{"id":236497,"date":"2013-09-03T14:25:27","date_gmt":"2013-09-03T17:25:27","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/?p=236497"},"modified":"2017-04-18T18:47:50","modified_gmt":"2017-04-18T21:47:50","slug":"redecouvrant-le-nouveau-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/redecouvrant-le-nouveau-monde\/","title":{"rendered":"Red\u00e9couvrant Le Nouveau Monde"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_236499\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Neves-1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236499\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-236499\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Neves-1-925x1024.jpg\" alt=\"Cr\u00e2ne de Cerca Grande: comme Luzia, il poss\u00e8de une anatomie semblable \u00e0 celle des africains actuels et des aborig\u00e8nes australiens\" width=\"300\" height=\"332\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">VER\u00d4NICA WESOLOWSKY<\/span><\/a> Cr\u00e2ne de Cerca Grande: comme Luzia, il poss\u00e8de une anatomie semblable \u00e0 celle des africains actuels et des aborig\u00e8nes australiens<span class=\"media-credits\">VER\u00d4NICA WESOLOWSKY<\/span><\/p><\/div>\n<p><em>Publi\u00e9 en janvier 2005<\/em><\/p>\n<p>La plupart des arch\u00e9ologues nord am\u00e9ricains ont l\u2019habitude de dire que Luzia est une aberration, une exception et non pas une r\u00e8gle parmi les premiers habitants des Am\u00e9riques, appel\u00e9s pal\u00e9o indiens, et normalement d\u00e9crits comme mongolo\u00efdes avec des traits orientaux semblables aux asiatiques et aux indig\u00e8nes d\u2019aujourd\u2019hui. Luzia est le nom donn\u00e9 au cr\u00e2ne d\u2019une jeune fille qui a v\u00e9cu il y a environ 11 mille ans dans la r\u00e9gion de Lagoa Santa, aux alentours de Belo Horizonte, r\u00e9gion riche en sites pr\u00e9historiques. Ce cr\u00e2ne est pol\u00e9mique et d\u00e9range les traditionalistes car il ne poss\u00e8de pas les caract\u00e9ristiques cr\u00e2niennes des populations mongolo\u00efdes et ses traits rappellent ceux des aborig\u00e8nes australiens et des africains. Cette singularit\u00e9 a amen\u00e9 Walter Neves, chercheur au Laboratoire d\u2019Etudes Evolutives Humaines de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), et Hector Pucciarelli, chercheur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de La Plata en Argentine, \u00e0 proposer \u00e0 la fin des ann\u00e9es 80 une th\u00e9orie alternative pour expliquer la colonisation des Am\u00e9riques. Selon Neves et Pucciarelli, la premi\u00e8re vague d\u2019individus ressemblant \u00e0 Luiza et venant d\u2019Asie serait apparue dans le Nouveau Monde il y a environ 12 mille ans. Les mongolo\u00efdes, \u00e9galement originaires d\u2019Asie, et desquels descendent toutes les tribus indig\u00e8nes que l\u2019on retrouve encore de nos jours de la Patagonie \u00e0 l\u2019Alaska, n\u2019auraient atteint le continent que quelques temps plus tard. Les deux populations ont utilis\u00e9 la m\u00eame voie d\u2019entr\u00e9e des Am\u00e9riques qui est le d\u00e9troit de Boering.<\/p>\n<p>Certains d\u00e9tracteurs d\u00e9clarent que les sud-am\u00e9ricains n\u2019ont construit une th\u00e8se qu\u2019\u00e0 partir d\u2019un seul cr\u00e2ne. Cependant de nouvelles \u00e9tudes publi\u00e9es par Neves et ses collaborateurs en 1999, d\u00e9montrent que les populations humaines pr\u00e9historiques semblables \u00e0 Luiza n\u2019\u00e9taient pas rares dans les Am\u00e9riques et que leur r\u00e9partition g\u00e9ographique ne se limitait pas aux alentours de Belo-horizonte . Deux travaux r\u00e9cemment publi\u00e9s soutiennent la th\u00e9orie alternative sur la colonisation des Am\u00e9riques. Dans un article publi\u00e9 dans la derni\u00e8re \u00e9dition de la revue britannique <em>World Archaeology<\/em>, une \u00e9quipe de chercheurs coordonn\u00e9e par Neves d\u00e9crit neuf cr\u00e2nes d\u00e9couverts \u00e0 Cerca Grande, un ensemble de sept sites pr\u00e9historiques situ\u00e9s dans la r\u00e9gion de Lagoa Santa. Tous les ossements poss\u00e8dent des caract\u00e9ristiques afro-abor\u00edg\u00e8nes et datent d\u2019environ 9 mille ans. \u201cLuzia n\u2019est pas une anomalie\u201d, d\u00e9clare Neves, dont