{"id":280799,"date":"2019-04-09T18:02:36","date_gmt":"2019-04-09T21:02:36","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=280799"},"modified":"2019-04-15T17:54:56","modified_gmt":"2019-04-15T20:54:56","slug":"a-la-recherche-dequilibre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/a-la-recherche-dequilibre\/","title":{"rendered":"\u00c0 la recherche d&#8217;\u00e9quilibre"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr11.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"4940\" class=\"alignright size-full wp-image-280823\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr11.png\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr11.png 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr11-250x515.png 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr11-700x1441.png 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr11-120x247.png 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a>Un rapport publi\u00e9 par l\u2019\u00e9diteur hollandais Elsevier le 8 mars, Journ\u00e9e Internationale de la Femme, r\u00e9v\u00e8le un ensemble in\u00e9dit de donn\u00e9es comparatives sur la production scientifique d\u2019hommes et de femmes dans 27 domaines de la connaissance. L\u2019analyse des donn\u00e9es de 11 pays et de l\u2019Union Europ\u00e9enne indique de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale des progr\u00e8s vers un \u00e9quilibre des genres dans le domaine scientifique au cours de ces 20 derni\u00e8res ann\u00e9es. De 1996 \u00e0 2000, seul un des pays \u00e9tudi\u00e9s, le Portugal, poss\u00e9dait plus de 40 % de chercheurs de sexe f\u00e9minin. De 2001 \u00e0 2015, diff\u00e9rents membres ont rejoint ce club, comme les \u00c9tats-Unis, le Royaume-Uni, l\u2019Australie, le Canada, la France, le Danemark, le Br\u00e9sil et l\u2019Union Europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Le rapport complet est consultable sur <a href=\"https:\/\/www.elsevier.com\/research-intelligence\/campaigns\/gender-17\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">bit.ly\/GeneroCiencia<\/a>.<\/p>\n<p>La proportion d\u2019hommes et de femmes a \u00e9t\u00e9 obtenue par l\u2019identification et le comptage d\u2019auteurs publi\u00e9s dans des revues index\u00e9es dans la base de donn\u00e9es Scopus de l\u2019\u00e9diteur Elsevier qui r\u00e9unit plus de 62 millions d\u2019articles publi\u00e9s dans 21 500 revues scientifiques. Ce rapport appel\u00e9 \u00ab Genre dans le panorama mondial de la recherche\u00a0\u00bb, cite le Br\u00e9sil comme \u00e9tant l\u2019un des pays ayant le plus progress\u00e9 dans les indicateurs g\u00e9n\u00e9raux. \u00ab\u00a0Au Br\u00e9sil et au Portugal, la proportion de femmes auteures frise les 50 % alors que le Japon affiche une tr\u00e8s faible participation f\u00e9minine dans le domaine scientifique\u00a0\u00bb, d\u00e9clare la microbiologiste Holly Falk-Krzesinski, vice-pr\u00e9sidente des Relations Acad\u00e9miques d\u2019Elsevier et l\u2019une des responsables de cette \u00e9tude, selon le site Inside Higher Ed. Les deux populations d\u2019auteurs br\u00e9siliens ayant publi\u00e9 entre 2001 et 2015 sont pratiquement \u00e9quivalentes avec 153 967 femmes et 158 873 hommes, soit une proportion respective de 49 % et 51 %. La proportion relev\u00e9e entre 1996 et 2000 \u00e9tait de 62 % pour les hommes et 38 % pour les femmes, bien que les indicateurs des deux p\u00e9riodes soient difficilement comparables, le nombre de p\u00e9riodiques br\u00e9siliens pr\u00e9sents dans la base Scopus \u00e0 la fin du si\u00e8cle dernier \u00e9tant bien inf\u00e9rieur \u00e0 celui d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Le Br\u00e9sil pr\u00e9sente \u00e9galement une situation relativement \u00e9quilibr\u00e9e dans un sous-groupe d\u2019indicateurs, celui des femmes auteures d\u2019articles scientifiques en ing\u00e9nierie. Dans ce domaine, 48 % des articles ont une femme comme auteure principale ou comme auteure correspondant pour l\u2019ensemble de la production br\u00e9silienne entre 2011 et 2015. Au Royaume-Uni ce pourcentage est de 44 %, aux \u00c9tats-Unis de 43 % et au Japon de 35 %. Si l\u2019on examine la participation f\u00e9minine et masculine chez les inventeurs, le d\u00e9s\u00e9quilibre du Br\u00e9sil avec 19 % de femmes et 81 % d\u2019hommes est moins important que celui d\u2019autres pays et se situe juste en dessous du Portugal avec 26 % de femmes. Au Japon les femmes repr\u00e9sentent 8 % des inventeurs et aux \u00c9tats-Unis 14 % (bien qu\u2019en nombre absolu ces deux pays poss\u00e8dent de 60 \u00e0 90 fois plus d\u2019inventeurs que le Br\u00e9sil). Le nombre d\u2019inventeurs correspond aux d\u00e9posants de brevets enregistr\u00e9s dans la base de donn\u00e9es de l\u2019Organisation Mondiale de la Propri\u00e9t\u00e9 Intellectuelle (Wipo, en anglais).