{"id":311294,"date":"2019-11-14T11:18:50","date_gmt":"2019-11-14T14:18:50","guid":{"rendered":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=311294"},"modified":"2019-11-14T11:18:50","modified_gmt":"2019-11-14T14:18:50","slug":"effort-redouble-contre-le-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/effort-redouble-contre-le-cancer\/","title":{"rendered":"Effort redoubl\u00e9 contre le c\u00e2ncer"},"content":{"rendered":"<p>Rapprocher la paillasse de laboratoire du lit du patient est devenu l\u2019objectif de certains centres et instituts sp\u00e9cialis\u00e9s en oncologie ou d\u2019h\u00f4pitaux g\u00e9n\u00e9raux ayant des services consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tude et au traitement du cancer. La tendance se v\u00e9rifie aussi bien dans des institutions publiques de r\u00e9f\u00e9rence que dans des \u00e9tablissements priv\u00e9s. Cr\u00e9\u00e9 il y a 10 ans et ayant pris en charge 95 000 patients, l\u2019Institut du cancer de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo (Icesp) a rapidement \u00e9tabli des liens entre le traitement et la recherche dans son fonctionnement. Depuis sa fondation, les 25 chercheurs permanents ont publi\u00e9 pr\u00e8s de 1 000 articles scientifiques. Au 8<sup>e<\/sup> \u00e9tage du b\u00e2timent de l\u2019Icesp, unit\u00e9 du gouvernement de l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo situ\u00e9e \u00e0 S\u00e3o Paulo, il existe un petit ascenseur de charge qui m\u00e8ne aux 13<sup>e<\/sup> et 14<sup>e<\/sup> \u00e9tages, l\u00e0 o\u00f9 se trouvent les 18 blocs op\u00e9ratoires de l\u2019h\u00f4pital. C\u2019est par cet \u00e9quipement que sont transport\u00e9es les tumeurs extraites des patients jusqu\u2019\u00e0 l\u2019un des laboratoires du Centre de recherche translationnelle en oncologie (CTO), o\u00f9 sont faits les diagnostics, pr\u00e8s de 500 par mois. Du laboratoire de pathologie, le mat\u00e9riel utilis\u00e9 pour le diagnostic \u2013 \u00e0 pr\u00e9sent divis\u00e9 en centaines d\u2019\u00e9chantillons de cellules canc\u00e9reuses et de tissus conserv\u00e9s sur des lamelles et des blocs de paraffine \u2013 poursuit sa route vers la biobanque. Avec leurs informations et l\u2019historique du patient, ces \u00e9chantillons resteront \u00e0 disposition de projets de recherche qui, assez souvent, naissent de questions pos\u00e9es par des m\u00e9decins qui traitent les patients.<\/p>\n<p>Le chemin parcouru par les 23 000 \u00e9chantillons de mat\u00e9riel biologique conserv\u00e9s dans la biobanque r\u00e9sume la dynamique et la philosophie de travail du CTO. D\u2019apr\u00e8s Roger Chammas, professeur d\u2019oncologie de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (FMUSP) et coordinateur du CTO, \u00ab\u00a0l\u2019Icesp a un grand impact social sur son travail d\u2019assistance et la recherche a un impact sur la production de connaissance. L\u2019alliance assistance-recherche fait affleurer la synergie possible et d\u00e9sir\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La structure m\u00eame de l\u2019Icesp invite au regroupement des efforts\u00a0: dans les 28 \u00e9tages que compte l\u2019\u00e9tablissement, les espaces destin\u00e9s \u00e0 l\u2019enseignement, la recherche et l\u2019assistance m\u00e9dicale cohabitent.<\/p>\n<div id=\"attachment_311303\" style=\"max-width: 2290px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-2-2280px.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311303 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-2-2280px.jpg\" alt=\"\" width=\"2280\" height=\"1424\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-2-2280px.jpg 2280w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-2-2280px-250x156.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-2-2280px-700x437.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-2-2280px-120x75.