Guia Covid-19
Imprimir PDF Republish

EXPÉDITION

Science pour créer une nation

La présence peu connue de naturalistes dans la Commission Rondon a aidé à institutionnaliser la recherche scientifique

Publié en Mai 2012

Rondon avec des Indiens Paresi, image documentaire du major Thomaz (sans date)

ARCHIVO DEL MUSEO DEL INDIO/FUNAI- BRASILRondon avec des Indiens Paresi, image documentaire du major Thomaz (sans date)ARCHIVO DEL MUSEO DEL INDIO/FUNAI- BRASIL

Il y a tout juste 100 ans au Brésil, la production annuelle de films – qui n’a débuté qu’en 1908 – ne dépassait pas la demi-douzaine. Toujours en 1912, le maréchal Cândido Rondon (1865-1958) créa au sein de la Commission des Lignes Télégraphiques de l’état du Mato Grosso à celui d’Amazonas (CLTEMTA) la Section Cinématographie et Photographie, dont il confia la direction au major Thomaz Reis. Rondon avait été nommé en 1907 par le président Afonso Pena à la tête de cette commission chargée de construire une ligne télégraphique entre Cuiabá et Santo Antonio do Madeira (Porto Velho). Lorsqu’on sait toute la difficulté qu’avait le cinéma de s’imposer dans la capitale, on ne peut qu’être impressionné par l’audace de l’initiative : la création d’une section chargée de documenter l’expédition sur du matériel photosensible, qui exigeait de grands investissements ainsi que l’appropriation et l’utilisation d’une technologie inexistante dans le pays. À l’époque, le pays vivait dans des conditions environnementales très mauvaises, l’humidité était élevée et les déplacements difficiles dans des forêts pleines d’indiens et de maladies.

Une telle démarche ne peut être comprise qu’en révélant un aspect méconnu de la Commission Rondon (1907-1915) : sa relation étroite avec la science. Ou, selon les propres mots de l’anthropologue Roquette-Pinto qui a accompagné Rondon en 1912 : « La construction de la ligne télégraphique fut le prétexte. L’essentiel, c’était l’exploration scientifique ». Chercheuse de la Casa de Oswaldo Cruz/Fiocruz et responsable du projet Inventaire de la nature du Brésil : les activités scientifiques de la Commission Rondon, l’historienne Dominichi Miranda de Sá précise : « Des analyses sur la fonction de défense des frontières et de la ‘mission civilisatrice’ ont déjà été faites, mais pratiquement rien sur les recherches scientifiques pendant l’expédition et sur le groupe de naturalistes, la plupart du Musée National, qui ont ouvert un champ inédit pour la science et les chercheurs brésiliens. […] À partir de l’expédition, la science a été vue comme un élément fondamental dans la construction de l’État National brésilien, l’objectif majeur de la République ».

La recherche montre que les membres de la Commission Rondon n’étaient pas seulement chargés d’étendre le réseau télégraphique national, mais qu’ils devaient aussi définir les différentes potentialités du territoire du nord du pays pour pouvoir distinguer les zones d’exploitation et de conservation de ressources naturelles et humaines. Dans ce contexte, le projet met en lumière l’importance de la commission dans l’institutio-nnalisation des sciences au Brésil et de l’incitation croissante de l’État à mener des recherches scientifiques et en particulier la science appliquée, perçue comme un instrument de modernisation nationale. Et Dominichi de poursuivre: « Alors qu’ils installaient des fils télégraphiques pour établir les communications avec la partie nord du Brésil, ils délimitaient les zones frontalières avec les autres pays, les terres indigènes et celles propices au peuplement, aux plantations et à l’expansion de l’élevage. […] D’autre part, ils ont procédé à des explorations scientifiques pour connaître et découvrir les cours d’eau, perçus comme des voies de transport de la production agricole, des repères naturels de frontières et d’orientation géographique, mais aussi comme des obstacles à la colonisation, car on supposait qu’ils rendaient la circulation plus difficile et étaient à l’origine de maladies, en particulier la malaria ». Ce dernier aspect n’avait d’ailleurs jamais été travaillé parl’historiographie de la commission, et pourtant il constitue le point de départ d’une discussion sur l’histoire de l’appropriation d’un objet naturel, en l’occurrence les cours d’eau, pour des projets étatiques de connaissance et d’occupation territoriale.

