{"id":311136,"date":"2019-11-14T11:16:12","date_gmt":"2019-11-14T14:16:12","guid":{"rendered":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=311136"},"modified":"2019-11-14T11:16:12","modified_gmt":"2019-11-14T14:16:12","slug":"la-metropole-et-la-science","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/la-metropole-et-la-science\/","title":{"rendered":"La m\u00e9tropole et la science"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude publi\u00e9e en ao\u00fbt dans la revue <em>Journal of Informetrics<\/em> montre un d\u00e9placement du volume de la production scientifique des pays d\u00e9velopp\u00e9s vers les nations \u00e9mergentes, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019analyse d\u2019articles scientifiques produits dans 2.194 villes du monde entier au cours de ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es. Cette \u00e9tude r\u00e9v\u00e8le que des pays comme la Chine, l\u2019Inde, l\u2019Iran et le Br\u00e9sil occupent d\u00e9sormais une place de choix en termes quantitatifs dans la science globale.<\/p>\n<p>De 1986 \u00e0 1995, les villes \u00e9tasuniennes et europ\u00e9ennes se pla\u00e7aient parmi les 15 principales m\u00e9tropoles qui publiaient le plus d\u2019articles scientifiques au monde. Ce classement a commenc\u00e9 \u00e0 se modifier entre 2006 et 2015 avec l\u2019arriv\u00e9e de Beijing, S\u00e9oul, T\u00e9h\u00e9ran et S\u00e3o Paulo qui se sont mis \u00e0 occuper les premi\u00e8res places. \u00ab\u00a0Tout porte \u00e0 croire qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne temporaire mais d\u2019une tendance consistante\u00a0\u00bb, d\u00e9clare l\u2019auteur de cette recherche, Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s, professeur au D\u00e9partement d\u2019Ing\u00e9nierie de l\u2019Universit\u00e9 de Debrecen, en Hongrie. \u00ab\u00a0Les retomb\u00e9es de la recherche dans ces nouveaux centres sont encore inf\u00e9rieures \u00e0 celles des villes am\u00e9ricaines et europ\u00e9ennes mais notre \u00e9tude n\u2019a pas tenu compte des citations\u00a0\u00bb, pond\u00e8re-t-il.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a s\u00e9lectionn\u00e9 des pays ayant au moins publi\u00e9 mille articles index\u00e9s dans la base de donn\u00e9es Scopus, d\u2019Elsevier, entre 1986 et 2015. Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s indique que Tokyo, au Japon, a \u00e9t\u00e9 la ville la plus productive entre 1986 et 2005, avec 366 405 articles publi\u00e9s. \u00c0 partir de 2006, la capitale chinoise a assum\u00e9 le leadership. Les chercheurs de Beijing ont en effet publi\u00e9 664 14 articles en moins d\u2019une d\u00e9cennie. \u00ab\u00a0L\u2019importance croissante de Beijing a fait l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Le cas chinois s\u2019est reproduit dans d\u2019autres m\u00e9tropoles \u00e9mergentes\u00a0\u00bb, explique le chercheur hongrois. C\u2019est selon lui un signe que la production scientifique se d\u00e9place vers de nouveaux p\u00f4les.<\/p>\n<picture data-tablet=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-0-tablet.png\" data-tablet_size=\"1900x2050\" alt=\"\">\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-0-desktop.png\" media=\"(min-width: 1920px)\" \/>\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-0-tablet.png\" media=\"(min-width: 1140px)\" \/>\n    <img decoding=\"async\" class=\"responsive-img\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-0-mobile.png\" \/>\n  <\/picture>\n<p>Une autre \u00e9tude publi\u00e9e au mois de juillet par des chercheurs fran\u00e7ais et allemands dans la revue <em>Scientometrics<\/em> a analys\u00e9, \u00e0 partir de publications index\u00e9es dans la base Web of Science, le nombre absolu de citations re\u00e7ues dans les villes o\u00f9 sont bas\u00e9s les auteurs d\u2019articles. L\u2019\u00e9tude a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que seuls Beijing, Shanghai et S\u00e9oul appartenaient \u00e0 des pays \u00e9mergents parmi les 30 villes ayant publi\u00e9 le plus grand nombre de citations en 2007. Les autres se trouvaient aux \u00c9tats-Unis, Japon, Australie, Canada et dans des pays europ\u00e9ens. Aucune ville latino-am\u00e9ricaine ne se pla\u00e7ait dans les 30 premiers.