{"id":236491,"date":"2013-09-03T14:20:53","date_gmt":"2013-09-03T17:20:53","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/?p=236491"},"modified":"2017-04-18T18:34:14","modified_gmt":"2017-04-18T21:34:14","slug":"sur-la-piste-du-vaccin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/sur-la-piste-du-vaccin\/","title":{"rendered":"Sur la piste du vaccin"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_236493\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Lepto-1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236493\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236493\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Lepto-1-300x193.jpg\" alt=\"\u00c9gout \u00e0 ciel ouvert:  Le contact avec l\u2019eau contamin\u00e9e accro\u00eet  le risque de transmission de la leptospirose\" width=\"300\" height=\"193\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span><\/a> \u00c9gout \u00e0 ciel ouvert: Le contact avec l\u2019eau contamin\u00e9e accro\u00eet le risque de transmission de la leptospirose<span class=\"media-credits\">EDUARDO CESAR<\/span><\/p><\/div>\n<p><em>Publi\u00e9 en juin 2003<\/em><\/p>\n<p>La renomm\u00e9e revue scientifique anglaise <em>Nature <\/em>du 24 avril, a annonc\u00e9 qu\u2019une \u00e9quipe chinoise appartenant au Centre du G\u00e9nome Humain \u00e0 Shanghai avait s\u00e9quenc\u00e9 le g\u00e9nome complet de la vari\u00e9t\u00e9 Lai de <em>Leptospira interrogans<\/em>, bact\u00e9rie de la leptospirose la plus r\u00e9pandue dans ce pays. La leptospirose, transmise \u00e0 l\u2019homme par l\u2019urine des rongeurs et d\u2019autres animaux infect\u00e9s par l\u2019agent pathog\u00e8ne, est consid\u00e9r\u00e9e comme une des zoonoses (maladies transmises aux hommes par les animaux) les plus r\u00e9pandues, principalement dans les zones rurales \u00e0 climat chaud. Ces recherches, men\u00e9es par des scientifiques d\u2019un pays en d\u00e9veloppement se situant hors de l\u2019axe Europe-\u00c9tats-Unis, rev\u00eatent sans aucun doute une importance particuli\u00e8re sur le plan international. Cependant, pour les br\u00e9siliens, la nouvelle la plus importante concernant la leptospirose ne venait pas d\u2019Extr\u00eame-Orient, n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e et \u00e9tait maintenue secr\u00e8te. Une \u00e9quipe de chercheur de l\u2019Institut Butantan de S\u00e3o Paulo, qui travaillait discr\u00e8tement sur un projet concurrent du projet chinois en collaboration avec des coll\u00e8gues de la filiale de la Fondation Osvaldo Cruz (Fiocruz) dans l\u2019\u00e9tat de Bahia et avec des universit\u00e9s paulistes, avait \u00e9galement conclu le s\u00e9quen\u00e7age int\u00e9gral du g\u00e9nome d\u2019une autre lign\u00e9e de <em>L. interrogans<\/em>, appel\u00e9e s\u00e9rovar Copenhageni, et responsable de nombreux cas de cette maladie au Br\u00e9sil.<\/p>\n<p><strong>Recherche int\u00e9gr\u00e9e<br \/>\n<\/strong>En v\u00e9rit\u00e9, le groupe br\u00e9silien a fait plus que d\u00e9voiler la structure mol\u00e9culaire d\u2019un pathog\u00e8ne identique \u00e0 celui s\u00e9quenc\u00e9 par les scientifiques de Shanghai. En effet, il a r\u00e9alis\u00e9 un pas important consolidant une ligne de recherche prometteuse visant \u00e0 d\u00e9velopper de meilleures formes de prophylaxie et de diagnostic de la leptospirose humaine, principal objectif du projet. Ceci parce qu\u2019en f\u00e9vrier 2002, un an et deux mois avant la publication de l\u2019article chinois dans la revue <em>Nature<\/em>, les