{"id":310916,"date":"2019-11-14T11:12:25","date_gmt":"2019-11-14T14:12:25","guid":{"rendered":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=310916"},"modified":"2019-11-14T11:12:25","modified_gmt":"2019-11-14T14:12:25","slug":"un-bond-vers-plus-de-brillance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/un-bond-vers-plus-de-brillance\/","title":{"rendered":"Un bond vers plus de brillance"},"content":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait 6 heures du matin ce jeudi 17 mai, quand l\u2019ing\u00e9nieur \u00e9lectricien Sergio Marques d\u00e9cida de se d\u00e9gourdir les jambes et de puiser des forces dans une tasse de caf\u00e9 suppl\u00e9mentaire. Il reprendrait ensuite les mesures que son \u00e9quipe effectuait depuis le d\u00e9but de la semaine, parfois 24 heures d\u2019affil\u00e9e, avec le groupe de recherche de la physicienne br\u00e9silienne Liu Lin. Sergio Marques et Liu Lin, chercheurs au Laboratoire National de Lumi\u00e8re Synchrotron (LNLS), \u00e0 Campinas, dans l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo, testaient les composants d\u2019un acc\u00e9l\u00e9rateur lin\u00e9aire d\u2019\u00e9lectrons achet\u00e9 pour la somme de 6 millions de dollars US \u00e0 l\u2019Institut de Physique Appliqu\u00e9e de Shanghai, en Chine. L\u2019appareil install\u00e9 depuis quelques semaines dans un tunnel de 32 m\u00e8tres de long et prot\u00e9g\u00e9 par des murs en b\u00e9ton projette \u00e0 chaque demi-seconde des paquets microscopiques compos\u00e9s de trillions de cette particule de charge \u00e9lectrique n\u00e9gative \u00e0 des vitesses proches de celle de la lumi\u00e8re. Il alimentera le plus grand, le plus complexe et le plus versatile instrument de recherche jamais construit dans le pays et appel\u00e9 Sirius, une source de lumi\u00e8re de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration \u00e9mettant un rayonnement synchrotron, un type sp\u00e9cial de lumi\u00e8re qui permet d\u2019\u00e9tudier la structure de la mati\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9chelle atomique et mol\u00e9culaire.<\/p>\n<p>Le Sirius est en cours de fabrication depuis 2014 dans le Centre National de Recherche en \u00c9nergie et Mat\u00e9riaux (CNPEM), \u00e0 15 kilom\u00e8tres de Campinas, et devrait \u00eatre pr\u00eat pour un premier test d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e si les fonds sollicit\u00e9s il y a quelques mois aupr\u00e8s du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral sont approuv\u00e9s et d\u00e9bloqu\u00e9s rapidement. La nouvelle source de lumi\u00e8re synchrotron est un acc\u00e9l\u00e9rateur de particules compos\u00e9 de trois parties install\u00e9es dans un b\u00e2timent de 68 000 m\u00b2 devant \u00eatre le plus isol\u00e9 possible des variations de temp\u00e9rature et des vibrations ext\u00e9rieures, comme celles produites par la circulation des camions sur la route reliant Campinas \u00e0 Mogi-Mirim et qui passe \u00e0 2 kilom\u00e8tres de l\u00e0.<\/p>\n<a name=\"#sirius_fr_internacional\"><\/a><iframe id=\"sirius_fr_internacional\" style=\"overflow: hidden; width: 100%; height: calc(100vh - 200px)\" class=\"resizable\" data-ratio=\"1.05\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/revista_embeds\/sirius_fr_internacional\/index.html?1223693178\"  scrolling=\"no\" noborders><\/iframe>\n<p>Le Sirius, qui a \u00e9t\u00e9 projet\u00e9 par les \u00e9quipes du LNLS, remplacera l\u2019UVX, premi\u00e8re source de lumi\u00e8re synchrotron de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re sud construite dans les ann\u00e9es 90 et aujourd\u2019hui d\u00e9pass\u00e9e. Environ 90 % de ses pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 mises au point ou dessin\u00e9es dans les ateliers du LNLS et sont fabriqu\u00e9es par des entreprises br\u00e9siliennes de haute technologie. L\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur lin\u00e9aire est une exception. \u00ab\u00a0Pour des questions de d\u00e9lai, nous avons