{"id":280615,"date":"2019-04-09T17:53:28","date_gmt":"2019-04-09T20:53:28","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=280615"},"modified":"2019-04-15T17:08:07","modified_gmt":"2019-04-15T20:08:07","slug":"pipe-20-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/pipe-20-ans\/","title":{"rendered":"PIPE 20 ans"},"content":{"rendered":"<p>Une nouvelle \u00e9tape dans le soutien aux entreprises de base technologique a \u00e9t\u00e9 franchie \u00e0 S\u00e3o Paulo fin juillet. Le programme Recherche Innovante en Petites Entreprises (Pipe), de la FAPESP, a comm\u00e9mor\u00e9 ses 20 ans d\u2019existence avec le financement de 1 788 projets pour un investissement total de plus de 360 millions de r\u00e9ais. Le programme Pipe apporte son soutien aux entrepreneurs qui souhaitent innover dans de nouveaux produits ou services et soutient fr\u00e9quemment l\u2019innovation d\u00e8s le d\u00e9but, \u00e9tape cruciale et souvent \u00e0 haut risque. La FAPESP lance un nouvel appel \u00e0 projets tous les trois mois \u00e0 la recherche de nouveaux projets en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement technologique.<\/p>\n<p>Les projets de recherche sont examin\u00e9s dans une premi\u00e8re phase sous l\u2019angle de la faisabilit\u00e9 technique et commerciale pour des innovations visant \u00e0 r\u00e9soudre un probl\u00e8me pos\u00e9 par la recherche. La limite de financement s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 200 mille r\u00e9ais sur 9 mois. La deuxi\u00e8me phase dure deux ans et concerne le propre d\u00e9veloppement du projet qui peut aller jusqu\u2019\u00e0 la fabrication d\u2019un prototype et un financement d\u2019un million de r\u00e9ais par projet. La troisi\u00e8me phase, financ\u00e9e par la FAPESP et l\u2019Agent Financier d\u2019\u00c9tudes et de Projet (Finep) a pour objectif le d\u00e9veloppement final de l\u2019innovation et sa premi\u00e8re commercialisation. \u00ab Le programme Pipe est le principal programme de soutien aux startups br\u00e9siliennes. Il combine l\u2019innovation et la m\u00e9ritocratie et a cr\u00e9\u00e9 un grand vivier dans lequel viennent p\u00eacher les investisseurs, selon les propres termes des techniciens de la Banque Nationale de D\u00e9veloppement \u00c9conomique et Social [BNDES] qui nous ont r\u00e9cemment rendu visite \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Jos\u00e9 Goldemberg, pr\u00e9sident de la FAPESP, lors de la c\u00e9r\u00e9monie comm\u00e9morative de l\u2019anniversaire du programme, le 30 juin.<\/p>\n<p>Le programme a investi 56 millions de r\u00e9ais en 2016 dans le financement de 228 projets ce qui repr\u00e9sente le plus grand investissement de son histoire. \u00ab Nous avons pratiquement financ\u00e9 un projet par jour\u00a0\u00bb, observe Carlos Henrique de Brito Cruz, directeur scientifique de la FAPESP, qui souligne l\u2019engagement constant de la Fondation pour \u00e9largir son programme malgr\u00e9 la crise financi\u00e8re qui a touch\u00e9 le pays et ses r\u00e9percussions sur le budget de la FAPESP. Le programme Pipe a d\u00e9j\u00e0 financ\u00e9 les entreprises de 125 communes paulistes, la plupart d\u2019entre elles situ\u00e9es \u00e0 S\u00e3o Paulo, Campinas, S\u00e3o Carlos, S\u00e3o Jos\u00e9 dos Campos ou Ribeir\u00e3o Preto, o\u00f9 se trouvent les grandes universit\u00e9s et les instituts de recherche. \u00ab L\u2019innovation technologique surgit naturellement \u00e0 proximit\u00e9 des bonnes institutions de recherche \u00bb, affirme Brito Cruz.