scientifiques de l\u2019Institut Butantan ont demand\u00e9 aux \u00c9tats-Unis le brevetage de 24 g\u00e8nes (et de leurs prot\u00e9ines respectives) identifi\u00e9s dans un travail de s\u00e9quen\u00e7age et d\u2019analyse du g\u00e9nome du s\u00e9rovar Copenhageni. Ce travail a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019AEG, r\u00e9seau public de laboratoires paulistes sp\u00e9cialis\u00e9 en g\u00e9nomes dans le domaine agronomique et environnemental. \u201cCes prot\u00e9ines peuvent \u00eatre utiles \u00e0 la mise au point d\u2019un vaccin contre la leptospirose humaine (il n\u2019existe aucun vaccin \u00e0 ce jour) ou pour mettre au point des tests de d\u00e9pistages plus efficaces afin de diagnostiquer les diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s s\u00e9rologiques de la maladie \u201d, d\u00e9clare Ana Lucia Tabet Oller do Nascimento, membre de l\u2019Institut Butantan et coordinatrice du projet sur <em>L. interrogans<\/em>, financ\u00e9 par la FAPESP. Cette hypoth\u00e8se se base sur des tests pr\u00e9liminaires r\u00e9alis\u00e9s en laboratoire indiquant que ce groupe de 24 prot\u00e9ines r\u00e9agit au contact de s\u00e9rum sanguin humain ou de rats infect\u00e9s par la leptospirose. La r\u00e9ponse \u00e0 cette demande de brevet, dont les droits s\u2019\u00e9tendent au Br\u00e9sil, devrait parvenir l\u2019ann\u00e9e prochaine.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tude comparative<br \/>\n<\/strong>Les chercheurs de l\u2019Institut Butantan viennent de r\u00e9diger un article scientifique dans lequel ils comparent les g\u00e9nomes de deux vari\u00e9t\u00e9s de L. interrogans. De nombreuses informations relative \u00e0 ce travail et encore confidentielles ont \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 une grande revue internationale et attendent un feu vert avant d\u2019\u00eatre publi\u00e9es. Mais certaines informations g\u00e9n\u00e9rales, issues de cette comparaison, peuvent d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00eatre divulgu\u00e9es. Les deux s\u00e9quences g\u00e9n\u00e9tiques ont pratiquement la m\u00eame taille. Le s\u00e9rovar Lai poss\u00e8de pratiquement 4,7 millions de paires de bases (unit\u00e9s chimiques constituant le code g\u00e9n\u00e9tique), divis\u00e9es en deux chromosomes circulaires, un grand et l\u2019autre petit. Le Copenhageni poss\u00e8de une structure quasi identique, avec \u00e9galement deux chromosomes, mais poss\u00e8de 60 mille paires de bases en moins que la souche \u00e9tudi\u00e9e par les asiatiques.<\/p>\n<p>La grande diff\u00e9rence entre les deux vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9side dans la quantit\u00e9 probable de g\u00e8nes et de prot\u00e9ines respectives. Dans leurs travaux men\u00e9s sur le s\u00e9rovar Lai, les chinois ont comptabilis\u00e9 4.727 g\u00e8nes et un nombre identique de prot\u00e9ines. Pour le s\u00e9rovar Copenhageni, les br\u00e9siliens ont comptabilis\u00e9 environ 3.700 g\u00e8nes ou prot\u00e9ines. C\u2019est une diff\u00e9rence consid\u00e9rable pour deux g\u00e9nomes apparemment si proches. \u201cNous ne pensons pas qu\u2019il y ait autant de prot\u00e9ines suppl\u00e9mentaires dans le Lai par rapport au Copenhageni\u201d, affirme Elizabeth Ang\u00e9lica Leme Martins, biochimiste \u00e0 l\u2019Institut Butantan, et membre du projet. \u201cSelon nos analyses, ce nombre doit \u00eatre bien inf\u00e9rieur, environ 200 prot\u00e9ines.