<\/p>\n<p>S\u00e3o Paulo est la seule qui fasse partie des 100 principales m\u00e9tropoles de plus grande production scientifique au monde parmi les 60 villes br\u00e9siliennes analys\u00e9es par Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s. La capitale de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo obtient la 19<sup>e<\/sup> place de ce classement avec 190 171 articles publi\u00e9s entre 1986 et 2015, devant Berlin en Allemagne, Montr\u00e9al au Canada et Kyoto au Japon. \u00ab\u00a0La place de choix obtenue par S\u00e3o Paulo dans cette \u00e9tude peut s\u2019expliquer par le fait que la ville concentre la plupart des \u00e9tudes men\u00e9es au Br\u00e9sil\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Renato Garcia, professeur \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00c9conomie de l\u2019Universit\u00e9 Publique de Campinas (Unicamp). Il rappelle que la ville poss\u00e8de deux complexes universitaires \u00e0 S\u00e3o Paulo (USP), celui de l\u2019Universit\u00e9 Publique Pauliste (Unesp) et celui de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de S\u00e3o Paulo (Unifesp), outre des institutions priv\u00e9es qui m\u00e8nent \u00e9galement des recherches, comme l\u2019Universit\u00e9 Pontificale Catholique de S\u00e3o Paulo (PUC-SP) et la Fondation Getulio Vargas (FGV). L\u2019USP dont le campus principal se trouve \u00e0 S\u00e3o Paulo repr\u00e9sente 22 % de la production scientifique br\u00e9silienne, selon la base de donn\u00e9es de Web of Science. Selon une \u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e en 2015 par M\u00e9ric Gertler, actuel pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto au Canada, la R\u00e9gion M\u00e9tropolitaine de S\u00e3o Paulo se pla\u00e7ait \u00e0 la 4<sup>e<\/sup> place des agglom\u00e9rations urbaines de plus grande production scientifique.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude de Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s analyse \u00e9galement les disciplines les plus productives. Dans le cas de S\u00e3o Paulo, la m\u00e9decine est le domaine qui concentre le plus grand nombre d\u2019articles publi\u00e9s. \u00ab S\u00e3o Paulo poss\u00e8de les deux meilleures facult\u00e9s de m\u00e9decine du pays, l\u2019USP et l\u2019Unifesp, avec un environnement favorable \u00e0 la recherche\u00a0\u00bb, affirme Renato Garcia. Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s a \u00e9galement \u00e9valu\u00e9 les collaborations internationales. 57 des 60 principales villes br\u00e9siliennes ont de fr\u00e9quents partenariats avec des chercheurs \u00e9tasuniens, \u00e0 l\u2019exception d\u2019Ouro Preto qui collabore principalement avec l\u2019Australie et Feira de Santana avec le Royaume-Uni et Itaja\u00ed avec l\u2019Italie.<\/p>\n<picture data-tablet=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-1-tablet.png\" data-tablet_size=\"1900x1167\" alt=\"\">\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-1-desktop.png\" media=\"(min-width: 1920px)\" \/>\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-1-tablet.png\" media=\"(min-width: 1140px)\" \/>\n    <img decoding=\"async\" class=\"responsive-img\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidad-fr-1-mobile.png\" \/>\n  <\/picture>\n<p>Dans la premi\u00e8re d\u00e9cennie analys\u00e9e, de 1986 \u00e0 1995, environ 28 % de la production scientifique br\u00e9silienne provenait de S\u00e3o Paulo. Ce pourcentage a atteint 35 % entre 2006 et 2015. En 2011, le rapport \u00ab\u00a0Connaissance, r\u00e9seaux et nations : La collaboration scientifique au XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0\u00bb, de la Royal Society londonienne, citait d\u00e9j\u00e0 S\u00e3o Paulo comme \u00e9tant l\u2019une des villes les plus prometteuses en mati\u00e8re de sciences et signalait \u00e9galement que la Chine, le Br\u00e9sil et l\u2019Inde \u00e9taient en train d\u2019\u00e9merger parmi les principales puissances scientifiques. \u00ab\u00a0Un facteur pouvant expliquer la croissance de la production scientifique de S\u00e3o Paulo r\u00e9side dans le fait que les chercheurs publient davantage d\u2019articles en anglais, offrant ainsi davantage de visibilit\u00e9 \u00e0 la ville dans la base Scopus\u00a0\u00bb, sugg\u00e8re Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s.