{"id":311212,"date":"2019-11-14T11:16:50","date_gmt":"2019-11-14T14:16:50","guid":{"rendered":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=311212"},"modified":"2019-11-14T11:16:50","modified_gmt":"2019-11-14T14:16:50","slug":"memoires-que-le-feu-na-pas-effacees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/memoires-que-le-feu-na-pas-effacees\/","title":{"rendered":"M\u00e9moires que le feu n\u2019a pas effac\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p>Dom Pedro II, lors d\u2019une visite \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences de Paris, en 1886, fut inform\u00e9 de l\u2019existence d\u2019une grande m\u00e9t\u00e9orite trouv\u00e9e dans le lit d\u2019une rivi\u00e8re du sert\u00e3o de Bahia. La roche avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en 1784 par un gar\u00e7on appel\u00e9 Joaquim da Motta Botelho pendant qu\u2019il gardait son troupeau dans une r\u00e9gion proche de la ville de Monte Santo. L\u2019histoire arriva aux oreilles de Rodrigo Jos\u00e9 de Meneses e Castro, gouverneur de la capitainerie de Bahia, qui ordonna qu\u2019elle soit transport\u00e9e vers Salvador. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait de la transporter dans une charrette tir\u00e9e par des b\u0153ufs jusqu\u2019\u00e0 la capitale de l\u2019\u00e9tat de Bahia. La charrette qui la transportait n\u2019a cependant pas r\u00e9sist\u00e9 au poids de la roche de plus de 5 tonnes qui a fini sa course dans le lit d\u2019un ruisseau ass\u00e9ch\u00e9 appel\u00e9 Bendeg\u00f3, \u00e0 180 m\u00e8tres de l\u2019endroit o\u00f9 elle avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte.<\/p>\n<p>La m\u00e9t\u00e9orite est rest\u00e9e au m\u00eame endroit pendant plus d\u2019un si\u00e8cle. En apprenant son existence, l\u2019empereur a d\u00e9p\u00each\u00e9 une commission d\u2019ing\u00e9nieurs pour la transporter jusqu\u2019\u00e0 Rio de Janeiro. L\u2019entreprise extr\u00eamement complexe n\u2019a \u00e9t\u00e9 rendue possible qu\u2019\u00e0 l\u2019aide d\u2019un chariot renforc\u00e9 pos\u00e9 sur des rails et tir\u00e9 par des b\u0153ufs. La marche a dur\u00e9 126 jours. La roche est arriv\u00e9e \u00e0 Salvador le 22 mai 1888. Elle a ensuite \u00e9t\u00e9 embarqu\u00e9e vers Recife le 1er juin pour arriver \u00e0 Rio le 15 juin. La roche a \u00e9t\u00e9 ensuite confi\u00e9e \u00e0 l\u2019Arsenal de la Marine de la Cour afin d\u2019\u00eatre \u00e9tudi\u00e9e. Une fois l\u2019\u00e9tude termin\u00e9e, elle a \u00e9t\u00e9 remise au Mus\u00e9e National pour \u00eatre expos\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du b\u00e2timent.<\/p>\n<p>La m\u00e9t\u00e9orite Bendeg\u00f3 a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des objets qui a le mieux r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l\u2019incendie qui a d\u00e9vast\u00e9 le Mus\u00e9e National le 2 septembre et qui a d\u00e9truit une grande partie de ses collections. Outre cette roche venant de l\u2019espace, l\u2019institution scientifique avait rassembl\u00e9 plus de 20 millions de pi\u00e8ces recueillies lors de missions scientifiques au cours de ses 200 ans d\u2019histoire. Ces pi\u00e8ces faisaient partie des diff\u00e9rentes collections qui servaient de base aux recherches men\u00e9es dans les domaines anthropologique, botanique, entomologique, pal\u00e9ontologique, entre autres.<\/p>\n<p>L\u2019institution a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e au titre de Mus\u00e9e Royal par Dom Jo\u00e3o VI (1767-1826) au mois de juin 1818. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e dans un contexte valorisant les \u00e9tudes en histoire naturelle et encourag\u00e9e par l\u2019arriv\u00e9e de naturalistes europ\u00e9ens venus pour cartographier le territoire, prospecter, \u00e9tudier les plantes et les minerais et diss\u00e9miner de nouvelles techniques agricoles. Ses ant\u00e9c\u00e9dents institutionnels remontent cependant \u00e0 la Maison de l\u2019Histoire Naturelle fond\u00e9e en 1784 durant le gouvernement du vice-roi Luis de Vasconcelos e Souza (1742-1809). Connue sous le nom de Maison des Oiseaux, pour exposer des oiseaux empaill\u00e9s, l\u2019institution situ\u00e9e sur l\u2019actuelle avenue Passos, dans le centre de Rio, \u00e9tait une succursale du Mus\u00e9e d\u2019Histoire Naturelle de Lisbonne, au Portugal, o\u00f9 \u00e9taient envoy\u00e9s des exemplaires de produits naturels et des parures indig\u00e8nes venant du Br\u00e9sil.