\u201d L\u2019\u00e9quipe de l\u2019Institut Butantan, en collaboration avec Paulo Lee Ho et Luciana Leite, a d\u00e9couvert 250 nouvelles prot\u00e9ines de surface dans le s\u00e9rovar Copenhageni. Ces prot\u00e9ines se trouvent dans la membrane des cellules du pathog\u00e8ne et en contact direct avec l\u2019h\u00f4te, homme ou animal, infect\u00e9 par <em>L. interrogans<\/em>. Parmi ces groupes de prot\u00e9ines, il faut souligner un ensemble plus petit compos\u00e9 de 174 lipoprot\u00e9ines qui peuvent avoir une plus grande implication dans le processus infectieux provoqu\u00e9 par la bact\u00e9rie. Ana Lucia d\u00e9clare \u00e9galement :\u2019\u201cavant nos travaux, seules dix lipoprot\u00e9ines avaient \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es dans L. interrogans, les chinois ont tr\u00e8s peu d\u00e9crit des prot\u00e9ines de ce type\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_236494\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Lepto-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236494\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-236494\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Lepto-2-887x1024.jpg\" alt=\"Leptospira interrogans: transmis principalement par l\u2019urine des rongeurs\" width=\"300\" height=\"346\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">CDC\/NCID\/HIP\/JANICE CARR<\/span><\/a> <em>Leptospira interrogans<\/em>: transmis principalement par l\u2019urine des rongeurs<span class=\"media-credits\">CDC\/NCID\/HIP\/JANICE CARR<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Dans les villes<br \/>\n<\/strong>Contrairement au s\u00e9rovar Lai, propres aux plantations inond\u00e9es de riz en Asie, o\u00f9 sont signal\u00e9s la plupart des cas de la maladie en Chine, la souche Copenhageni est la principale responsable de l\u2019incidence de la leptospirose humaine au Br\u00e9sil, o\u00f9 plus de 46 mille cas ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s entre 1987 et 2001, avec un taux annuel de mortalit\u00e9 atteignant 6,5% \u00e0 20%. Dans ce cas, il ne s\u2019agit plus d\u2019un probl\u00e8me li\u00e9 aux campagnes car la maladie a un caract\u00e8re plus m\u00e9tropolitain. Dans les villes, les gens attrapent normalement la maladie dans des zones ne poss\u00e9dant pas d\u2019installations sanitaires de base, o\u00f9 les d\u00e9chets s\u2019accumulent (ce qui attire les rats) et les \u00e9gouts sont \u00e0 ciel ouvert, ce qui en \u00e9t\u00e9 durant l\u2019\u00e9poque des inondations transforme les voies publiques en ruisseaux immondes, augmentant ainsi le risque d\u2019infection au contact de l\u2019eau ou de la terre contamin\u00e9s par l\u2019urine des rongeurs infect\u00e9s par la bact\u00e9rie. Le rat d\u2019\u00e9gout (<em>Rattus norvegicus<\/em>), un habitant aussi urbain que l\u2019homme moderne, est le principal h\u00f4te du s\u00e9rovar Copenhageni de L. interrogans.<\/p>\n<p>Un homme infect\u00e9 peut mettre deux \u00e0 trente jours avant de d\u00e9velopper les sympt\u00f4mes les plus connus et dus \u00e0 la pr\u00e9sence de bact\u00e9ries dans son organisme et qui se manifestent sous la forme de fi\u00e8vres, maux de t\u00eate, frissons, vomissements, naus\u00e9es et malaise g\u00e9n\u00e9ral. Si le malade n\u2019est pas trait\u00e9 avec des antibiotiques, comme de la p\u00e9nicilline ou de la doxycycline, <em>L. interrogans<\/em> peut affecter les reins et le foie et dans certains cas extr\u00eames provoquer la mort. Comme les sympt\u00f4mes de la maladie diff\u00e9rent peu de ceux d\u00e9clench\u00e9s par d\u2019autres maladies connues, comme la dengue et la fi\u00e8vre jaune, la leptospirose est parfois confondue avec d\u2019autres affections. Pour obtenir un diagnostic fiable, il est n\u00e9cessaire de faire des analyses de sang et d\u2019urine en laboratoire. \u201cParfois, m\u00eame avec ces examens, nous ne parvenons pas \u00e0 d\u00e9celer le s\u00e9rovar responsable de l\u2019infection \u201d, d\u00e9clare Ana Lucia.