{"id":492711,"date":"2023-10-05T19:45:18","date_gmt":"2023-10-05T22:45:18","guid":{"rendered":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=492711"},"modified":"2023-10-05T19:45:18","modified_gmt":"2023-10-05T22:45:18","slug":"mangroves-deau-douce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/mangroves-deau-douce\/","title":{"rendered":"Mangroves d\u2019eau douce"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_492712\" style=\"max-width: 810px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-492712 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-0-800.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-0-800.jpg 800w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-0-800-250x375.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-0-800-700x1050.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-0-800-120x180.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Corey Robinson\u2009\/\u2009National Geographic<\/span>Mangrove sur le fleuve Amazone : les plantes sont des m\u00e9langes d\u2019esp\u00e8ces de deux environnements<span class=\"media-credits\">Corey Robinson\u2009\/\u2009National Geographic<\/span><\/p><\/div>\n<p>Une nouvelle \u00e9tude estime que la superficie des mangroves autour de l\u2019embouchure du fleuve Amazone, \u00e0 la fronti\u00e8re entre le Par\u00e1 et l\u2019Amap\u00e1, est d\u2019au moins 180 kilom\u00e8tres carr\u00e9s (km2) plus vaste que ce que l\u2019on connaissait. Selon un article publi\u00e9 en ao\u00fbt dans la revue scientifique <em>Current Biology<\/em>, l\u2019\u00e9tendue totale de ce type de v\u00e9g\u00e9tation de transition entre le milieu terrestre et marin atteint 1 713 km\u00b2 \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve, soit environ 15% des mangroves br\u00e9siliennes. Les plantes existantes dans la r\u00e9gion pr\u00e9sentent une particularit\u00e9 : il s\u2019agit d\u2019un m\u00e9lange d\u2019esp\u00e8ces adapt\u00e9es \u00e0 des environnements d\u2019eau douce, telles que les plaines inondables, avec celles des mangroves typiques, o\u00f9 la salinit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le sol boueux de ce que l\u2019on appelle le delta amazonien, un genre d\u2019embouchure form\u00e9 par plusieurs canaux et petites \u00eeles, des for\u00eats avec des esp\u00e8ces herbac\u00e9es telles que les <em>aningas<\/em> (NdT\u00a0: <em>la<\/em> Montrichardia linifera, <em>une plante herbac\u00e9e macrophyte aquatique typique des <\/em><em>\u00ee<\/em><em>les alluviales des fleuves amazoniens<\/em>) ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es, accompagn\u00e9es d\u2019arbres typiques des plaines inondables qui semblent ne pas appartenir \u00e0 l\u2019habitat naturel de cet environnement, tels que les <em>corticeiras<\/em> (NdT\u00a0: <em>Erythrina crista-galli<\/em>) et certains types de palmiers, y compris l\u2019a\u00e7a\u00ed (<em>Euterpe oleracea<\/em>) et le buriti (<em>Mauritia flexuosa<\/em>). Les mangroves sont habituellement domin\u00e9es par des arbres adapt\u00e9s aux milieux d\u2019eau sal\u00e9e ou saum\u00e2tre. \u00ab\u00a0Mais l\u2019Amazone d\u00e9verse tellement d\u2019eau douce dans l\u2019Atlantique que, dans son delta et sur des dizaines de kilom\u00e8tres le long de la c\u00f4te en direction du nord, la salinit\u00e9 est proche de z\u00e9ro\u00a0\u00bb, explique l\u2019oc\u00e9anographe Angelo Bernardino, de l\u2019Universit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de l\u2019Esp\u00edrito Santo (Ufes), auteur principal de l\u2019article publi\u00e9 avec des coll\u00e8gues du Br\u00e9sil, des \u00c9tats-Unis, d\u2019Australie et d\u2019\u00c9cosse.<\/p>\n<p>Par d\u00e9finition, les mangroves sont un type d\u2019\u00e9cosyst\u00e8me c\u00f4tier que l\u2019on trouve dans les zones tropicales et sous-tropicales. Ils sont caract\u00e9ris\u00e9s par des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales qui se sont adapt\u00e9es pour tol\u00e9rer la pr\u00e9sence d\u2019eau de mer. Ses arbres r\u00e9sistent \u00e0 de fortes concentrations de sel et peuvent d\u00e9passer 35 m\u00e8tres de haut. La taille est une r\u00e9ponse \u00e0 la force des mar\u00e9es et aussi au renouvellement des nutriments par la dynamique locale : comme l\u2019eau venant de l\u2019oc\u00e9an peut atteindre des hauteurs allant jusqu\u2019\u00e0 10 m\u00e8tres, les plantes doivent \u00eatre grandes et avoir des racines tout aussi robustes, qui \u00e9mergent du sol et aident \u00e0 contenir l\u2019impact. En raison de l\u2019action de l\u2019eau sal\u00e9e, les arbres qui ne tol\u00e8rent pas le sel ne r\u00e9sistent pas au passage du temps et l\u2019environnement est envahi par les esp\u00e8ces de mangroves.