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"1280\" class=\"alignnone size-full wp-image-280624\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr.png\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr.png 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr-250x133.png 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr-700x373.png 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr-120x64.png 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Parmi les 1 100 projets approuv\u00e9s, l\u2019un des plus grands succ\u00e8s a \u00e9t\u00e9 obtenu par l\u2019entreprise Griaule. N\u00e9e en 2002 dans l\u2019incubateur de l\u2019Universit\u00e9 Publique de Campinas (Unicamp), elle a d\u00e9velopp\u00e9 des algorithmes et des softwares de reconnaissance d\u2019empreintes digitales \u00e0 l\u2019instar de ceux utilis\u00e9s dans les urnes \u00e9lectroniques au Br\u00e9sil, outre des syst\u00e8mes de reconnaissance vocale et du visage humain. L\u2019entreprise Griaule a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e dans 3 projets du programme Pipe. \u00ab\u00a0Ils nous ont permis d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer notre d\u00e9veloppement. Les bourses de recherches rattach\u00e9es aux projets nous ont permis de r\u00e9unir une masse critique afin de perfectionner les algorithmes qui sont notre point fort\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Alexandre Creto, directeur des produits chez Griaule. Deux chercheurs boursiers du dernier programme Pipe qui s\u2019est achev\u00e9 en 2011, ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s par l\u2019entreprise et y travaillent toujours. L\u2019entreprise qui a commenc\u00e9 avec cinq personnes en 2003 avec un chiffre d\u2019affaires de 100 mille r\u00e9ais poss\u00e8de aujourd\u2019hui 40 employ\u00e9s dont la moiti\u00e9 en Recherche et D\u00e9veloppement et a enregistr\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 40 millions de r\u00e9ais en 2016.<\/p>\n<p>Un autre exemple de r\u00e9ussite est celui de l\u2019entreprise Promip Gestion Int\u00e9gr\u00e9e des Ravageurs dont le si\u00e8ge se trouve \u00e0 Limeira, avec un projet approuv\u00e9 dans le cadre du programme Pipe en 2006, quand elle faisait partie de l\u2019incubateur de l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure d\u2019Agriculture Luiz de Queiroz \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (Esalq-USP). La recherche a d\u00e9bouch\u00e9 sur deux produits biologiques contenant des acariens pr\u00e9dateurs et destin\u00e9s au contr\u00f4le de l\u2019acarien t\u00e9tranyque qui est un fl\u00e9au des potagers. \u00ab\u00a0Le d\u00e9fi n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple \u00e0 relever. Le produit biologique n\u2019existait pas et les producteurs ne percevaient pas son importance en mati\u00e8re de r\u00e9duction des pesticides\u00a0\u00bb, se rappelle Marcelo Poletti, qui a fond\u00e9 l\u2019entreprise avec deux associ\u00e9s apr\u00e8s avoir conclu son doctorat en entomologie \u00e0 l\u2019Esalq. D\u2019autres projets du programme Pipe ont permis de cr\u00e9er des produits portant sur diff\u00e9rents types d\u2019acariens et d\u2019insectes pr\u00e9dateurs et de d\u00e9velopper des kits pour \u00e9valuer la r\u00e9sistance du moustique <em>Aedes aegypti <\/em>aux insecticides chimiques. L\u2019entreprise Promip investit aujourd\u2019hui 8 % de ses b\u00e9n\u00e9fices en R&amp;D. Elle poss\u00e8de 100 employ\u00e9s et a enregistr\u00e9 un chiffre d\u2019affaires de 10 millions de r\u00e9ais l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise Promip commercialise cinq produits et cinq autres sont en cours de d\u00e9veloppement. Son profil innovateur lui a permis en 2014 de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un apport de 4 millions de r\u00e9ais financ\u00e9 par le Fonds d\u2019Innovation Pauliste, cr\u00e9\u00e9 par l\u2019agence D\u00e9veloppez S\u00e3o Paulo, en partenariat avec la FAPESP, la Finep, par la Banque de D\u00e9veloppement d\u2019Am\u00e9rique Latine (CAF), le Service Br\u00e9silien d\u2019Appui aux Micros et Petites Entreprises (Sebrae), outre d\u2019autres investisseurs priv\u00e9s. \u00ab\u00a0La FAPESP a investi 10 millions de r\u00e9ais dans un fonds destin\u00e9 aux entreprises du programme Pipe\u00a0\u00bb, explique Francisco Jardim, gestionnaire du Fonds d\u2019Innovation Pauliste. \u00ab\u00a0Nous l\u2019avons fait avec beaucoup d\u2019enthousiasme car certaines affaires