les \u00e9tudes sont financ\u00e9es dans le cadre d\u2019un projet th\u00e9matiques de la FAPESP. Dans un autre travail publi\u00e9 en d\u00e9cembre dans la revue am\u00e9ricaine <em>Current Research in the Pleistocene<\/em>, l\u2019arch\u00e9ologue de l\u2019USP analyse un cr\u00e2ne datant \u00e9galement d\u2019environ 9 mille ans, poss\u00e9dant des traits n\u00e9gro\u00efdes et d\u00e9couvert \u00e0 Toca das On\u00e7as, un site riche en mat\u00e9riel pr\u00e9historique situ\u00e9 \u00e0 Caatinga do Moura dans l\u2019\u00e9tat de Bahia. Contrairement \u00e0 l\u2019anatomie typique des peuples mongolo\u00efdes, les cr\u00e2nes des pal\u00e9o-indiens br\u00e9siliens sont plus \u00e9troits et allong\u00e9s, poss\u00e9dant un maxillaire projet\u00e9 vers l\u2019avant et un visage bas et \u00e9troit.<\/p>\n<div id=\"attachment_236500\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Neves-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236500\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236500\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Neves-2-300x199.jpg\" alt=\"Vue ext\u00e9rieure et int\u00e9rieure du complexe de sites fun\u00e9raires de Cerca Grande: ossements \u00e2g\u00e9s de 9 mille ans\" width=\"300\" height=\"199\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">RAFAEL BARTOLOMUCCI<\/span><\/a> Vue ext\u00e9rieure et int\u00e9rieure du complexe de sites fun\u00e9raires de Cerca Grande: ossements \u00e2g\u00e9s de 9 mille ans<span class=\"media-credits\">RAFAEL BARTOLOMUCCI<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019existence d\u2019un ossement si ancien d\u2019une population non mongolo\u00efde originaire d\u2019une r\u00e9gion \u00e9loign\u00e9e de Lagoa Santa, sugg\u00e8re qu\u2019\u00e0 un certain moment de la pr\u00e9histoire ce type physique \u00e9tait diss\u00e9min\u00e9 dans d\u2019autres r\u00e9gions du pays. \u201cLeur r\u00e9partition g\u00e9ographique est plus grande qu\u2019on ne le pensait\u201d, d\u00e9clare Mr. Castor Cartelle, chercheur au Mus\u00e9e des Sciences Naturelles de l\u2019Universit\u00e9 Pontificale Catholique de Minas Gerais (PUC\/MG), et co-auteur de l\u2019article sur le cr\u00e2ne de Toca das On\u00e7as. \u201cIl est possible que des individus de type n\u00e9gro\u00efde aient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents tout au long du bassin du rio Francisco, jusqu\u2019au Piau\u00ed.\u201d Cartelle a \u00e9galement coordonn\u00e9 l\u2019\u00e9quipe qui a d\u00e9couvert le cr\u00e2ne de Toca das On\u00e7as lors d\u2019une exp\u00e9dition dans la r\u00e9gion de Bahia \u00e0 la fin des ann\u00e9es 70. Aujourd\u2019hui, ce mat\u00e9riel arch\u00e9ologique fait partie de la collection du mus\u00e9e des Sciences Naturelles du PUC\/MG. Les neuf cr\u00e2nes de Cerca Grande ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts plus t\u00f4t en 1956, lors du voyage de deux arch\u00e9ologues \u00e0 Lagoa Santa, le nord am\u00e9ricain Wesley Hurt et le br\u00e9silien Oldemar Blasi. Ces fragments de squelettes font actuellement partie de la collection du Mus\u00e9e National de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ). \u201cLe site de Cerca Grande est totalement d\u00e9truit \u00e0 par l\u2019extraction de calcaire et de calcite dans la r\u00e9gion\u201d, d\u00e9clare Oldemar Blasi, aujourd\u2019hui \u00e2g\u00e9 de 86 ans et qui est retourn\u00e9 sur le site avec l\u2019\u00e9quipe de Neves en 2001.<\/p>\n<p>Neves a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9tudier de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e les cr\u00e2nes de Cerca Grande et de Toca das On\u00e7as dans l\u2019espoir d\u2019obtenir davantage de subventions pour d\u00e9fendre sa th\u00e8se sur la colonisation des Am\u00e9riques, et il y est parvenu. \u201cComme j\u2019\u00e9tais l\u2019objet de nombreuses critiques de la part de coll\u00e8gues, principalement nord-am\u00e9ricains, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de publier mes analyses en me basant sur le plus grand nombre possible de cr\u00e2nes pr\u00e9historiques d\u00e9couverts dans diff\u00e9rents sites de Lagoa Santa ainsi que dans d\u2019autres sites br\u00e9siliens et m\u00eame \u00e9tranger\u201d, d\u00e9clare