{"id":492796,"date":"2023-10-05T19:01:32","date_gmt":"2023-10-05T22:01:32","guid":{"rendered":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/?p=492796"},"modified":"2023-10-05T19:01:32","modified_gmt":"2023-10-05T22:01:32","slug":"ascension-et-declin-des-tupi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/ascension-et-declin-des-tupi\/","title":{"rendered":"Ascension et d\u00e9clin des Tupi"},"content":{"rendered":"<p>Pendant une p\u00e9riode de presque 10 si\u00e8cles, les peuples autochtones d\u2019Am\u00e9rique du Sud parlant les langues tupi ont prosp\u00e9r\u00e9 et se sont dispers\u00e9s sur de vastes r\u00e9gions du continent. Dans un \u00e9v\u00e9nement d\u00e9mographique et migratoire qui a commenc\u00e9 il y a pr\u00e8s de 3 000 ans, ils ont quitt\u00e9 le sud-ouest de l\u2019Amazonie, travers\u00e9 des rivi\u00e8res et des terres pour occuper la c\u00f4te atlantique jusqu\u2019au pied des Andes, et atteint \u00e9galement des territoires au sud du R\u00edo de la Plata \u2013 certaines de ces r\u00e9gions sont \u00e0 plus de 5 000 kilom\u00e8tres (km) l\u2019une de l\u2019autre. Connue sous le nom d\u2019expansion Tupi, cette diaspora a dur\u00e9 plus d\u2019un mill\u00e9naire et trouve probablement un seul parall\u00e9lisme avec la diss\u00e9mination des peuples de langue bantoue de l\u2019ouest vers l\u2019Afrique centrale et australe, qui s\u2019est produite plus ou moins au cours de la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Les analyses des caract\u00e9ristiques g\u00e9n\u00e9tiques de 75 individus appartenant aux 13 peuples actuels de langue tupi sugg\u00e8rent d\u00e9sormais que cette expansion territoriale a pu s\u2019accompagner d\u2019une croissance d\u00e9mographique importante, qui a multipli\u00e9 la population tupi par 100. En comparant l\u2019\u00e9tendue des extraits du g\u00e9nome partag\u00e9s par les membres de ces groupes ethniques, l\u2019\u00e9quipe coordonn\u00e9e par la g\u00e9n\u00e9ticienne T\u00e1bita H\u00fcnemeier, de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP), a conclu que cette augmentation de la population aurait commenc\u00e9 il y a environ 2 100 ans et atteint son apog\u00e9e vers l\u2019an 1000, lorsque, selon les calculs, la population Tupi aurait pu totaliser entre 4 millions et 5 millions d\u2019individus, un contingent presque comparable \u00e0 celui qui int\u00e9grera la population de l\u2019Empire Inca dans la Cordill\u00e8re des Andes quelques si\u00e8cles plus tard.<\/p>\n<p>Imm\u00e9diatement apr\u00e8s son apog\u00e9e, la vaste nation Tupi serait entr\u00e9e dans un d\u00e9clin consid\u00e9rable pendant les cinq si\u00e8cles suivants, aggrav\u00e9 apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e du colonisateur europ\u00e9en, selon des estimations pr\u00e9sent\u00e9es dans un article paru le 7 d\u00e9cembre 2021 dans la revue <em>Molecular Biology and Evolution<\/em>. \u00ab Personne ne se doutait \u00e0 quel point la r\u00e9duction de la population des Tupi avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9vastatrice. Les estimations pr\u00e9c\u00e9dentes sugg\u00e9raient une diminution de 90 % de cette population. Nos donn\u00e9es indiquent qu\u2019il \u00e9tait de l\u2019ordre de 99 %, inf\u00e9rieur seulement \u00e0 l\u2019effondrement auquel les Azt\u00e8ques ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des conqu\u00e9rants espagnols \u00bb, affirme H\u00fcnemeier.<\/p>\n<\/div><div class='overflow-responsive-img' style='text-align:center'><picture data-tablet=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances.png\" data-tablet_size=\"1140x640\" alt=\"Des hauts et des bas des indigenes\">\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances.png\" media=\"(min-width: 1920px)\" \/>\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances.png\" media=\"(min-width: 1140px)\" \/>\n    <img decoding=\"async\" class=\"responsive-img\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances2.png\" \/>\n  <\/picture><\/div><div class=\"post-content sequence\">\n<p>\u00ab\u00a0Ce travail est une r\u00e9f\u00e9rence pour l\u2019arch\u00e9ologue int\u00e9ress\u00e9 par l\u2019expansion des Tupi, car il apporte des informations g\u00e9n\u00e9tiques \u00e0 un d\u00e9bat qui, jusque-l\u00e0, \u00e9tait bas\u00e9 sur des donn\u00e9es arch\u00e9ologiques et linguistiques\u00a0\u00bb, commente l\u2019arch\u00e9ologue Adriana Schmidt Dias, de l\u2019Universit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de Rio Grande do Sul (UFRGS), sp\u00e9cialiste de l\u2019histoire et de l\u2019arch\u00e9ologie indig\u00e8nes de la p\u00e9riode pr\u00e9coloniale.