<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est pas ce qui se passe dans quelques-unes des zones voisines de l\u2019embouchure oc\u00e9anique de certains fleuves. L\u2019existence de mangroves avec des plantes d\u2019eau douce est due au r\u00e9gime pluviom\u00e9trique et \u00e0 l\u2019influence de l\u2019embouchure d\u2019une grande rivi\u00e8re sur des tron\u00e7ons d\u2019une zone c\u00f4ti\u00e8re. \u00ab Pendant la p\u00e9riode s\u00e8che, de r\u00e9duction du d\u00e9bit des fleuves, l\u2019eau sal\u00e9e p\u00e9n\u00e8tre davantage dans les mangroves \u00bb, explique l\u2019oc\u00e9anographe M\u00e1rio Soares, coordinateur du Centre d\u2019\u00c9tudes sur les Mangroves de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat de Rio de Janeiro (Nema-Uerj). \u00ab Pendant la saison des pluies, il y a une plus grande pr\u00e9sence d\u2019eau douce. Cela emp\u00eache l\u2019environnement d\u2019\u00eatre domin\u00e9 par des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales d\u2019eau sal\u00e9e. \u00bb Selon Soares, qui n\u2019a pas particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude sur le delta de l\u2019Amazone, mais m\u00e8ne des recherches dans la r\u00e9gion depuis des ann\u00e9es, les mangroves situ\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re du Par\u00e1 et de l\u2019Amap\u00e1 contrastent avec ce qui est observ\u00e9 dans une grande partie du Br\u00e9sil.<\/p>\n<p>Une exp\u00e9dition dirig\u00e9e par Bernardino en avril 2022 a eu pour but de suivre l\u2019influence des s\u00e9diments transport\u00e9s par l\u2019Amazone, le soi-disant panache du fleuve, \u00e0 diff\u00e9rents points de son embouchure. Le voyage fait partie du programme Perpetual Planet Amazon Expedition de la National Geographic Society, qui promeut les incursions scientifiques dans le bassin amazonien, depuis la r\u00e9gion des Andes jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Atlantique. L\u2019\u00e9quipe coordonn\u00e9e par le chercheur de l\u2019Ufes a explor\u00e9 11 for\u00eats de mangroves le long du delta amazonien et a recueilli des donn\u00e9es sur l\u2019eau, le sol, la salinit\u00e9, la composition v\u00e9g\u00e9tale des for\u00eats et les stocks de carbone des \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9dition a non seulement not\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019esp\u00e8ces d\u2019eau douce, qui ne devraient th\u00e9oriquement pas \u00eatre dans les mangroves, mais a aussi trouv\u00e9 quelque chose de curieux. Au premier arr\u00eat, pr\u00e8s de la communaut\u00e9 de l\u2019archipel de Bailique, \u00e0 cinq heures en bateau de Macap\u00e1, la capitale de l\u2019Amap\u00e1, les sols avaient une salinit\u00e9 extr\u00eamement faible, proche de z\u00e9ro partie pour mille (\u2030). \u00ab L\u2019Amazone est le plus grand fleuve du monde en volume d\u2019eau. Il n\u2019y a pas d\u2019autre endroit avec autant de s\u00e9diments atteignant les mangroves sur la c\u00f4te \u00bb, explique Bernardino. On estime que 3 millions de litres d\u2019eau en provenance de l\u2019Amazone atteignent l\u2019oc\u00e9an chaque seconde pr\u00e8s de l\u2019\u00eele de Maraj\u00f3, au large des c\u00f4tes du Par\u00e1. Ce total repr\u00e9sente pr\u00e8s de 20% de l\u2019eau drain\u00e9e dans la mer par tous les fleuves de la Terre. La masse de s\u00e9diments accumul\u00e9s depuis les Andes, en l\u2019espace d\u2019un mois, \u00e9quivaut au poids du Pain de Sucre, \u00e0 Rio de Janeiro.<\/p>\n<div id=\"attachment_492716\" style=\"max-width: 810px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-492716 size-full\" src=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-1-800.