{"id":281081,"date":"2019-04-09T18:48:01","date_gmt":"2019-04-09T21:48:01","guid":{"rendered":"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=281081"},"modified":"2019-04-15T16:41:22","modified_gmt":"2019-04-15T19:41:22","slug":"propulsion-verte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/propulsion-verte\/","title":{"rendered":"Propulsion verte"},"content":{"rendered":"<p>Utiliser un carburant renouvelable pour fus\u00e9es et satellites, avec un faible taux de toxicit\u00e9, moins agressif pour la sant\u00e9 humaine et pour l\u2019environnement, est l\u2019objectif de deux groupes de chercheurs br\u00e9siliens\u00a0: un de l\u2019Institut National de Recherches Spatiales (Inpe) et l\u2019autre de l\u2019Institut de l\u2019A\u00e9ronautique et de l\u2019Espace (IAE), centre de recherche du D\u00e9partement de Science et Technologie A\u00e9rospatiale (DCTA) de l\u2019\u00e9chelon sup\u00e9rieur de l\u2019A\u00e9ronautique. \u00c0 l\u2019Inpe, des scientifiques du Laboratoire Associ\u00e9 de Combustion et Propulsion (LCP), situ\u00e9 \u00e0 Cachoeira Paulista (SP), ont d\u00e9velopp\u00e9 un nouveau carburant spatial, \u00e9galement appel\u00e9 propergol, qui est notamment compos\u00e9 d\u2019\u00e9thanol et de peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne, ou eau oxyg\u00e9n\u00e9e. Ce carburant est en cela diff\u00e9rent qu\u2019il n\u2019a pas besoin d\u2019une source d\u2019allumage, comme une \u00e9tincelle, pour entrer en combustion et faire fonctionner le moteur. \u00c0 l\u2019IAE, situ\u00e9 \u00e0 S\u00e3o Jos\u00e9 dos Campos (SP), la recherche men\u00e9e en lien avec le Centre A\u00e9rospatial Allemand (DLR) \u00e9tait destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9velopper un moteur de v\u00e9hicules lanceurs de satellite fonctionnant \u00e0 l\u2019\u00e9thanol et \u00e0 l\u2019oxyg\u00e8ne liquide.<\/p>\n<p>Les principaux propergols utilis\u00e9s dans les fus\u00e9es et les satellites sont l\u2019hydrazine, qui est le carburant, et le peroxyde d\u2019azote, la substance qui provoque la combustion. Ces substances sont performantes dans les propulseurs, mais elles pr\u00e9sentent cependant des inconv\u00e9nients. En plus d\u2019\u00eatre chers, l\u2019hydrazine et ses d\u00e9riv\u00e9s sont canc\u00e9rig\u00e8nes, ce qui requiert une manipulation tr\u00e8s d\u00e9licate. Quant au peroxyde d\u2019azote, il peut \u00eatre fatal apr\u00e8s quelques minutes d\u2019exposition en cas de fuite ou de mauvaise manipulation.<\/p>\n<p>La recherche d\u2019un carburant spatial alternatif, moins nocif pour la sant\u00e9 et l\u2019environnement, n\u2019est pas une exclusivit\u00e9 d\u2019institutions br\u00e9siliennes. Comme l\u2019observe l\u2019ing\u00e9nieur Carlos Alberto Gurgel Veras, directeur de la section Satellites, Applications et D\u00e9veloppement de l\u2019Agence Spatiale br\u00e9silienne (AEB), des \u00ab\u00a0agences spatiales de plusieurs pays \u2013 parmi elles la NASA, des \u00c9tats-Unis \u2013 font des recherches dans ce sens. Comme le Br\u00e9sil ne ma\u00eetrise pas le cycle de production des propergols traditionnels utilis\u00e9s dans les moteurs de fus\u00e9es, d\u00e9velopper un carburant alternatif serait une avanc\u00e9e significative pour le secteur\u00a0\u00bb. Avoir un carburant d\u2019acquisition facile dans le pays, en grande partie renouvelable et \u00e0 prix bas, fait partie des objectifs du d\u00e9veloppement technologique que vise l\u2019industrie a\u00e9rospatiale br\u00e9silienne. L\u2019Inpe d\u00e9veloppe depuis plus de 20 ans des petits satellites de collecte de donn\u00e9es environnementales et, en collaboration avec la Chine, pour une d\u00e9tection \u00e0 distance, destin\u00e9s \u00e0 la saisie d\u2019images de la surface terrestre. Tous ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s par des fus\u00e9es \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<div id=\"attachment_281086\" style=\"max-width: 1150px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete02_Abre_256.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-281086 size-full\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete02_Abre_256.jpg\" alt=\"\" width=\"1140\" height=\"1772\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete02_Abre_256.jpg 1140w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete02_Abre_256-250x389.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete02_Abre_256-700x1088.