command\u00e9 un appareil avec des sp\u00e9cifications de tr\u00e8s haut niveau aux chercheurs de Shanghai qui avaient mis au point une source de lumi\u00e8re de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, avant Sirius, et ils nous ont fourni des informations sur la plupart des parties de l\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur\u00a0\u00bb, explique Marques, qui a commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur l\u2019UVX en 1997, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans, et qui dirige le groupe de diagnostic du LNLS charg\u00e9 du contr\u00f4le du faisceau d\u2019\u00e9lectrons et de la qualit\u00e9 de lumi\u00e8re synchrotron qui arrivera aux stations exp\u00e9rimentales.<\/p>\n<p>Quand le Sirius sera totalement op\u00e9rationnel, m\u00eame pour un temps limit\u00e9, ce sera la source de lumi\u00e8re synchrotron la plus avanc\u00e9e au monde et \u00e9galement celle offrant la plus grande luminosit\u00e9 dans le faisceau des rayons X de sa classe d\u2019\u00e9nergie. Pour simplifier, cela signifie que l\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur permettra d\u2019extraire des \u00e9lectrons voyageant \u00e0 pratiquement 300 000 kilom\u00e8tres par seconde sous la forme de faisceaux tr\u00e8s concentr\u00e9s d\u2019une lumi\u00e8re qui p\u00e9n\u00e8tre profond\u00e9ment m\u00eame dans les mat\u00e9riaux les plus denses, comme des roches, et permet d\u2019obtenir des images nettes de points s\u00e9par\u00e9s par \u00e0 peine quelques nanom\u00e8tres (millioni\u00e8me de millim\u00e8tre). Sa luminosit\u00e9 intense diminuera en quelques secondes le temps d\u2019obtenir les images des \u00e9chantillons, essentielles \u00e0 l\u2019\u00e9tude de mat\u00e9riaux biologiques qui se d\u00e9gradent rapidement. La r\u00e9duction de la dur\u00e9e d\u2019obtention de chaque image devrait permettre d\u2019en obtenir davantage par seconde et de reconstituer le mouvement de ph\u00e9nom\u00e8nes atomiques et mol\u00e9culaires tr\u00e8s rapides, comme l\u2019interaction entre deux compos\u00e9s ou le d\u00e9placement des ions dans la charge et la d\u00e9charge de batteries.<\/p>\n<div id=\"attachment_310947\" style=\"max-width: 810px\" class=\"wp-caption alignright vertical\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius04_269.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-310947 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius04_269.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"762\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius04_269.jpg 800w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius04_269-250x238.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius04_269-700x667.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius04_269-120x114.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Glaucius Oliva\/ IFSC-USP<\/span><\/a> Structure tridimensionnelle de la prot\u00e9ine NS5 du virus Zika, d\u00e9finie atome par atome<span class=\"media-credits\">Glaucius Oliva\/ IFSC-USP<\/span><\/p><\/div>\n<p>La qualit\u00e9 de r\u00e9solution du Sirius sera sup\u00e9rieure \u00e0 celle des sources de lumi\u00e8re synchrotron de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, comme l\u2019appareil actuel de l\u2019European Synchrotron Radiation Facility (ESRF), en France, o\u00f9 la chercheuse isra\u00e9lienne Ada Yonath a men\u00e9 une partie des exp\u00e9rimentations qui ont d\u00e9fini la structure tridimensionnelle du ribosome, organite producteur de prot\u00e9ines dans les cellules, et qui lui ont valu le Prix Nobel de Chimie en 2009. Les images du Sirius devraient \u00e9galement avoir une r\u00e9solution mille fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle de l\u2019UVX, une source de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration qui m\u00eame en \u00e9tant d\u00e9pass\u00e9e, a permis \u00e0 l\u2019\u00e9quipe du physicien Glaucius Oliva, professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) \u00e0 S\u00e3o Carlos, d\u2019identifier la structure dimensionnelle de la prot\u00e9ine NS5, essentielle \u00e0 la reproduction du virus Zika.