sont fortement porteuses pour promouvoir l\u2019innovation de mani\u00e8re syst\u00e9matique. Nous sommes pr\u00eats \u00e0 doubler la mise sur certaines d\u2019entre elles\u00a0\u00bb. D\u2019autres participants au programme Pipe, comme les entreprises Nexxto et Inprenha Biotechnologia ont \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ce fonds \u00ab\u00a0Le programme Pipe comble une lacune importante gr\u00e2ce \u00e0 une \u00e9valuation rigoureuse des diff\u00e9rents projets et dans sa mani\u00e8re d\u2019orienter les chefs d\u2019entreprise. Les fonds aident les startups \u00e0 se positionner sur le march\u00e9 et dans la r\u00e9solution de probl\u00e8mes de gestion, mais ils n\u2019arrivent pas encore \u00e0 bien \u00e9valuer le potentiel de recherches qui pourraient d\u00e9boucher sur des innovations\u00a0\u00bb, affirme-t-il. Selon Francisco Jardim, le fonds a encourag\u00e9 d\u2019autres entreprises comme InCeres, dans le domaine de l\u2019agriculture de pr\u00e9cision et Ventrix, dans le domaine de la sant\u00e9, \u00e0 pr\u00e9senter des projets dans le cadre du programme Pipe. \u00ab\u00a0La possibilit\u00e9 de faire de la R&amp;D en interne multiplie les chances de survie d\u2019une startup\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_280620\" style=\"max-width: 1150px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/032-037_Pipe_257-4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-280620 size-full\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/032-037_Pipe_257-4.jpg\" alt=\"\" width=\"1140\" height=\"748\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/032-037_Pipe_257-4.jpg 1140w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/032-037_Pipe_257-4-250x164.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/032-037_Pipe_257-4-700x459.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/032-037_Pipe_257-4-120x79.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1140px) 100vw, 1140px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Eduardo Cesar<\/span><\/a> Compos\u00e9s de microparticules produits par l\u2019entreprise Nanox, \u00e0 S\u00e3o Carlos<span class=\"media-credits\">Eduardo Cesar<\/span><\/p><\/div>\n<p>Le Fonds Pitanga cr\u00e9\u00e9 en 2011 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 100 millions de r\u00e9ais et est financ\u00e9 par des chefs d\u2019entreprises br\u00e9siliens de groupes comme Natura et Ita\u00fa qui, durant deux ans, ont analys\u00e9 700 candidats \u00e0 un financement. La premi\u00e8re startup choisie dans son portefeuille d\u2019investissement en 2013 a \u00e9t\u00e9 l\u2019entreprise I.Systems, fond\u00e9e \u00e0 Campinas il y a 10 ans par quatre ing\u00e9nieurs informatique form\u00e9s \u00e0 l\u2019Unicamp. Cette entreprise fournit des softwares qui utilisent l\u2019intelligence artificielle dans le contr\u00f4le des processus industriels pour des clients importants comme Coca-Cola, Braskem, Ambev, Suzano et Ra\u00edzen. Leurs programmes peuvent g\u00e9rer un vaste ensemble d\u2019informations et prendre des d\u00e9cisions permettant de r\u00e9duire de 2 % \u00e0 10 % les co\u00fbts de production. Selon Igor Santiago, pr\u00e9sident de l\u2019entreprise, deux projets du programme Pipe, approuv\u00e9s en 2009 et 2012, ont \u00e9t\u00e9 cruciaux pour d\u00e9velopper le prototype du premier produit, le programme Horus, et introduire cette technologie sur le march\u00e9. \u00ab\u00a0Nous aurions mis beaucoup plus de temps si nous n\u2019avions d\u00e9pendu que de nos propres moyens\u00a0\u00bb, affirme-t-il. L\u2019entreprise a re\u00e7u le soutien du programme en 2015 pour d\u00e9velopper un nouveau produit dans le secteur de l\u2019assainissement, appel\u00e9 Leaf Captage, qui contr\u00f4le le d\u00e9bit des pompes de captage d\u2019eau des fleuves servant \u00e0 approvisionner les villes afin de rationaliser la consommation d\u2019\u00e9nergie. Le produit phare de I.Systems est un type de software sur lequel on ne misait pas beaucoup au