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete02_Abre_256-120x187.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1140px) 100vw, 1140px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">IAE<\/span><\/a> Maquette de la fus\u00e9e L75 d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l\u2019IAE, qui fonctionne avec de l\u2019\u00e9thanol et de l\u2019oxyg\u00e8ne liquide<span class=\"media-credits\">IAE<\/span><\/p><\/div>\n<p>Le Br\u00e9sil dispose d\u2019une technologie sur les moteurs \u00e0 propulsion avec des carburants solides pour de petites fus\u00e9es utilis\u00e9es dans des exp\u00e9rimentations scientifiques et technologiques. D\u2019apr\u00e8s l\u2019ing\u00e9nieur m\u00e9tallurgiste Daniel Soares de Almeida, responsable du projet \u00e0 l\u2019IAE, l\u2019objectif principal du Br\u00e9sil est de \u00ab\u00a0ma\u00eetriser les technologies n\u00e9cessaires pour le d\u00e9veloppement d\u2019un moteur de fus\u00e9e fonctionnant au propergol liquide. Pour lancer des satellites de grande taille, il est indispensable d\u2019utiliser ce type de propulsion\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Sp\u00e9cialiste en carburants de fus\u00e9es et professeure d\u2019ing\u00e9nierie spatiale \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de l\u2019ABC (UFABC), \u00e0 S\u00e3o Bernardo do Campo (SP), l\u2019ing\u00e9nieure chimiste Thais Maia Araujo pense qu\u2019il est important que le Br\u00e9sil travaille \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un propergol renouvelable pour le secteur\u00a0: \u00ab\u00a0En plus d\u2019\u00eatre plus s\u00fbr et plus facile \u00e0 manipuler, le carburant en d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019Inpe est moins cher que les propergols traditionnels et a l\u2019avantage d\u2019\u00eatre durable. L\u2019\u00e9thanol est un carburant renouvelable et largement disponible au Br\u00e9sil\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La recherche pour la cr\u00e9ation d\u2019un propergol spatial \u00e0 base d\u2019\u00e9thanol a d\u00e9but\u00e9 il y a trois ans \u00e0 l\u2019Inpe. Coordonn\u00e9 par le chimiste industriel Ricardo Vieira, chef du LCP, le travail a pu compter sur la participation du doctorant Leandro Jos\u00e9 Maschio, de l\u2019\u00c9cole d\u2019Ing\u00e9nierie de Lorena de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP). M\u00eame s\u2019il peut \u00eatre utilis\u00e9 dans des fus\u00e9es, le nouveau carburant est surtout indiqu\u00e9 pour des satellites. \u00ab\u00a0Notre propergol peut \u00eatre mieux utilis\u00e9 dans lesdits moteurs d\u2019apog\u00e9e, utilis\u00e9s dans le transfert d\u2019orbites de satellites\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Vieira. Une fois lanc\u00e9s dans l\u2019espace, ces appareils doivent se positionner sur la bonne orbite et le d\u00e9placement se fait par le biais de propulseurs log\u00e9s dans l\u2019appareil\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_281090\" style=\"max-width: 1150px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete03_256.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-281090 size-full\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete03_256.jpg\" alt=\"\" width=\"1140\" height=\"436\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete03_256.jpg 1140w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete03_256-250x96.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete03_256-700x268.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete03_256-120x46.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1140px) 100vw, 1140px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">IAE<\/span><\/a> Banc de tests de moteurs \u00e0 l\u2019IAE, \u00e0 S\u00e3o Jos\u00e9 dos Campos<span class=\"media-credits\">IAE<\/span><\/p><\/div>\n<p><strong>Addition strat\u00e9gique<\/strong><br \/>\nD\u2019apr\u00e8s Vieira, le nouveau propergol poss\u00e8de une efficacit\u00e9 proche des carburants traditionnels\u00a0: \u00ab\u00a0la composition contient pr\u00e8s de 30 % d\u2019\u00e9thanol, 60 % d\u2019\u00e9thanolamine [compos\u00e9 organique r\u00e9sultant de la r\u00e9action entre l\u2019oxyde d\u2019\u00e9thyl\u00e8ne et l\u2019ammoniaque] et 10 % de sels de cuivre. [\u2026] L\u2019addition d\u2019\u00e9thanol a \u00e9t\u00e9 purement strat\u00e9gique \u00e9tant donn\u00e9 que le Br\u00e9sil est un grand producteur d\u2019alcool. Cependant, nous