l\u2019arch\u00e9ologue de l\u2019USP. Il a r\u00e9ellement initi\u00e9 sa croisade acad\u00e9mique pour faire valoir ses id\u00e9es en 2003, par un article publi\u00e9 dans la revue <em>Journal of Human Evolution<\/em> dans lequel il analyse six cr\u00e2nes pal\u00e9o-indiens (datant \u00e9galement d\u2019environ 9 mille ans) et d\u00e9couverts \u00e0 Santana do Riacho, dans la cha\u00eene de montagne du Cip\u00f3, r\u00e9gion proche de Belo Horizonte. En outre, il a l\u2019intention de poursuivre sa strat\u00e9gie durant l\u2019ann\u00e9e 2005, insistant sur le fait que Luiza n\u2019\u00e9tait pas seule. Neves s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 publier certaines \u00e9vidences prouvant qu\u2019il y avait des pal\u00e9o-indiens semblables aux aborig\u00e8nes australiens dans l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo et m\u00eame au Mexique.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Neves-3.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236501\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-236501 size-medium\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Neves-3-300x199.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" \/><span class=\"media-credits-inline\">RAFAEL BARTOLOMUCCI<\/span><\/a><\/p>\n<p>Il n\u2019est pas ais\u00e9 de trouver des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9montrant que les premiers habitants des Am\u00e9riques n\u2019\u00e9taient pas mongolo\u00efdes. Un squelette humain ou une partie de ce squelette doit remplir deux conditions pour \u00eatre class\u00e9 comme appartenant \u00e0 un pal\u00e9o indien de traits n\u00e9gro\u00efdes. Il doit tout d\u2019abord \u00eatre dat\u00e9 avec pr\u00e9cision (la datation est on\u00e9reuse) et passer par une analyse statistique rigoureuse de conformation anatomique. Neves pense avoir surmont\u00e9 ces deux \u00e9tapes de mani\u00e8re satisfaisante gr\u00e2ce \u00e0 ses r\u00e9cents travaux sur les ossements humains de Lagoa Santa.<\/p>\n<p>Parmi les neuf cr\u00e2nes de Cerca Grande analys\u00e9s dans l\u2019article scientifique du <em>World Archaeology<\/em>, deux ont \u00e9t\u00e9 dat\u00e9s de mani\u00e8re directe en utilisant la datation au carbone 14. Ce type de datation, plus fiable et moins critiqu\u00e9, ne peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019en pr\u00e9sence de collag\u00e8ne pr\u00e9serv\u00e9 dans le squelette, ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas pour Luiza dans la r\u00e9gion de Lagoa Santa. En effet, elle ne poss\u00e9dait pas cet \u00e9l\u00e9ment n\u00e9cessaire pour le test au carbone 14. Son \u00e2ge a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini de mani\u00e8re indirecte, m\u00e9thode qui a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour dater les sept autres cr\u00e2nes de Cerca Grande. Par cette m\u00e9thode, les chercheurs associent leur objet d\u2019\u00e9tude (un squelette humain ou animal) \u00e0 certains \u00e9l\u00e9ments du site pr\u00e9historique dont l\u2019\u00e2ge est connu ou estim\u00e9, comme des roches des objets ou des couches de s\u00e9diments. \u201cCe n\u2019est pas l\u2019id\u00e9al, mais nous devons souvent recourir \u00e0 des datations indirectes \u201d, d\u00e9clare Neves.<\/p>\n<div id=\"attachment_236498\" style=\"max-width: 235px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/ela.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236498\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236498\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/ela-225x300.jpg\" alt=\"Reconstitution de L\u2019homme de Lagoa Santa: sans traits orientaux\" width=\"225\" height=\"300\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">RICHARD NEAVE<\/span><\/a> Reconstitution de L\u2019homme de Lagoa Santa: sans traits orientaux<span class=\"media-credits\">RICHARD NEAVE<\/span><\/p><\/div>\n<p>Pour affirmer qu\u2019un cr\u00e2ne pr\u00e9historique est semblable \u00e0 un groupe biologique d\u00e9termin\u00e9, les chercheurs recourent \u00e0 l\u2019anatomie comparative. Mr. Neves fait question de mesurer lui-m\u00eame les cr\u00e2nes d\u00e9crits dans ses articles scientifiques. Il garantit ainsi la standardisation des proc\u00e9dures