<\/p>\n<p>L\u2019institution a fonctionn\u00e9 pratiquement pendant 3 d\u00e9cennies. \u00ab\u00a0Avec la venue de la famille royale, un entrep\u00f4t de produits naturels entre la colonie et la m\u00e9tropole n\u2019\u00e9tait plus n\u00e9cessaire, de sorte que le mus\u00e9e a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sactiv\u00e9 en 1813, d\u00e9clare l\u2019historienne Maria Margaret Lopes, professeure du Programme de 3<sup>e <\/sup>cycle universitaire d\u2019Inter-unit\u00e9s en Mus\u00e9ologie du Mus\u00e9e d\u2019Arch\u00e9ologie et d\u2019Ethnologie de l\u2019universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (MAE-USP). \u00ab\u00a0Sa collection a \u00e9t\u00e9 entrepos\u00e9e dans l\u2019Arsenal de Guerre jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation du Mus\u00e9e Royal\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_311221\" style=\"max-width: 1710px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1700px-6.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311221 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1700px-6.jpg\" alt=\"\" width=\"1700\" height=\"1324\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1700px-6.jpg 1700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1700px-6-250x195.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1700px-6-700x545.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1700px-6-120x93.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1700px) 100vw, 1700px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Wikim\u00e9dia Commons  <\/span><\/a> Ing\u00e9nieurs aux c\u00f4t\u00e9s de la m\u00e9t\u00e9orite Bendeg\u00f3, dans le lit du cours d\u2019eau \u00e9ponyme, dans le sert\u00e3o de Bahia, en 1887<span class=\"media-credits\">Wikim\u00e9dia Commons  <\/span><\/p><\/div>\n<p>La couronne portugaise souhaitait depuis longtemps conna\u00eetre davantage les richesses naturelles de sa colonie. Le Nouveau Monde suscitait \u00e9galement l\u2019int\u00e9r\u00eat de scientifiques et d\u2019artistes europ\u00e9ens. \u00ab\u00a0En vue du mariage de l\u2019archiduchesse Maria Leopoldina avec le prince h\u00e9ritier et futur empereur du Br\u00e9sil Dom Pedro I, une exp\u00e9dition connue sous le nom d\u2019exp\u00e9dition autrichienne a commenc\u00e9 \u00e0 se mettre en place avec l\u2019arriv\u00e9e de naturalistes et d\u2019artistes venus au Br\u00e9sil pour \u00e9tudier et d\u00e9crire les esp\u00e8ces et les paysages de la biodiversit\u00e9 br\u00e9silienne\u00a0\u00bb, souligne Margaret. Parmi eux se trouvait le zoologue Johann Baptist von Spix (1781-1826) et le botaniste Carl Friedrich von Martius (1794-1868), qui en 1817 ont entrepris une exp\u00e9dition dans l\u2019int\u00e9rieur du pays, qui plus tard donnera naissance \u00e0 l\u2019\u0153uvre <em>Flora brasiliensis<\/em>, qui fera d\u00e9couvrir de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e les plantes br\u00e9siliennes \u00e0 l\u2019Ancien Monde.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation d\u2019une institution pour conserver et \u00e9tudier les richesses naturelles du pays \u00e9tait devenue indispensable. Le Mus\u00e9e Royal, con\u00e7u sur le mod\u00e8le des mus\u00e9es europ\u00e9ens d\u2019histoire naturelle, abritait des collections scientifiques, des biblioth\u00e8ques, des laboratoires, des expositions et \u00e9tait install\u00e9 dans un b\u00e2timent \u00e0 Campo de Sant\u2019Anna, dans le centre de Rio. Son patrimoine initial, outre la collection de la Maison des Oiseaux, \u00e9tait constitu\u00e9 d\u2019une collection de min\u00e9raux apport\u00e9e par la famille royale et organis\u00e9e et r\u00e9pertori\u00e9e par le min\u00e9ralogiste allemand Abraham Werner (1749-1817). \u00ab\u00a0Le Mus\u00e9e Royal a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 avec un caract\u00e8re m\u00e9tropolitain, un centre charg\u00e9 des r\u00e9ceptions et du r\u00e9f\u00e9rencement des richesses naturelles des provinces br\u00e9siliennes\u00a0\u00bb, d\u00e9clare l\u2019historienne.