<\/p>\n<p>L\u2019augmentation expressive de la population sugg\u00e9r\u00e9e par la g\u00e9n\u00e9tique renforce l\u2019hypoth\u00e8se pr\u00e9sent\u00e9e en 1984 par l\u2019arch\u00e9ologue Jos\u00e9 Proenza Brochado, de l\u2019\u00c9tat du Rio Grande do Sul. Sur la base des \u00e9vidences prouvant que les anc\u00eatres des peuples de langue tupi produisaient d\u00e9j\u00e0 des objets en c\u00e9ramique et pratiquaient une forme pr\u00e9coce d\u2019agriculture, Brochado pense que cette dispersion des Tupi serait n\u00e9e de l\u2019augmentation continue de la population et du besoin de chercher de nouvelles terres pour produire des aliments, et pas seulement une cons\u00e9quence des changements climatiques. Dans une premi\u00e8re hypoth\u00e8se, formul\u00e9e dans les ann\u00e9es 1920, des anthropologues et linguistes sugg\u00e9raient que la r\u00e9duction des surfaces foresti\u00e8res, due aux changements climatiques \u00e0 cette \u00e9poque, aurait contraint les anc\u00eatres des locuteurs de la langue tupi &#8211; qui vivaient de la chasse, de la p\u00eache et de la cueillette de fruits -, \u00e0 migrer \u00e0 la recherche de nourriture (<em>voir<\/em> Revista Pesquisa FAPESP <em>n\u00ba 288<\/em>).<\/p>\n<p>Une preuve de l\u2019impact que cette expansion a pu causer \u00e0 l\u2019\u00e9poque est l\u2019assimilation culturelle probable du peuple Kokama, originaire de la partie p\u00e9ruvienne de l\u2019Amazonie. Les membres de ce peuple parlent tupi depuis de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations, mais l\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP a maintenant constat\u00e9 qu\u2019ils sont g\u00e9n\u00e9tiquement beaucoup plus proches des Chamicuro, leurs voisins de langue arawak, que d\u2019autres groupes de langue tupi. \u00ab\u00a0Cela pourrait \u00eatre une premi\u00e8re confirmation de l\u2019assimilation culturelle r\u00e9sultant de l\u2019expansion Tupi, aspect d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9 par les \u00e9tudes linguistiques mais qui n\u2019avait pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par d\u2019autres outils\u00a0\u00bb, dit H\u00fcnemeier.<\/p>\n<p>Une estimation de ce qu\u2019a pu vivre la population Tupi au long de presque 100 g\u00e9n\u00e9rations int\u00e8gre une analyse plus large men\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP, qui aide \u00e0 comprendre comment les groupes ethniques autochtones ont interagi avant l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens sur le continent sud-am\u00e9ricain et comment l\u2019influence de la relation r\u00e9ciproque qu\u2019ils exer\u00e7aient les uns sur les autres a contribu\u00e9 \u00e0 former les groupes autochtones d\u2019aujourd\u2019hui. Dans le travail publi\u00e9 dans <em>Molecular Biology and Evolution<\/em>, qui rassemble l\u2019un des plus grands \u00e9chantillons jamais \u00e9tudi\u00e9s de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique de populations indig\u00e8nes de l\u2019Am\u00e9rique du Sud, le g\u00e9n\u00e9ticien Marcos Ara\u00fajo Castro e Silva, premier auteur de l\u2019article, a \u00e9galement compar\u00e9 les caract\u00e9ristiques g\u00e9n\u00e9tiques des groupes de locuteurs de langues tupi avec ceux de 229 autres individus de 39 populations autochtones parlant d\u2019autres langues et qui sont r\u00e9partis dans le centre-ouest du Br\u00e9sil, l\u2019Amazonie, les hauts plateaux des Andes et aussi dans la r\u00e9gion c\u00f4ti\u00e8re de l\u2019oc\u00e9an Pacifique.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de cette comparaison, qui fait partie du doctorat de Castro e Silva r\u00e9alis\u00e9 sous la direction de H\u00fcnemeier, une conclusion contredit une ancienne vision de l\u2019arch\u00e9ologie et de l\u2019anthropologie qui affirmait que, en raison de l\u2019influence d\u2019une s\u00e9paration physique impos\u00e9e par la Cordill\u00e8re des Andes, les peuples des hautes terres andines et de la c\u00f4te pacifique, \u00e0 l\u2019extr\u00eame ouest du continent, gardaient d\u2019importantes distinctions g\u00e9n\u00e9tiques des habitants des vastes \u00e9tendues de basses terres et de plaines couvertes de for\u00eats et de savanes de la partie orientale de l\u2019Am\u00e9rique du Sud. Le travail actuel n\u2019a pas trouv\u00e9 de diff\u00e9rences marquantes.