dans l\u2019ex\u00e9cution de cette t\u00e2che. Les mesures sont compar\u00e9es \u00e0 des mod\u00e8les informatiques poss\u00e9dant des dizaines de param\u00e8tres physiques, (dans le cas de Cerca Grande, 27 variables pour les cr\u00e2nes f\u00e9minins et 43 pour les hommes) appartenant aux principaux groupes biologiques existants actuellement dans le monde. Quand la comparaison est termin\u00e9e, le programme d\u00e9finit le mat\u00e9riel analys\u00e9 par rapport aux mod\u00e8les physiques contemporains. Selon Neves, les mod\u00e8les informatis\u00e9s indiquent que les neufs cr\u00e2nes de Cerca Grande, comme celui de Luzia et du mat\u00e9riel de Toca das On\u00e7as dans l\u2019\u00c9tat de Bahia, sont proches de ceux des africains subsahariens et des aborig\u00e8nes australiens, et loin des mongolo\u00efdes (asiatiques et am\u00e9rindiens actuels). Cela ne signifie pas obligatoirement que le peuple de Luzia \u00e9tait de race noire, comme certains tendent \u00e0 le penser en regardant les reconstitutions artistiques des anciens habitants de Lagoa Santa. Comme les figures sont faites avec une argile fonc\u00e9e et que leurs traits font penser \u00e0 une population noire, il s\u2019agit peut \u00eatre d\u2019une impression erron\u00e9e. \u201cLa couleur de la peau est une caract\u00e9ristiques qui peut changer rapidement en quelques g\u00e9n\u00e9rations \u201d, d\u00e9clare Neves.<\/p>\n<p>Certains \u00e9l\u00e9ments de la th\u00e8se d\u00e9fendue par Mr. Neves et ses collaborateurs sur l\u2019arriv\u00e9e des premiers <em>Homo sapiens<\/em> dans le nouveau Monde sont difficiles \u00e0 comprendre. Le principal d\u2019entre eux est qu\u2019il ne reste aucun descendant de ces pionniers non mongolo\u00efdes. Personne n\u2019a de r\u00e9ponses satisfaisantes \u00e0 ce sujet, mais il est possible que le temps et de nouvelles d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques se chargent de r\u00e9soudre cette controverse. \u00c0 titre d\u2019exemple, au mois de septembre de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, un cr\u00e2ne \u00e2g\u00e9 de 11 mille ans, poss\u00e9dant des traits physiques identiques \u00e0 ceux du peuple de Lagoa Santa et connu sous le nom de la Femme de Pe\u00f1on, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert au Mexique. En 2003, un article publi\u00e9 dans la revue <em>Nature<\/em> d\u00e9crit 33 squelettes, \u00e9galement originaires du Mexique, poss\u00e9dant des caract\u00e9ristiques anatomiques non mongolo\u00efdes semblables \u00e0 celles de Luzia. Il ne s\u2019agit pas de cr\u00e2nes appartenant \u00e0 des peuples pr\u00e9historiques mais \u00e0 une tribu mexicaine, les pericus, qui a v\u00e9cu isol\u00e9e jusqu\u2019au 16\u00e8me si\u00e8cle en Basse Californie et qui s\u2019est \u00e9teinte apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des espagnols. Si la th\u00e9orie de Neves s\u2019av\u00e8re exacte, les pericus ont peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 les derniers descendants des premiers individus non mongolo\u00efdes qui ont occup\u00e9 les Am\u00e9riques.<\/p>\n<p><strong>Le Projet<br \/>\n<\/strong>Origines et micro\u00e9volution de l\u2019homme en Am\u00e9rique; <strong>Modalit\u00e9\u00a0<\/strong>Projet Th\u00e9matique;\u00a0<strong>Coordinateur\u00a0<\/strong>Walter Neves \u2013 Institut de Biosciences de l\u2019USP; <strong>Investissement\u00a0<\/strong>538.172,80 r\u00e9aux et 76.000,00 dollars US<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dix ossements de la pr\u00e9histoire br\u00e9silienne sugg\u00e8rent que les premiers habitants des Am\u00e9riques n\u2019avaient pas de traits mongolo\u00efdes","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[101],"class_list":["post-236497","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236497","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=236497"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236497\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=236497"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=236497"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=236497"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=236497"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}