<\/p>\n<blockquote><p>Les mus\u00e9es scientifiques ont prolif\u00e9r\u00e9 au Br\u00e9sil \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle<\/p><\/blockquote>\n<p>Le mus\u00e9e a ouvert ses portes au public en octobre 1821 et a continu\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper. Entre 1822 et 1823, Jos\u00e9 Bonif\u00e1cio de Andrada e Silva (1763-1838), Secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat des Affaires du Royaume et des Affaires \u00c9trang\u00e8res de l\u2019empire de Pedro I, a convaincu des naturalistes \u00e9trangers de c\u00e9der une partie des sp\u00e9cimens collect\u00e9s durant leurs exp\u00e9ditions en \u00e9change d\u2019un soutien dans leurs futurs voyages. Ce fut le cas pour le naturaliste allemand Georg Heinrich von Langsdorff (1774-1852) et le botanique fran\u00e7ais Auguste de Saint-Hilaire (1779-1853).<\/p>\n<p>Avec la proclamation de l\u2019Ind\u00e9pendance, en septembre 1822, l\u2019institution a re\u00e7u le nom de Mus\u00e9e Imp\u00e9rial et National. Dom Pedro II, fervent amateur de sciences a soutenu les activit\u00e9s du mus\u00e9e. L\u2019un de ses dons les plus notables est le cercueil peint de la pr\u00eatresse Sha-Amun-em-su, un cadeau du kh\u00e9dive (vice-roi d\u2019\u00c9gypte) Isma\u00efl Pacha, lors de sa visite au Br\u00e9sil en 1876. Dom Pedro II a conserv\u00e9 la pi\u00e8ce dans son cabinet jusqu\u2019en 1889, date \u00e0 laquelle elle a ensuite rejoint la collection du mus\u00e9e.<\/p>\n<p>Les collections de pi\u00e8ces d\u2019histoire naturelle ont \u00e9t\u00e9 enrichies par des dons priv\u00e9s. C\u2019est le cas d\u2019Ant\u00f4nio Luis Patricio da Silva Manso, grand chirurgien et inspecteur de l\u2019H\u00f4pital Militaire de la province de Mato Grosso qui, en 1823, a offert au mus\u00e9e environ 2 300 exemplaires de 266 esp\u00e8ces de plantes. La Biblioth\u00e8que Centrale du Mus\u00e9e National, cr\u00e9\u00e9e en juillet 1863, \u00e9tait l\u2019une des principales institutions d\u2019Am\u00e9rique Latine sp\u00e9cialis\u00e9es en sciences anthropologiques et naturelles. \u00ab\u00a0\u00c0 cette \u00e9poque, le mus\u00e9e \u00e9tait cit\u00e9 comme un exemple d\u2019excellence par les chercheurs argentins, chiliens et uruguayens\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Margaret.<\/p>\n<div id=\"attachment_311233\" style=\"max-width: 2290px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311233 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-4.jpg\" alt=\"\" width=\"2280\" height=\"1744\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-4.jpg 2280w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-4-250x191.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-4-700x535.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-4-120x92.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2280px) 100vw, 2280px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/a> La chimiste polonaise Marie Curie (<em>assise<\/em>) et sa fille Ir\u00e8ne Joliot-Curie (<em>debout avec un chapeau<\/em>), visitant l\u2019institution scientifique en ao\u00fbt 1926<span class=\"media-credits\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/p><\/div>\n<p>Les domaines scientifiques sp\u00e9cifiques du Mus\u00e9e Imp\u00e9rial et National en mati\u00e8re de botanique, zoologie, g\u00e9ologie et ethnographie ont permis de mener des \u00e9tudes qui ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019enrichissement des sciences naturelles du pays. \u00c0 partir de la seconde moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le mus\u00e9e a eu un r\u00f4le encore plus incisif en devenant l\u2019organisme consultatif du gouvernement de l\u2019Empire pour les recherches en min\u00e9ralogie et dans d\u2019autres domaines. Des \u00e9chantillons provenant de tout le pays \u00e9taient analys\u00e9s dans ses d\u00e9partements et laboratoires, comme du charbon, des min\u00e9raux, des plantes, des animaux, des squelettes humains et des ossements fossiles d\u2019\u00e9normes mammif\u00e8res inconnus.