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 2280px) 100vw, 2280px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/a> Et analyse d\u2019images de cellules de m\u00e9lanome dans le laboratoire de l\u2019institut<span class=\"media-credits\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/p><\/div>\n<p>La biobanque est un des principaux points de rencontre des chercheurs de l\u2019Icesp et d\u2019autres institutions. Mais il n\u2019est pas le seul. Les laboratoires occupent environ 1 500\u00a0m<sup>2<\/sup>, soit 60\u00a0% du 8<sup>e<\/sup> \u00e9tage, et sont partag\u00e9s par des chercheurs en biologie cellulaire et mol\u00e9culaire, g\u00e9n\u00e9tique, pathologie, virologie, biotechnologie et \u00e9pid\u00e9miologie. Quand l\u2019Icesp a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9, des dizaines de chercheurs menant des \u00e9tudes sur le cancer \u00e9taient \u00e9parpill\u00e9s dans diff\u00e9rentes unit\u00e9s de l\u2019USP. Chammas rappelle\u00a0: \u00ab\u00a0Nous avons propos\u00e9 une structure pouvant accueillir la demande d\u2019\u00e9chantillons et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des technologies avanc\u00e9es pour tous ces groupes de recherche, avec comme administrateurs de l\u2019espace les professeurs du d\u00e9partement d\u2019oncologie\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi qu\u2019est n\u00e9 le CTO.<\/p>\n<p>L\u2019existence de la biobanque a facilit\u00e9 la planification des groupes de recherche. Ainsi, il est possible de commencer la collecte de mat\u00e9riel avant m\u00eame que le projet scientifique ait re\u00e7u un financement. \u00ab\u00a0La biobanque est un tr\u00e9sor\u00a0\u00bb, estime le m\u00e9decin Maria Aparecida Koike Folgueira, chef du d\u00e9partement de radiologie et d\u2019oncologie de la FMUSP\u00a0: \u00ab\u00a0Avant on ne commen\u00e7ait \u00e0 collecter des \u00e9chantillons qu\u2019apr\u00e8s le d\u00e9but du projet\u00a0\u00bb. Elle oriente diff\u00e9rentes recherches sur des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques et environnementaux chez des jeunes patients atteints de cancer.<\/p>\n<p><strong>Mouvement de translation<\/strong><br \/>\nDepuis que la structure du CTO a \u00e9t\u00e9 mise en place, en 2010, plus de 73 millions de reais BRL ont \u00e9t\u00e9 investis dans la recherche\u00a0: 2,5 millions de reais BRL donn\u00e9s par la famille Erm\u00edrio de Moraes, utilis\u00e9s pour la construction des laboratoires, et le reste de l\u2019Icesp, du Programme national de soutien aux soins oncologiques (Pronon), du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de projets financ\u00e9s par la FAPESP. Le CTO abrite 13 projets r\u00e9partis en 4 programmes de recherche\u00a0: innovation th\u00e9rapeutique et diagnostique, oncologie mol\u00e9culaire, \u00e9pid\u00e9miologie et pr\u00e9vention et recherche clinique. Chammas \u00e9vite de faire des distinctions entre recherche fondamentale et appliqu\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Ce que l\u2019on veut, c\u2019est r\u00e9pondre \u00e0 des questions. Si la question exige de la recherche fondamentale, c\u2019est dans cette direction que l\u2019on va. La recherche translationnelle transf\u00e8re la connaissance produite par le domaine fondamental vers un usage clinique, une application m\u00e9dicale\u00a0\u00bb. D\u2019apr\u00e8s le Nord-am\u00e9ricain Bryan Strauss, biologiste mol\u00e9culaire et coordinateur du Laboratoire de vecteurs viraux de l\u2019Icesp, \u00ab\u00a0le Br\u00e9sil n\u2019est pas coutumier de la recherche translationnelle, mais c\u2019est en train de changer. Le chercheur commence \u00e0 percevoir qu\u2019il ne peut pas travailler isol\u00e9ment\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_311307\" style=\"max-width: 810px\" class=\"wp-caption alignleft vertical\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-3-800px.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311307 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-3-800px.