avons constat\u00e9 pendant le d\u00e9veloppement que l\u2019\u00e9thanol augmentait la performance du moteur, r\u00e9duisait le temps d\u2019allumage du m\u00e9lange et rendait le carburant moins cher\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour faire fonctionner le moteur, le m\u00e9lange \u00e9thanol + \u00e9thanolamine + sels de cuivre r\u00e9agit avec le peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne. Vieira explique qu\u2019 \u00ab\u00a0il fonctionne comme un oxydant en fournissant de l\u2019oxyg\u00e8ne \u00e0 la r\u00e9action, \u00e9l\u00e9ment inexistant dans l\u2019espace. Le peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne se d\u00e9compose quand il entre en contact avec le carburant. La r\u00e9action est catalys\u00e9e par le cuivre, g\u00e9n\u00e8re de la chaleur \u2013 autour de 900\u00b0C \u2013, ce qui provoque l\u2019inflammation de l\u2019\u00e9thanol de l\u2019\u00e9thanolamine\u00a0\u00bb. Le r\u00e9sultat est la production d\u2019un grand volume de gaz responsable de la propulsion d\u00e9sir\u00e9e. La combustion spontan\u00e9e survient directement par le contact des composants chimiques. Le m\u00e9lange est contr\u00f4l\u00e9 par des logiciels et, si cela est possible, par des techniciens sur Terre.<\/p>\n<p>L\u2019autre avantage est le faible co\u00fbt. L\u2019Inpe importe de l\u2019hydrazine au prix d\u2019environ 153 euros le kilo (kg) et le peroxyde d\u2019azote \u00e0 332 euros le kilo. Vieira pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0Nous estimons le prix du carburant \u00e0 base d\u2019\u00e9thanol et d\u2019\u00e9thanolamine \u00e0 environ 9 euros le kilo et le peroxyde d\u2019azote \u00e0 4 euros le kilo. Comme un satellite transporte plus de 100 kg de propergol, l\u2019\u00e9conomie est grande sur cet aspect, mais relativement petite par rapport au co\u00fbt final de l\u2019appareil. N\u00e9anmoins, si on prend en compte son application future dans les \u00e9tages des lanceurs de satellites, l\u2019\u00e9conomie devient significative\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>Le carburant \u00e0 l\u2019\u00e9thanol est surtout indiqu\u00e9 pour la mise en orbite des satellites<\/p><\/blockquote>\n<p>Pour d\u00e9montrer la viabilit\u00e9 et le fonctionnement du propergol, l\u2019Inpe a projet\u00e9 et test\u00e9 dans son laboratoire un propulseur avec le nouveau carburant. L\u2019op\u00e9ration a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9ussite. Selon Vieira, le prochain stade est de fabriquer un moteur plus grand et de faire des tests \u00e0 vide, en simulant les conditions de l\u2019espace\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019AEB a d\u00e9j\u00e0 fait part de son int\u00e9r\u00eat pour financer la fabrication et les tests d\u2019un moteur utilisant le carburant \u00e0 base d\u2019\u00e9thanol. Et Gurgel Varas d\u2019affirmer\u00a0: \u00ab\u00a0Si nous \u00e9tablissons bien le cycle pour la r\u00e9alisation du projet et trouvons les bons partenaires, je pense que le moteur \u00e0 l\u2019\u00e9thanol et \u00e0 l\u2019\u00e9thanolamine pourra \u00eatre pr\u00eat dans les dix ans\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019IAE, l\u2019\u00e9quipe en charge du projet d\u2019un moteur de fus\u00e9e aliment\u00e9 par \u00e9thanol a fait un pas important avec la r\u00e9ussite des tests. Les tests ont \u00e9t\u00e9 faits \u00e0 la fin du deuxi\u00e8me semestre 2016 dans les laboratoires de l\u2019Institut de Propulsion Spatiale du DLR \u00e0 Lamoldshausen (Allemagne) \u2013 collaborateur de l\u2019IAE dans le projet. Le moteur L75 utilise de l\u2019\u00e9thanol de meilleure qualit\u00e9 que celui du secteur automobile et de l\u2019oxyg\u00e8ne liquide. Son nom fait r\u00e9f\u00e9rence au carburant liquide (L) et \u00e0 la pouss\u00e9e du moteur (la force qui le pousse) de 75 kilonewtons (kN) \u2013 suffisant pour soulever du sol un camion de 7,5 tonnes.<\/p>\n<p><strong>Double performance<\/strong><br \/>\nLe projet du moteur L75 a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 l\u2019IAE en 2008. Cinq ans plus tard, une collaboration a \u00e9t\u00e9 mise en place avec des techniciens et des scientifiques du DLR. Dans les tests effectu\u00e9s cette ann\u00e9e en Allemagne, deux t\u00eates d\u2019injection de carburant ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es\u00a0; aux concepts distincts, elles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es simultan\u00e9ment par des chercheurs de l\u2019IAE et du DLR. L\u2019objectif des tests \u00e9tait de v\u00e9rifier des param\u00e8tres de performance de carburant et de d\u00e9finir la meilleure technologie propulsive. Les deux t\u00eates diff\u00e8rent dans la mani\u00e8re dont le carburant est pulv\u00e9ris\u00e9 dans la chambre de combustion et m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 l\u2019oxyg\u00e8ne.