{"id":236515,"date":"2013-09-03T15:05:15","date_gmt":"2013-09-03T18:05:15","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/?p=236515"},"modified":"2017-04-19T13:59:25","modified_gmt":"2017-04-19T16:59:25","slug":"un-nouveau-regard-sur-la-nature","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/un-nouveau-regard-sur-la-nature\/","title":{"rendered":"Un nouveau regard sur la nature"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_236521\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto04.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236521\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236521\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto04-300x225.jpg\" alt=\"Biodiversit\u00e9 pauliste: pequi, typique du Cerrado...\" width=\"300\" height=\"225\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">MARINEZ F. DE SIQUEIRA<\/span><\/a> Biodiversit\u00e9 pauliste: pequi, typique du Cerrado&#8230;<span class=\"media-credits\">MARINEZ F. DE SIQUEIRA<\/span><\/p><\/div>\n<p><em>Publi\u00e9 en d\u00e9cembre 2004<\/em><\/p>\n<p>Le programme Biota-FAPESP, lanc\u00e9 officiellement en mars 1999, a obtenu des r\u00e9sultats bien meilleurs que ceux \u00e9manant d\u2019initiatives semblables visant \u00e0 cartographier la biodiversit\u00e9 d\u2019une grande partie de la Terre, en cinq ans d\u2019existence. On en sait d\u00e9sormais beaucoup plus sur les diff\u00e9rentes formes de vie rencontr\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo, un territoire de 250 mille kilom\u00e8tres carr\u00e9s, un peu plus grand que la Grande-Bretagne, qu\u2019il s\u2019agisse de microorganismes, de plantes, d\u2019animaux terrestres, d\u2019eau douce ou d\u2019animaux marins. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, 10 millions de dollars US ont \u00e9t\u00e9 investis dans pr\u00e8s de 50 projets du Biota, programme parapluie abritant les initiatives les plus diverses dans les domaines les plus vari\u00e9s. Le Biota rassemble des \u00e9tudes sur les poissons d\u2019eau douce et les animaux marins ; des travaux sur la r\u00e9partition des mammif\u00e8res des Am\u00e9riques, des \u00e9tudes visant \u00e0 d\u00e9couvrir des arbres capables d\u2019absorber une grande quantit\u00e9 de polluants dans l\u2019atmosph\u00e8re comme le gaz carbonique, et des \u00e9tudes sur le niveau de protection de la v\u00e9g\u00e9tation native de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo. L\u2019un des derniers programmes cr\u00e9es s\u2019appelle BIOprospecTA. Il s\u2019agit d\u2019un r\u00e9seau de recherche sur les substances pharmaceutiques que l\u2019on rencontre dans les for\u00eats et les rivi\u00e8res. Les quatre premiers projets de recherche viennent d\u2019\u00eatre approuv\u00e9s (voir tableau page 46). Il ne s\u2019agit l\u00e0 que de quelques exemples de projets appartenant au programme Biota. Il y en a d\u2019autres mais la liste serait trop longue.<\/p>\n<p>Le programme Biota a inaugur\u00e9 une nouvelle mani\u00e8re d\u2019aborder la recherche environnementale, gr\u00e2ce au d\u00e9vouement et \u00e0 la comp\u00e9tence des 500 chercheurs et des 500 universitaires qui y participent. Ce programme a encourag\u00e9 le travail d\u2019\u00e9quipe et l\u2019\u00e9change d\u2019informations, principalement via Internet, entre les chercheurs qui travaillent dans des dizaines d\u2019institutions \u00e0 S\u00e3o Paulo (dans d\u2019autres \u00e9tats et m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9tranger) et qui avaient auparavant tendance \u00e0 s\u2019isoler dans leurs domaines sp\u00e9cifiques. \u201cAvec le programme Biota, la FAPESP n\u2019a pas d\u00e9pens\u00e9 davantage d\u2019argent en mati\u00e8re d\u2019\u00e9tudes environnementales, elle a mieux d\u00e9pens\u00e9.\u201d, d\u00e9clare le biologiste Carlos Alfredo Joly de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Campinas (Unicamp) et ex-coordinateur du programme. \u201cNous avons modifi\u00e9 le paradigme de ceux qui travaillent sur l\u2019histoire naturelle. Maintenant notre devise est: partager les informations.\u201d<\/p>\n<div id=\"attachment_236516\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/aranha.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236516\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236516\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/aranha-300x266.jpg\" alt=\"...couple d\u2019araign\u00e9es g\u00e9antes et jacupemba, r\u00e9pandus dans la For\u00eat Atlantique...