{"id":280947,"date":"2019-04-09T18:35:27","date_gmt":"2019-04-09T21:35:27","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=280947"},"modified":"2019-04-15T16:45:31","modified_gmt":"2019-04-15T19:45:31","slug":"alliance-au-fond-de-locean","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/alliance-au-fond-de-locean\/","title":{"rendered":"Alliance au fond de l\u2019oc\u00e9an"},"content":{"rendered":"<p>Les eaux de l\u2019atoll des Rocas situ\u00e9es \u00e0 267 kilom\u00e8tres de Natal, dans l\u2019\u00e9tat du Rio Grande do Norte, sont le lieu d\u2019un des ph\u00e9nom\u00e8nes les plus intrigants des r\u00e9cifs quand les poissons pr\u00e9dateurs s\u2019accordent un moment de tr\u00eave et se pr\u00eatent au nettoyage ex\u00e9cut\u00e9 par des poissons et des crevettes. Des biologistes de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Santa Catarina (UFSC) ont identifi\u00e9 huit esp\u00e8ces de nettoyeurs, six de poissons et deux de crevettes dans l\u2019une des \u00e9tudes les plus compl\u00e8tes r\u00e9alis\u00e9es dans l\u2019atoll des Rocas. Cette zone de pr\u00e9servation biologique est ferm\u00e9e aux visiteurs et s\u2019\u00e9tend sur 5,5 kilom\u00e8tres carr\u00e9s.<\/p>\n<p>Les poissons nettoyeurs se nourrissent principalement de parasites, de tissus malades ou de mucus de plus gros poissons et de tortues, baptis\u00e9s clients par les sp\u00e9cialistes. \u00ab\u00a0Gr\u00e2ce \u00e0 cette interaction, les clients restent en bonne sant\u00e9 et les nettoyeurs peuvent s\u2019alimenter. Les deux c\u00f4t\u00e9s ont cependant d\u00fb \u00e9voluer jusqu\u2019\u00e0 se reconna\u00eetre et ne pas s\u2019attaquer pendant le nettoyage\u00a0\u00bb, r\u00e9sume le biologiste colombien Juan Pablo Quimbayo Agreda, chercheur \u00e0 l\u2019UFSC. Il fait partie du R\u00e9seau National de Recherche en Biodiversit\u00e9 Marine (Sisbiota-Mar), compos\u00e9 de 30 chercheurs issus de neuf institutions, dont l\u2019objectif est d\u2019\u00e9valuer la biodiversit\u00e9 de quatre \u00eeles oc\u00e9aniques br\u00e9siliennes qui sont l\u2019atoll des Rocas, l\u2019archipel de Fernando de Noronha, de S\u00e3o Pedro et de S\u00e3o Paulo ainsi que les \u00eeles de Trindade et Martim Vaz.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les poissons nettoyeurs ont \u00e9volu\u00e9 \u00e0 partir d\u2019autres poissons qui s\u2019alimentaient de petits crustac\u00e9s et d\u2019autres invert\u00e9br\u00e9s\u00a0\u00bb, explique le biologiste Carlos Ferreira, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale Fluminense (UFF) et l\u2019un des coordonnateurs du Sisbiota-Mar. D\u2019apr\u00e8s lui, ces poissons qui vivent principalement dans les r\u00e9cifs ont d\u00fb se sp\u00e9cialiser en s\u2019alimentant de parasites, une ressource alimentaire peu abondante, pour \u00e9viter la comp\u00e9tition pour d\u2019autres aliments.<\/p>\n<blockquote><p>Dans l\u2019atoll, le labre pr\u00e9f\u00e8re les clients herbivores et \u00e9vite les pr\u00e9dateurs qui pourraient le manger si le nettoyage n\u2019est pas bien fait<\/p><\/blockquote>\n<p>Sous l\u2019orientation de Carlos Ferreira et des biologistes S\u00e9rgio Floeter, de l\u2019UFSC, et d\u2019Ivan Sazima, de l\u2019Universit\u00e9 Publique de Campinas (Unicamp), Juan Pablo Quimbayo et les biologistes Lucas Nunes et Renan Ozekoski, \u00e9galement du Sisbiota-Mar, ont identifi\u00e9, en mai 2016, 318 interactions de nettoyage dans des profondeurs variant de 1 \u00e0 5 m\u00e8tres, pendant 44 heures \u00e9tal\u00e9es sur 22 jours.<\/p>\n<p>Deux esp\u00e8ces propres \u00e0 la r\u00e9gion se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es plus actives \u00e0 l\u2019instar du labre de Noronha (<em>Thalassoma noronhanum<\/em>), qui atteint 12 cm \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, et du poisson n\u00e9on de Noronha (<em>Elacatinus phthirophagus<\/em>), qui atteint 4 cm. Le labre a effectu\u00e9 75 % des nettoyages sur le plus grand nombre de clients. En tout, 18 esp\u00e8ces de poissons sur 22 plus une tortue ont fait appel aux services des nettoyeurs. Dans un article publi\u00e9 au mois de juillet dans la revue <em>Environmental Biology of Fishes<\/em>, les biologistes attribuent ce nombre \u00e9lev\u00e9 de s\u00e9ances de nettoyage au fait que la majorit\u00e9 (82 %) des clients soient herbivores et que le labre soit l\u2019une des esp\u00e8ces les plus abondantes dans cette zone.