<\/p>\n<div id=\"attachment_281094\" style=\"max-width: 1150px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete04_256.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-281094 size-full\" src=\"http:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete04_256.jpg\" alt=\"\" width=\"1140\" height=\"524\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete04_256.jpg 1140w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete04_256-250x115.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete04_256-700x322.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/066_Foguete04_256-120x55.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1140px) 100vw, 1140px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">DLR<\/span><\/a> Test du moteur L75 effectu\u00e9 en 2016 au Centre Spatial Allemand, en partenariat avec des chercheurs br\u00e9siliens<span class=\"media-credits\">DLR<\/span><\/p><\/div>\n<p>De l\u2019avis de l\u2019Allemande Lysan Pf\u00fctzenreuter, ing\u00e9nieure a\u00e9rospatiale et administratrice du projet au DLR, \u00ab\u00a0les principaux objectifs ont \u00e9t\u00e9 atteints dans cette premi\u00e8re s\u00e9rie de tests. Un total de 42 allumages a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 avec succ\u00e8s sur une p\u00e9riode de 20 jours. Nous avons pu analyser de pr\u00e8s, parmi d\u2019autres choses, le comportement et la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me pendant l\u2019allumage et le d\u00e9marrage dans la chambre de pouss\u00e9e\u00a0\u00bb. Des analyses pr\u00e9liminaires des r\u00e9sultats ont montr\u00e9 que les deux t\u00eates avaient fait preuve de la m\u00eame performance.<\/p>\n<p>La coop\u00e9ration entre l\u2019IAE et le DLR remonte \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, quand le Centre de Lancement de la Barreira do Inferno (CLBI, Rio Grande do Norte) a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour lancer des fus\u00e9es en lien avec des exp\u00e9rimentations scientifiques de l\u2019Institut Max-Planck de Physique Extraterrestre. Vers 2000, la coop\u00e9ration s\u2019est consolid\u00e9e avec la signature d\u2019un accord pour le d\u00e9veloppement conjoint d\u2019une fus\u00e9e-sonde \u00e0 deux \u00e9tages, la VSB-30, qui a fait son vol de qualification en 2004. Plus r\u00e9cemment, en 2012, les Allemands ont utilis\u00e9 une fus\u00e9e-sonde br\u00e9silienne, la VS-40M, pour emmener dans l\u2019espace l\u2019exp\u00e9rimentation <em>Shefex II<\/em> (<em>Sharp Edge Fight Experiment<\/em>), dont l\u2019objectif \u00e9tait de d\u00e9velopper des technologies tels que les syst\u00e8mes de protection thermiques pour les navettes spatiales capables d\u2019aller dans l\u2019espace et de revenir sur Terre en supportant les conditions difficiles de rentr\u00e9e dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019IAE, il faudra encore une dizaine d\u2019ann\u00e9es avant que le moteur L75 effectue son premier vol de qualification, quand tous les param\u00e8tres du propulseur seront test\u00e9s. Le projet a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 en quatre \u00e9tapes (\u00e9tude de viabilit\u00e9, projet pr\u00e9liminaire, projet d\u00e9taill\u00e9 et qualification). Aujourd\u2019hui, il en est \u00e0 la conclusion de la deuxi\u00e8me \u00e9tape. Almeida explique que \u00ab\u00a0la prochaine \u00e9tape est d\u2019\u00e9laborer le projet d\u00e9taill\u00e9, ce qui devra avoir lieu entre 2017 et 2021. Apr\u00e8s, pour la p\u00e9riode 2022-2026, le moteur entrera dans la phase de qualification, et ensuite il pourra r\u00e9aliser ses premiers vols\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1960, des fus\u00e9es de l\u2019Institut Max-Planck ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es du Centre de la Barreira do Inferno<\/p><\/blockquote>\n<div class=\"box\"><strong>Alternatives dans le monde<\/strong><br \/>\n<em>La NASA et l\u2019ASE ont des projets de propergols qui peuvent remplacer