\" width=\"300\" height=\"266\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">EDUARDO CESAR<\/span><\/a> &#8230;couple d\u2019araign\u00e9es g\u00e9antes et jacupemba, r\u00e9pandus dans la For\u00eat Atlantique&#8230;<span class=\"media-credits\">EDUARDO CESAR<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019esprit coop\u00e9ratif a orient\u00e9 les grandes initiatives du programme. Quand les chercheurs du programme Biota vont sur le terrain collecter des \u00e9chantillons, ils utilisent tous la m\u00eame m\u00e9thode de collecte d\u2019organismes et remplissent une fiche standardis\u00e9e sur les exemplaires recueillis. Les informations sont ensuite saisies dans le syst\u00e8me d\u2019Information Environnemental du Biota, le SinBiota, un outil informatique qui recense pr\u00e8s de 56 mille esp\u00e8ces rencontr\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo (44 mille esp\u00e8ces terrestres, 8 mille esp\u00e8ces maritimes et 4 mille d\u2019eau douce). Comme les scientifiques adoptent des m\u00e9thodes de travail identiques, il est ensuite plus facile de comparer les registres des diff\u00e9rentes collectes. \u201cDes chercheurs \u00e9trangers d\u00e9clarent m\u00eame qu\u2019il n\u2019existe aucun projet international semblable au programme Biota\u201d, d\u00e9clare Mme. Maria Cec\u00edlia Wey de Brito, directrice g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Institut Forestier de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p>Les informations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le programme Biota sont int\u00e9gr\u00e9es au r\u00e9seau SpeciesLink depuis le mois d\u2019octobre. Il s\u2019agit d\u2019une grande banque de donn\u00e9es regroupant les registres de 38 collections scientifiques, 24 appartenant \u00e0 des institutions paulistes et 14 \u00e9trang\u00e8res. C\u2019est le programme sur la biodiversit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo qui a favoris\u00e9 la cr\u00e9ation du SpeciesLink par le Centre de R\u00e9f\u00e9rence en Information Environnementale (Cria) de Campinas, \u00e9galement responsable du SinBiota. Le SpeciesLink est en effet un des projets du Biota. Certaines informations environnementales sont encore incompl\u00e8tes dans certaines r\u00e9gions de l\u2019\u00e9tat, comme la r\u00e9gion ouest o\u00f9 il reste peu de v\u00e9g\u00e9tation et qui manque \u00e9galement de chercheurs. Tout le monde s\u2019accorde \u00e0 dire que la connaissance acquise sur la biodiversit\u00e9 pauliste \u00e9tait insignifiante avant le programme Biota. \u201cNous avons d\u00e9j\u00e0 atteint une masse critique suffisante pour que, sans arr\u00eater la collecte des esp\u00e8ces sur le terrain, nous puissions commencer \u00e0 \u00e9mettre des propositions en termes de politiques publiques destin\u00e9es \u00e0 la protection environnementale\u201d, d\u00e9clare Ricardo Ribeiro Rodrigues, membre de l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure Agricole Luiz de Queiroz (Esalq) \u00e0 Piracicaba et nouveau coordinateur du Biota.<\/p>\n<div id=\"attachment_236519\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto02.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236519\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236519\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto02-300x242.jpg\" alt=\"...Sur le littoral, le poisson papillon\" width=\"300\" height=\"242\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">c. sazima<\/span><\/a> &#8230;Sur le littoral, le poisson papillon<span class=\"media-credits\">c. sazima<\/span><\/p><\/div>\n<p>Une des id\u00e9es d\u00e9fendues est de ne pas se restreindre uniquement \u00e0 la protection de zones publiques ou priv\u00e9es l\u00e9galement constitu\u00e9es comme zones prot\u00e9g\u00e9es. En effet, diff\u00e9rentes \u00e9tudes men\u00e9es par le programme Biota indiquent que l\u2019entretien d\u2019un parc tel un \u00eelot de biodiversit\u00e9s qui ignore les alentours qui sont d\u00e9vast\u00e9s, ne rel\u00e8ve pas d\u2019une vision politique tr\u00e8s efficace. La destruction des alentours affecte la vie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019oasis. L\u2019effet est identique pour les rives d\u2019une rivi\u00e8re. Il n\u2019 y a pas de cours d\u2019eau sain bord\u00e9 par des rives insalubres ou d\u00e9truites (et vice-versa). En ce qui concerne l\u2019eau, Na\u00e9rcio Aquino de Menezes, du Mus\u00e9e de Zoologie de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), a \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9 par l\u2019\u00e9tat actuel des rivi\u00e8res dans les zones du Cerrado qui sont les savanes au c\u0153ur du Br\u00e9sil, durant l\u2019\u00e9laboration du nouveau <em>catalogue<\/em> <em>des poissons d\u2019eau douce du Br\u00e9sil. <\/em>Nous avons rencontr\u00e9 de nombreux r\u00e9sidus de soja qui contaminent les rivi\u00e8res de la r\u00e9gion centrale\u201d, d\u00e9clare Menezes, un des chercheurs leader du programme Biota. \u201cNous essayons de recenser toutes les esp\u00e8ces de poisson que nous rencontrons avant qu\u2019elles ne disparaissent.