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-3-800px.jpg 800w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-3-800px-250x375.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-3-800px-700x1050.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-3-800px-120x180.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Hospital de Amor<\/span><\/a> En 2017, l\u2019H\u00f4pital de Amor, \u00e0 Barretos, \u00e9tat de S\u00e3o Paulo, a inaugur\u00e9 le Centre de recherche mol\u00e9culaire en pr\u00e9vention<span class=\"media-credits\">Hospital de Amor<\/span><\/p><\/div>\n<p>Strauss est au Br\u00e9sil depuis 1998 et il dirige un projet centr\u00e9 sur la th\u00e9rapie g\u00e9nique en vue de d\u00e9velopper une forme d\u2019immunoth\u00e9rapie contre le m\u00e9lanome, le cancer de la peau le plus agressif. Avec cette approche, un virus neutralis\u00e9 est ins\u00e9r\u00e9 dans les cellules du patient et utilis\u00e9 comme porteur de deux g\u00e8nes suppresseurs de tumeur\u00a0: \u00ab\u00a0Ils provoquent la mort des cellules tumorales et lib\u00e8rent des facteurs qui induisent une r\u00e9ponse du syst\u00e8me immunologique contre ces cellules. [\u2026] Ainsi, les g\u00e8nes \u2018enseignent\u2019 \u00e0 l\u2019organisme comment se prot\u00e9ger\u00a0\u00bb. Dans le laboratoire, Strauss a l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019analyser le comportement de cellules canc\u00e9reuses extraites de patients en traitement \u00e0 l\u2019Icesp, ce qui lui permet d\u2019\u00e9valuer l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des tumeurs et les diff\u00e9rences de r\u00e9ponse au traitement. En parall\u00e8le, il cherche \u00e0 comprendre la r\u00e9action du syst\u00e8me immunologique \u00e0 la th\u00e9rapie g\u00e9nique chez des souris. Il esp\u00e8re pouvoir utiliser des chiens dans ses prochaines recherches\u00a0: \u00ab\u00a0le cancer du chien ressemble \u00e0 celui de l\u2019\u00eatre humain. Les \u00e9tudes avec les souris ont beaucoup de limitations\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019A.C. Camargo Cancer Center, institution priv\u00e9e sans\u00a0 buts lucratifs situ\u00e9e \u00e0 S\u00e3o Paulo et r\u00e9gie par la Fondation Ant\u00f4nio Prudente, investit \u00e9galement dans le rapprochement entre le traitement et la recherche. Selon la biochimiste Vilma Regina Martins, directrice de recherche de l\u2019institution, 18 sp\u00e9cialistes se consacrent int\u00e9gralement \u00e0 la recherche, mais il y a aussi des professionnels du corps clinique qui m\u00e8nent des recherches et orientent les \u00e9tudiants du programme de 3<sup>e<\/sup> cycle de l\u2019h\u00f4pital. Au total, ce sont pr\u00e8s de 60 professionnels qui font des recherches sur un ensemble de 600 m\u00e9decins travaillant dans l\u2019institution. En 2017, 77 \u00e9tudiants de 3<sup>e<\/sup> cycle <em>stricto sensu<\/em> ont achev\u00e9 leur formation et 182 articles ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans des revues scientifiques internationales.<\/p>\n<p>L\u2019h\u00f4pital poss\u00e8de un espace exclusif pour les activit\u00e9s scientifiques, le Centre international de recherche (Cipe), un b\u00e2timent de 4 000 m<sup>2<\/sup> \u00e0 proximit\u00e9 du si\u00e8ge de l\u2019institution. Dans ces laboratoires, la recherche translationnelle est men\u00e9e par des groupes de g\u00e9nomique et biologie mol\u00e9culaire, bio-informatique, pathologie exp\u00e9rimentale, immuno-oncologie, biologie tumorale et biomarqueurs, \u00e9pid\u00e9miologie et biostatistique. \u00ab\u00a0Nous participons aux essais cliniques depuis 10 ans\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Vilma R. Martins. Chaque ann\u00e9e, l\u2019A.C. Camargo investit environ 18 millions de reais BRL de ses propres ressources dans la recherche, auxquels s\u2019ajoutent 4 millions de reais BRL provenant d\u2019agences de soutien \u00e0 la recherche et d\u2019autres sources.