<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"1620\" class=\"alignnone size-full wp-image-283421\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos2.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos2.jpg 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos2-250x169.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos2-700x473.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos2-120x81.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La biologiste et scientifique de l\u2019information Jacqueline Leta, professeure \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ) et sp\u00e9cialiste des questions scientifiques de genre explique que les aspects culturels et l\u2019organisation de l\u2019activit\u00e9 scientifique au Br\u00e9sil peuvent expliquer pourquoi les chercheuses br\u00e9siliennes ne semblent pas rencontrer autant d\u2019obstacles que les chercheuses d\u2019autres pays. \u00ab La possibilit\u00e9 pour une femme de confier ses t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre n\u2019est pas fr\u00e9quente \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Dans d\u2019autres pays, il est plus difficile pour les femmes de d\u00e9l\u00e9guer leurs pr\u00e9occupations m\u00e9nag\u00e8res et familiales\u00a0\u00bb, affirme-t-elle. Certaines caract\u00e9ristiques de la communaut\u00e9 scientifique br\u00e9silienne, dont l\u2019activit\u00e9 se concentre principalement dans des institutions publiques, peuvent expliquer une plus grande stabilit\u00e9 en mati\u00e8re de carri\u00e8re des chercheurs hommes et femmes. \u00ab\u00a0Notre syst\u00e8me est plus fig\u00e9 que celui d\u2019autres nations o\u00f9 les activit\u00e9s de recherche se concentrent davantage dans l\u2019industrie et o\u00f9 les liens avec les institutions sont souvent temporaires avec une plus grande mobilit\u00e9 des chercheurs entre les diff\u00e9rentes institutions et pays\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Selon la chercheuse, cette stabilit\u00e9 ne favorise cependant pas un partage juste en termes de postes universitaires. Il y a huit ans, elle a publi\u00e9 une \u00e9tude qui \u00e9valuait la situation de 1 946 professeurs de l\u2019UFRJ et a conclu qu\u2019\u00e0 l\u2019exception du domaine litt\u00e9raire, artistique et des humanit\u00e9s, le pourcentage de femmes impliqu\u00e9es dans des activit\u00e9s de troisi\u00e8me cycle est toujours inf\u00e9rieur \u00e0 la proportion f\u00e9minine de l\u2019ensemble des professeurs. \u00ab\u00a0L\u2019UFRJ n\u2019a jamais eu de pr\u00e9sidente d\u2019universit\u00e9. Lors des derni\u00e8res \u00e9lections \u00e0 ce poste, il y avait deux candidates parfaitement qualifi\u00e9es mais c\u2019est un homme qui a \u00e9t\u00e9 choisi\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-elle.<\/p>\n<blockquote><p>Les femmes publient moins que les hommes, mais rien ne prouve que cela affecte les citations<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Fuite d\u2019eau<\/strong><br \/>\nL\u2019absence de femmes aux meilleurs postes est un ph\u00e9nom\u00e8ne commun \u00e0 d\u2019autres pays. Le rapport d\u2019Elsevier s\u2019y r\u00e9f\u00e8re avec l\u2019expression \u00ab\u00a0fuite d\u2019eau\u00a0\u00bb, une image montrant que pour des professionnels des deux genres commen\u00e7ant une m\u00eame carri\u00e8re, une proportion plus importante de femmes l\u2019abandonne en cours de route. Lors d\u2019un entretien publi\u00e9 dans le rapport, James Stirling, directeur de l\u2019Imperial College au Royaume-Uni, indique que 35 % de ses \u00e9tudiants de