. Cette pratique consiste \u00e0 sectionner une portion du cerveau reliant les lobes frontaux au reste du syst\u00e8me nerveux, avec de terribles cons\u00e9quences, car cette pratique provoque des alt\u00e9rations de la personnalit\u00e9 et des troubles cognitifs. \u201cPersonne de se doutait des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses de la lobotomie\u201d, d\u00e9clare-t-il. \u201cAujourd\u2019hui nous avons atteint un autre niveau et les neurochirurgies sont r\u00e9alis\u00e9es en accord avec les normes cliniques et \u00e9thiques.\u201d<\/p>\n<div id=\"attachment_236488\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Pesquisa-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236488\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236488\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Pesquisa-2-300x166.jpg\" alt=\"Canteras V\u00e9rifie les examens avant une chirurgie: r\u00e9duction des effets collat\u00e9raux \" width=\"300\" height=\"166\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span><\/a> Canteras V\u00e9rifie les examens avant une chirurgie: r\u00e9duction des effets collat\u00e9raux<span class=\"media-credits\">EDUARDO CESAR<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Origines<br \/>\n<\/strong>L\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP n\u2019est pas uniquement \u00e0 la recherche de nouveaux traitements, elle \u00e9tudie \u00e9galement la propre origine du TOC. L\u2019\u00e9quipe a confirm\u00e9 le rapport existant, et juste soup\u00e7onn\u00e9, entre les sympt\u00f4mes obsessifs compulsifs et la fi\u00e8vre rhumatismale, maladie auto-immunitaire provoqu\u00e9e par des anticorps produits par l\u2019organisme pour combattre les bact\u00e9ries. La fi\u00e8vre rhumatismale provoque des maux de gorge, des rougeurs de la peau et \u00e0 un stade plus avanc\u00e9 peut atteindre le syst\u00e8me nerveux central quand elle est associ\u00e9e \u00e0 un autre probl\u00e8me neurologique, la Cor\u00e9e de Sydenham, qui se manifeste par des mouvements incontr\u00f4l\u00e9s des bras et des jambes dus au mauvais fonctionnement des noyaux de la base. Les chercheurs ont examin\u00e9 22 enfants souffrant en m\u00eame temps de fi\u00e8vre rhumatismale et de Cor\u00e9e de Sydenham et 20 autres enfants ne souffrant que de fi\u00e8vre rhumatismale. Ils ont ensuite compar\u00e9 les donn\u00e9es obtenues avec celle d\u2019un groupe de contr\u00f4le compos\u00e9 de 20 enfants ne souffrant pas de maladies auto-immunitaires. Dans le premier groupe, la moiti\u00e9 des enfants souffraient de TOC ou manifestaient des sympt\u00f4mes obsessifs compulsifs moins intenses pour correspondre \u00e0 un cadre typique de TOC. Dans le deuxi\u00e8me groupe ne souffrant que de fi\u00e8vre rhumatismale, le pourcentage d\u2019enfants atteint de TOC \u00e9tait \u00e9galement \u00e9lev\u00e9 (35%) alors qu\u2019il n\u2019y avait aucune trace de cette maladie psychiatrique parmi les enfants du groupe de contr\u00f4le sans maladie auto-immunitaires. \u201cLa fi\u00e8vre rhumatismale associ\u00e9e ou non \u00e0 la Cor\u00e9e de Sydenham est un facteur de risque pour le TOC\u201d, d\u00e9clare Marcos Mercadante, membre de l\u2019\u00e9quipe de recherche. Sa coll\u00e8gue, Ana Hounie, a constat\u00e9 que chez les familles d\u2019enfants souffrant de fi\u00e8vre rhumatismale (avec ou sans Cor\u00e9e de Sydenham), la probabilit\u00e9 de rencontrer un parent au premier degr\u00e9 souffrant \u00e9galement de TOC \u00e9tait trois fois plus \u00e9lev\u00e9e que dans le groupe de contr\u00f4le, compos\u00e9 de familles d\u2019enfants sans fi\u00e8vre rhumatismale. \u201cCette \u00e9tude indique que la fi\u00e8vre rhumatismale peut \u00eatre g\u00e9n\u00e9tiquement li\u00e9e au TOC\u201d, d\u00e9clare Ana. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude seront publi\u00e9s prochainement dans la revue <em>Journal of Clinical Psychiatry<\/em>.<\/p>\n<p>Dans d\u2019autres recherches, l\u2019\u00e9quipe d\u2019Euripedes a tout d\u2019abord soup\u00e7onn\u00e9 et ensuite confirm\u00e9 le fait que le TOC n\u2019est pas compos\u00e9 d\u2019une seule maladie mais de plusieurs affections identiques, d\u2019intensit\u00e9 variable et qui se manifestent diff\u00e9remment. Les chercheurs de l\u2019USP ont suivi 42 patients atteints de TOC et repartis en deux groupes en fonction de leur \u00e2ge. Chez les patients appel\u00e9s pr\u00e9coces (apparition de la maladie avant l\u2019\u00e2ge de 10 ans), l\u2019intensit\u00e9 et la gravit\u00e9 des probl\u00e8mes \u00e9taient bien plus s\u00e9rieuse que pour le groupe tardif, (apparition de la maladie \u00e0 partir de 17 ans). \u201cChez les plus jeunes, les manies de collectionner et les r\u00e9p\u00e9titions \u00e9taient plus intenses, les tics \u00e9taient constants et les r\u00e9ponses au traitement \u00e9taient moindres \u201d, explique Maria Concei\u00e7\u00e3o Ros\u00e1rio Campos. Ces r\u00e9sultats renforcent l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019il n\u2019existe pas un seul type de TOC mais des sous-groupes sp\u00e9cifiques poss\u00e9dant des caract\u00e9ristiques et des manifestations diverses.<\/p>\n<p><strong>Le projet<\/strong><br \/>\nPathogen\u00e8se et traitement du Trouble Obsessif Compulsif; <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Projet th\u00e9matique; <strong>Coordinateur<\/strong> Euripedes Constantino Miguel Filho \u2013 Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo; <strong>Investissement<\/strong> 677.449,05 r\u00e9aux<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des rayons gamma sont utilis\u00e9s pour soigner des individus souffrant de troubles obsessifs compulsifs","protected":false},"author":18,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[109],"class_list":["post-236486","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236486","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=236486"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236486\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=236486"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=236486"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=236486"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=236486"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}