Par conséquent, la science était aussi stratégique que les postes de télégraphe. L’installation de la ligne était défendue par l’ingénieur Francisco Behring, l’auteur du projet télégraphique. Considéré comme un projet « précurseur du progrès », il avait pour objectif d’atteindre l’Amazonie (alors vue comme une priorité républicaine au même titre que les états du Mato Grosso et de Goiás) afin de ne pas laisser cette partie nord du pays et sa population « se différencier et se distancier du territoire national ». Fervents adeptes du positivisme, les officiers de l’époque ne voulaient pas former des militaires pour la guerre ; ils défendaient au contraire un entraînement technique et scientifique pour former des « agents du progrès ». Pour ce groupe, la polémique centrale du nouveau régime – à savoir la dualité entre le sertão (pauvre) [Note de traduction : sertão = arrière-pays de la région nord-est, au climat semi-aride] et le littoral (civilisation) – n’avait aucun fondement. Ils pensaient que le sertão était défini par sa distance par rapport au pouvoir central et aux projets modernisateurs. Comme l’a déclaré l’intellectuel Afrânio Peixoto, « au Brésil, le sertão commence là où s’achève l’Avenue Centrale [note de traduction : de Rio de Janeiro, la capitale d’alors] ».

Rondon au campement, photogramme du documentaire de la commission (s/d)

Rondon au campement, photogramme du documentaire de la commission (s/d)

Participante du projet et membre de la Fiocruz, la sociologue Nísia Trindade observe : « L’Amazonie était un ‘sertão’ en raison de l’abandon du pouvoir central, et son ‘paysage’ était destiné à disparaître. Il fallait occuper, peupler et moderniser le ‘territoire vide’, délimiter la ‘frontière’ et dominer la ‘forêt’ avec ses animaux, ses maladies et ses cours d’eau. Dans l’entendement des membres de la commission, l’entreprise était possible ». Rondon estimait d’ailleurs qu’« exploiter ces sertão, les rendre productifs, les soumettre à notre activité, profiter de leur fertilité et de leurs richesses est la même chose qu’étendre jusqu’aux confins de cette terre énorme l’action civilisatrice de l’homme ». Ainsi, l’inclusion du sertão dans les projets de construction de la nationalité résoudrait ce soit disant problème de dualité.

Lors de la création du Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce (Maic) en 1906, les activités et institutions scientifiques (dont le Musée National et le Jardin Botanique) ont été rattachées à cet organisme et ont fait partie des expéditions d’intégration. Ce fut le cas de la Commission Rondon, liée en parallèle à un Ministère de la Guerre positiviste et favorable à la science. Le relevé scientifique du territoire – climats, maladies, cours d’eau, plantes, animaux, capacité des terres en termes d’agriculture, d’extraction de minerais et d’élevage – était indissociable des projets de diversification productive, de modernisation de l’agriculture, de construction de voies pour le transport de la production et d’installation d’une main-d’oeuvre dans la région. L’importance accordée à la science appliquée était d’autant plus impérative qu’il s’agissait de mettre la nature (vue comme une ressource naturelle) au service de l’homme, en particulier via l’agriculture. Avec le pouvoir de décision sur les expéditions entre les mains du Maic, il fut décidé que les fils du télégraphe seraient accompagnés des naturalistes et des ingénieurs militaires pour identifier les bonnes terres cultivables et suffisamment saines pour y installer des travailleurs, et ce afin d’intégrer les zones distantes du pouvoir central. Mais avant toute chose, il fallait découvrir les cours d’eaux pour permettre la communication avec les marchés consommateurs.