<\/p>\n<blockquote><p>La recherche translationnelle transf\u00e8re la connaissance obtenue en recherche fondamentale vers l\u2019usage clinique, dit Roger Chammas<\/p><\/blockquote>\n<p>Un nouveau groupe de recherche a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en octobre 2017 sous la direction de l\u2019immunologiste nord-am\u00e9ricain Kenneth Gollob, install\u00e9 au Br\u00e9sil depuis 20 ans. Son \u00e9quipe accompagne pr\u00e8s de 300 patients (surtout des cas de tumeurs au niveau du poumon, de la vessie, de la t\u00eate, du cou et des m\u00e9lanomes) qui ont re\u00e7u une forme d\u2019immunoth\u00e9rapie reconnue par l\u2019Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa), afin d\u2019observer la r\u00e9ponse de chacun au traitement. Selon Martins, \u00ab\u00a0environ 25 % des patients canc\u00e9reux r\u00e9pondent bien \u00e0 cette th\u00e9rapie. Beaucoup souffrent d\u2019effets secondaires que l\u2019on n\u2019arrive pas encore \u00e0 contr\u00f4ler. Mais parmi ceux qui b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019immunoth\u00e9rapie, la r\u00e9ponse est tr\u00e8s bonne. Nous avons des patients dont le pronostic vital \u00e9tait de deux mois, mais ils ont suivi le traitement et sont en vie depuis plus de 5 ans. Chaque ann\u00e9e, l\u2019immunoth\u00e9rapie est approuv\u00e9e pour plus de types de tumeurs\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Th\u00e9rapie personnalis\u00e9e<\/strong><br \/>\n\u00c0 l\u2019H\u00f4pital Syro-Libanais, une institution priv\u00e9e situ\u00e9e \u00e0 S\u00e3o Paulo, l\u2019unit\u00e9 d\u2019enseignement et de recherche effectue aussi des recherches susceptibles d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9es de la paillasse du laboratoire \u00e0 la clinique m\u00e9dicale. Luiz Fernando Lima Reis, biochimiste et directeur de l\u2019unit\u00e9, d\u00e9clare que \u00ab\u00a0la question principale est de savoir comment identifier des modifications qui peuvent conduire des patients ayant le m\u00eame type de tumeur \u00e0 r\u00e9pondre diff\u00e9remment au traitement\u00a0\u00bb. Il signale que 100 % des recherches sont tourn\u00e9es vers l\u2019identification de biomarqueurs qui puissent soutenir le choix th\u00e9rapeutique\u00a0: \u00ab\u00a0Nous avons deux lignes de recherche\u00a0: la recherche d\u2019alt\u00e9rations tumorales pour aider \u00e0 choisir le traitement et l\u2019anticipation du diagnostic de r\u00e9sistance \u00e0 un m\u00e9dicament donn\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les recherches sont r\u00e9alis\u00e9es au Centre d\u2019oncologie mol\u00e9culaire de l\u2019institution, cr\u00e9\u00e9 en 2011, quand l\u2019Institut Ludwig de recherche sur le cancer est sorti de l\u2019H\u00f4pital allemand Oswaldo Cruz. Lima Reis explique\u00a0: \u00ab\u00a0Avec la fin des activit\u00e9s de l\u2019Institut Ludwig au Br\u00e9sil, son groupe d\u2019oncologie alors coordonn\u00e9 par la g\u00e9n\u00e9ticienne Anamaria Aranha Camargo a rejoint l\u2019h\u00f4pital Syro-Libanais\u00a0\u00bb. Aujourd\u2019hui, la g\u00e9n\u00e9ticienne dirige le centre install\u00e9 sur 6 000 m2 au sein du complexe hospitalier, et elle est \u00e0 la t\u00eate d\u2019une \u00e9quipe d\u2019approximativement 20 chercheurs.<\/p>\n<div id=\"attachment_311299\" style=\"max-width: 910px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-1-800px.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-311299 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-1-800px.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"1353\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-1-800px.jpg 900w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-1-800px-250x376.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-1-800px-700x1052.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/050-053_Icesp_274-1-800px-120x180.