<\/p>\n<picture data-tablet=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances3.png\" data-tablet_size=\"1140x1480\" alt=\"Sept grandes familles\">\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances3.png\" media=\"(min-width: 1920px)\" \/>\n    <source srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances3.png\" media=\"(min-width: 1140px)\" \/>\n    <img decoding=\"async\" class=\"responsive-img\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/056-058_genetica_311-frances4.png\" \/>\n  <\/picture>\n<p>Peut-\u00eatre influenc\u00e9e par le r\u00e9cit historique des conqu\u00e9rants espagnols des terres andines, qui, comme les Incas, consid\u00e9raient la for\u00eat amazonienne comme redoutable et imp\u00e9n\u00e9trable, cette id\u00e9e \u2013 ladite division Andes-Amazonie \u2013 n\u2019a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre vraiment remise en question au cours des quinze derni\u00e8res ann\u00e9es. Pendant longtemps, les sp\u00e9cialistes de la formation des peuples autochtones d\u2019Am\u00e9rique du Sud ont vu la transition drastique et soudaine du paysage entre les sommets des Andes et les basses terres de l\u2019Amazonie (peut-\u00eatre sans pr\u00e9c\u00e9dent dans d\u2019autres r\u00e9gions du monde) comme une barri\u00e8re physique presque insurmontable. Pour cette raison, apr\u00e8s leur arriv\u00e9e en Am\u00e9rique du Sud, il y a au moins 15 000 ans, les populations qui se sont install\u00e9es \u00e0 l\u2019ouest et \u00e0 l\u2019est du continent auraient peu interagi entre elles. Cette interpr\u00e9tation \u00e9tait corrobor\u00e9e par des preuves historiques et m\u00eame par des donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiques initiales indiquant que les Andes et la c\u00f4te du Pacifique abritaient des soci\u00e9t\u00e9s vastes et complexes, connect\u00e9es les unes aux autres, tandis qu\u2019en Amazonie, des petits groupes isol\u00e9s de population pr\u00e9dominaient.<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9tude actuelle, l\u2019\u00e9quipe de l\u2019USP n\u2019observe pas de division g\u00e9n\u00e9tique marquante entre les peuples actuels de l\u2019ouest et de l\u2019est, ce qui serait le cas si la division Andes-Amazonie \u00e9tait notoire. Au contraire, les donn\u00e9es montrent une transition graduelle de l\u2019ouest vers l\u2019est, avec une diminution l\u00e9g\u00e8re, mais perceptible, de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique. Cette r\u00e9duction de la variabilit\u00e9 s\u2019explique par le fait que la cha\u00eene de montagnes et la c\u00f4te pacifique abritaient des populations \u00e0 certaines \u00e9poques tr\u00e8s importantes et tr\u00e8s connect\u00e9es, ce qui explique qu\u2019au fil des g\u00e9n\u00e9rations elles soient devenues plus homog\u00e8nes entre elles sans perdre en diversit\u00e9. D\u2019autre part, les populations les plus petites avec moins d\u2019interactions, comme celles des basses terres de l\u2019Amazonie, ont tendance \u00e0 montrer une r\u00e9duction de la variabilit\u00e9 et \u00e0 devenir int\u00e9rieurement homog\u00e8nes (il y a une plus grande homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 intrapopulation) et plus distinctes par rapport aux autres populations. \u00ab\u00a0L\u2019Amazonie est peut-\u00eatre la r\u00e9gion des Am\u00e9riques o\u00f9 les peuples autochtones ont la plus faible diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, probablement l\u2019une des plus faibles au monde\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Castro e Silva. Malgr\u00e9 la r\u00e9duction de la diversit\u00e9, il n\u2019y a pas d\u2019isolement g\u00e9n\u00e9tique entre l\u2019ouest et l\u2019est. Les populations de l\u2019ouest de l\u2019Amazonie et du versant oriental des Andes maintiennent un niveau de connexion g\u00e9n\u00e9tique avec celles des hautes