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-1-800.jpg 800w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-1-800-250x375.jpg 250w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-1-800-700x1050.jpg 700w, https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/044-046_mangue_321-1-800-120x180.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><p class=\"wp-caption-text\"><span class=\"media-credits-inline\">Corey Robinson\u2009\/\u2009National Geographic<\/span>Les racines profondes aident \u00e0 prot\u00e9ger les mangroves de l\u2019action des mar\u00e9es<span class=\"media-credits\">Corey Robinson\u2009\/\u2009National Geographic<\/span><\/p><\/div>\n<p>\u00c0 environ 100 km au nord de l\u2019archipel de Bailique, pr\u00e8s de Sucuriju, l\u2019une des extr\u00e9mit\u00e9s de l\u2019\u00c9tat de l\u2019Amap\u00e1, l\u2019influence du panache de l\u2019Amazone \u00e9tait toujours pr\u00e9sente, mais moins dominante. En raison de la plus grande pr\u00e9sence d\u2019eau de l\u2019Atlantique, la salinit\u00e9 sur ce tron\u00e7on se situait entre 5 \u2030 et 11 \u2030, sept \u00e0 trois fois inf\u00e9rieure au taux moyen dans une zone oc\u00e9anique. En raison de la faible salinit\u00e9, les sols de ces mangroves du delta amazonien sont \u00e9galement tr\u00e8s acides, contrairement \u00e0 ceux que l\u2019on trouve habituellement dans le reste du Br\u00e9sil.<\/p>\n<p>La g\u00e9ologue Valdenira Santos, du Centre de Recherche Aquatique de l\u2019Institut de Recherche Scientifique et Technologique de l\u2019\u00c9tat de l\u2019Amap\u00e1 (Iepa), affirme que des zones de mangroves form\u00e9es uniquement par des arbres de l\u2019esp\u00e8ce populairement connue sous le nom de <em>siri\u00faba<\/em> (<em>Avicennia germinans<\/em>), pr\u00e9sentes \u00e0 l\u2019embouchure de l\u2019Amazone et \u00e9galement en amont du fleuve, \u00e0 plus de 230 kilom\u00e8tres de son embouchure, ont \u00e9t\u00e9 cartographi\u00e9es.<br \/>\nLa <em>siri\u00faba<\/em> est une esp\u00e8ce arboricole typique des mangroves classiques, o\u00f9 la salinit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e. \u00c0 principe, elle ne devrait pas exister dans les r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es des eaux sal\u00e9es de l\u2019Atlantique. C\u2019est une situation diff\u00e9rente de celle d\u00e9crite dans l\u2019article de Bernardino, mais elle illustre la propagation de ce type d\u2019\u00e9cosyst\u00e8me dans des endroits inattendus. \u00ab Nous ne connaissons pas encore les m\u00e9canismes qui poussent ces populations de mangroves \u00e0 s\u2019installer dans des zones o\u00f9 l\u2019influence des eaux de la mer est totalement absente \u00bb, explique Valdenira Santos.<\/p>\n<p>En plus d\u2019abriter des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et d\u2019\u00eatre la demeure de nombreuses esp\u00e8ces animales, telles que les oiseaux, les crabes et les poissons, les mangroves jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans la s\u00e9questration du dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz \u00e0 effet de serre, de l\u2019atmosph\u00e8re. \u00c9tant pauvres en oxyg\u00e8ne, les sols boueux des mangroves ne stimulent pas la d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique qu\u2019ils contiennent. Une partie de la v\u00e9g\u00e9tation et des arbres qui, dans d\u2019autres environnements, pourriraient et lib\u00e9reraient \u00e0 nouveau du CO\u2082 dans l\u2019atmosph\u00e8re, reste pr\u00e9serv\u00e9e au fond de ces \u00e9cosyst\u00e8mes c\u00f4tiers. En pratique, les mangroves fonctionnent comme des puits de carbone.<\/p>\n<p>Ce processus est probablement encore plus intense dans la partie nord de la c\u00f4te br\u00e9silienne sous l\u2019influence du panache de l\u2019Amazone. Les s\u00e9diments du fleuve transport\u00e9s vers la mer transportent une grande quantit\u00e9 de mati\u00e8re organique. Par cons\u00e9quent, l\u2019analyse de l\u2019\u00e9volution de la quantit\u00e9 de carbone stock\u00e9e dans le sol des mangroves du delta amazonien peut servir de thermom\u00e8tre des activit\u00e9s humaines dans le bassin du fleuve. Une partie des d\u00e9chets organiques produits par la d\u00e9forestation et l\u2019introduction d\u2019activit\u00e9s agricoles se retrouve dans les mangroves de la r\u00e9gion, o\u00f9 ils sont pr\u00e9serv\u00e9s. Mesurer les niveaux de