de mani\u00e8re avantageuse l\u2019hydrazine<\/em><\/p>\n<p>L\u2019agence spatiale nord-am\u00e9ricaine (NASA) pr\u00e9voit de tester cette ann\u00e9e un propergol destin\u00e9 \u00e0 remplacer l\u2019hydrazine, le carburant traditionnel des fus\u00e9es. Baptis\u00e9 AF-M315E, c\u2019est un liquide \u00e0 base de nitrate d\u2019ammonium, une substance plus facile \u00e0 obtenir et moins dangereuse \u00e0 manipuler que l\u2019hydrazine. D\u00e9but\u00e9 en 2012, le programme GPIM (<em>Green Propellant Infusion Mission<\/em>) de la NASA compte sur la collaboration du Laboratoire de Recherches de la Force A\u00e9rienne des \u00c9tats-Unis, charg\u00e9 de la cr\u00e9ation du carburant, et des entreprises am\u00e9ricaines Aerojet Rocketdyne, qui a projet\u00e9 le propulseur, et Ball Aerospace &amp; Technology, qui administre le projet. D\u2019apr\u00e8s Ball Aerospace &amp; Technology, le nouveau propergol poss\u00e8de une performance presque 50\u00a0% sup\u00e9rieure aux syst\u00e8mes qui utilisent l\u2019hydrazine. Gr\u00e2ce \u00e0 cela, un m\u00eame r\u00e9servoir peut emporter un volume plus grand d\u2019AF-M315E et augmenter, a priori, la dur\u00e9e des missions spatiales.<\/p>\n<p>Le nouveau propergol est jug\u00e9 vert par les nord-am\u00e9ricains parce qu\u2019il poss\u00e8de des avantages environnementaux\u00a0: il est notamment moins toxique que l\u2019hydrazine. Il sera utilis\u00e9 pour man\u0153uvrer un petit satellite dans l\u2019espace. Pendant 13 mois, des alt\u00e9rations seront faites au niveau de l\u2019altitude et de l\u2019inclinaison orbitale du mat\u00e9riel pour d\u00e9montrer la viabilit\u00e9 du syst\u00e8me de propulsion.<\/p>\n<p>L\u2019Agence Spatiale Europ\u00e9enne (ASE) a \u00e9galement des candidats au titre de carburant vert. Un des projets est celui du monopropergol LMP-103S, d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019entreprise su\u00e9doise Ecaps, partenaire de l\u2019ASE. Le principal ingr\u00e9dient est une substance connue sous le nom de dinitramide d\u2019ammonium (ADN), obtenue par des processus chimiques dont les r\u00e9sidus sont moins nocifs pour l\u2019environnement par rapport aux autres propergols spatiaux. Entrent \u00e9galement dans sa formation du m\u00e9thanol, de l\u2019ammoniaque et de l\u2019eau.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019ECAPS, le nouveau carburant est plus stable, plus efficace et moins dangereux \u00e0 manipuler que l\u2019hydrazine. Avec lui, il est possible de r\u00e9utiliser des composants des syst\u00e8mes propulseurs qui utilisent l\u2019hydrazine.<\/div>\n<p><em>Publi\u00e9 en juin 2017<\/em><\/p>\n<p class=\"bibliografia separador-bibliografia\"><strong>Projet<\/strong><br \/>\n\u00c9tude de l\u2019allumage hypergolique du peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne avec de l\u2019\u00e9thanol catalytiquement promu (<a href=\"https:\/\/bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/88189\/estudo-da-ignicao-hipergolica-do-peroxido-de-hidrogenio-com-etanol-cataliticamente-promovido\/?q=14\/23149-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">n\u00b0 14\/23149-2<\/a>); Modalit\u00e9 Aide \u00e0 la recherche \u2013 R\u00e9guli\u00e8re; Chercheur Responsable\u2002icardo Vieira (Inpe); Investissement 156 558,58 R$ (BRL)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019Inpe et l\u2019IAE d\u00e9veloppent un moteur et un carburant durable pour fus\u00e9es et satellites","protected":false},"author":23,"featured_media":281082,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1194],"tags":[2454,2455,2456],"coauthors":[116],"class_list":["post-281081","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-technologie","tag-bioenergie","tag-energie","tag-ingenierie"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/281081","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=281081"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/281081\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":281109,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/281081\/revisions\/281109"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/281082"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=281081"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=281081"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=281081"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=281081"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}