\u201d<\/p>\n<p><strong>Fleuves asphyxi\u00e9s<br \/>\n<\/strong>On a commun\u00e9ment tendance \u00e0 associer la pollution des fleuves et des lacs aux activit\u00e9s industrielles et au voisinage des grandes villes. L\u2019immondice qu\u2019est le fleuve Tiet\u00ea, dans son tron\u00e7on qui traverse la capitale pauliste, est l\u2019exemple le plus frappant de l\u2019action d\u00e9l\u00e9t\u00e8re des d\u00e9chets humains et des usines sur un fleuve. Mais ceci n\u2019est qu\u2019une partie de cette trag\u00e9die aquatique. En effet, l\u2019avanc\u00e9e des plantations et des p\u00e2turages asphyxie de nombreux fleuves et ruisseaux et d\u00e9vaste des zones de v\u00e9g\u00e9tation native \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo et m\u00eame dans tout le pays. Toutefois, une nouvelle plus optimiste, provenant d\u2019un travail r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre du programme Biota coordonn\u00e9 par des chercheurs de l\u2019Institut Forestier, indique que la zone de v\u00e9g\u00e9tation naturelle a augment\u00e9 de 3,8% \u00e0 S\u00e3o Paulo (1,2 kilom\u00e8tre carr\u00e9) par rapport \u00e0 celle enregistr\u00e9e il y a dix ans. Cette croissance, encore timide, concerne principalement la zone de For\u00eat Atlantique qui est l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me le plus \u00e9tendu de l\u2019\u00e9tat.<\/p>\n<div id=\"attachment_236522\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto06.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236522\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-236522\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto06-668x1024.jpg\" alt=\"Terre, eau et air : la cime du jequitib\u00e1...\" width=\"300\" height=\"460\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">SERGIUS GANDOLFI<\/span><\/a> Terre, eau et air : la cime du jequitib\u00e1&#8230;<span class=\"media-credits\">SERGIUS GANDOLFI<\/span><\/p><\/div>\n<p>La d\u00e9forestation avance \u00e0 grands pas dans le nord et le nord-est de S\u00e3o Paulo, o\u00f9 se trouvent des fragments de Cerrado qui ne repr\u00e9sente qu\u2019 1% de la v\u00e9g\u00e9tation native pauliste. Dans ces r\u00e9gions, contrairement aux savanes du Br\u00e9sil central, l\u2019expansion agricole est dict\u00e9e par la culture de la canne \u00e0 sucre et non du soja.<\/p>\n<p>Les avanc\u00e9es \u00e9cologiques, comme cette croissance timide de la For\u00eat Atlantique pauliste, sont dues \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en vigueur d\u2019une l\u00e9gislation plus s\u00e9v\u00e8re en mati\u00e8re de protection et de l\u2019adoption de mesures concr\u00e8tes afin de r\u00e9duire les agressions perp\u00e9tr\u00e9es contre la nature. D\u2019apr\u00e8s les chercheurs, il faut avant tout que la population prenne conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger l\u2019environnement. Dor\u00e9navant, le Biota mettra davantage l\u2019accent sur l\u2019\u00e9ducation environnementale. Comment peut-on transformer et diffuser la connaissance technique acquise par les chercheurs du programme, en informations intelligibles destin\u00e9es aux professeurs qui repasseront ces concepts aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations de citoyens\u00a0? En encourageant des initiatives sp\u00e9cifiques en mati\u00e8re d\u2019\u00e9ducation environnementale dans le programme Biota. \u201cNous avons aujourd\u2019hui trois projets qui r\u00e9pondent \u00e0 ce profil\u201d, d\u00e9clare Rodrigues, nouveau timonier du programme.<\/p>\n<div id=\"attachment_236524\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Necton_Figura9_JPK.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236524\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236524\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Necton_Figura9_JPK-300x219.jpg\" alt=\"...La tortue verte, un visiteur de la c\u00f4te pauliste...