carbone accumul\u00e9s dans les pal\u00e9tuviers et le sol, affirme Bernardino, pourrait \u00eatre un indicateur de l\u2019avanc\u00e9e de ph\u00e9nom\u00e8nes tels que la d\u00e9forestation au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>Selon l\u2019\u00e9dition publi\u00e9e en septembre 2022 d\u2019un rapport sur la situation mondiale des mangroves, r\u00e9alis\u00e9 par un ensemble d\u2019organisations environnementales non gouvernementales qui participent \u00e0 la Global Mangrove Alliance, l\u2019\u00e9tendue couverte par cet \u00e9cosyst\u00e8me sur la plan\u00e8te a diminu\u00e9 de 5 245 km2 (3,4% du total) depuis 1996. Cependant, le travail souligne que les zones de mangrove qui ont subi la plus forte croissance ces derni\u00e8res ann\u00e9es sont celles situ\u00e9es \u00e0 l\u2019embouchure de fleuves, tels que l\u2019Indragiri, \u00e0 Sumatra, en Asie, l\u2019Amacura, au Venezuela et, principalement, l\u2019Amazone. La bonne nouvelle peut cacher un fait inqui\u00e9tant : la superficie des mangroves aurait augment\u00e9 dans ces tron\u00e7ons de la c\u00f4te en raison de l\u2019intensification de la d\u00e9forestation. Selon le rapport, cela am\u00e8nerait les fleuves \u00e0 transporter plus de s\u00e9diments vers leur embouchure, \u00e9largissant ainsi les tron\u00e7ons de littoral susceptibles d\u2019\u00eatre occup\u00e9s par ces \u00e9cosyst\u00e8mes. Une autre explication possible : l\u2019augmentation de l\u2019\u00e9tendue des mangroves serait due \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des techniques de cartographie de ces formations.<\/p>\n<p>Cette situation, combin\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation globale du niveau de la mer due au changement climatique, peut \u00e9galement provoquer une sorte d\u2019internalisation des mangroves. Un article de chercheurs d\u2019Europe et du Br\u00e9sil, publi\u00e9 en mai 2022 dans la revue <em>Science of the Total Environment<\/em>, a analys\u00e9 des images satellites et identifi\u00e9 une augmentation de 157 km\u00b2 de la superficie des mangroves au cours des 38 derni\u00e8res ann\u00e9es uniquement sur la c\u00f4te de l\u2019Amap\u00e1. Selon le document, la croissance \u00e9tait probablement due \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer, ce qui aurait pouss\u00e9 ce type d\u2019\u00e9cosyst\u00e8me c\u00f4tier \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des terres.<\/p>\n<p class=\"bibliografia separador-bibliografia\"><strong>Articles scientifiques<\/strong><br \/>\nBERNARDINO, A. F.\u00a0<em>et alii<\/em>.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cell.com\/current-biology\/pdf\/S0960-9822(22)01076-4.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">The novel mangrove environment and composition of the Amazon Delta<\/a>.\u00a0<strong>Current Biology<\/strong>. v. 32, n\u00ba. 16. 22 ao\u00fb. 2022.<br \/>\nVISSCHERS, L. L. B\u00a0<em>et alii<\/em>.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0048969722027759\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Accelerated migration of mangroves indicate large-scale saltwater intrusion in Amazon coastal wetlands<\/a>.\u00a0<strong>Science of the Total Environment<\/strong>. 3 mai. 2022.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019\u00e9tude \u00e9largit la zone occup\u00e9e par ce type rare d\u2019\u00e9cosyst\u00e8me c\u00f4tier \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve Amazone","protected":false},"author":714,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[4153],"class_list":["post-492711","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/492711","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/714"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=492711"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/492711\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":494576,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/492711\/revisions\/494576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=492711"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=492711"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=492711"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=492711"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}