<\/p>\n<p><strong>P\u00e9riode de gloire<\/strong><br \/>\nLa p\u00e9riode sous la direction du botaniste Ladislau de Souza Mello Netto (1838-1894), de 1876 \u00e0 1893, est consid\u00e9r\u00e9e par de nombreux chercheurs comme \u00e9tant l\u2019\u00e2ge d\u2019or du Mus\u00e9e National. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine d\u2019une ample r\u00e9forme du mus\u00e9e, r\u00e9organisant les collections volumineuses en les classant par disciplines selon les nouvelles m\u00e9thodes scientifiques de l\u2019\u00e9poque. D\u2019autres r\u00e9formes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par Mello Netto, influenc\u00e9es en partie par les critiques formul\u00e9es par le zoologue et g\u00e9ologue Louis Agassiz (1807-1873), directeur du Mus\u00e9e de Zoologie Compar\u00e9e de l\u2019universit\u00e9 \u00e9tasunienne de Harvard, et qui avait dirig\u00e9 l\u2019exp\u00e9dition Thayer au Br\u00e9sil entre 1865 et 1866.<\/p>\n<div id=\"attachment_311217\" style=\"max-width: 1310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1300px-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311217 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1300px-3.jpg\" alt=\"\" width=\"1300\" height=\"868\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1300px-3.jpg 1300w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1300px-3-250x167.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1300px-3-700x467.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-1300px-3-120x80.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 1300px) 100vw, 1300px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/a> Vue du Palais de S\u00e3o Crist\u00f3v\u00e3o en 1862, avant qu\u2019il n\u2019accueille le mus\u00e9e<span class=\"media-credits\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/p><\/div>\n<p>Louis Agassiz avait constat\u00e9, lors d\u2019une visite au Mus\u00e9e National, que l\u2019institution souffrait d\u2019un manque de moyens pour entretenir sa collection. Dans son livre<em> A journey in Brazil<\/em>, publi\u00e9 en 1868, il d\u00e9clarait que les collections \u00e9taient condamn\u00e9es \u00ab\u00a0\u00e0 rester de nombreuses ann\u00e9es dans leur \u00e9tat actuel, sans \u00eatre augment\u00e9es ou am\u00e9lior\u00e9es\u00a0\u00bb. Les animaux empaill\u00e9s \u00e9taient mal conserv\u00e9s et les poissons, \u00e0 l\u2019exception de certaines belles esp\u00e8ces de l\u2019Amazone, n\u2019\u00e9taient pas repr\u00e9sentatifs des vari\u00e9t\u00e9s existantes dans les eaux br\u00e9siliennes\u00a0\u00bb. Mello Netto qui \u00e9tait charg\u00e9 de l\u2019organisation scientifique des collections avait \u00e9galement d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que les directeurs de chaque d\u00e9partement donnent des cours dans leurs domaines de recherche et qu\u2019ils publient leurs travaux dans la revue <em>Archives du Mus\u00e9e National<\/em>, qui publiait les r\u00e9sultats des diff\u00e9rentes recherches et des informations d\u2019int\u00e9r\u00eat scientifique pour le mus\u00e9e.<\/p>\n<p>Mello Netto a organis\u00e9 l\u2019<em>Exposition anthropologique de 1882<\/em>, la plus importante exposition scientifique br\u00e9silienne du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, ce qui lui a permis d\u2019acqu\u00e9rir l\u2019exp\u00e9rience n\u00e9cessaire pour participer \u00e0 un autre grand \u00e9v\u00e8nement, l\u2019Exposition Universelle de Paris, en 1889. Il luttait \u00e2prement pour obtenir davantage de soutiens financiers pour le mus\u00e9e et invitait les \u00e9trangers qui visitaient le pays \u00e0 faire des conf\u00e9rences, \u00e0 participer \u00e0 des exp\u00e9ditions et \u00e0 travailler dans l\u2019institution. Parmi eux se trouvaient les g\u00e9ologues canado-am\u00e9ricain Charles Hartt (1840-1878), charg\u00e9 de la Commission G\u00e9ologique de l\u2019Empire, le nord-am\u00e9ricain Orville Derby (1851-1915), responsable des services g\u00e9ologiques \u00e0 S\u00e3o Paulo, les naturalistes suisse-allemand Em\u00edlio Goeldi (1859-1917) et l\u2019allemand Hermann von Ihering (1850-1930), qui ont ensuite dirig\u00e9 respectivement des mus\u00e9es \u00e0 Bel\u00e9m, dans