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/a> \u00c9quipement utilis\u00e9 dans le s\u00e9quen\u00e7age d\u2019ADN pour des \u00e9tudes en oncologie \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Syro-Libanais<span class=\"media-credits\">L\u00e9o Ramos Chaves<\/span><\/p><\/div>\n<p>Toujours dans l\u2019\u00e9tat de S\u00e3o Paulo, l\u2019H\u00f4pital de Amor (nouveau nom de l\u2019H\u00f4pital du Cancer de Barretos) abrite depuis 8 ans l\u2019Institut d\u2019enseignement et de recherche qui est reli\u00e9 \u00e0 son 3<sup>e<\/sup> cycle en oncologie. Il existe quatre lignes de recherche\u00a0: soins palliatifs et qualit\u00e9 de vie, \u00e9pid\u00e9miologie et pr\u00e9vention, oncologie clinique et chirurgicale, oncologie et pathologie mol\u00e9culaire. D\u2019apr\u00e8s le biologiste et directeur scientifique de l\u2019Institut, Rui Manuel Reis, plus de 200 professionnels participent \u00e0 des \u00e9tudes scientifiques. Sur ces 200, 30 dirigent des travaux d\u2019\u00e9tudiants de 3e cycle et 10 sont chercheurs \u00e0 temps complet. Ils disposent d\u2019une structure de plus de 3 000 m2 et notamment de la Banque de tumeurs Dr Ricardo Renzo Brentani\u00a0: \u00ab\u00a0Actuellement, nous avons plus de 220\u00a0000 \u00e9chantillons de tissu tumoral, sang et autres fluides de plus de 40 000 patients, collect\u00e9s entre 2006 et 2018. Ces \u00e9chantillons ont une \u00e9norme valeur pour la m\u00e9decine translationnelle\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il explique que la biobanque est fondamentale pour soutenir les recherches en g\u00e9nomique qui visent \u00e0 cartographier les modifications g\u00e9n\u00e9tiques pour d\u00e9velopper une th\u00e9rapie personnalis\u00e9e en oncologie\u00a0: \u00ab\u00a0La plupart des m\u00e9dicaments que nous utilisons ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s pour le profil de patients \u00e9trangers. Peu de travaux explorent le profil g\u00e9n\u00e9tique de la population br\u00e9silienne\u00a0\u00bb. L\u2019H\u00f4pital de Amor est impliqu\u00e9 dans plusieurs consortiums de recherche nationale et internationale, comme l\u2019International cancer genome consortium (ICGC), qui a des repr\u00e9sentants de 16 pays. Dans ce consortium, le projet d\u00e9velopp\u00e9 par des chercheurs br\u00e9siliens \u00e9tudie la cartographie g\u00e9n\u00e9tique compl\u00e8te du m\u00e9lanome.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019H\u00f4pital de Amor, o\u00f9 tous les patients sont gratuitement pris en charge par le Syst\u00e8me unique de sant\u00e9 (SUS), d\u00e9pendent quasiment toutes des subventions des agences de soutien \u00e0 la recherche. Chaque ann\u00e9e, pr\u00e8s de 10 millions de r\u00e9ais BRL sont vers\u00e9s au secteur d\u2019enseignement &amp; recherche. En 2015, l\u2019institution a re\u00e7u des fonds provenant d\u2019une action en justice contre une entreprise.<\/p>\n<p>Accus\u00e9e d\u2019avoir provoqu\u00e9 une maladie professionnelle, l\u2019entreprise Shell\/Basf \u00e0 Campinas a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e par le Minist\u00e8re public du Travail \u00e0 verser des indemnisations aux fonctionnaires et \u00e0 payer une compensation de 200 millions de reais BRL. Les fonds ont \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s \u00e0 8 entit\u00e9s sans buts lucratifs et qui travaillent en collaboration avec le SUS. L\u2019H\u00f4pital de Amor a re\u00e7u 70 millions de reais BRL qui ont \u00e9t\u00e9 investis dans trois initiatives\u00a0: la construction du Centre de recherche mol\u00e9culaire en pr\u00e9vention, \u00e0 Barretos\u00a0; la construction de l\u2019Institut de pr\u00e9vention \u00e0 Campinas \u2013 tous deux inaugur\u00e9s en 2017\u00a0; et l\u2019acquisition de quatre v\u00e9hicules qui fonctionnent comme des cliniques itin\u00e9rantes pour la r\u00e9alisation d\u2019examens gratuits de d\u00e9pistage du cancer et promeuvent des programmes \u00e9ducatifs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des h\u00f4pitaux comme l\u2019Icesp et l\u2019A. C. 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