\" width=\"300\" height=\"219\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">J. P. KRAJEWSKI<\/span><\/a> &#8230;La tortue verte, un visiteur de la c\u00f4te pauliste&#8230;<span class=\"media-credits\">J. P. KRAJEWSKI<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>M\u00e9dicaments issus de la biodiversit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Depuis son origine, le programme Biota soutient les recherches tourn\u00e9es vers le d\u00e9veloppement de substances pharmaceutiques obtenues \u00e0 partir d\u2019extraits v\u00e9g\u00e9taux ou de mol\u00e9cules de plantes et d\u2019animaux et que l\u2019on rencontre dans l\u2019\u00c9tat de S\u00e3o Paulo. En 1999, un des premiers projets du programme coordonn\u00e9 par Vanderlan da Silva Bolzani, membre de l\u2019Institut de Chimie de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat Pauliste (Unesp) \u00e0 Araraquara, avait comme objectif la recherche de substances dans la biodiversit\u00e9 du Cerrado et de la For\u00eat Atlantique.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat croissant suscit\u00e9 par ce th\u00e8me a d\u00e9bouch\u00e9 sur la cr\u00e9ation d\u2019un r\u00e9seau recueillant ce type d\u2019initiatives dans le cadre du programme Biota. Tout d\u2019abord appel\u00e9 RedeBio, le r\u00e9seau Biota de prospection et de tests biologiques s\u2019est ensuite appel\u00e9 BIOpropescTA. Pr\u00e8s de 60 avant-projets de prospection biologique ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la FAPESP. Comme certaines propositions \u00e9taient semblables, elles ont \u00e9t\u00e9 reformul\u00e9es ou fondues et ont permis de cr\u00e9er 32 projets dans le cadre du BIOprospecTA, sous-programme du Biota. Quatre de ces projets viennent d\u2019\u00eatre approuv\u00e9s, les autres sont en cours d\u2019analyse.<\/p>\n<div id=\"attachment_236520\" style=\"max-width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto03.jpg\" rel=\"attachment wp-att-236520\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-236520\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/foto03-300x214.jpg\" alt=\"et coccinelle s\u2019alimentant du pollen de la marguerite \" width=\"300\" height=\"214\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">MARLIES SAZIMA E IVAN SAZIMA<\/span><\/a> &#8230;et coccinelle s\u2019alimentant du pollen de la marguerite<span class=\"media-credits\">MARLIES SAZIMA E IVAN SAZIMA<\/span><\/p><\/div>\n<p>Les projets accept\u00e9s proviennent de chercheurs travaillant dans diff\u00e9rentes institutions comme Jo\u00e3o Valdir Comasseto, membre de l\u2019Institut de Chimie de l\u2019USP, qui \u00e9tudiera le m\u00e9tabolisme des bact\u00e9ries des \u00e9cosyst\u00e8mes br\u00e9siliens. Luis Eduardo Soares Netto, membre de l\u2019Institut de Biosciences de l\u2019USP, m\u00e8nera des recherches sur les inhibiteurs de prot\u00e9ines antioxydants dans la bact\u00e9rie <em>Xyllella fastidiosa<\/em>, qui provoque la chlorose vari\u00e9gu\u00e9e des agrumes dans les orangeraies, maladie plus connue au Br\u00e9sil sous le nom d\u2019amarelinho. Les recherches men\u00e9es par Monamaris Marques Borges de l\u2019Institut Butantan, auront trait \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019exp\u00e9riences in vitro afin d\u2019identifier les produits ayant une activit\u00e9 anti-microbact\u00e9rienne. Mario Sergio Palma qui travaille \u00e0 l\u2019Unesp \u00e0 Rio Claro, m\u00e8nera des recherches sur la faune des arthropodes paulistes, utiles pour la cr\u00e9ation de nouvelles drogues et de pesticides s\u00e9lectifs. \u201cLa plupart des substances pharmaceutiques mises sur le march\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9es par des mol\u00e9cules extraites de sources naturelles \u201d, d\u00e9clare Mme Vanderlan, une des coordonnatrices du BIOprospecTA. \u201cAvec l\u2019implantation de ce r\u00e9seau, nous voulons ma\u00eetriser toutes les \u00e9tapes du processus de prospection biologique.\u201d<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Apr\u00e8s cinq ans d\u2019existence, le programme Biota consolide ses donn\u00e9es sur la faune et la flore et investit dans l\u2019\u00e9ducation environnementale","protected":false},"author":475,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[785],"class_list":["post-236515","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236515","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/475"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=236515"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236515\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=236515"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=236515"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=236515"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=236515"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}