l\u2019\u00e9tat du Par\u00e1, et \u00e0 S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<p><strong>Mus\u00e9es scientifiques au Br\u00e9sil<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Le succ\u00e8s du prestigieux Mus\u00e9e National a permis de susciter un int\u00e9r\u00eat accru pour les sciences naturelles dans tout le pays\u00a0\u00bb, affirme l\u2019historienne Zita Possamai, du Programme de 3<sup>e<\/sup> cycle universitaire en Mus\u00e9ologie et Patrimoine de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale du Rio Grande do Sul (UFRGS), \u00e0 Porto Alegre. \u00ab\u00a0Les mus\u00e9es scientifiques br\u00e9siliens ont prolif\u00e9r\u00e9 \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle\u00a0\u00bb. C\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le cas \u00e0 Bel\u00e9m depuis 1866 avec le Cabinet de la Soci\u00e9t\u00e9 Philomatique de l\u2019\u00e9tat du Par\u00e1, qui en 1871 a donn\u00e9 naissance au Mus\u00e9e du Paran\u00e1 Em\u00edlio Goeldi. Le Mus\u00e9e du Paran\u00e1 a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1876 \u00e0 l\u2019initiative de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Acclimatation de Curitiba. En 1894 ce fut le tour du Mus\u00e9e de l\u2019Institut G\u00e9ographique et Historique de l\u2019\u00e9tat de Bahia et du Mus\u00e9e de S\u00e3o Paulo.<\/p>\n<div id=\"attachment_311241\" style=\"max-width: 2290px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-6.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311241 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-6.jpg\" alt=\"\" width=\"2280\" height=\"1336\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-6.jpg 2280w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-6-250x146.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-6-700x410.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-6-120x70.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2280px) 100vw, 2280px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/a> Alberto Santos Dumont (<em>au centre, avec un chapeau \u00e0 la main<\/em>) a visit\u00e9 le mus\u00e9e en juillet 1928. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s (<em>en blouse blanche<\/em>), l\u2019anthropologue et directeur du mus\u00e9e de l\u2019\u00e9poque, Edgard Roquette-Pinto<span class=\"media-credits\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/p><\/div>\n<p>Avec la proclamation de la R\u00e9publique et l\u2019exil de la famille imp\u00e9riale en 1889, le Mus\u00e9e National a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 au Palace de S\u00e3o Crist\u00f3v\u00e3o, dans le parc Quinta da Boa Vista. Le nouveau mus\u00e9e a ouvert ses portes au public avec des expositions permanentes en mai 1900. Ses activit\u00e9s se sont intensifi\u00e9es au cours des\u00a0d\u00e9cennies suivantes avec un renforcement de sa politique d\u2019\u00e9change scientifique international, la parution de publications et la r\u00e9alisation de cours publics. Des ann\u00e9es plus tard, sous la direction de l\u2019anthropologue et homme de radio Edgar Roquette-Pinto (1884-1954), le mus\u00e9e a acquis la force et la dimension didactique n\u00e9cessaire pour construire une science nationale et former les futures g\u00e9n\u00e9rations. Selon Roquette-Pinto, l\u2019\u00e9ducation \u00e9tait la voie \u00e0 suivre pour entreprendre les changements n\u00e9cessaires qui transformeraient le pays.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e9galement \u00e0 cette \u00e9poque que l\u2019institution a accueilli d\u2019importantes personnalit\u00e9s scientifiques internationales comme le physicien allemand Albert Einstein (1879-1955), qui a visit\u00e9 le mus\u00e9e en 1925 au cours d\u2019un voyage en Am\u00e9rique du Sud. En juillet de l\u2019ann\u00e9e suivante, ce fut le tour de la chimiste polonaise Marie Curie (1867-1934) et de sa fille Ir\u00e8ne Joliot-Curie (1897-1956), qui, apr\u00e8s un s\u00e9jour \u00e0 Rio, se sont rendues \u00e0 une conf\u00e9rence \u00e0 Belo Horizonte, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Minas Gerais, pour parler du th\u00e8me de la radioactivit\u00e9 et de ses possibles applications m\u00e9dicales.