<\/p>\n<p><strong>Revues index\u00e9es<\/strong><br \/>\nLes avanc\u00e9es de S\u00e3o Paulo et des villes appartenant \u00e0 des pays en d\u00e9veloppement co\u00efncident avec l\u2019inclusion d\u2019un grand nombre de revues publi\u00e9es par les pays \u00e9mergents dans des bases de donn\u00e9es internationales comme celle de Scopus et celle de Web of Science, constate Jacqueline Leta, professeure \u00e0 l\u2019Institut de Sciences Biom\u00e9dicales de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ). La plupart de ces revues sont en libre acc\u00e8s et ont favoris\u00e9 la diffusion d\u2019une part expressive de la production scientifique de ces nations. \u00ab\u00a0Des chercheurs en d\u00e9but de carri\u00e8re contraints de publier des articles recourent \u00e0 ces p\u00e9riodiques et contribuent ainsi \u00e0 stimuler les performances de pays comme le Br\u00e9sil et la Chine\u00a0\u00bb, souligne-t-elle.<\/p>\n<div id=\"attachment_311163\" style=\"max-width: 1510px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/042-045_Cidades_263_05b.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311163 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/042-045_Cidades_263_05b.jpg\" alt=\"\" width=\"1500\" height=\"867\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/042-045_Cidades_263_05b.jpg 1500w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/042-045_Cidades_263_05b-250x145.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/042-045_Cidades_263_05b-700x405.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/042-045_Cidades_263_05b-120x69.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1500px) 100vw, 1500px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">pixabay.com<\/span><\/a> Tokyo, au Japon, a \u00e9t\u00e9, entre 1996 et 2005, la ville qui a produit le plus d\u2019articles au monde<span class=\"media-credits\">pixabay.com<\/span><\/p><\/div>\n<p>Jacqueline Leta souligne l\u2019originalit\u00e9 du travail de Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s. \u00ab\u00a0Le regard port\u00e9 sur les villes et non sur le pays dans son ensemble offre une nouvelle perspective aux \u00e9tudes qui analysent les aspects quantitatifs de la production de connaissance\u00a0\u00bb, dit-il. Le chercheur hongrois explique que quand on examine la production totale d\u2019un pays ou d\u2019un continent on perd la dimension de la diversit\u00e9 acad\u00e9mique du cadre r\u00e9gional. \u00ab\u00a0Les villes diff\u00e8rent les unes des autres dans un m\u00eame pays. De par sa diversit\u00e9, la production scientifique est \u00e9galement propre \u00e0 chaque ville\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Cette diversit\u00e9 appara\u00eet de mani\u00e8re \u00e9vidente dans les donn\u00e9es sur les collaborations scientifiques. La France est le principal partenaire de villes qui se situent dans la partie occidentale de la Suisse, comme Gen\u00e8ve, Lausanne et Neuch\u00e2tel. Les villes qui se situent plus au nord du pays comme Zurich, B\u00e2le et Berne collaborent davantage avec l\u2019Allemagne. Les villes proches de la fronti\u00e8re italienne, comme Bellinzona et Lugano, collaborent plus intens\u00e9ment avec l\u2019Italie. \u00ab Ces donn\u00e9es n\u2019apparaissent pas quand on \u00e9value la collaboration internationale de la Suisse dans son ensemble\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidades-mapa-p39.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1900\" height=\"1000\" class=\"alignnone size-full wp-image-311671\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidades-mapa-p39.jpg\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidades-mapa-p39.jpg 1900w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidades-mapa-p39-250x132.