<\/p>\n<p>D\u00e9celer le sorovar de <em>L. interrogans<\/em> responsable de l\u2019infection peut para\u00eetre un d\u00e9tail. Mais c\u2019est une fausse impression, car conna\u00eetre la vari\u00e9t\u00e9 de bact\u00e9rie qui d\u00e9clenche la maladie peut aider \u00e0 pr\u00e9voir l\u2019\u00e9volution de l\u2019infection. En effet, il y a des souches plus ou moins agressives et cette connaissance est fondamentale pour cr\u00e9er un vaccin. Ceci est encore plus vrai dans le cas de ce pathog\u00e8ne, car il y a environ 250 s\u00e9rovars connus de <em>L. interrogans<\/em> poss\u00e9dant des degr\u00e9s variables de caract\u00e9ristiques communes. Il n\u2019est pas toujours facile de diff\u00e9rencier un type d\u2019un autre. En fonction de leur morphologie, de leur apparence externe vue \u00e0 l\u2019aide d\u2019un microscope \u00e9lectronique, les vari\u00e9t\u00e9s semblent identiques. Elles sont toutes fines et allong\u00e9es, en spirale, sans paroi cellulaire rigide. Elizabeth d\u00e9clare qu\u2019\u201con ne peut pas distinguer les diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s par leur seule morphologie \u201d,<\/p>\n<p>Si l\u2019apparence physique ne change pas d\u2019un s\u00e9rovar \u00e0 l\u2019autre, d\u2019autres param\u00e8tres sont loin d\u2019\u00eatre identiques en ce qui concerne les diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s de la bact\u00e9rie. Le degr\u00e9 pathog\u00e8ne, la zone g\u00e9ographique de l\u2019infection, les h\u00f4tes les plus r\u00e9pandus et les victimes pr\u00e9f\u00e9rentielles (homme ou autre animal, comme le chien, le boeuf ou les rongeurs) peuvent \u00e9norm\u00e9ment varier en fonction de la souche de <em>L. interrogans<\/em>. \u00c0 titre d\u2019exemple, certains types de bact\u00e9rie n\u2019infectent que l\u2019homme, d\u2019autres n\u2019infectent que les animaux et certaines infectent les deux. Les bact\u00e9ries Copenhageni et Lai font partie des vari\u00e9t\u00e9s les plus virulentes de <em>L. interrogans<\/em> qui attaquent l\u2019\u00eatre humain. En comparant le g\u00e9nome de ces deux souches, les chercheurs de l\u2019Institut Butantan pensent avoir identifi\u00e9 deux prot\u00e9ines pr\u00e9sentes uniquement dans la vari\u00e9t\u00e9 s\u00e9quenc\u00e9e au Br\u00e9sil et impliqu\u00e9es dans la synth\u00e8se des polysaccharides (un type de sucre) qui peuvent aider \u00e0 diff\u00e9rentier les s\u00e9rovars. Ana Lucia pr\u00e9voit que \u201csi ces informations se confirment, elles pourront \u00eatre importantes pour la compr\u00e9hension de la grande variation antig\u00e9nique des Leptospires\u201d.