<\/p>\n<blockquote><p>Le succ\u00e8s et le prestige du Mus\u00e9e National ont suscit\u00e9 un int\u00e9r\u00eat accru pour les sciences naturelles dans tout le pays<\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019institution a pris un nouvel \u00e9lan dans les ann\u00e9es 30, selon l\u2019historienne Mariana Sombrio, du Programme de 3<sup>e<\/sup> Cycle Universitaire Inter-unit\u00e9s en Mus\u00e9ologie du MAE-USP. Elle explique qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, la pr\u00e9servation du patrimoine national \u00e9tait devenue une pr\u00e9occupation de l\u2019\u00c9tat avec la cr\u00e9ation en 1933 du Conseil de Contr\u00f4le des Exp\u00e9ditions Artistiques et Scientifiques br\u00e9silien. \u00ab\u00a0Conform\u00e9ment aux d\u00e9terminations du Conseil, aucun sp\u00e9cimen botanique, zoologique, min\u00e9ralogique ou pal\u00e9ontologique ne pourrait quitter le pays sans s\u2019assurer de la pr\u00e9sence d\u2019au moins un sp\u00e9cimen similaire dans les instituts scientifiques du Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture ou du Mus\u00e9e National\u00a0\u00bb, explique la chercheuse. L\u2019organisme a fonctionn\u00e9 jusqu\u2019en 1968. Durant cette p\u00e9riode, il a re\u00e7u 451 demandes, la plupart d\u2019\u00e9trangers souhaitant entreprendre des exp\u00e9ditions scientifiques et artistiques dans le pays.<\/p>\n<p>Pour que ces r\u00e8gles soient respect\u00e9es il \u00e9tait exig\u00e9 qu\u2019au moins un chercheur br\u00e9silien, appartenant de pr\u00e9f\u00e9rence au Mus\u00e9e National, accompagne l\u2019exp\u00e9dition. \u00ab\u00a0L\u2019objectif \u00e9tait d\u2019informer les autorit\u00e9s sur ce qui \u00e9tait collect\u00e9 \u00bb, d\u00e9clare Mariana Sombrio. Ce contr\u00f4le n\u2019\u00e9tait cependant pas toujours effectif. De nombreux objets \u00e9taient saisis \u00e0 la douane, sur le point d\u2019\u00eatre exp\u00e9di\u00e9s. \u00ab\u00a0Le mus\u00e9e a su tirer profit de cette politique car de nombreuses pi\u00e8ces recueillies au cours des exp\u00e9ditions ou confisqu\u00e9es rejoignaient sa collection\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_311229\" style=\"max-width: 2290px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311229 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-1.jpg\" alt=\"\" width=\"2280\" height=\"1465\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-1.jpg 2280w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-1-250x161.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-1-700x450.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-1-120x77.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2280px) 100vw, 2280px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/a> En mai 1925, au cours d\u2019un voyage en Am\u00e9rique du Sud, le physicien allemand Albert Einstein (<em>en blanc<\/em>) a profit\u00e9 d\u2019un passage \u00e0 Rio pour visiter l\u2019institution<span class=\"media-credits\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/p><\/div>\n<p>L\u2019id\u00e9e que le Mus\u00e9e National \u00e9tait une institution qui appartenait au peuple a pris de l\u2019ampleur entre 1937 et 1955, au cours du mandat de l\u2019anthropologue Heloisa Alberto Torres (1895-1977), premi\u00e8re femme \u00e0 diriger l\u2019institution. Pour elle, le mus\u00e9e faisait partie d\u2019une politique culturelle globale d\u2019expression nationale. Elle a commenc\u00e9 \u00e0 le diriger en 1937 en se servant de l\u2019anthropologie comme d\u2019un instrument scientifique destin\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server la culture br\u00e9silienne. \u00c0 cette \u00e9poque, les mus\u00e9es scientifiques br\u00e9siliens ont commenc\u00e9 \u00e0 abandonner leur image de \u00ab\u00a0temples de la science\u00a0\u00bb au profit des universit\u00e9s et des instituts de recherche. \u00ab\u00a0Le d\u00e9veloppement des connaissances scientifiques au Br\u00e9sil n\u2019\u00e9tait pas le fait des universit\u00e9s, mais des mus\u00e9es\u00a0\u00bb, explique Margaret. Les universit\u00e9s et les instituts de recherches ont alors assum\u00e9 le r\u00f4le de centres producteurs de recherche compte tenu de la sp\u00e9cialisation en sciences naturelles et de la valorisation croissante des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales. Les mus\u00e9es, quant \u00e0 eux, se sont consolid\u00e9s en tant qu\u2019espaces de collections.