premier cycle en sciences, technologie, ing\u00e9nierie et math\u00e9matiques sont des femmes, mais qu\u2019\u00e0 peine 15 % des professeurs sont de sexe f\u00e9minin. \u00ab Il n\u2019y a pas assez de femmes qui choisissent ces disciplines et quand elles les choisissent elles n\u2019atteignent pas les postes les plus \u00e9lev\u00e9s de la carri\u00e8re\u00a0\u00bb dit-il. L\u2019Imperial College participe \u00e0 un programme cr\u00e9\u00e9 pour renforcer l\u2019engagement des centres de recherche du Royaume-Uni vers un \u00e9quilibre des genres. Il combat \u00e9galement les pr\u00e9jug\u00e9s dont les femmes font l\u2019objet en termes de recrutement et de promotion dans leur carri\u00e8re. \u00ab Il s\u2019agit d\u2019un pr\u00e9jug\u00e9 inconscient mais qui peut \u00eatre combattu gr\u00e2ce \u00e0 des programmes de formation\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019atteinte d\u2019un \u00e9quilibre des genres chez les auteurs br\u00e9siliens, il n\u2019en va pas de m\u00eame quand l\u2019\u00e9tude examine chaque discipline. Dans un ph\u00e9nom\u00e8ne commun \u00e0 d\u2019autres pays, les femmes au Br\u00e9sil ne repr\u00e9sentent que 23 % des auteures en sciences informatiques, 24,8 % en math\u00e9matiques, 28,2 % en \u00e9conomie et 33 % en physique et astronomie. Elles sont cependant majoritaires dans d\u2019autres secteurs comme les soins infirmiers (72,9 %), l\u2019immunologie et la microbiologie (58 %), les neurosciences (55,8 %) et la m\u00e9decine (55,4 %). Le rapport observe que les pourcentages f\u00e9minins \u00e9taient plus faibles entre 1996 et 2000 par rapport \u00e0 la p\u00e9riode 2011 \u00e0 2015. En ing\u00e9nierie, la proportion d\u2019auteures br\u00e9siliennes \u00e9tait de 16 % durant la premi\u00e8re p\u00e9riode pour atteindre 29 % au cours de la deuxi\u00e8me. \u00ab Ce changement radical dans le temps r\u00e9fute l\u2019id\u00e9e qu\u2019il puisse exister des diff\u00e9rences de genres dans la formation de l\u2019intelligence avec un avantage masculin apparaissant \u00e0 l\u2019adolescence, et r\u00e9v\u00e8le que le probl\u00e8me n\u2019est que de nature sociale et culturelle\u00a0\u00bb, soutient le rapport.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"4070\" class=\"alignleft size-full wp-image-283426\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos3.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos3.jpg 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos3-250x424.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos3-700x1187.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos3-120x204.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a>La sociologue Maria Teresa Citeli estime que la concentration f\u00e9minine dans certains domaines s\u2019explique facilement. \u00ab\u00a0Il \u00e9tait commun d\u2019entendre que la forte participation des femmes dans certains domaines comme la biologie du d\u00e9veloppement \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 des caract\u00e9ristiques f\u00e9minines comme la maternit\u00e9. Le fait est que la biologie s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les femmes commen\u00e7aient \u00e0 acc\u00e9der au march\u00e9 du travail. Entrer dans un domaine qui en est \u00e0 ses d\u00e9buts est plus facile\u00a0\u00bb, explique Maria Teresa Citeli, ancienne chercheuse au D\u00e9partement de Politique Scientifique et Technologique de l\u2019Universit\u00e9 Publique de Campinas (Unicamp).<\/p>\n<p><strong>Collaborations<\/strong><br \/>\nLe rapport d\u2019Elsevier pr\u00e9sente d\u2019autres r\u00e9sultats sur les performances des femmes en sciences. Il montre que les chercheuses, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, publient moins que les hommes bien que rien ne prouve que ceci ait un impact sur les citations et les t\u00e9l\u00e9chargements de leurs articles. Au Br\u00e9sil, la moyenne observ\u00e9e entre 2011 et 2015 \u00e9tait de 1,2 article publi\u00e9 chez les femmes contre 1,5 chez les hommes. Ce r\u00e9sultat est faible par rapport \u00e0 d\u2019autres participants. Au Danemark et en Australie la moyenne a \u00e9t\u00e9 de 2,2 articles chez les femmes et 2,8 chez les hommes. L\u2019\u00e9tude indique \u00e9galement que les femmes ont g\u00e9n\u00e9ralement moins d\u2019exp\u00e9rience professionnelle \u00e0 l\u2019\u00e9tranger que les hommes et qu\u2019elles \u00e9tablissent moins de collaborations scientifiques. Finalement, la production f\u00e9minine a une l\u00e9g\u00e8re tendance \u00e0 se concentrer dans les domaines interdisciplinaires.