<\/p>\n<p>On esp\u00e8re aller plus loin avec le nouvel appareil de Campinas et identifier la structure tridimensionnelle de prot\u00e9ines plus grandes et plus complexes pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat pour la biologie et l\u2019industrie pharmaceutique, outre l\u2019\u00e9tude de mat\u00e9riaux ayant un int\u00e9r\u00eat pour l\u2019industrie. \u00ab\u00a0Le projet Sirius est \u00e0 la fronti\u00e8re de ce que l\u2019ing\u00e9nierie est actuellement capable de construire et il sera en mesure de produire une science comp\u00e9titive sur le plan international pour au moins une d\u00e9cennie\u00a0\u00bb, affirme le physicien Ant\u00f4nio Jos\u00e9 Roque da Silva, directeur du LNLS et du projet Sirius. Ant\u00f4nio Jos\u00e9 Roque da Silva est professeur \u00e0 l\u2019USP et sp\u00e9cialiste en mod\u00e9lisation math\u00e9matique de mat\u00e9riaux \u00e0 l\u2019\u00e9chelle atomique. Il est arriv\u00e9 au LNLS en 2009 avec deux missions\u00a0: am\u00e9liorer l\u2019UVX qui \u00e9tait d\u00e9pass\u00e9 et commen\u00e7ait \u00e0 perdre ses usagers et ses sp\u00e9cialistes au profit d\u2019institutions \u00e9trang\u00e8res, et faire avancer le projet de construction de son successeur. Le nom Sirius surgira plus tard, emprunt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9toile la plus brillante du ciel nocturne.<\/p>\n<div id=\"attachment_310935\" style=\"max-width: 2010px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius01_269.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-310935 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius01_269.jpg\" alt=\"\" width=\"2000\" height=\"1125\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius01_269.jpg 2000w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius01_269-250x141.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius01_269-700x394.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius01_269-120x68.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Renan Picoreti \u2013 Diffusion LNLS\/ CNPEM<\/span><\/a> Image a\u00e9rienne du b\u00e2timent qui abrite le projet Sirius, prise au mois de juin<span class=\"media-credits\">Renan Picoreti \u2013 Diffusion LNLS\/ CNPEM<\/span><\/p><\/div>\n<p>Jos\u00e9 Roque a d\u00e8s le d\u00e9part fait appel \u00e0 deux anciens collaborateurs du LNLS, l\u2019ing\u00e9nieur civil Antonio Ricardo Droher Rodrigues, l\u2019un des trois Br\u00e9siliens qui ont dirig\u00e9 la construction de l\u2019UVX de 1987 \u00e0 1997, et le physicien fran\u00e7ais Yves Petroff, qui a dirig\u00e9 des laboratoires de lumi\u00e8re synchrotron en France et particip\u00e9 au projet de la premi\u00e8re source de lumi\u00e8re br\u00e9silienne. \u00ab\u00a0L\u2019UVX n\u2019\u00e9tait plus en mesure de rivaliser avec ses concurrents et nous avons choisi de nous concentrer sur des niches dans lesquelles nous pourrions produire des travaux importants, comme l\u2019utilisation du rayonnement infrarouge et ultraviolet\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Jos\u00e9 Roque. Dans le m\u00eame temps, le trio a perfectionn\u00e9 le projet d\u2019une source de lumi\u00e8re de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration \u00e9labor\u00e9 par l\u2019\u00e9quipe du physicien Jos\u00e9 Ant\u00f4nio Brum, qui a dirig\u00e9 l\u2019Association Br\u00e9silienne de Technologie de Lumi\u00e8re Synchrotron (ABTLuS), actuel CNPEM, de 2001 \u00e0 2009. Une fois le projet parvenu \u00e0 maturit\u00e9, trois ans plus tard, Jos\u00e9 Roque et son \u00e9quipe l\u2019ont soumis \u00e0 un comit\u00e9 scientifique international. Les membres du comit\u00e9 ont d\u00e9clar\u00e9 dans leur rapport final que le dessin de la nouvelle source \u00e9tait excellent pour les normes de l\u2019\u00e9poque, mais ils ont recommand\u00e9 de rechercher un niveau de luminosit\u00e9 qui deviendrait une r\u00e9f\u00e9rence dans l\u2019avenir. \u00ab\u00a0Il n\u2019y avait pas encore dans le monde d\u2019appareils fonctionnant avec les caract\u00e9ristiques qu\u2019ils sugg\u00e9raient\u00a0\u00bb, se rappelle Jos\u00e9 Roque ce matin du 17 mai, dans sa salle du LNLS. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait une chance de pouvoir se d\u00e9marquer et de nous placer pendant un certain temps devant les \u00c9tats-Unis, le Japon et les pays europ\u00e9ens\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les \u00e9quipes du LNLS se sont alors remises au travail et ont repris les tests sur les \u00e9quipements. Liu Lin, charg\u00e9e de la physique des acc\u00e9l\u00e9rateurs au LNLS et son groupe, ont redessin\u00e9 le r\u00e9seau magn\u00e9tique du Sirius pour que sa luminosit\u00e9 d\u00e9passe celle des \u00e9quipements existants. Six mois plus tard, le comit\u00e9 a approuv\u00e9 le nouveau projet budg\u00e9t\u00e9 \u00e0 585 millions de dollars US (\u00e0 l\u2019\u00e9poque, 1,3 milliard de reais BRL). L\u2019obtention d\u2019un financement durable \u00e9tait fondamentale, mais ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019une partie du probl\u00e8me. \u00ab\u00a0Il a fallu trouver un emplacement pour la construction et d\u00e9finir les caract\u00e9ristiques du b\u00e2timent pendant que nous redessinions l\u2019appareil tout en recherchant des solutions \u00e0 des questions technologiques\u00a0\u00bb, explique Jos\u00e9 Roque. \u00ab\u00a0Il y a eu des moments o\u00f9 nous avons d\u00fb jongler avec 20 assiettes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les premiers 9 millions de reais BRL obtenus pour le pr\u00e9projet ont \u00e9t\u00e9 financ\u00e9s entre 2009 et 2010 par le Minist\u00e8re des Sciences et Technologie (MCT) sous le mandat (2005-2010) du physicien Sergio Rezende, qui avait pris connaissance du projet de Brum en 2008. Il manquait cependant une source de financement d\u00e9finitive, qui, dans un premier temps, serait fournie par le MCT (actuel MCTIC, apr\u00e8s avoir absorb\u00e9 les Innovations et les T\u00e9l\u00e9communications), la Banque Nationale de D\u00e9veloppement \u00c9conomique et Social (BNDES) et par des agences de financement. Deux autres ministres se sont succ\u00e9d\u00e9s \u00e0 la t\u00eate du minist\u00e8re et ont investi 77 millions de reais BRL dans le projet jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019en 2014, l\u2019ing\u00e9nieur Cl\u00e9lio Campolina Diniz donne son feu vert pour le d\u00e9marrage des travaux et propose un budget de 240 millions de reais BRL pour 2015. Le projet Sirius a \u00e9t\u00e9 inclus dans la deuxi\u00e8me \u00e9dition du Programme d\u2019Acc\u00e9l\u00e9ration de la Croissance (PAC) l\u2019ann\u00e9e suivante, et fait aujourd\u2019hui partie du Programme Avan\u00e7ar.<\/p>\n<p>Les variations du dollar, l\u2019inflation et les am\u00e9liorations apport\u00e9es \u00e0 la source de lumi\u00e8re et au b\u00e2timent ont \u00e9lev\u00e9 le co\u00fbt du Sirius \u00e0 1,8 milliard de reais BRL. \u00ab\u00a0C\u2019est le seul projet br\u00e9silien de cette envergure qui n\u2019ait pas souffert de retards importants\u00a0\u00bb, affirme l\u2019ing\u00e9nieur en \u00e9lectronique et physicien Rog\u00e9rio Cezar de Cerqueira Leite, pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Administration du CNPEM, organisation sociale li\u00e9e au MCTIC, gestionnaire du LNLS.<\/p>\n<div id=\"attachment_310959\" style=\"max-width: 2010px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius07_269.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-310959 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius07_269.jpg\" alt=\"\" width=\"2000\" height=\"1440\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius07_269.jpg 2000w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius07_269-250x180.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius07_269-700x504.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius07_269-120x86.