<\/p>\n<p><strong>Vari\u00e9t\u00e9 br\u00e9silienne<br \/>\n<\/strong>La principale implication clinique de cette grande diversit\u00e9 de pathog\u00e8nes qui provoque la leptospirose est l\u2019existence de nombreux antig\u00e8nes associ\u00e9s \u00e0 la maladie, chacun l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rent des autres. Toute substance reconnue par l\u2019organisme comme ayant une origine externe ou repr\u00e9sentant un danger est appel\u00e9e antig\u00e8ne. Pour se d\u00e9fendre de cet agresseur potentiel, normalement une ou plusieurs prot\u00e9ines, le syst\u00e8me immunologique produit des d\u00e9fenses sp\u00e9cifiques (anticorps) contre l\u2019antig\u00e8ne qui le menace. Dans le cas de la leptospirose, et en fonction du nombre \u00e9lev\u00e9 de s\u00e9rovars de la bact\u00e9rie, poss\u00e9der des anticorps contre une vari\u00e9t\u00e9 de <em>L. interrogans<\/em> n\u2019offre pas n\u00e9cessairement une protection contre les autres types de pathog\u00e8nes.<\/p>\n<p>Le vaccin id\u00e9al contre la leptospirose serait celui qui offrirait une protection immunologique contre toutes les vari\u00e9t\u00e9s de la bact\u00e9rie, ou du moins contre les plus r\u00e9pandues. Cependant, dans de nombreux cas, on n\u2019obtient qu\u2019un produit bien sp\u00e9cifique capable d\u2019emp\u00eacher l\u2019infection provoqu\u00e9e par un ou certains types de s\u00e9rovars et qui se montre inefficace pour d\u2019autres vari\u00e9t\u00e9s du pathog\u00e8ne. Les quelques pays qui \u00e9tudient \u00e0 fond la leptospirose tendent \u00e0 concentrer leurs travaux sur les vari\u00e9t\u00e9s les plus r\u00e9pandues sur le plan local.<\/p>\n<p>Outre la Chine et le Br\u00e9sil, qui ont s\u00e9quenc\u00e9s des s\u00e9rovars diff\u00e9rents de <em>L. interrogans<\/em>, les australiens \u00e9tudient \u00e9galement le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique d\u2019une autre souche de cette bact\u00e9rie. \u201cNous devons mener nos propres recherches sur le s\u00e9rovar Copenhageni qui est la principale cause de la leptospirose humane au Br\u00e9sil, car rien ne garantit qu\u2019un vaccin d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger contre une autre vari\u00e9t\u00e9 de la bact\u00e9rie puisse nous \u00eatre utile\u201d, d\u00e9clare Ana Lucia. Si les pistes suivies par les chercheurs br\u00e9siliens s\u2019av\u00e8rent justes et si tout se d\u00e9roule dans les d\u00e9lais pr\u00e9vus, un vaccin pourrait \u00eatre cr\u00e9e d\u2019ici cinq ou dix ans. Pour acc\u00e9l\u00e9rer ce processus, la r\u00e9alisation de partenariats avec l\u2019industrie pharmaceutique ainsi qu\u2019avec des chercheurs v\u00e9t\u00e9rinaires, \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9s par les nouvelles th\u00e9rapies contre la leptospirose, est une des priorit\u00e9s de l\u2019\u00e9quipe de l\u2019Institut Butantan.<\/p>\n<p><strong>Le projet<\/strong><br \/>\nS\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome de Leptospira interrogans; <strong>Modalit\u00e9<\/strong> Ligne r\u00e9guli\u00e8re d\u2019aide \u00e0 la recherche; <strong>Coordonnatrice<\/strong> Ana Lucia Tabet Oller do Nascimento \u2013 Institut Butantan; <strong>Investissement<\/strong> 776,526,85 r\u00e9aux<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des br\u00e9siliens s\u00e9quencent le g\u00e9nome de la bact\u00e9rie qui provoque la leptospirose et demandent le brevetage de 24 prot\u00e9ines","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[101],"class_list":["post-236491","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236491","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=236491"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236491\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=236491"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=236491"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=236491"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=236491"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}