d\u00e9part, le Leaf pour Windows, et destin\u00e9 aux grands syst\u00e8mes utilis\u00e9s par l\u2019industrie. I.Systems a enregistr\u00e9 un taux de croissance de 100 % par an au cours de ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Une \u00e9valuation men\u00e9e par le Groupe d\u2019\u00c9tude sur l\u2019Organisation de la Recherche et de l\u2019Innovation (Geopi), rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Unicamp et portant sur 214 projets Pipe d\u00e9velopp\u00e9s entre 1997 et 2006, a montr\u00e9 que le programme a eu un impact positif dans diff\u00e9rents secteurs. Environ 60 % des projets \u00e9valu\u00e9s ont d\u00e9bouch\u00e9 sur des innovations technologiques, ce qui est un indice tr\u00e8s satisfaisant. Ceci repr\u00e9sente 111 innovations, 59 \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9es comme des nouveaut\u00e9s dans le pays et 17 au niveau mondial. \u00ab\u00a0Il s\u2019agissait d\u2019innovations de base technologique conform\u00e9ment aux objectifs du programme\u00a0\u00bb, d\u00e9clare S\u00e9rgio Salles-Filho, professeur \u00e0 l\u2019Unicamp et l\u2019un des coordonnateurs du Geopi. Les projets ont permis de cr\u00e9er des emplois qualifi\u00e9s dans ces entreprises avec une hausse de 60 % du nombre d\u2019employ\u00e9s de niveau universitaire et de 91 % pour les professionnels avec un doctorat. Un article publi\u00e9 en 2011 dans la revue <em>Research Evaluation<\/em>, dont le principal auteur \u00e9tait S\u00e9rgio Salles-Filho, a indiqu\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice de 10,50 r\u00e9ais pour chaque r\u00e9al vers\u00e9 par la FAPESP. Une nouvelle \u00e9valuation concernant la p\u00e9riode 2007 \u00e0 2016 est actuellement men\u00e9e par le Geopi afin de comparer les r\u00e9sultats des projets avec ceux de programmes d\u2019autres pays comme les \u00c9tats-Unis, la France et le Japon. \u00ab\u00a0Le programme sera \u00e9galement r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9valu\u00e9 avec des collectes de donn\u00e9es d\u00e8s la cl\u00f4ture du projet et deux ans plus tard\u00a0\u00bb, affirme S\u00e9rgio Salles-Filho.<\/p>\n<p><strong>Business Angels<\/strong><br \/>\nL\u2019entreprise XMobots, de S\u00e3o Carlos, qui fabrique des drones, et dont le chiffre d\u2019affaires s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 7 millions de r\u00e9ais par an, est parvenue \u00e0 monter son premier drone de test gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019approbation de l\u2019un de ses projets dans le programme Pipe phase 1 en 2009. \u00ab\u00a0Nous d\u00e9pendions jusqu\u2019alors d\u2019\u00e9quipements pr\u00eat\u00e9s par des laboratoires de l\u2019USP \u00e0 S\u00e3o Paulo pour travailler\u00a0\u00bb, d\u00e9clare l\u2019ing\u00e9nieur Giovani Amianti, l\u2019un des fondateurs. Le soutien du programme Pipe nous a fait comprendre que notre produit avait de l\u2019avenir. Dans d\u2019autres pays, ce sont les <em>business angels<\/em> qui jouent ce r\u00f4le aidant \u00e0 transformer une bonne id\u00e9e en nouvelle affaire \u00bb, observe Giovani Amianti, dont l\u2019entreprise commercialise aujourd\u2019hui trois types de drones et emploie 40 personnes, 10 d\u2019entre elles sont ing\u00e9nieurs dans l\u2019\u00e9quipe de R&amp;D.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"880\" class=\"size-full wp-image-280628 alignnone\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr2.png\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr2.png 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr2-250x92.png 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr2-700x257.png 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr2-120x44.png 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Gustavo Pagotto Sim\u00f5es, pr\u00e9sident de l\u2019entreprise Nanox, startup de S\u00e3o Carlos qui produit des microparticules ayant des propri\u00e9t\u00e9s bact\u00e9ricides, souligne une particularit\u00e9 du programme Pipe qui, avec quatre appels \u00e0 projets par an \u00e0 l\u2019initiative de la FAPESP, est devenue une r\u00e9f\u00e9rence pour les chefs d\u2019entreprise de l\u2019\u00e9tat. \u00ab\u00a0Chaque fois que nous en avions besoin, il nous \u00e9tait possible de soumettre un projet dans le cadre du programme Pipe. Cette r\u00e9gularit\u00e9 n\u2019est pas aussi courante avec d\u2019autre sources de financement\u00a0\u00bb, reconnait Gustavo, qui a d\u00e9j\u00e0 b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de financements de la Finep, du BNDES, du Sebrae et du Conseil National de D\u00e9veloppement Scientifique et Technologique (CNPq). Une dizaine de projets de l\u2019entreprise Nanox ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s dans le cadre du programme Pipe, mais deux d\u2019entre eux se sont distingu\u00e9s. \u00ab\u00a0Le premier, en 2005, gr\u00e2ce \u00e0 un financement de 70 mille r\u00e9ais qui nous a permis de tester notre technologie sur les clients\u00a0\u00bb, explique Gustavo Pagotto, qui a mont\u00e9 cette affaire avec deux coll\u00e8gues universitaires de l\u2019Universit\u00e9 Publique Pauliste (Unesp), \u00e0 Araraquara. L\u2019entreprise Nanox a re\u00e7u en 2006 un financement du fonds Novarum. Cet apport a permis d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer sa croissance avec un chiffre d\u2019affaires qui est pass\u00e9 de 1,3 millions de r\u00e9ais en 2009 \u00e0 2,3 millions de r\u00e9ais en 2010.<\/p>\n<p>Un autre projet important verra le jour en 2012, alors que l\u2019entreprise Nanox produisait d\u00e9j\u00e0 2 \u00e0 3 kilos de microparticules d\u2019argent par jour et souhaitait multiplier sa production par 10. \u00ab\u00a0La FAPESP et la Finep ont lanc\u00e9 un appel \u00e0 projets pour la phase 3 du programme Pipe qui nous a permis d\u2019augmenter notre capacit\u00e9 productive et de fabriquer 20 kilos de microparticules par jour\u00a0\u00bb, explique Gustavo Pagotto. La production actuelle s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 60 kilos par jour. Actuellement, les additifs \u00e0 base d\u2019argent sont utilis\u00e9s dans les briques de \u00e0 lait, les films PVC et les instruments odontologiques.<\/p>\n<p>Les nombreux b\u00e9n\u00e9ficiaires du programme Pipe ont multipli\u00e9 leur chiffre d\u2019affaires, mais ce n\u2019est pas l\u2019unique cause du succ\u00e8s du programme. Selon S\u00e9rgio Queiroz, professeur \u00e0 l\u2019Unicamp et coordonnateur adjoint du secteur de Recherche pour l\u2019Innovation de la FAPESP, il y a des avantages indirects dus \u00e0 l\u2019implantation d\u2019une culture de l\u2019innovation au sein des entreprises. C\u2019est le cas de l\u2019entreprise Apis Flora, de Ribeir\u00e3o Preto, sp\u00e9cialis\u00e9e en produits et m\u00e9dicaments faits \u00e0 base de miel et de propolis. L\u2019entreprise, fond\u00e9e en 1983, a renforc\u00e9 sa structure en R&amp;D ces 10 derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 la recherche de produits innovateurs. Le premier projet Pipe a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 en 2009 afin de d\u00e9velopper une biomembrane de cellulose qui, associ\u00e9e \u00e0 la propolis, peut \u00eatre appliqu\u00e9e sur des plaies cicatrisant difficilement. \u00ab\u00a0Mon doctorat avait d\u00e9montr\u00e9 que ce mat\u00e9riel \u00e9tait utile dans le traitement de br\u00fblures\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Andresa Berretta e Silva, directrice en R&amp;D et innovation d\u2019Apis Flora. Un projet de recherche visant \u00e0 obtenir un gel \u00e0 base de propolis pour lutter contre la candidose vaginale a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2010. \u00ab\u00a0Gr\u00e2ce \u00e0 ce projet, notre laboratoire de biotechnologie a fait un immense bond en avant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr3.