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/a> Ci-contre, des aimants quadruples, l\u2019un des composants de l\u2019anneau de stockage<span class=\"media-credits\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/p><\/div>\n<p>Pedro Wongtschowski, ing\u00e9nieur chimiste qui a pr\u00e9sid\u00e9 le Conseil d\u2019Administration du CNPEM de 2010 \u00e0 2015, attribue la tenue du calendrier et le respect du budget \u00e0 l\u2019adoption d\u2019un mod\u00e8le de gouvernance utilis\u00e9 dans des projets de grande envergure par le secteur priv\u00e9. \u00ab\u00a0Les travaux n\u2019ont commenc\u00e9 qu\u2019apr\u00e8s la conclusion d\u00e9taill\u00e9e du projet ex\u00e9cutif, \u00e0 travers un appel d\u2019offres minutieux et les premiers \u00e9quipements achet\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 ceux qui exigeaient un plus grand d\u00e9lai de livraison\u00a0\u00bb, dit-il. \u00ab\u00a0Nous avons \u00e9galement profit\u00e9 de l\u2019implantation du Sirius pour d\u00e9velopper des composants avec des fournisseurs nationaux, \u00e9tape qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien de la FAPESP\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Wongtschowski, actuel pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Administration du groupe Ultrapar Participa\u00e7\u00f5es et membre du Conseil Sup\u00e9rieur de la FAPESP.<\/p>\n<p>Du co\u00fbt total pr\u00e9vu, 1,16 milliard de reais BRL ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s par le MCTIC, dont 760 millions de reais BRL sous le mandat de Gilberto Kassab qui a eu un r\u00f4le fondamental dans l\u2019implantation de l\u2019UVX dans les ann\u00e9es 80, explique Cerqueira Leite. Selon lui, le Sirius a surv\u00e9cu \u00e0 la crise \u00e9conomique r\u00e9cente car il est parvenu peu \u00e0 peu \u00e0 mobiliser, outre ses inspirateurs et la communaut\u00e9 scientifique, \u00ab\u00a0les autorit\u00e9s et les responsables politiques de Bras\u00edlia\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, deux chercheurs qui ont analys\u00e9 le processus de cr\u00e9ation et l\u2019implantation de l\u2019UVX sont arriv\u00e9s aux m\u00eames conclusions. L\u00e9a Velho, professeure au D\u00e9partement de Politique Scientifique et Technologique de l\u2019Universit\u00e9 Publique de Campinas (Unicamp), et Osvaldo Frota Pessoa Junior, professeur au D\u00e9partement de Philosophie de l\u2019USP, ont analys\u00e9 les arguments qui ont motiv\u00e9 la construction du premier synchrotron br\u00e9silien et les n\u00e9gociations qui lui ont permis de voir le jour. Dans un article publi\u00e9 en 1998 dans la revue <em>Social Studies of Science<\/em>, ils ont d\u00e9clar\u00e9 que le projet a \u00e9t\u00e9 davantage soutenu par les secteurs politico-scientifiques que par les chercheurs et les usagers potentiels. Ils affirment \u00e9galement que l\u2019habilet\u00e9 politique des rares scientifiques investis dans ce projet a \u00e9t\u00e9 cruciale pour sa mise en \u0153uvre.<\/p>\n<div id=\"attachment_310955\" style=\"max-width: 1010px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius06_269.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-310955 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius06_269.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"726\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius06_269.jpg 1000w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius06_269-250x182.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius06_269-700x508.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius06_269-120x87.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/a> L\u2019ing\u00e9nieur Rafael Seraphim m\u00e8ne des tests sur le syst\u00e8me sous vide des cavit\u00e9s qui conduiront les \u00e9lectrons<span class=\"media-credits\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/p><\/div>\n<p>\u00ab\u00a0Le projet Sirius est une tentative visant \u00e0 donner un nouvel \u00e9lan qualitatif \u00e0 la science nationale\u00a0\u00bb, constate le physicien argentin Aldo Craievich, qui, \u00e0 79 ans et retrait\u00e9 de l\u2019USP, m\u00e8ne encore des recherches avec l\u2019UVX. Il fait partie du trio qui a coordonn\u00e9 la construction du premier synchrotron national avec les physiciens Cylon Gon\u00e7alves da Silva et Ricardo Rodrigues.