terres et de la c\u00f4te pacifique similaire \u00e0 celui observ\u00e9 entre elles et celles des basses terres de l\u2019Amazonie. Pour cette raison, les Kokama et Chamicuro, au P\u00e9rou, et les Suru\u00ed, Karitiana, Munduruku et Gavi\u00e3o, dans l\u2019ouest de l\u2019Amazonie, fonctionnent comme des populations de suture entre celles de l\u2019est et de l\u2019ouest du continent. Si l\u2019interaction \u2013 et l\u2019\u00e9change de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique qui en d\u00e9coule \u2013 entre les peuples des basses terres de l\u2019Amazonie et ceux des Andes et de la c\u00f4te pacifique a diminu\u00e9 apr\u00e8s le contact avec les colonisateurs europ\u00e9ens, elle a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus \u00e9lev\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque pr\u00e9colombienne, r\u00e9v\u00e8lent des segments identiques du g\u00e9nome partag\u00e9s par diff\u00e9rentes populations actuelles.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le m\u00e9lange g\u00e9n\u00e9tique des lign\u00e9es andines et amazoniennes dans les populations du versant oriental des Andes \u00e9limine les fausses id\u00e9es sur une division stricte entre les Andes et l\u2019Amazonie, mais nous devons encore concilier ce caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9tique avec les d\u00e9couvertes culturelles sur le commerce et les \u00e9changes dans la direction oppos\u00e9e de l\u2019Amazonie aux Andes\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la revue <em>Pesquisa FAPESP<\/em> l\u2019anthropologue mol\u00e9culaire italienne Chiara Barbieri, de l\u2019Universit\u00e9 de Zurich, qui est venu il y a quelques ann\u00e9es en Am\u00e9rique du Sud pour recueillir des \u00e9chantillons de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique de peuples andins au P\u00e9rou, en Colombie et en Bolivie.<\/p>\n<p class=\"bibliografia separador-bibliografia\"><strong>Projet<\/strong><br \/>\nDiversit\u00e9 g\u00e9nomique des indig\u00e8nes am\u00e9ricains (<a href=\"https:\/\/bv.fapesp.br\/pt\/auxilios\/96746\/diversidade-genomica-dos-nativos-americanos\/?q=15\/26875-9\">n\u00ba 15\/26875-9<\/a>);\u00a0<strong>Modalit\u00e9<\/strong>\u00a0Jeune Chercheur;\u00a0<strong>Chercheuse responsable<\/strong>\u00a0T\u00e1bita H\u00fcnemeier (IB-USP);\u00a0<strong>Investissement<\/strong>\u00a01.362.808,03 reais BRL.<\/p>\n<p class=\"bibliografia\"><strong>Article scientifique<\/strong><br \/>\nCASTRO E SILVA, M. A.<em>\u00a0et alii<\/em>.\u00a0<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/mbe\/advance-article\/doi\/10.1093\/molbev\/msab339\/6448769\">Population histories and genomic diversity of South American natives<\/a>.\u00a0<strong>Molecular Biology and Evolution<\/strong>. 7 d\u00e9c. 2021.<\/p>\n<p class=\"bibliografia\"><strong>Livre<\/strong><br \/>\nPEARCE, A. J.\u00a0<em>et alii.<\/em>\u00a0<strong>Rethinking the Andes-Amazonia divide<\/strong>. UCL Press, 2020.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La population parlant la langue tupi a compt\u00e9 entre 4 et 5 millions d\u2019individus il y a mille ans et a commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9cliner rapidement avant l\u2019arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens","protected":false},"author":16,"featured_media":492797,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1180],"tags":[],"coauthors":[105],"class_list":["post-492796","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sciences"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/492796","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=492796"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/492796\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":494577,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/492796\/revisions\/494577"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/492797"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=492796"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=492796"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=492796"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/revistapesquisa.fapesp.br\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=492796"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}