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidades-mapa-p39-700x368.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/cidades-mapa-p39-120x63.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1900px) 100vw, 1900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le gigantisme des m\u00e9tropoles des pays \u00e9mergents est l\u2019un des facteurs permettant d\u2019expliquer leur ascension en mati\u00e8re de production scientifique globale. Le chercheur constate que ces villes sont g\u00e9n\u00e9ralement plus grandes et plus peupl\u00e9es que celles des pays d\u00e9velopp\u00e9s. Boston, aux \u00c9tats-Unis est l\u2019un des principaux p\u00f4les scientifiques et technologiques du monde, mais n\u2019a que 673 000 habitants pour une superficie de 232 km\u00b2. C\u2019est une \u00e9chelle incomparable \u00e0 celle de de Beijing, avec 21,7 millions d\u2019habitants et une superficie de 16 000 km\u00b2. \u00ab\u00a0Dans ce cas nous devrions comparer Beijing au Grand Boston\u00a0\u00bb, sugg\u00e8re Gy\u00f6rgy Csom\u00f3s, se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 sa zone m\u00e9tropolitaine qui compte 8,2 millions d\u2019habitants et s\u2019\u00e9tend sur 25 000 km\u00b2.<\/p>\n<p>Pour Renato Garcia, le travail du chercheur hongrois permet d\u2019identifier les endroits les plus propices au ph\u00e9nom\u00e8ne connu sous le nom d\u2019effet de d\u00e9bordement qui permet aux entreprises et aux autres secteurs de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la connaissance scientifique et technologique produite par des instituts de recherche et des universit\u00e9s. \u00ab\u00a0Les villes ayant une forte production scientifique parviennent probablement \u00e0 transf\u00e9rer davantage de connaissances vers la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, constate Renato Garcia. Il remarque toutefois que le fait de ne conna\u00eetre que le nombre d\u2019articles publi\u00e9s dans chaque ville n\u2019est pas suffisant pour mesurer le potentiel de d\u00e9bordement. \u00ab\u00a0Il est \u00e9galement n\u00e9cessaire de mener des \u00e9tudes sur les retomb\u00e9es de la recherche dans le secteur priv\u00e9 et sur la collaboration entre les universit\u00e9s et les entreprises dans les m\u00e9tropoles \u00bb.<\/p>\n<p class=\"bibliografia separador-bibliografia\"><strong>Articles scientifiques<\/strong><br \/>\nCSOM\u00d3S, G. A <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S1751157718301949\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">spatial scientometric analysis of the publication output of cities worldwide<\/a>,<strong> Journal of Informetrics<\/strong>, on-line, ago. 2017.<br \/>\nMAISONOBE, M. <em>et alii<\/em>. <a href=\"https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/s11192-017-2463-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">The global geography of scientific visibility: A deconcentration process<\/a> (1999-2011, <strong>Scientometrics<\/strong>, on-line, jun. 2017.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"S\u00e3o Paulo se place parmi les vingt principales villes productrices d\u2019articles scientifiques dans une \u00e9tude analysant 2 000 m\u00e9tropoles","protected":false},"author":421,"featured_media":311145,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[740],"class_list":["post-311136","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique-st"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/311136","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/421"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=311136"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/311136\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":311675,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/311136\/revisions\/311675"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/311145"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=311136"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=311136"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=311136"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=311136"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}