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"1140\" class=\"size-full wp-image-280632 alignnone\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr3.png\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr3.png 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr3-250x119.png 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr3-700x333.png 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr3-120x57.png 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les financements re\u00e7us depuis 2009 ont permis de mettre au point cinq produits innovateurs, quatre d\u2019entre eux \u00e9tant des m\u00e9dicaments qui n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9s. Cela n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 leur chiffre d\u2019affaires de passer de 7 millions de r\u00e9ais \u00e0 38 millions de r\u00e9ais en 10 ans. L\u2019une des raisons de ce succ\u00e8s est le savoir-faire d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019entreprise dans la production d\u2019un extrait de propolis en forme de microparticules et utilis\u00e9 dans la composition de m\u00e9dicaments. Les comp\u00e9tences acquises et la recherche financ\u00e9e par le CNPq ont permis \u00e0 l\u2019entreprise d\u2019exporter leur produit vers la Chine et d\u2019am\u00e9liorer ainsi leur chiffre d\u2019affaires. La cr\u00e9ation d\u2019une startup, incubateur d\u2019Apis Flora, appel\u00e9e Eleve Recherche et D\u00e9veloppement a \u00e9galement r\u00e9compens\u00e9 leurs efforts. Deux projets Pipe de cette startup, visant \u00e0 d\u00e9velopper un rem\u00e8de pour combattre la leishmaniose et un mod\u00e8le de peau qui remplace celle des animaux lors de tests cosm\u00e9tiques, ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019entreprise In Vitro Brasil de Mogi Mirim, a multipli\u00e9 son chiffre d\u2019affaires depuis qu\u2019elle a commenc\u00e9 \u00e0 investir en R&amp;D, au point de repr\u00e9senter plus de la moiti\u00e9 de la production mondiale d\u2019embryons bovins <em>in vitro <\/em>et d\u2019\u00eatre achet\u00e9e en 2015 par l\u2019entreprise nordam\u00e9ricaine ABS Global, principale entreprise mondiale dans le domaine g\u00e9n\u00e9tique des taureaux. L\u2019entreprise In Vitro a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2002 et ce n\u2019est que quelques ann\u00e9es plus tard qu\u2019elle s\u2019est mise \u00e0 innover. Selon Andrea Basso, coordonnatrice de recherche de l\u2019entreprise, deux projets Pipe sont le fruit d\u2019approches innovatrices sur le march\u00e9 international. L\u2019un d\u2019entre eux a montr\u00e9 que la production d\u2019embryons utilisant des g\u00e9nisses \u00e0 la place de vaches adultes \u00e9tait parfaitement viable, le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019ovules \u00e9tant r\u00e9alis\u00e9 par vid\u00e9olaparoscopie apr\u00e8s une stimulation hormonale. L\u2019autre projet concerne une m\u00e9thode d\u2019analyse g\u00e9n\u00e9tique qui a permis de s\u00e9lectionner des embryons avant leur ins\u00e9mination dans des vaches r\u00e9ceptrices. \u00ab Jusqu\u2019alors, le g\u00e9notypage n\u2019\u00e9tait utilis\u00e9 que pour s\u00e9lectionner des animaux nouveau-n\u00e9s qui seraient ensuite utilis\u00e9s comme reproducteurs. Nous avons propos\u00e9 d\u2019\u00e9valuer g\u00e9n\u00e9tiquement un \u00e9chantillon de cellules embryonnaires, de les congeler et, apr\u00e8s avoir conclu l\u2019analyse, de choisir l\u2019animal qui allait na\u00eetre\u00a0\u00bb, explique Andrea Basso. L\u2019entreprise est pass\u00e9e de 30 employ\u00e9s \u00e0 plus de 160 en 10 ans. Elle a cr\u00e9\u00e9 un r\u00e9seau de 33 laboratoires associ\u00e9s qui ont produit 450 mille embryons en 2016. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, son chiffre d\u2019affaires a atteint 28 millions de r\u00e9ais, soit cent fois plus que celui de 2007. L\u2019entreprise In Vitro Brasil a cr\u00e9\u00e9 une startup br\u00e9silienne appel\u00e9e In Vitro Brasil Clonage Animal et dont Andrea Basso est l\u2019une des associ\u00e9s. Elle vient d\u2019\u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9e dans le cadre d\u2019un projet Pipe phase 1, pour la production d\u2019une prot\u00e9ine qui joue un r\u00f4le essentiel dans la coagulation sanguine.