<\/p>\n<p>Le projet d\u2019installer dans le pays un \u00e9quipement pour faire de la science \u00e0 grande \u00e9chelle, la <em>Big Science<\/em>, qui a d\u00e9but\u00e9 aux \u00c9tats-Unis au cours de la deuxi\u00e8me guerre mondiale avec le projet de la bombe nucl\u00e9aire, est n\u00e9 dans le Centre Br\u00e9silien de Recherche Physique (CBPF), \u00e0 Rio de Janeiro, au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 avec le physicien Roberto Leal Lobo e Silva Filho. Soutenu par Lynaldo Cavalcanti de Albuquerque, alors pr\u00e9sident du Conseil National de D\u00e9veloppement Scientifique et Technologique (CNPq), Roberto Leal Lobo a conduit le projet jusqu\u2019au d\u00e9but du gouvernement d\u00e9mocratique, en 1985. Lors de la cr\u00e9ation du MCT, il a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par Cylon Gon\u00e7alves qui avait le soutien du ministre Renato Archer.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand la d\u00e9cision de construire la premi\u00e8re source de lumi\u00e8re synchrotron a \u00e9t\u00e9 prise, le seul mod\u00e8le de fonctionnement sens\u00e9 \u00e9tait celui d\u2019un laboratoire national calqu\u00e9 sur les mod\u00e8les nord-am\u00e9ricains et ouvert \u00e0 tous les usagers appartenant \u00e0 des instituts de recherche et des entreprises br\u00e9siliennes et \u00e9trang\u00e8res\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Cylon Gon\u00e7alves. \u00ab\u00a0La construction de l\u2019appareil n\u2019\u00e9tait qu\u2019un simple pr\u00e9texte pour former des personnes qualifi\u00e9es afin de cr\u00e9er une base technologique dans le pays et produire une science de pointe. Nous y sommes parvenus en choisissant de projeter et de construire le maximum de choses chez nous et qui nous a fourni l\u2019expertise n\u00e9cessaire utilis\u00e9e dans le projet Sirius\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_310951\" style=\"max-width: 2010px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius05_269.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-310951 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius05_269.jpg\" alt=\"\" width=\"2000\" height=\"1331\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius05_269.jpg 2000w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius05_269-250x166.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius05_269-700x466.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/018_Sirius05_269-120x80.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/a> Hall o\u00f9 sera install\u00e9 une partie des stations exp\u00e9rimentales du projet Sirius<span class=\"media-credits\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/p><\/div>\n<p>La construction d\u2019\u00e9quipements pour faire de la science \u00e0 grande \u00e9chelle requiert un flux continu d\u2019investissements, des comp\u00e9tences techniques et scientifiques et est souvent une source de conflits. Ce fut le cas avec l\u2019UVX et, \u00e0 une moindre \u00e9chelle, avec le projet Sirius. Quand le projet de la premi\u00e8re source nationale de lumi\u00e8re synchrotron a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9, la direction de la Soci\u00e9t\u00e9 Br\u00e9silienne de Physique a publi\u00e9 un manifeste contraire au projet. Elle affirmait que le pays ne poss\u00e9dait pas les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour le construire, qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019usagers et que cela absorberait les ressources destin\u00e9es \u00e0 d\u2019autres secteurs scientifiques et technologiques. \u00ab\u00a0Aucune de ces pr\u00e9visions ne s\u2019est v\u00e9rifi\u00e9e\u00a0\u00bb, rappelle Rodrigues, coordonnateur