<\/p>\n<p>Les collections n\u2019ont pas pour autant \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9es. Un mouvement visant \u00e0 int\u00e9grer ces mus\u00e9es dans les universit\u00e9s a commenc\u00e9 \u00e0 na\u00eetre \u00e0 partir des ann\u00e9es 30. En janvier 1946, par exemple, la gestion du Mus\u00e9e National a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Br\u00e9sil, l\u2019actuelle Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale de Rio de Janeiro (UFRJ). Il en a \u00e9t\u00e9 de m\u00eame avec le Mus\u00e9e de S\u00e3o Paulo, dont la collection zoologique a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au Mus\u00e9e de Zoologie \u00e0 la fin des ann\u00e9es 30. Les deux sont actuellement administr\u00e9s par l\u2019USP. Dans les ann\u00e9es 60, gr\u00e2ce \u00e0 sa vaste collection, le Mus\u00e9e National a commenc\u00e9 \u00e0 former des chercheurs et a cr\u00e9\u00e9 le premier cours de 3<sup>e<\/sup> cycle en anthropologie sociale, l\u2019un des meilleurs du pays. Il est \u00e9galement \u00e0 l\u2019origine, dans le domaine botanique, d\u2019un cours de master en 1972 et du premier cours de doctorat \u00e0 Rio en 2001.<\/p>\n<div id=\"attachment_311237\" style=\"max-width: 2290px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311237 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-5.jpg\" alt=\"\" width=\"2280\" height=\"1694\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-5.jpg 2280w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-5-250x186.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-5-700x520.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/036-041_MN_Hist\u00f3ria_272-2280px-5-120x89.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2280px) 100vw, 2280px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/a> Juscelino Kubitschek a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des derniers pr\u00e9sidents \u00e0 visiter le mus\u00e9e, en juin 1958<span class=\"media-credits\">Collection Mus\u00e9e National<\/span><\/p><\/div>\n<p>Le nombre de personnes qui visitaient le mus\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es n\u2019a pratiquement pas \u00e9volu\u00e9. L\u2019institution comptait environ 180 000 visiteurs en 2016 et 192 000 en 2017. \u00c0 l\u2019instar de la plupart des mus\u00e9es, seule une partie de sa collection \u00e9tait visible et exposait des plantes et des animaux de la biodiversit\u00e9 br\u00e9silienne, des momies \u00e9gyptiennes, des parures indig\u00e8nes et des squelettes de dinosaures sud-am\u00e9ricains, outre la m\u00e9t\u00e9orite Bendeg\u00f3, la plus grande jamais d\u00e9couverte au Br\u00e9sil.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Au cours de ses 200 ans d\u2019histoire, le Mus\u00e9e National a contribu\u00e9 \u00e0 la production de connaissances en sciences naturelles et a favoris\u00e9 la cr\u00e9ation de diff\u00e9rents mus\u00e9es scientifiques","protected":false},"author":346,"featured_media":311225,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1191],"tags":[],"coauthors":[662],"class_list":["post-311212","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique-st","position_at_home-sumario"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/311212","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/346"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=311212"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/311212\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":311249,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/311212\/revisions\/311249"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/311225"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=311212"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=311212"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=311212"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=311212"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}