<\/p>\n<p>Le programme Pipe a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re modalit\u00e9 de financement br\u00e9silien \u00e0 investir des fonds non remboursables en R&amp;D d\u2019entreprises. \u00ab\u00a0Avec la Loi d\u2019Innovation en 2004, d\u2019autres agences se sont mises \u00e0 financer \u00e0 fonds perdus l\u2019innovation dans le secteur priv\u00e9. Mais en 1997 ceci \u00e9tait presque un tabou et nous avons d\u00fb faire face \u00e0 de nombreuses r\u00e9sistances pour mettre en \u0153uvre le programme\u00a0\u00bb, se rappelle le physicien Jos\u00e9 Fernando Perez, directeur scientifique de la FAPESP au moment du lancement du programme. Selon Jos\u00e9 Fernando Perez, le programme Pipe s\u2019est inspir\u00e9 des programmes SBIR (Small Business Innovation Research) utilis\u00e9s par les agences de financement nord-am\u00e9ricaines pour un budget sup\u00e9rieur \u00e0 100 millions US$. Quand nous avons pris connaissance des programmes SBIR, nous avons vu qu\u2019ils correspondaient exactement \u00e0 ce que nous voulions implanter \u00e0 la FAPESP, soit une recherche men\u00e9e au sein m\u00eame de l\u2019entreprise et d\u00e9bouchant sur des produits, des proc\u00e9d\u00e9s ou des services innovateurs\u00a0\u00bb, affirme Jos\u00e9 Fernando Perez. Selon le physicien, l\u2019un des arguments contraires \u00e0 ce programme disait que par manque de candidats cette initiative allait se transformer en fiasco. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de prendre ce risque et, lors du premier appel \u00e0 projets, nous avons re\u00e7us 79 projets parmi lesquels 30 ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s.<\/p>\n<p>Le programme a gagn\u00e9 un nouvel \u00e9lan ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es en devenant moins restrictif sur la taille des entreprises. Il est possible d\u00e9sormais de pr\u00e9senter un projet avant que l\u2019entreprise ne soit cr\u00e9\u00e9e et de formaliser sa cr\u00e9ation plus tard. \u00c0 chaque nouvel appel \u00e0 projets, la FAPESP organise un \u00e9v\u00e8nement appel\u00e9 Dialogue sur le Soutien \u00e0 la Recherche pour l\u2019Innovation dans les Petites Entreprises afin d\u2019\u00e9claircir les doutes des int\u00e9ress\u00e9s. \u00ab\u00a0Cet \u00e9v\u00e8nement est essentiel pour que les candidats sachent exactement ce qu\u2019est le programme et pour garantir la bonne qualit\u00e9 des projets pr\u00e9sent\u00e9s\u00a0\u00bb, d\u00e9clare S\u00e9rgio Queiroz. Le 29 juillet, \u00e0 la veille de la comm\u00e9moration des 20 ans du programme Pipe, l\u2019auditorium de la FAPESP \u00e9tait rempli d\u2019entrepreneurs int\u00e9ress\u00e9s par le prochain appel \u00e0 projets.<\/p>\n<p><em>Publi\u00e9 en juillet 2017<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un programme de la Fapesp favorise l\u2019essor de plus de 1 100 petites et moyennes entreprises de base technologique en finan\u00e7ant quotidiennement un projet innovateur","protected":false},"author":11,"featured_media":280616,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1177],"tags":[2472,2474],"coauthors":[98],"class_list":["post-280615","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-couverture","tag-financement","tag-innovation-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280615","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=280615"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280615\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":280645,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280615\/revisions\/280645"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/280616"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=280615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=280615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=280615"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=280615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}