de l\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur du projet Sirius. \u00ab\u00a0Nous avons construit une machine, les usagers ont \u00e9t\u00e9 au rendez-vous, 6 200 sont actuellement enregistr\u00e9s et le niveau de financement a augment\u00e9 dans tous les secteurs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Des installations de grande envergure comme le projet Sirius sont on\u00e9reuses dans le monde entier mais sont amorties avec le temps\u00a0\u00bb, affirme Fernanda De Negri, \u00e9conomiste \u00e0 l\u2019Institut de Recherches \u00c9conomiques et Appliqu\u00e9es (Ipea). Son co\u00fbt s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 0,05 % du budget public br\u00e9silien qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 3,5 trillions de reais BRL. \u00ab\u00a0Des infrastructures de cette nature sont n\u00e9cessaires dans de nombreux secteurs pour produire une science de qualit\u00e9 en mesure d\u2019innover et de rendre le pays \u00e9conomiquement plus comp\u00e9titif\u00a0\u00bb, d\u00e9clare la chercheuse qui a lanc\u00e9 au mois de juin le livre intitul\u00e9 <em>Novos caminhos para a inova\u00e7\u00e3o no Brasil <\/em>(Nouvelles voies pour l\u2019innovation au Br\u00e9sil &#8211; \u00c9dition Wilson Center), dans lequel elle mentionne le projet Sirius comme un rare exemple de planification scientifique de long terme dans le pays.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Depuis le projet de la bombe atomique et la mission Apollo, la science ne se fait plus avec de petits investissements et une vision \u00e0 court terme\u00a0\u00bb, constate Glauco Arbix, professeur au D\u00e9partement de Sociologie de l\u2019USP. \u00ab\u00a0Il faut avoir une vision \u00e0 moyen et long terme et irriguer le syst\u00e8me de mani\u00e8re \u00e0 alimenter les petits laboratoires et cr\u00e9er des projets d\u2019envergure sur le plan scientifique, \u00e9conomique et social, en mesure d\u2019\u00e9lever le niveau de la science br\u00e9silienne et d\u2019augmenter ses retomb\u00e9es\u00a0\u00bb, plaide Glauco Arbix, qui a pr\u00e9sid\u00e9 l\u2019Agence de Financement d\u2019\u00c9tudes et de Projets (Finep) de 2011 \u00e0 2015, organisme qui soutient l\u2019innovation f\u00e9d\u00e9rale. \u00ab\u00a0Sans cela, le pays continuera \u00e0 faire du sur-place\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"bibliografia separador-bibliografia\"><strong>Article scientifique<\/strong><br \/>\nVELHO, L. e PESSOA JR., O. <a href=\"https:\/\/journals.sagepub.com\/doi\/abs\/10.1177\/030631298028002001\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">The decision-making process in the construction of the Synchrotron Light National Laboratory in Brazil<\/a>, <strong>Social Studies of Science<\/strong>, v. 28, n. 2, pp. 195-219, abr. 1998.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un projet de source de lumi\u00e8re synchrotron de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration en phase de conclusion pourra am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de la recherche br\u00e9silienne","protected":false},"author":16,"featured_media":310963,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[105],"class_list":["post-310916","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique-st","position_at_home-sumario"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/310916","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=310916"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/310916\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":311679,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/310916\/revisions\/311679"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/310963"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=310916"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=310916"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=310916"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=310916"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}