À cela se sont jointes les demandes du Musée National, alors en pleine crise et bafoué par Olavo Bilac, qui y voyait une « institution ankylosée », paralysée. Furieux, le directeur João Batista Lacerda essayait depuis 1905 de sensibiliser les autorités: « Si nous voulons asseoir indiscutablement l’hégémonie du Brésil en Amérique du sud, nous devons envisager cette politique en considérant la supériorité de nos ressources intellectuelles, et de nos instituts d’enseignement et de science. [Et comme] condition essentielle au progrès et au développement scientifique du musée, il faut rétablir l’ancien poste de naturaliste voyageur », créé sous l’Empire et supprimé au moment de la République. Des « connaissances sur la nature brésilienne » doivent être produites par des Brésiliens pour en finir avec le monopole des naturalistes étrangers – une hégémonie d’ailleurs satirisée par l’écrivain Machado de Assis dans la nouvelle Lição de botânica (1906) [Leçon de botanique].

En plus de recueillir, classer et cataloguer le matériel, les naturalistes qui ont accompagné Rondon ont rédigé des rapports scientifiques détaillés, donné des conférences et publié des textes de diffusion sur les voyages. Parmi eux se trouvaient notamment : les zoologistes Alípio de Miranda Ribeiro, Arnaldo Blake Santana et José Geraldo Kuhlmann ; les géologues Cícero de Campos et Euzébio de Oliveira ; l’anthropologue Roquette-Pinto ; les botanistes Frederico Carlos Hoehme et João Geraldo Kuhlmann. La plupart verront postérieurement leur nom inscrit au panthéon de la science nationale. En conséquence, les collections du Musée National ont très fortement augmenté : entre 1908 et 1916, l’institution a reçu de la part des membres de la Commission Rondon 8837 espèces botaniques, 5 637 spécimens zoologiques, 42 exemplaires géologiques, minéralogiques et paléontologiques et 3 380 pièces anthropologiques – des chiffres avancés par la chercheuse de la Fiocruz Magali Romero Sá, autre participante du projet.

Miranda Ribeiro a même affirmé que « les collections réunies pendant la Commission ont, en 8 ans, plus fait pour le Musée National que tout ce qui avait été réalisé au cours des 100 années d’existence de l’institution. Le zoologiste ne s’est pas contenté de recueillir des spécimens. Défenseur des théories évolu-tionnistes – à l’époque encore polémiques dans le pays –, il a aussi observé les relations entre les animaux et le milieu et procédé à d’autres observations écologiques. Grâce à la collection de diptères cédée par le groupe de Rondon, le naturaliste Adolpho Lutz a publié en 1912 un travail sur les 70 exemplaires de tabanidés collectés. Le botaniste Hoehne a parcouru 7350 kilomètres de champs et de forêts dans l’état du Mato Grosso et dit plus tard que faire un relevé de la région avec Rondon équivalait à développer l’économie du Brésil tout entier. Dominichi observe qu’« en plus de la recherche scientifique, les membres de la commission délimitaient les terres indigènes, différenciaient (avec des relevés médicaux) la ‘jungle’, très propice à la malaria, de la ‘forêt’, qui commençait à être vue comme une zone pouvant être mise rationnellement en valeur ». La commission a centré son travail sur la forêt amazonienne, et en particulier sur ses fleuves, entre 1915 et 1920. Les cours d’eau étaient en effet considérés comme des voies d’accès potentielles pour pénétrer plus en avant, observer minutieusement, répertorier, moderniser et occuper la frontière nord-ouest du pays. Les cartes étaient sans cesse corrigées avec la découverte de nouveaux fleuves, comme le Juruena ou le fleuve da Dúvida (affluent du Madeira) « découvert » pendant le fameux voyage de Rondon en compagnie de l’ancien président américain Theodore Roosevelt, entre 1913 et 1914. Le « nouveau mythe » de l’Amazonie commençait à apparaître.