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2400\" height=\"4920\" class=\"alignright size-full wp-image-283430\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos4.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos4.jpg 2400w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos4-250x513.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos4-700x1435.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/infos4-120x246.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2400px) 100vw, 2400px\" \/><\/a>La m\u00e9thodologie adopt\u00e9e dans cette \u00e9tude est remarquable. G\u00e9n\u00e9ralement, dans des articles scientifiques, le pr\u00e9nom n\u2019est repr\u00e9sent\u00e9 que par des initiales. La base Scopus, quant \u00e0 elle, dispose d\u2019une liste d\u2019auteurs avec les noms complets. Comme il y avait peu d\u2019informations disponibles sur le genre de chaque chercheur, il a fallu faire appel \u00e0 d\u2019autres sources. Pour ce faire, ils ont utilis\u00e9 les services de la banque de donn\u00e9es Genderize qui dispose de listes concernant 79 pays avec des milliers de noms et la proportion d\u2019hommes et de femmes ayant un pr\u00e9nom sp\u00e9cifique. On a ainsi calcul\u00e9 la probabilit\u00e9 qu\u2019un pr\u00e9nom soit masculin ou f\u00e9minin. Cette \u00e9tude n\u2019a pas pris en compte tous les auteurs enregistr\u00e9s. Le genre d\u2019un auteur a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 quand son nom apparaissait au moins \u00e0 5 reprises dans le Genderize et que la chance qu\u2019il soit un homme ou une femme d\u00e9passe les 85 %. Une autre source d\u2019information est le logiciel NamSor qui utilise des donn\u00e9es sociolinguistiques pour faciliter l\u2019identification d\u2019un nom \u00e0 partir du pays du chercheur (par exemple, un auteur pr\u00e9nomm\u00e9 Andrea est g\u00e9n\u00e9ralement un homme en Italie et une femme dans d\u2019autres pays).<\/p>\n<p>\u00ab La plupart des \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes se servaient de petits \u00e9chantillons ou d\u2019\u00e9tudes de cas en raison de la difficult\u00e9 pour obtenir des donn\u00e9es comparables \u00e9manant d\u2019autres pays, mais Elsevier a trouv\u00e9 un moyen de surmonter cet obstacle\u00a0\u00bb, affirme Jacqueline Leta. Teresa Citeli estime qu\u2019il serait bon de conna\u00eetre davantage cette m\u00e9thodologie afin de l\u2019incorporer prioritairement aux \u00e9tudes sur les sciences et le genre. \u00ab\u00a0Il s\u2019agit d\u2019une approche novatrice avec des r\u00e9sultats \u00e9loquents et pr\u00e9cis sur la pr\u00e9sence croissante des femmes en sciences. Ces r\u00e9sultats ont \u00e9galement des cons\u00e9quences politiques car ils peuvent encourager des milliers de femmes \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux sciences\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le Br\u00e9sil se distingue dans une \u00e9tude men\u00e9e sur les progr\u00e8s de la production scientifique f\u00e9minine dans diff\u00e9rents pays","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[2473],"coauthors":[98],"class_list":["post-280799","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique-st","tag-scientometrie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280799","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=280799"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280799\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":283434,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280799\/revisions\/283434"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=280799"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=280799"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=280799"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=280799"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}