<\/p>\n<p>Les trois biologistes indiquent que les poissons nettoyeurs ont des comportements singuliers dans cet atoll. \u00c0 Fernando de Noronha, seuls les jeunes labres s\u2019alimentent des parasites d\u2019autres poissons, dans l\u2019atoll des Rocas les adultes conservent \u00e9galement cette habitude mais \u00e9vitent de s\u2019approcher d\u2019esp\u00e8ces qui pourraient les manger. \u00ab\u00a0Nous supposons que cette esp\u00e8ce, en quelque sorte, parvient \u00e0 identifier les esp\u00e8ces dangereuses, probablement \u00e0 travers un processus \u00e9volutif qui a \u00e9limin\u00e9 les imprudents\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Juan Pablo Quimbayo.<\/p>\n<div id=\"attachment_280948\" style=\"max-width: 1150px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/055_Peixes_01b.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-280948 size-full\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/055_Peixes_01b.jpg\" alt=\"\" width=\"1140\" height=\"632\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/055_Peixes_01b.jpg 1140w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/055_Peixes_01b-250x139.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/055_Peixes_01b-700x388.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/055_Peixes_01b-120x67.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1140px) 100vw, 1140px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Juan Quimbayo<\/span><\/a> La crevette <em>Lysmata<\/em>, aux antennes blanches, entre les nageoires ventrales d\u2019un <em>Holocentrus<\/em><span class=\"media-credits\">Juan Quimbayo<\/span><\/p><\/div>\n<p>Le poisson n\u00e9on de l\u2019atoll a une di\u00e8te vari\u00e9e abandonnant les habitudes herbivores existantes \u00e0 d\u2019autres endroits pour s\u2019alimenter de vers et m\u00eame pour s\u2019approcher de clients carnivores comme le requin nourrice (<em>Ginglymostoma cirratum<\/em>) qui peut atteindre 4 m\u00e8tres de long pour un poids de 100 kilos. Du mois d\u2019ao\u00fbt 2010 \u00e0 avril 2015, Juan Pablo Quimbayo a identifi\u00e9 5 esp\u00e8ces de poissons se comportant comme des nettoyeurs autour de l\u2019\u00eele Malpelo situ\u00e9e \u00e0 400 km \u00e0 l\u2019ouest de la c\u00f4te colombienne, sans pour autant \u00eatre sp\u00e9cialis\u00e9es comme celles de l\u2019atoll. Dans 56 % des 120 interactions, les clients \u00e9taient des esp\u00e8ces pr\u00e9datrices comme des m\u00e9rous, des raies et des requins.<\/p>\n<p><strong>Rituels de nettoyage<\/strong><br \/>\nLes nettoyages, plus fr\u00e9quents en d\u00e9but et fin de journ\u00e9e, peuvent durer quelques secondes jusqu\u2019\u00e0 plusieurs minutes. Les s\u00e9ances de nettoyage ont g\u00e9n\u00e9ralement lieu dans des endroits sp\u00e9cifiques, appel\u00e9s stations de nettoyage, \u00e0 proximit\u00e9 des roches ou des coraux et elles suivent un rituel sp\u00e9cifique. Les clients entrent dans les stations de nettoyage et adoptent des couleurs plus vives ou nagent la t\u00eate en bas pour indiquer qu\u2019ils se laisseront nettoyer et n\u2019attaqueront pas. \u00ab\u00a0Ils sont dans une zone de tr\u00eave o\u00f9 personne ne mange personne\u00a0\u00bb, explique Juan Pablo Quimbayo. Il explique que les nettoyeurs ne doivent pas abuser de leur chance pour ne pas prendre le risque d\u2019\u00eatre mang\u00e9s pendant leur service. \u00ab\u00a0Si le nettoyeur enl\u00e8ve un morceau de peau ou de mucus et que le client n\u2019appr\u00e9cie pas, il peut r\u00e9agir par une morsure brusque\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude coordonn\u00e9e par David Brendan Vaughan, de l\u2019Universit\u00e9 James Cook, en Australie, et publi\u00e9e en 2016 dans la revue <em>Fish and Fisheries,<\/em> 208 esp\u00e8ces de poissons nettoyeurs vivent dans les diff\u00e9rentes baies et \u00eeles du monde, soit l\u2019\u00e9quivalent de 3 % des 6 500 esp\u00e8ces vivant dans les r\u00e9cifs et moins de 1 % du total des 30 mille esp\u00e8ces de poissons. Les crevettes nettoyeuses sont encore plus rares. Parmi les 51 esp\u00e8ces d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9es, deux vivent dans l\u2019atoll comme <em>Lysmata grabhami<\/em>, avec des antennes blanches et une taille de 6 cm, et <em>Stenopus hispidus<\/em>, avec un corps ray\u00e9 de blanc et de rouge, des antennes blanches et une taille de 10 cm. Elles sont respectivement responsables d\u2019\u00e0 peine 3,7 % et 2,7 % de tous les \u00e9pisodes de nettoyage enregistr\u00e9s et entrent principalement en action quand les poissons nettoyeurs ne sont pas \u00e0 proximit\u00e9, indique Juan Pablo Quimbayo dans une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2012 dans les \u00eeles du Cap-Vert et \u00e0 Saint-Thomas et Prince, au large des c\u00f4tes africaines.