Le terme « Amazonie » a été utilisé pour la première fois par le baron Santa-Anna de Nery pour désigner une région associée à l’abondance, dans son livre Le pays des amazones (1883). Ce changement du nom de la province de l’Amazone était destiné à attirer des immigrants. D’après la chercheuse Nísia Trindade, « l’Amazonie » évoquée par Nery « allait confirmer le destin de ‘terre promise’ avancé par des chroniqueurs et des naturalistes si on y installait des travailleurs pour développer l’agriculture et extraire des minerais ; si les idées négatives sur les maléfices du climat chaud étaient démenties ; si la forêt et les matières premières exploitables étaient utilisées rationnellement et au détriment de l’extraction exclusive du caoutchouc ; et, surtout, si les éléments naturels étaient connus dans leur ‘unité harmonieuse’ ».

La République a vigoureusement renouvelé l’intérêt monarchique pour la région, d’où des investissements dans une politique régulière de  connaissance scientifique de la diversité naturelle et régionale brésilienne. L’Amazonie y occupait une place de choix et faisait l’objet des analyses des institutions scientifiques nationales. Ce fut surtout le cas après la naissance du Maic, dont les naturalistes envoyés sur place pour étudier la région ont ensuite diffusé leurs visions dans des publications populaires. Une grande partie de ces travaux provient de membres de la Commission Rondon. L’inventaire des cours d’eau a aussi aidé à créer un nouveau mythe moderne. D’après Dominichi, « l’image de la forêt amazonienne s’est construite à partir de la polysémie des fleuves du nord : une région de pluies intermittentes et au climat chaud ; de grandes étendues de terres cultivables opulentes, fertiles et abondantes ; des sols parfaits pour l’agriculture et une alternative à l’exclusivisme de l’extraction du caoutchouc, dont l’augmentation de la plantation dépendait seulement de l’abattage « rationnel de la forêt », de l’occupation et du peuplement par des ‘cultivateurs productifs’ et de la création de moyens de transport pour acheminer la production ».

Des Indiens écoutant de la musique d’un gramophone (s/d)

Des Indiens écoutant de la musique d’un gramophone (s/d)

Il s’agissait vraiment du « pays des amazones ». Miranda Ribeiro avait raison de féliciter la commission pour son rôle dans la suppression du mot « inconnu » des cartes brésiliennes, ce qui dans l’avenir transformerait ce « pays des amazones » en Brésil. « La commission a fourni le matériel et l’imaginaire pour la consolidation de l’‘Amazonie’: objet de science, imagination, tourisme, disputes politiques, curiosité et thème central des débats sur l’utilisation durable de ressources naturelles et la préservation écosystémique ». Néanmoins, l’utopie géographique qui voyait le pays comme une immense frontière et qui pensait qu’il suffisait d’ouvrir la voie et de laisser le progrès faire le reste, ne s’est pas confirmée.

Rondon s’attachait à tout enregistrer sous formes d’images. Il a produit un grand nombre d’albums photos sur les activités de la commission et les a envoyés aux plus hautes autorités du gouvernement brésilien. Fernando Tacca, historien, professeur de l’Université d’état de Campinas (Unicamp) et auteur de A imagética da Comissão Rondon (1996) [L’imagétique de la Commission Rondon] écrit : « Les albums, les articles publiés dans les principaux journaux du pays et surtout les présentations des films suivis de conférences fonctionnaient comme une sorte de marketing personnel et une forme de persuasion pour la continuité des activités de la commission. Ils visaient principalement l’élite urbaine, avide d’images et d’informations sur le sertão brésilien et principale formatrice d’opinions ». Rondon alimentait l’esprit nationaliste en construisant des ethnographies d’un point de vue stratégique et symbolique : l’occupation de l’ouest brésilien à travers la communication par le télégraphe, par la photographie et par le cinéma muet avec les films du Major Thomaz – en particulier Ao redor do Brasil (1932) [Autour du Brésil]. Tacca ajoute : « Toute cette période de production d’images peut être considérée comme une extension des activités de la commission. […] Le croisement entre les films et les photographies a été une pratique novatrice dans la production de la Commission Rondon, et la deuxième catégorisation a lieu sur le terrain de la pacification avec des images qui montrent un indien docile et susceptible de changer avec l’avancée de la civilisation. Il se construit ainsi une image de sujétion plutôt que d’empêchement de l’occupation territoriale de la nation ». Il y a une construction imagétique, « scientifique », de l’existence de groupes traditionnels qui acceptent la nationalité du drapeau et d’autres symboles de la nation, en reconnaissant dans certains cas la frontière nationale. L’image symbolique et exemplaire du mouvement d’intégration de l’Indien par l’action civilisatrice de l’État est l’Indien frontalier à côté du drapeau national, signifiant ainsi l’existence d’un Indien brésilien et pas seulement « Indien ».

En 1915, l’état du Mato Grosso possédait 4 502 kilomètres de lignes télégraphiques. Les membres de l’expédition qualifiaient d’« épopée » leur relevé établi sur une zone de 50 000 m2 entre les fleuves Juruena et Madeira. Sans compter les nombreuses pertes humaines et de terribles sacrifices. En dépit de plusieurs malentendus, Rondon s’est évertué à intégrer les indiens au Brésil de manière pacifique. En tant que positiviste, il ne les méprisait pas mais pensait qu’ils vivaient à un stade antérieur de l’évolution sociale, à une époque où des intellectuels urbains comme Silvio Romero écrivaient sur l’infériorité raciale des autochtones. Optimiste, il les voyait tous comme une partie d’un seul Brésil qu’il parviendrait à réunir et à moderniser.

Mais cela ne s’est pas passé ainsi. Titulaire d’un master en histoire de la Casa de Oswaldo Cruz/ Fiocruz, Arthur Torres explique pourquoi : en peu de temps, cette certitude enthousiaste de « dépasser la nature et de faire d’elle le ‘grenier de la terre’, comme disait Rondon, avec un peuplement sans grands problèmes et juste des routes et des lignes télégraphiques, s’est heurtée à des barrières nosologiques infranchissables, des maladies qui décimaient les expéditions et dont l’éradication difficile transparaît chaque fois plus dans les comptes rendus des médecins de la commission. […] On s’est aperçus que des stratégies de contrôles de maladies telles que la malaria étaient indispensables pour pouvoir achever l’installation de la ligne télégraphique dans le nord-ouest et implanter la civilisation désirée. Cela n’a pas eu lieu et la transformation lente et coûteuse a éloigné les objectifs de Rondon des plans de sa commission ».

Pendant que Rondon luttait pour installer ses fils, Oswaldo Cruz tentait (à la demande de la Mamoré Railway Company) de faire la prophylaxie de la malaria qui tuait les ouvriers de la voie ferrée. Les expéditions avec ses collègues de Manguinhos ont tracé un nouveau portrait du Brésil, un portrait sanitaire distinct de l’optimisme positiviste de l’État et de Rondon et montrant que le coupable du retard brésilien n’était pas le climat chaud mais la maladie. Plusieurs membres de la commission, son chef y compris, adhéraient déjà au mouvement pour l’assainissement des zones isolées, et le mouvement sanitaire a rendu le débat public. Nísia Trindade a analysé cette thématique avec Gilberto Hochman dans le cadre de la recherche de la Fiocruz Brasil imenso hospital [Brésil, immense hôpital] : « Le débat sur l’identité nationale au Brésil a commencé à s’organiser autour de la métaphore de la maladie. Le sertão n’est pas seulement distant du pouvoir central, c’est une région désormais caractérisée par l’abandon et les maladies »

 

Republish