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr30.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1140\" height=\"800\" class=\"aligncenter size-full wp-image-282014\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr30.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr30.jpg 1140w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr30-250x175.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr30-700x491.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/agosto-infos-fr30-120x84.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1140px) 100vw, 1140px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>\u00celes en danger<\/strong><br \/>\nLes relev\u00e9s du Sisbiota-Mar montrent que l\u2019atoll des Rocas est la plus pr\u00e9serv\u00e9e des quatre \u00eeles oc\u00e9aniques br\u00e9siliennes compte tenu de son statut de r\u00e9serve biologique et de son acc\u00e8s strictement r\u00e9serv\u00e9 aux chercheurs. \u00ab\u00a0M\u00eame \u00e0 Fernando de Noronha, qui jouit d\u2019un statut de parc national, la zone pr\u00e9serv\u00e9e subvient aux besoins d\u2019une population humaine croissante et certaines activit\u00e9s comme la p\u00eache sont autoris\u00e9es dans une zone \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du parc\u00a0\u00bb, observe Carlos Ferreira. D\u2019apr\u00e8s lui, les poissons qui se trouvent dans la zone prot\u00e9g\u00e9e se d\u00e9placent vers celle non prot\u00e9g\u00e9e o\u00f9 ils sont p\u00each\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans l\u2019archipel de S\u00e3o Pedro et de S\u00e3o Paulo, situ\u00e9 \u00e0 mille kilom\u00e8tres de Natal, il n\u2019y a d\u00e9j\u00e0 plus de requins et les bancs de thons ont diminu\u00e9 \u00e0 cause de la p\u00eache excessive, selon Carlos Ferreira. L\u2019\u00eele de Trindade situ\u00e9e \u00e0 mille deux cent km \u00e0 l\u2019est de Vit\u00f3ria, capitale de l\u2019\u00e9tat d\u2019Esp\u00edrito Santo, est menac\u00e9e depuis quelques ann\u00e9es par la p\u00eache sous-marine, \u00ab\u00a0car elle ne b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019aucun statut en termes de protection\u00a0\u00bb, dit-il. L\u2019\u00e9quipe du Sisbiota-Mar a l\u2019intention de revenir \u00e0 Trindade au mois d\u2019ao\u00fbt pour sa cinqui\u00e8me exp\u00e9dition dans le cadre du projet de suivi annuel des communaut\u00e9s d\u2019organismes marins.<\/p>\n<p><em>Publi\u00e9 en ao\u00fbt 2017<\/em><\/p>\n<p class=\"bibliografia separador-bibliografia\"><strong>Articles scientifiques<\/strong><br \/>\nQUIMBAYO, J. P.<em> et al<\/em>. <a href=\"https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/s10641-017-0612-3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cleaning interactions at the only atoll in the South Atlantic<\/a>. <strong>Environmental Biology of Fishes<\/strong>. v. 100, n. 7, p. 865-73. 2017.<br \/>\nVAUGHAN, D. B. <em>et al<\/em>. <a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/full\/10.1111\/faf.12198\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cleaner fishes and shrimp diversity and a re-evaluation of cleaning symbioses<\/a>.\u00a0<strong>Fish and Fisheries<\/strong>.\u00a0v. 18, p. 698-716. 2017.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les six esp\u00e8ces de poissons nettoyeurs de l\u2019atoll des Rocas s\u2019alimentent des parasites de gros poissons","protected":false},"author":17,"featured_media":280952,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[2461,2460,2459],"coauthors":[5968],"class_list":["post-280947","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sciences","tag-ecologie","tag-oceanographie","tag-zoologie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280947","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=280947"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280947\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":282018,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/280947\/revisions\/282018"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/280952"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=280947"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=280947"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=280947"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=280947"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}